• Enseignement christique contre le faux universalisme cosmopolite



    Évangiles et Tradition à l’appui des nations

  • Préambule :

    Dans nos précédents articles, nous avons mis en lumière l’échec de la Tour de Babel, démontrant ainsi que le cosmopolitisme de principe, comme celui poussé à l’extrême, allait contre l’ordre (naturel) voulu par Dieu.
    De même, en abordant la figure de Simon le Zélote, nous avons illustré que l’amour national, ou un nationalisme chrétien bien compris, n’était en rien contraire au Salut de l’âme, dès lors qu’il s’exerçait dans l’ordre naturel et en conformité avec la justice divine.

    Il convient aujourd’hui d’élargir cette réflexion en nous appuyant directement sur les enseignements du Christ, tels qu’ils furent transmis par l’Église catholique. À l’encontre de l’universalisme égalisateur prôné par certains, des francs-maçons humanistes abstraits surtout, nous verrons que le message évangélique, tout en appelant à l’unité de foi, ne nie ni la diversité raciale des peuples, ni l’importance des nations constitués.

    Sommaire :

    I. L’appel du Christ aux nations
    II. Ordre naturel et ordre surnaturel
    III. L’Église et la pluralité des races


    I. L’appel du Christ aux nations

    Contrairement à une certaine lecture 2.0, laquelle voudrait voir dans l’Évangile un appel à la fusion des peuples en une seule entité indifférenciée, la parole du Christ affirme clairement la permanence des nations.

    Lors du Jugement dernier ou à la toute fin de Matthieu l’évangéliste, il est écrit :

    « Toutes les nations seront assemblées devant lui, et il séparera les uns d’avec les autres, comme le berger sépare les brebis d’avec les boucs. »
    (St. Matthieu 25, 32)

    « Allez donc, enseignez toutes les nations, les baptisant au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit; leur apprenant à garder tout ce que je vous ai commandé ; et voici que je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la consommation des siècles. »

    (St. Matthieu 28, 18-20)

    Nulle part dans l’Écriture, il n’est question de la disparition des distinctions ethniques, raciales et nationales dans l’ordre naturel. En effet, si le Christ devait appeler à la constitution d’un unique peuple élu, indifférencié et universellement métissé, ce passage n’aurait aucun sens.

    Les nations sont bien appelées à comparaître dans leur individualité devant Dieude même que chaque homme après la mort ou lors de la Parousie du reste -, ce qui atteste leur persistance jusqu’à la fin des temps.

    Le Christ et Son Église n’ont jamais dit a contrario : « Allez, enseignez tous les marrons brésiliens planétaires ultra-métissés et sans patrie ! », mais bien plutôt, pour donner qu’un exemple supplémentaire :

    « Elle [l’Église] ne cause aucun préjudice à l’ordre civil, car l’Église, dans sa prudence maternelle, ne s’oppose pas à ce que ses écoles et ses établissements d’éducation, destinés aux laïques, se conforment dans chaque nation aux légitimes dispositions de l’autorité civile, avec laquelle elle est de toute façon disposée à s’entendre, afin de pourvoir d’un commun accord au règlement des difficultés qui peuvent surgir. »

    Divini illius magistri, lettre encyclique de Sa Sainteté le Pape Pie XI sur l’éducation chrétienne de la jeunesse, donné à Rome, près Saint-Pierre, le 31 décembre 1929, l’an VIII de notre pontificat – Vatican


    II. Ordre naturel et ordre surnaturel

    Une distinction essentielle

    Saint Paul enseigne dans son Épître aux Galates :

    « Il n’y a plus ni Juif ni Grec, il n’y a plus ni esclave ni homme libre, il n’y a plus ni homme ni femme ; car tous vous êtes un en Jésus-Christ. »
    (Galates 3, 28)

    Certains, lisant ce verset sans le replacer dans son contexte, en tirent la conclusion erronée que l’identité ethnique, raciale et nationale serait abolie par l’Évangile. Or, Saint Paul parle ici de l’ordre surnaturel, c’est-à-dire de l’accès universel au salut par la grâce divine. Cela ne signifie en aucun cas que les distinctions naturelles sont abolies, et ce, bien que l’âme soit supérieure à la matière.

    L’ordre naturel, régi également par la Providence, voit subsister les différences entre nations, races, langues et cultures. L’histoire sacrée elle-même atteste que Dieu a voulu des peuples distincts. De la répartition des descendants de Noé aux douze tribus d’Israël, de la Tour de Babel au rôle spécifique de chaque nation dans le dessein divin, jamais il n’est fait mention d’une (satanique inversion) fusion généralisée des hommes.

    Il ne s’agit pas de diluer la Grâce de Dieu, laquelle est gratuite, ni de séparer nature et surnature à outrance, au point de rompre l’équilibre de la Création entre ces « deux entités » ayant le même Auteur.

    Le docteur angélique, dans sa Somme Théologique, affirme :

    « La grâce ne détruit pas la nature, mais la perfectionne. »
    « Pour que la grâce puisse édifier, il faut que la nature conserve son propre ordre, car tout désordre dans la nature empêche la réception de la grâce. »
    « La nature est à la grâce ce que la matière est à la forme : de même que la matière reçoit sa perfection de la forme, la nature reçoit sa perfection de la grâce. »

    Marie de l’assomption, œuvre de saint Thomas d’Aquin.


    III. L’Église et la pluralité des races

    Une doctrine traditionnelle

    L’Église catholique, fidèle au message du Christ, a toujours reconnu et respecté l’existence des nations et des races. Elle a œuvré à leur conversion et non à leur suppression. Saint Augustin, dans La Cité de Dieu, montre que la diversité des peuples – dans tout ce que cela contient -, n’est pas un obstacle à l’unité chrétienne, mais une richesse ordonnée par Dieu, pourvu qu’ils entrent également dans la paix céleste.

    En condamnant l’excès, la validation de l’ordre naturel (ici la race) se trouve dans le propos :

    « Quiconque prend la race, ou le peuple, ou l’État, ou une forme particulière de l’État, ou les dépositaires du pouvoir, ou toute autre valeur fondamentale de la communauté humaine […] et les divinise en une idole suprême, pervertit et falsifie l’ordre créé et imposé par Dieu. »

    Pie XI – Mit brennender Sorge de 1937, adressé aux évêques allemands.

    Le nationalisme chrétien bien compris n’est donc pas un péché, mais l’expression légitime de l’amour de son pays, en faveur de son développement et de sa défense, pourvu qu’il soit subordonné à la loi divine.

    Et non, l’universalisme de l’Église n’est pas un globalisme/mondialisme cosmopolite et machiniste, mais une unité spirituelle respectant l’ordre voulu par Dieu :

    • Le IVème commandement nous invite expressément à respecter nos parents, et plus largement nos nations respectives ;
    • Également, et sans gallicanisme aucun, il existe dans le monde aussi bien l’Église de France basée sur l’Épiscopat, que l’Église du Canada ou de l’Australie, etc.

    Un véritable universalisme accepte les virtualités humaines et souhaite que soit véritablement homme des hommes enracinés dans leurs terres respectives.

    Loin de prêcher la dissolution des nations dans un vaste conglomérat anonyme, le Christ a confirmé leur existence et leur rôle propre dans le plan divin. L’Église, fidèle à cette vérité, a toujours reconnu l’importance des patries terrestres, certes subordonnées à la patrie céleste comme au Christ-Roi des Nations.
    Il importe aujourd’hui de s’en souvenir, face aux tentatives d’égalisation forcée et de négation des identités nationales et raciales.

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