• Contre Divini Redemptoris, Alain Soral verse nettement dans la très sud-américaine « théologie de la libération »



    ✝️ Pour l’honneur du Christ et de l’Eglise : un nationalisme chrétien !

  • Contre les paladins de la non-foi, les clowns de sacristie,
    les marxistes du goupillon et leur pseudo-Christ rouge 🤡

    ⁂ Arène du quadrilatère

    Ô lecteur perspicace, suite à notre opposition à ladite théologie modernisto-marxiste susdite, l’heure n’est plus de faire son spectacle pour attirer le chaland — ni aux gesticulations de prétoire dissident, ni aux cabotinages de théologiens de comptoir.

    Il se prend pour Platon du périph’, alors qu’il ne fut jamais qu’un chauffeur de salle, qu’un bouquiniste illuminé du « canal Saint-Martin ». Son rapport à Divini Redemptoris est celui d’un illettré devant une partition grégorienne. Il feint l’antimondialisme, mais trahit Rome à chaque « punchline », car il loge dans les ruines de la Révolution.
    Et, non content d’avoir crucifié le sérieux, il a sanctifié le carnaval. Ce révolutionnaire de chambre, avec sa tchatche de gare et son goupillon laïcisé, bénit tous les syncrétismes. Logos de brocante : sans Verbe, sans Chair, sans Église.

    Tandis que l’encens de la liturgie se mêle à la vapeur d’un gauchisme mité, il nous faut descendre dans l’arène, livrer bataille pour l’honneur de la Vérité.
    À cette heure, un clergé d’imposture politique se dresse, mêlant hostie et partage matérialiste. Ici est l’heure du discernement, de la mise à nu : entre Église militante, corps mystique du Christ, et dissidence de pacotille, il faudra choisir.

    Post-Scriptum : le nationalisme chrétien n’a pas besoin d’une théorie de la trahison universelle — ce compl-autisme merdique — mais de dogmes solides, de clercs virils, de moines combattants et de familles enracinées dans le baptême et la terre. Ce n’est pas une « dissidence » que nous appelons : c’est une Reconquista.

    Le lion en cage est de sortie : que vos c*** frémissent


    ☧ Bandage lexical

    COMMUNISME, doctrine politique : « Doctrine sociale prônant la suppression de la propriété privée au profit de la mise en commun des moyens de production. »

    NATIONALISME, doctrine : « Doctrine qui exalte le sentiment national et met en avant les intérêts de la nation. »

    SYNCRÉTISME, religion/doctrine : « Tendance à fusionner plusieurs doctrines religieuses ou philosophiques, souvent jugées incompatibles. »

    DISSIDENCE, politique : « Action de se séparer d’un corps constitué (religieux, politique, etc.) pour ne pas partager sa doctrine. »


    ☩ Ancienne leçon létale

    « Veillez, Vénérables Frères, à ce que les fidèles ne se laissent pas tromper. Le communisme est intrinsèquement pervers, et l’on ne peut admettre sur aucun terrain la collaboration avec lui de la part de quiconque veut sauver la civilisation chrétienne. […] Si quelques-uns, induits en erreur, coopéraient à la victoire du communisme dans leur pays, ils tomberaient les premiers, victimes de leur égarement  […]Ce péril si menaçant… c’est le communisme bolchevique et athée, qui prétend renverser l’ordre social et saper jusque dans ses fondements la civilisation chrétienne. […] Le communisme d’aujourd’hui… renferme une idée de fausse rédemption. Un pseudo-idéal de justice, d’égalité et de fraternité dans le travail séduit les foules par de fallacieuses promesses. […] cette diffusion s’explique par une propagande vraiment diabolique, telle que le monde n’en a peut-être jamais vue : disposant de vastes moyens financiers et s’infiltrant partout. […] Ce sont les fruits naturels d’un système dépourvu de tout frein intérieur ; lorsque l’idée même de Dieu s’efface, les passions débridées mènent à la barbarie la plus sauvage. »
    — Pie XI, Divini Redemptoris, 19 mars 1937 — § 58

