• Le swastika : héritage antique, médiéval chrétien et national-socialiste ?



    Attaques, clarifications, passerelles et prudence !

  • Préambule

    Le « débat » sur l’usage et la signification des symboles dans l’histoire est souvent sujet à des tensions doctrinales. En particulier, la question de la croix gammée et de son « lien » avec le christianisme suscitant des réactions de vierges effarouchées, oscillant entre condamnation catégorique et, rarement, reconnaissance de son ancienneté symbolique !

    Un résultat tiré du canal Tu es Petrus, cela s’articule autour de plusieurs critiques adressées à notre position : l’association supposée entre la croix gammée et l’ésotérisme antichrétien et la question plus large de la compatibilité entre doctrine sociale de l’Église et certaines politiques fascistes.

    La croix gammée était présente sur le vitrail de l’église où Adolf était enfant de chœur. Adolf Hitler a été enfant de chœur dans l’église paroissiale de Lambach, une petite ville de Haute-Autriche.

    Le parterre d’une église au Mexique, mais que font les autorités ecclésiastiques et civiles !!! #TousConcernés

    Définition

    Symbole en forme de croix à quatre branches égales coudées, le plus souvent vers la gauche, qui apparaît sur les poteries égéennes et grecques, chez les Germains et que l’on trouve en Inde, en Extrême-Orient et dans les civilisations précolombiennes. En Inde, le svastika continue d’être le symbole de bon augure le plus largement utilisé par les hindous, les jaïns et les bouddhistes (Encyclop. univ.t. 201975, p. 1856).

    Emblème du parti national-socialiste allemand et du iiieReich au xxes. Synon. croix gammée*.Et moi, en attendant je regardais ce champ de drapeaux bleus et rouges, et leur bizarre emblème le swastika de nos ancêtres aryens, ces deux bâtons brisés qui se croisent en leur milieu (Tharaud, Qd Israël n’est plus roi, 1933, p. 154). Les murs sont couverts d’étendards à svastikas, d’affiches de propagande et de pièces d’uniformes (M. Tournier, Le Vent Paraclet, 1981 [1977], p. 109).

    Citation

    « Notre combat pour la liberté et votre justice » « Et lorsque certains me disent : « Comment pouvez-vous mettre votre signe païen en avant dans cette lutte, alors que seule la croix chrétienne est appelée à mener ce combat ? » Alors je réponds : Ce signe n’est pas dirigé contre la croix chrétienne, au contraire, il est l’effet politique de ce que le christianisme veut et doit réellement vouloir. »

    Extrait du discours d’Adolf Hitler prononcé lors d’une réunion du NSDAP à Munich, le 25 octobre 1930

    Sommaire

    I. Les attaques : croix gammée, ésotérisme et condamnations
    II. Réponses et clarifications : une symbolique préexistante au IIIᵉ Reich
    III. Passerelles : catholicisme et national-socialisme ?
    IV. Le contexte historique : entre-deux-guerres et luttes idéologiques
    V. Conclusion : de la prudence dans l’usage des symboles

    I. Les attaques : croix gammée, ésotérisme et condamnations

    Nos contradicteurs avancent plusieurs arguments visant à discréditer toute tentative de réhabilitation ou de neutralisation du symbole de la croix gammée dans un cadre chrétien :

    1. Une origine ésotérique et païenne ?

      • La croix gammée fut utilisée par la Société de Thulé.
      • Elle apparaît également dans la Société de Théosophie fondée par Blavatsky, promotrice de doctrines gnostiques et occultistes.
      • Hitler aurait été influencé par ces cercles « eugénistes ».
    2. Une opposition doctrinale avec le catholicisme ?

      • Pie XII, dans Mit brennender Sorge (1937), dénonça les tentatives du régime national-socialiste d’imposer une religion politique opposée au christianisme.
      • L’idéologie nationale-socialiste privilégiait un biologisme matérialiste, incompatible avec la transcendance chrétienne.
    3. Un symbole récupéré à des fins politiques racialistes ?

      • La croix gammée fut adoptée comme emblème du IIIᵉ Reich, qui en fit un étendard idéologique.
      • Des figures comme Adrien Arcand, chef du Parti National-Socialiste Chrétien canadien, proclamèrent : « La croix gammée est et restera le symbole de ralliement de la race blanche. »
      • Cette instrumentalisation rendrait aujourd’hui impossible toute lecture neutre ou chrétienne de ce symbole.

