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Publié le par Florian Rouanet
⚔️ Quand le sabre colonial devient outil de l'impérialisme européen… puis de sa subversion 🧞♂️
⁂ Arène des tranchées
Ô gardien de l’ordre,
Quand le généralissime Franco fit déferler sur l’Espagne en flammes ses cohortes (en partie) marocaines, sabre au clair et burnous volant, il ignorait sans doute qu’un jour, en terres gauloises dégénérées, un cabotin à béret brandirait la même logique puissance 1.000 — en version Jean-Sociologue de bistro — pour sauver la « République »… ou plutôt la « réconcilier »…De l’union arabo-hispanique de 1936 à la junte soralienne de 2006 (?), l’Histoire bégaye, éructe, se grime et se contorsionne. Qu’il s’agisse de sauver l’Europe du rouge ou d’un danger « sioniste », le recours à l’étranger se fait oui, mais, au détriment de la cohésion et de l’homogénéité. Ainsi :
- Benito brandissait le « sabre de l’Islam » — sabre florentin et catholique en réalité…! — en Libye ;
- Franco utilisa ses Pokemon sauvages du désert, afin de claquer les gauchistes blancs communistes d’Espagne ;
- La France 2.0 de 2025, boxeuse diplômée, mais aussi œcuménique et cosmopolite à souhait, sous l’administration d’Égalité & Réconciliation (E&R), ressemblerait à un vaste hexagone pavé de mosquées à « minarets antisionistes » !
Cette fresque, aux relents de poudre et d’encens, interroge le choix géopolitique traduit en cosmopolitisme : entre nécessité tactique et compromission stratégique : où commence la trahison, ou finit la baston ?

Intersectionnalité de droite ? De droites dans ta gueule !
☧ Sémantique qui cogne
NATIONALISME, subst. masc.
Doctrine politique qui exalte les valeurs propres à une nation, prône la défense de son unité, de son indépendance, de sa souveraineté.INTERSECTIONNALITÉ, subst. fém.
Concept sociologique prisé à l’extrême gauche selon lequel différentes formes de discrimination ou de domination se croisent et se renforcent mutuellement.
☩ Ancienne leçon létale
« Plus de soixante-dix ans après le soulèvement militaire contre la République qui marqua le début de la guerre d’Espagne, Antony Beevor réussit un véritable tour de force en nous proposant,sur ce sujet encore brûlant, un livre capital.
La terreur rouge, la terreur blanche,les règlements de comptes dans chaque camp, les interventions étrangères, intéressées (les Soviétiques et les nazis) et désintéressées (les Brigades internationales) sont racontés ici avec rigueur et objectivité, à la lumière, notamment, d’archives soviétiques et allemandes récemment et brièvement rendues accessibles, et qu’a consultées l’auteur à Moscou.
Ce livre fondamental éclaire bien des zones d’ombre d’une guerre particulièrement cruelle qui devait sonner le glas des espérances et montrer le vrai visage des totalitarismes prêts à se déchaîner en Europe. »— Antony Beevor, La Guerre d’Espagne, IVème de couverture, 5 novembre 2008
Σ Plan par manche
📯 I. Franco, bicots et baïonnettes
🪞 II. E&R : quand la parodie se veut croisade
🌐 III. De l’union tactique à l’unité ethnique : quelles frontières pour le nationalisme ?
🧨 De l’Espagne du général Franco aux élucubrations d’Alain Soral, une tentation autre surgit : celle de substituer à la cohésion nationale organique un patchwork d'ethnies hétéroclites, ralliées par "pragmatisme" ou par goût du contre-pied. Le problème ? Ce bricolage idéologique finit toujours par exploser en vol.
📯 I. Franco, bicots et baïonnettes
L’usage des troupes marocaines dans la guerre civile espagnole n’était pas anodin. Mais elle entrait dans un cadre colonial qui n’avait pas abdiquer devant le principe impérial et des nationalités. Toutefois, cette époque, qui se voulait « chrétienne », abdique partiellement, devant l’identité propre et l’autonomie pure, au profit de l’efficacité militaire. Les Regulares et autres mercenaires d’Afrique semèrent terreur…, et confusion. Franco gagna la guerre, mais perdit l’unité raciale du récit nationaliste.