    « Nous sommes pleinement : (…) contre le nationalisme païen, pendant du syndicalisme areligieux, l’un considérant les nations comme l’autre les classes, c’est-à-dire des collectivités où chacune peut et doit pousser amoralement vers ses intérêts propres, complètement en dehors et à l’encontre de ceux des autres, selon la loi brutale dont nous venons de parler; et en même temps contre l’antimilitarisme et le pacifisme utopiste, exploités par la Secte dans le but d’affaiblir et d’endormir la société sous le cauchemar judéo-maçonnique; pour le patriotisme sain et moral, patriotisme chrétien dont l’histoire de l’Église catholique nous a toujours donné des exemples splendides. »
    — Mgr Umberto Benigni, point n°11 du Programme du Sodalitium Pianum (décembre 1913)

    Il accentue la défense du patriotisme chrétien et d’un nationalisme équilibré, contre l’internationalisme et le pacifisme, bien qu’en maintenant la condamnation sans équivoque du nationalisme païen. À ce propos, sont d’une extrême actualité trois articles intitulés “Nazionalismo e internazionalismo” publiés sur Fede e Rugione en 1927 (en pleine dispute sur l’Action Française) (182). Les catholiques démocrates et pacifistes à la Marc Sangnier, “ces pauvres petits chrétiens qui à Bierville tendaient une main amie aux juifs et aux maçons”, condamnaient le nationalisme, résumé dans les formules la Patrie ou la Nation “au-dessus de tout” ou” avant tout” (183). (…) Mais dans ce cas il s’agit d’un athéisme ou agnosticisme, non de nationalisme !” : c’est la condamnation du nationalisme païen exprimée dans le programme du Sodalitium. Si au contraire par nationalisme on entend “une tendance, un mouvement, d’où un parti, pour lequel la Nation, doit être lu première aspiration dans le terrain compétent, c’est-à-dire politique, au-dessus tant des partis politiques du pays que des vues internationalistes” c’est pourquoi “déterminer ultérieurement ce primat de l’intérêt national, dépend, en tout cas, (du) jugement moral de la conscience chrétienne”, alors “Il est honnête, il est chrétien de placer la patrie, avant et au-dessus de tout, en cela qu’elle existe et agit dans le domaine politique compétent; ce qui respecte pleinement la Loi divine, l’Église, etc. »
    — Abbé Francesco Ricossa, numéro spécial n° 73 (« En défense de Mgr Umberto Benigni ») de la revue Sodalitium, juillet 2023.

    « Car une nation chrétienne et civilisée ne saurait être composée exclusivement de petits, de moyens ou de grands, mais bien offrir l’aspect d’un corps social où chacun de ses éléments tient une place organique propre en vue du bien commun. » « …il faut … reconnaître solennellement Jésus-Christ comme le Seigneur et Maître de toute nation chrétienne, parce qu’il est l’auteur et le gardien nécessaire de la civilisation chrétienne. »
    — René de La Tour du Pin (1834-1924), Vers un ordre social chrétien : Jalons de route (1882-1907)

    « Allons au peuple, Messieurs ! »
    — Albert de Mun (1841-1914), Discours à l’Université catholique de Louvain (1887)


    Σ Plan par manche

    💣 I. Le Christ rouge : vil usage marxiste de Notre Seigneur
    🧵 II. D’un antimondialisme frelaté, faussement nationaliste
    🛡 III. Le nationalisme chrétien contre les idoles modernes
    🌋 IV. Vatican II, Medellín et les origines de ladite théologie de la libération
    🔥 V. Reconquista doctrinale : rompre avec le clownerie dialectique

    Christus Rex ou Karl Marx ? Le vrai choix
    Soral, Guénon, Hegel : la trinité impie

    I. Le Christ rouge : vil usage marxiste de Notre Seigneur 🩸

    Métamorphose du saint Mystère en pavé politique douteux...

    La présente joute débute par la « déconstruction » de ce mythe, de cette imposture : quand bien même l’auteur susdit voudrait se draper dans l’étoffe chrétienne, sa lecture du Christ ne relève en rien de l’Évangile et de la Tradition, mais bien d’une exégèse sauvage, hégélienne et teintée de marxisme.