    II. Réponses et clarifications : une symbolique préexistante au IIIᵉ Reich

    Face à ces accusations, il convient d’apporter des nuances et des précisions historiques :

    1. Un symbole bien plus ancien que le national-socialisme

      • La croix gammée est attestée dans l’art chrétien médiéval et figure sur des monuments religieux et des tombes en Europe.
      • En Asie, elle est associée au bouddhisme et n’a pas porté la connotation péjorative qu’on lui attribue depuis le XXᵉ siècle.
      • Son usage dans l’entre-deux-guerres par certaines écoles de pensée germaniques ne doit pas occulter son enracinement plus ancien.
    2. Un regard ecclésial moins uniforme qu’on ne le prétend

      • Mgr Michael von Faulhaber, cardinal-archevêque de Munich, déclara : « La croix gammée n’a pas été choisie par le Führer pour s’opposer à la croix chrétienne. »
      • La revue jésuite Stimme der Zeit écrivait en 1939 : « Au contraire, la croix gammée, le signe matériel, trouve son accomplissement dans le signe spirituel, celui de la grâce. »
      • Ces déclarations montrent que l’usage du symbole n’était pas unanimement condamné dans l’Église, en particulier en Allemagne, avant et même pendant la guerre.
    3. Une récupération idéologique qui ne doit pas annihiler le sens originel

      • De la même manière que la croix inversée est utilisée par les satanistes tout en restant la croix de saint Pierre, on ne saurait condamner un symbole uniquement en raison de son utilisation ou détournement par un régime ou un mouvement.
      • L’héritage indo-européen et chrétien ne doit pas être méprisée et occulté sous de mauvais prétexte, comme des récupérations historiques.

    Pour approfondir notamment au niveau du deuxième point, nous vous invitons à découvrir le livret « IIIe Reich sous la bannière du Christ ».

    III. Passerelles : catholicisme et national-socialisme ?

    Mgr. Tiso, dans une tribune publiée par le journal « Slovák », le 7 septembre 1941 :

    « Ce sera une surprise pour beaucoup si j’affirme que les principes sociaux traduits par les encycliques du pape et les principes du national-socialisme sont les mêmes. Les principes des encycliques papales, les principes principaux sur lesquels sera fondée l’organisation sociale en Slovaquie, et les principes du national-socialisme sont identiques. Et seul celui qui n’a lu ni les uns, ni les autres, ou qui ne les a pas comparés, peut parler d’une lutte entre eux. »

    Le débat dépasse largement la question du symbole pour s’étendre à celle de la compatibilité entre catholicisme et national-socialisme :

    1. Une opposition doctrinale réelle mais pas absolue

      • Si certaines tendances au sein du régime et en orbit étaient clairement opposées, il est faux de prétendre que ce régime était entièrement antichrétien.
      • Des militants catholiques furent engagés dans ce régime sans nécessairement renier leur foi, et bien souvent en pays germanique, à la différence (relative aussi) de catholiques rattachés à d’autres patries.
    2. Comparaison avec d’autres systèmes politiques

      • Le fascisme italien n’a jamais cherché à s’opposer frontalement au catholicisme et signa même les accords du Latran avec le Vatican en 1929.
      • Le nationalisme peut, sous certaines formes (faites d’amour national), être compatible avec la doctrine catholique, tant qu’il reconnaît in fine l’autorité suprême de Notre Seigneur Jésus-Christ.

    IV. Le contexte historique : entre-deux-guerres et luttes idéologiques

    1. Le rôle des écoles allemandes dans l’intellectualisme européen

      • Entre le XIXᵉ et le XXᵉ siècle, l’Allemagne fut un centre intellectuel majeur, notamment en philosophie, en sciences et en théologie. Cela donna un auteur comme Werner Jaeger.
      • Le contexte de l’entre-deux-guerres, avec sa Révolution dite conservatrice, explique la réappropriation de symboles anciens dans un cadre national, identitaire et racial.
    2. Les influences variées sur le national-socialisme

      • S’il existe une l’influence de l’ésotérisme sur l’Allemagne, davantage avant l’arrivée des nationaux-socialistes hostiles à cela au pouvoir, il est complètement injuste d’en faire l’élément central du régime.
      • L’Allemagne aux deux-tiers protestants rendaient difficile, et non « d’actualité », une louable contre-réforme catholique.

    V. Conclusion : de la prudence dans l’usage des symboles

    Le débat autour de la croix gammée et du national-socialisme nous invite à une approche nuancée :

    • Si l’on reconnaît que ce symbole fut utilisé bien avant le IIIᵉ Reich, il est difficile de penser qu’il puisse aujourd’hui être dissocié de son passé récent.
    • La doctrine catholique transcende les idéologies politiques et doit servir de boussole religieuse pour éviter les écueils du néopaganisme comme ceux du libéralisme et du marxisme.
    • L’histoire est un terrain mouvant, où les symboles sont constamment réinterprétés ; c’est pourquoi il convient d’adopter une position équilibrée, fidèle à l’héritage civilisationnel et chrétien, sans naïveté et mollesse aucune !

    Sus aux sources catho’ conspi’, à savoir : c’est beaucoup de comploïte avec un peu d’eau bénite par dessus !

    Σ

    Pour approfondir :

    Les nationaux-socialistes contre le néopaganisme prétendument vieux-germanique

    Pie XI et la « croix ennemie nazie », une dénonciation historique ?

    Les accords Haavara : coopération pragmatique ou adhésion sioniste ?

    Présentation de nos quatre symboles & leur signification

    « Humanisme et Théologie », saint Thomas d’Aquin par le professeur Werner Jäeger

    National-socialisme allemand, un jacobinisme ?

    Le national-socialisme et l’occultisme – BDC

    À l’adresse de détenteurs de pages et de canaux !

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