En effet, en juillet 1936, le général Francisco Franco, alors commandant des troupes coloniales au Maroc espagnol, prit la tête du soulèvement militaire contre la Seconde République, proclamée en 1931 et gouvernée par le Front populaire depuis février 1936. Cette insurrection préméditée, fut qualifiée de « complot militaire », à l’instar de l’action de l’OAS du temps de l’Algérie sous dépendance française, contre Charles De Gaulle.
Au cœur de la guerre civile espagnole, Franco fit appel — outre à ses braves paladins analphabètes —, à environ 80 000 soldats marocains pour soutenir sa cause nationaliste. Ces troupes, issues de l’Armée d’Afrique, comprenaient notamment les Regulares et la Légion espagnole.
Ces forces, perçues comme des “infidèles” même par certains « rouges patriotes », furent utilisées pour défendre une Espagne catholique contre les républicains. Leur réputation de brutalité était telle que Franco les utilisait – ses bicot très énervés ! – pour semer la terreur parmi ses ennemis.Voilà qui fait raisonne façon moderne, tandis qu’avec l’utilisation des soraliens, nos descendants arabesques de la République française vont nous sauver « di siounistes ».

🪞 II. E&R : quand la parodie se veut croisade
L'avant-garde des comploteurs de bistro et autres militants possédés
De Franco à Soral, la dialectique se recycle en farce de cabaret. Là où le Caudillo usait du sabre — de la baïonnettes —, notre pitre digital brandit la « paix des civilisations » : un alter-mondialisme contre le globalisme de M. Klaus Shwab le « Nazi » — MDR.
Derrière le jargon pseudo-sociologique — et marxisto-hégéliano-mon cul —, c’est toujours la même logique : trahir les siens pour s’allier avec l’Autre, censé porter une revanche sur l’Histoire. Et le peuple de « Monsieur le Populiste » là-dedans ? Substitué, dissous, métissé de grès ou de force.
Cette dite union islamo-chrétienne, illusoire et mythifiée, et ledit front de la foi — dans sa version œcuménique — prend place, et ce, après que Franco ait mis en pratique une forme d’“intersectionnalité” arabo-blanche militaire.
Et, comme une cerise déconfite sur le gâteau, ainsi, le « Maître incontesté du Logos hégélien », brandissait son étendard troué de la subversion…
Ou la France jacobino-marxiste remaquillée en "croisade islamico-antisémite"
🌐 III. De l’union tactique à l’unité ethnique : quelles frontières pour le nationalisme ?
Fantasme gauchiste à minaret VS. Inégalité & Remigration ?
Il ne s’agit point ici de sombrer ni dans un amour dégénéré, ni dans une haine primaire de l’étranger, mais de rappeler que le nationalisme véritable repose sur l’homogénéité. Le reste est roman de gare, illusion de foire, récit de bazar.
Plus un peuple est uni, ethniquement homogène, conscient de lui même et enraciné, moins il se laisse diviser. C’est un axiome de bonne gouvernance. Ce que la droite molle et la gauche hystérique refusent de voir, c’est que l’hétérogène mène à la disparition, ou à la guerre civile. L’unité sur une base concrète, elle, produit la vraie paix.
🛎 Sentence (égale) par KO (réconcilié)
Quand Franco armait les indigènes contre les marxistes, il inaugurait une voie utile mais dangereuse à certains égards : celle du « nationalisme sans nation ».
Soral, en l’imposteur tragique et non su de ce modèle frelaté, prouve que cette ligne mène à l’absurde et au guignolesque. Une nation ne se sauve pas par l’addition des différences, mais par leur réduction à un tronc commun : racial, éducatif et religieux.
Post-Scriptum :
Il sied d’apprendre de l’Histoire et des bonnes doctrines : à chaque fois qu’un peuple délègue sa défense à des étrangers, il abdique un peu plus de son être, et de sa souveraineté propre. L’ordre naturel s’écrit en lettres de sang, non par des twittos fussent-ils endiablés.
📚 Pour approfondir
- La guerre d’Espagne, Antony Beevor (Tallandier)
- La notion de politique (1932), Carl Schmitt
- Les troupes marocaines dans la guerre civile espagnole
- Dossier de la Revue d’Histoire sur Franco et la Légion étrangère
La Rédaction
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