    1. Christ comme révolutionnaire, non comme Sauveur
    Alain Soral assimile Jésus à « acte social-historique » (comprendre : « révolution ») dans Comprendre l’Empire, dont il extrait un Christ anticapitaliste, ennemi de l’« individualisme marchand ». Mais quand bien même ce portrait porterait un peu de vrai, il se nourri de vocables rouges, il spécule d’un Christ acteur politique, abolissant toute verticalité du Salut, tout surnaturel, toute Révélation. Il nous invite à regarder NSJC comme un chef de la lutte des classes, balançant par la fenêtre deux mille ans d’histoire romaine.

    2. Dialectique hégéliano-marxiste contre le dogme
    Soral déclare que le Christ est « le premier personnage qui nous ait proposé un système-monde universel », affirmation qu’il enveloppe d’une apothéose hégélienne, visant à justifier la Marxologie. Subrepticement, de façon antinomique, il substitue à l’Église militante l’union fictive des pauvres sous l’étendard rouge, sans consécration ni sacrement donc.

    3. Une incohérence fondamentale
    Il met trop d’ardeur à jouer « l’antimondialiste universalsite », et trop peu à défendre l’Église, son Élection, ses sacrements, son Magistère — notamment celui de Divini Redemptoris… En somme, son mysticisme est vide : alors qu’il feint d’incarner « une vraie foi », il n’est en réalité qu’un agitateur sociopolitique, usurpant des oripeaux chrétiens pour mieux séduire une audience en quête de radicalité.

    « Le communisme soviétique est, en théorie, la tentative de mettre hors d’état de nuire la domination oligarchique et privée de l’argent par la socialisation intégrale des moyens de production sous contrôle public de l’État. Ainsi le communisme, qui fait primer le collectif et l’échange non marchand sur l’intérêt égoïste — au cœur de la logique libérale — est-il un retour, malgré son antireligiosité affichée, à la mentalité chrétienne.

    Une parenté évidente entre le communisme et le message du Christ […] qui explique la séduction qu’opéra le communisme sur les peuples d’Europe […] Peuples soumis en un siècle à l’individualisme marchand, mais restés attachés à quinze siècles de valeurs chrétiennes.

    Finalité chrétienne du communisme : société de l’échange désintéressé et du partage ; mentalité éminemment chrétienne des masses communistes pour lesquelles l’idéal marxiste devint la nouvelle religion face à l’égoïsme bourgeois. »

    « Le protestantisme sous sa forme spiritualiste populaire est un “retour à la pureté originelle”. Jésus est, par excellence, l’incarnation occidentale du don et de l’ordre social par l’échange désintéressé.

    Autre réponse, mais inverse : la Réforme comme adaptation des valeurs chrétiennes à la société du commerce et de l’intérêt. Le capitalisme naissant détourne donc l’idéal christique pour en faire sa morale de façade, alors que le Christ, lui, incarne le don contre les marchands. »

    Ces deux extraits montrent bien l’usage d’un Christ anticapitaliste : figure du « don » opposée à l’accumulation marchande, matrice du communisme en tant que « christianisme séculier ».

    — Alain Soral, Comprendre l’Empire (Éditions Blanche, 2011) – chapitre « Dieu et la raison »

    « Jésus est le premier personnage qui nous ait proposé un système-monde universel, une double inversion hégélienne :
    – inverser la polarité du judaïsme — religion élitiste et raciale — pour en faire un message d’amour universel ;
    – voir cette idée d’amour se propager, paradoxalement, par l’Empire romain militaire.
    On a donc, dialectiquement, un juif révolutionnaire qui subvertit l’ordre religieux, meurt sous le Sanhédrin (les élites) et “ressuscite” socialement dans les masses populaires. Cette logique d’universalisation et de subversion de la caste correspond à ce que j’appelle une lecture hégéliano-marxiste du Christ. »

    — Article E&R, 24 décembre 2023 – « Qui est Jésus ? La réponse d’Alain Soral »


    II. D’un antimondialisme frelaté, faussement nationaliste 🧵

    Mettons à nu l’artifice : si l’on n’a que l’antimondialisme pour s’ériger en dissident, on finit clerc du gauchisme, « dissident » de trottoir.

    1. La fable de l’antimondialisme
    Le « Logos » chante la lutte contre la mondialisation salie. Jamais, il ne déplore le relativisme ambiant. Il drape son verbiage d’un simulacre de guerre contre la finance, tout en épousant la dialectique de néo-gauche, clanique au libéralisme, tout en promouvant le conflit systémique — et mieux, il amplifie ici le courant ennemi dans sa globalité !

    2. Le cocktail hautement caricatural d’évangile et de marxisme
    Entre hostie et manifeste, on trouve une formule triplement bâtarde :

    — Jésus, incarnation du don, devient prétexte à fustiger le capitalisme,
    — Marx est invoqué pour illustrer la guerre des classes,
    — Le tout est chanté en rondes sur YouTube, sous le regard complaisant de paladins aux accoutrements divers.
    Ce mélange paradoxal suite la farce : le logos y est sans Verbe : la dialectique sans foi, le Christ sans Croix.

    3. Trahison de l’Église et de sa mission
    Soral agit comme ces pseudo-théologiens qui, sous couvert de conscience, trahissent les commandements de l’Église. Il méprise l’autorité ecclésiastique, se moque de l’Eucharistie — ce geste seul suffirait à démontrer son oxymore vivant.
    En assimilant l’antimondialisme à la lutte spirituelle, il inverse la subordination du temporel au spirituel. Ainsi, il réduit la charité à une posture politique, la « prière siliceuse » à une stratégie de vacarme/de communication populiste.

    Or, on ne peut décemment viser la lutte des classes et l’unité nationale, cela n’est pas possible, la juste administration des classes doit être mis en place, sans haine aucune, entre milieux populaires et « aristocratiques ».

    Nota Bene : il n’y a pas que l’odieux mépris —trop évident et facilement décelable — de l’Eucharistie chez le Soralo-Logos, non. Mais contre les séniles mentaux et abrutis finis, nous sommes contrains de le dire, car des prennent une vidéo de moi contre Soral pour un « soutien à Soral » (ce que l’intéressé ne perçoit pas du tout comme cela d’ailleurs !) : la malhonnêteté dépassant l’entendement, souvent chez ces non blancs de la « dissidence » politico-religieuse, peu intelligents.

    Alors, que ceux qui confondent critique de Soral avec soumission à Soral, se taisent à jamais. Confits dans leur incompréhension, ils sont les idiots utiles de ce sempiternel cirque dissident. Qu’ils retournent à leur centre aéré pour arriérés.


    III. Le nationalisme chrétien contre les idoles modernes 🛡

    Contre le double mirage gauchiste et nationaliste païen, l’Église trace la voie nette et sûre : celle du patriotisme ordonné, sanctifié, enraciné dans la Royauté sociale de Notre Seigneur.

    1. Le patriotisme surnaturalisé
    Sans idolâtrie de la nation, les encycliques Sapientiae Christianae (Léon XIII) et Ad Beatissimi Apostolorum (Benoît XV) rappellent que l’amour de la patrie est légitime dans l’ordre naturel et qu’il doit être ordonné à Dieu. Ce patriotisme véritable chérit les siens, sans détestations primaires, comme le Christ aime son Église.

    2. Contre les droites païennes ou nationalistes excessives
    Pie XI condamne sans ambages la « statolâtrie », le culte idolâtrique de l’État, qui nie la transcendance et asservit les consciences. De même, le cardinal Andrieu, devant l’Action française, dénonce un « nationalisme intégral » qui subjuguerait l’Église au pouvoir temporel.

    3. Benigni, La Tour du Pin, De Mun : trinité contre le paganisme politique
    Pour ne citer qu’eux dans ce dossier, ces trois maîtres catholiques de la question sociale conjurent l’amalgame entre « défense de la patrie et reniement du Ciel », contre ce nationalisme païen, laïc, materialiste.

    Ce n’est donc pas un Christ mariste qu’il faut suivre, mais le Christ Roi des nations et Sauveur de l’Humanité, unissant les peuples par le Sacrifice, par la lutte contre le péché, et non les classes.

    « Il faut donc aimer la patrie terrestre ; mais il est nécessaire d’aimer d’un amour plus ardent l’Église, à qui nous devons la vie immortelle de l’âme… L’amour surnaturel de l’Église et l’amour naturel de la patrie procèdent du même principe éternel ; il ne saurait y avoir contradiction entre les devoirs qu’ils imposent. »

    — Léon XIII, Encyclique Sapientiae Christianae, 10 janv. 1890

    « Jamais peut-être on n’a tant parlé de fraternité ; jamais aussi la haine de race n’a été plus vive : les peuples sont plus divisés par la jalousie que par les frontières… Il faut, vénérables frères, faire régner de nouveau la charité du Christ parmi les hommes. »

    — Benoît XV, Encyclique Ad Beatissimi Apostolorum, 1ᵉʳ nov. 1914

    « Que le patriotisme de notre armée, l’héroïsme de notre Roi et de notre Reine soient pour nous un stimulant ! … Respectons les règlements, pourvu qu’ils ne portent atteinte ni à la liberté de nos consciences chrétiennes, ni à notre dignité patriotique. »

    — Cardinal Mercier, archevêque de Malines, Lettre pastorale Patriotisme et Endurance, Noël 1914


    « Ceux-ci professent un “nationalisme intégral” qui n’est au fond qu’une conception païenne de la cité et de l’État, où l’Église n’a de place que comme simple soutien de l’ordre public et non comme organisme divin chargé de conduire les âmes à leur fin surnaturelle. »

    — Cardinal Andrieu, archevêque de Bordeaux, Lettre pastorale contre L’Action française, 25 août 1926

    « …une idéologie qui se résout clairement en un véritable culte païen de l’État — la “statolâtrie”, en opposition aussi bien aux droits naturels de la famille qu’aux droits surnaturels de l’Église. »

    — Pie XI, Encyclique Non abbiamo bisogno, 29 juin 1931


    IV. Vatican II, Medellín et les origines de ladite théologie de la libération 🌋

    Ces prêtres de la libération à soutane colorée, citent saint Paul entre deux chants guatémaltèques...

    Toute l’imposture soralo-marxiste plonge ses racines dans une autre déviation pseudo-ecclésiale : celle, pernicieuse, de la théologie de la libération. Cette antidoctrine a germé sur un terreau vicié par les compromissions conciliaires et l’imprégnation marxiste latino des années 1960.

    La théologie de la libération surgit surtout dans le sillage de la IIᵉ Conférence épiscopale latino-américaine de Medellín (Colombie, 1968), où les évêques déclarent que « la misère massive est une injustice qui crie vers le ciel » — ce qui peut s’entendre en un certain sens. Mais c’est là que l’expression teología de la liberación apparaît publiquement pour la première fois.

    Le « père » unanimement reconnu est Gustavo Gutiérrez Merino, O.P (Pérou, 1928-2024). En 1968, il forge le terme à Medellín, et puis dans son ouvrage Teología de la liberación de 1971-1972. Perspectivas (1971-1972), il jette les fondations méthodologiques : partir de la praxis des pauvres, lire la Bible depuis l’histoire concrète d’oppression, articuler foi et lutte pour la justice.
    Des courants ont émergés dans absolument toute l’Amérique latine à sa suite, de même que nous avons eu ladite démocratie chrétienne en Europe de l’Ouest.

    On pourrait nommer des figures comme Dom Hélder Câmara (Brésil) ou Mgr Óscar Romero (El Salvador), qui ont porté cela sur le terrain, jusqu’au « martyre politique ». Aussi, l‘option préférentielle pour les pauvres est un principe repris par les conférences de Puebla (1979) puis d’Aparecida (2007).
    Les intuitions des fondateurs alimentent « l’inclusivité » aujourd’hui avec les « théologies » féministes, afro-latino-américaines, écologiques et des peuples « autochtones » non-blancs — sinon anti-blancs.


    Résumé :

    1. Un concile mal digéré, une fausse église
    À Medellín (1968), la Conférence épiscopale latino-américaine reprend à son compte la thématique marxiste de l’oppression, transformant la misère en critère d’exégèse. La Bible n’est plus Parole de Dieu, mais miroir des luttes sociales. Gustavo Gutiérrez et ses émules fondent un « évangile humanitariste » sans transcendance, un culte de la pauvreté flanquée de croix.

    2. Le marxisme devient grille d’analyse catholique
    Assmann, Boff, Segundo, Alves… tous empruntent à Marx leur méthodologie pour « repenser » la foi. La doctrine devient dialectique ; la théologie, militante. On ne parle plus de salut éternel, mais de « libération », terme ambigu s’il en est, très utilisé chez les antiapôtres de la Révolution de 1789, vite vidé de son contenu sotériologique.

    3. Vers un Christ idéologique et révolutionnaire
    Cette première génération de non-théologiens impose un faux Jésus à marteau soviétique. NS devient figure de la subversion, prophète de la lutte, non Verbe incarné. En cela, ils sont les véritables parrains idéologiques de Chavez et de Soral, lequels appliquent leur schéma à la dissidence, respectivement vénézuelienne et française.

    4. Une contagion jusqu’à Rome
    Le (faux) pape François, premier pontife argentin/latino-américain, a hérité de cette matrice. Il n’a eu de cesse d’user de l’idéologie de « l’Église pauvre pour les pauvres », et adopte bien souvent le lexique de Medellín. Mais si l’Église est « pauvre », ce n’est point pour jouer aux pauvres, mais parce que son Roi est né dans une crèche, et c’est justement à lire d’abord sur un plan spirituel et moral !

    Il y a des racines marxistes, complotistes, pratiques, volontaristes, exclusivistes, matérialistes, démocratisantes et wokistes dans ce courant hérético-erroné :

    « Si la réflexion théologique ne conduit pas à une praxis de libération, si elle ne jaillit pas d’une solidarité effective avec les pauvres, elle se change en une simple idéologie de la foi, coupée de l’histoire des peuples. » « L’option pour les pauvres est, en définitive, l’option pour le Dieu du royaume. Le véritable défi consiste à tenir ensemble l’universalité de l’amour divin et la préférence effective pour ceux qui occupent le degré le plus bas de l’histoire. »

    — Gustavo Gutiérrez, Teología de la liberación. Perspectivas (Lima, 1971)

    « Nous avons découvert que nous ne sommes pas simplement des nations “encore” sous-développées ; nous sommes des peuples tenus dans le sous-développement, des peuples dominés ; et cela change tout l’horizon de la praxis chrétienne. »

    — Hugo Assmann, Opção preferencial pelos pobres (article de 1971)

    « Dieu ne saurait être une abstraction théologique ; le Dieu vivant et véritable agit dans l’histoire. Il ne s’agit pas d’une Église pour les pauvres, mais d’une Église des pauvres et pour les pauvres. »

    — Leonardo Boff, Teologia da Libertação em Breve História (1980 ; citation reprise en 2011)

    « Nous nous sommes éveillés d’un rêve d’inhumanité. Le monde est une croix immense pour des millions d’innocents, des “peuples entiers crucifiés”, selon la formule d’Ignacio Ellacuría. Pourtant les pauvres montrent qu’ils gardent l’espérance : une espérance créatrice qui dévoile que péché et grâce se mêlent au cœur même de l’histoire. »

    — Jon Sobrino, El principio-misericordia. Bajar de la cruz a los pueblos crucificados (1992)


    V. Reconquista doctrinale : rompre avec la clownerie dialectique 🔥

    Comploteurs de bistro et prophètes possédés, brillants comme des néons dans un salon d’aveugle
    et criants au viol dès que l’on "frôle la critique"

    Il faut rompre avec les pseudo-dissidences qui se perdent dans les méandres marxistes hybrides. L’heure est venue pour l’Église militante de reprendre son glaive forgé, de purifier son langage, et de rétablir l’ordre doctrinal autour de la Croix, non du Comité.

    1. Dissidence n’est point souillure gauchisante
    Quand une critique du mondialisme se fonde sur Marx, elle accouche d’un monstre. La vraie opposition, ou plutôt incarnation (!), est catholique, universelle et nationale, ou elle n’est rien. Elle part du Ciel et revient au Ciel. Elle s’arme du rosaire et du catéchisme. Elle ne pactise ni avec Che Guevara, ni avec le GIEC, ni avec les hérauts d’un antichristianisme masqué.

    2. Reconquête des mots, reconquête des cœurs
    Il faut re-sacraliser le langage : parole du Christ, ce n’est point invoquer une devise de foire. C’est confesser un mystère, se courber devant l’Autel, vivre dans la fidélité des sacrements et des vertus. Il faut réapprendre à nommer la famille, le sol, le péché, l’enfer, le salut, le dogme. Cela seul donne une armature au nationalisme chrétien.

    3. L’appel aux foyers enracinés et au clergé viril
    Plutôt que de pleurnicher sur la « société postmoderne », il convient de fonder des bastions. Des paroisses de combat. Des familles solides, enracinées dans le sang et le Credo. Des clercs barbus de piété et de doctrine. Des moines bâtisseurs. Des scouts, des mères de famille, des artisans, des théologiens, tous unis dans le silence de la liturgie « de toujours ».

    4. L’Église n’est pas à réinventer, elle est à servir
    Nulle refondation, nulle innovation dialectique : notre siècle n’invente rien. L’Église n’a besoin que de fidélité. Elle est, en elle-même, la « contre-révolution » perpétuelle, le rempart contre les clowneries progressistes et les carnavals rouges.

    L'homme alpha n'est pas celui qui s'embrasse.


    🛎 Frappe méthodique

    Voilà ce qui sonne pour les paladins de foire qui mêlent calice et faucille, qui psalmodient Marx en chaire (sur canapé rouge) et ornent leurs discours de citations évangéliques travesties.
    Le « virtuose » susdit n’est pas soucieux de cohérence. Il a fait son temps, mais non son œuvre. Il a voulu l’élite, il n’a obtenu que la clownerie, récentiste notamment.
    Assez de prêchi-prêcha marxien. Le nationalisme n’est pas une hystérie de forum, il est une vertu ordonnée à la patrie céleste.

    Communisme et christianisme/catholicisme sont sans possibilité d’assimilation, l’un est matérialiste, haineux de classe, l’autre vise le Salut, en étant ordonné dans la vie quotidienne.
    Alain Soral est ainsi plus proche du « credo » de Che Guevara et de Pachamama, que du Symbole des Apôtres. Radical ? Radicalement inconséquent !

    Que les apatrides ecclésiaux et les mystiques de trottoir déposent leurs slogans aux pieds de l’autel. Que les tantouzes idéologiques et les cathos d’intermittence se taisent. Le combat continue : Lexique de lutteur en main, quadrilatère sémantique sécurisé, direct didactique envoyé.
    La reconquista est doctrinale. Elle est liturgique. Elle est spirituelle.

    ☩ Vive l’Église. Vive le Roi. Vive la Patrie céleste et charnelle.


    📚 Pour approfondir

    • Divini Redemptoris, Pie XI (1937) : Texte complet
    • René de La Tour du Pin, Vers un ordre social chrétien (1907)
    • Albert de Mun, Discours de Louvain (1887)

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  • 7 commentaires




    Le national-socialisme et le fascisme sont des nationalisme laïcs mais pas antichrétiens. As-tu entendu parler du panchristianisme ? Une idéologie qui visait à créer un État chrétien unitaire qui rassemble tous les chrétiens de toutes confessions.


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    […] Contre Divini Redemptoris, Alain Soral verse nettement dans la très sud-américaine « théologie … […]


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    […] Contre Divini Redemptoris, Alain Soral verse nettement dans la très sud-américaine « théologie … […]


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    […] Contre Divini Redemptoris, Alain Soral verse nettement dans la très sud-américaine « théologie … […]


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    […] Contre Divini Redemptoris, Alain Soral verse nettement dans la très sud-américaine « théologie … […]


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