• National-socialisme allemand, un jacobinisme ?



    Réponse au Repaire de Monsieur K

  • National-socialisme allemand, un jacobinisme ? - Intégralisme Organique

    National-socialisme allemand, un jacobinisme ?

    Nous nous chargeons de rétablir la vérité historique et doctrinale comme à notre habitude. Et après avoir prouvé la prise de distance du mouvement national-socialiste vis-à-vis des allumés du ciboulot occultistes, le propos du jour concerne celui de Monsieur K sur son Telegram à propos d’un « néo-jacobinisme nazi » : Les origines socialistes, jacobines, … Lire la suite de National-socialisme allemand, un jacobinisme ?


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    Comme à l'accoutumé, cette espèce de chicano au physique ventripotent ne peut s'empêcher de débiter des absurdités aussi énormes que lui. Ces stéréotypes typiquement maurrassiens sont ceux d'un analphabète politique qui manque cruellement de nuances subtiles. D'autant que comme je l'eus dit par le passé, Kerrero est une contradiction ambulante à lui seul puisque compte-tenu des soutiens qu'il put exprimer dans son canal envers la RSI, les griefs qu'il fait au national-socialisme doivent logiquement s'appliquer, et même davantage, au fascisme tel que conceptualisé par le Duce, sachant que l'hitlérisme n'en est que l'expression allemande, et partage par-là même ses caractéristiques qu'il tient comme « jacobines ». Les biais idéologiques de notre « Meyer-Habib » libano-mexicain lui font donc réprouver le régime NS d'un jugement arbitraire et précoce, mais épargnent concomitamment le fascisme italien - pourtant similaire en quelques aspects (exceptés le dirigisme strict et l'anti-scientisme qui l'éloignent de la conception allemande) -, parce que moins déterministe ou raciste ; ce qui rassure nécessairement notre sang-mêlé vitupérant contre Hitler, au même titre que son concurrent négroïde Amalek, non pour d'autres raisons que celles énoncées ici-même, étant donné qu'il est vrai que les « bâtards raciaux », comme on disait jadis, étaient défendus de se reproduire sous son règne. Dès lors, nous pouvons comprendre ce qui motive ses obsessions régulièrement ranimées par ses « trouvailles » (ou plutôt devrais-je dire des poncifs usés jusqu'à la corde) toujours plus indigentes les unes que les autres et facilement réfutables. Commençons d'abord par rappeler qu'Adolf Hitler haïssait autant la Révolution française que Benito Mussolini, tout en lui reconnaissant, à l'instar de son homologue italien, certains apports que les monarchies médiévales ont tôt fait de négliger ou de méconnaître, et dont l'ignorance entraîna même leur disparition. L'étatisme, contrairement aux prétentions « d'el gordo », n'a rien à voir avec le jacobinisme, mais était déjà antérieur, et dans les flancs de l'histoire allant du règne de Philippe le Bel à la monarchie absolue de Louis XIV, en passant par la force d’État des cardinaux Armand Jean du Plessis de Richelieu et Jean Mazarin, qui en sont des exemples culminants. Parmi ceux qui ont également pu plus légèrement concourir à l'étatisme, il faut citer l'abbé Suger, Louis le Gros, Philippe Auguste, saint Louis, Charles V, Charles VII, Louis XI, Henri IV qui, déjà, tendirent à substituer l'unité de l'État à l'agglomération. Ainsi, la centralisation républicaine n'est pas venue ex-nihilo, ce n’est que le fil conducteur d'une politique initialement capétienne que les guerres de conquête napoléoniennes ont ainsi exporter dans toute l'Europe. En Allemagne, ce principe fut introduit par Hegel qui charpenta le puissant édifice sur lequel s'est construit le IIe Reich de Bismarck, mais toujours est-il que l'État prussien, en dépit de son caractère protestant, a purement échappé au sillage du libéralisme, et était essentiellement tourné contre les « Lumières » : « Le "Vaterland" a été fondé en 1859 avec la devise : la lutte contre l'esprit de 1789. […] Hitler et Goebbels, dans leur lutte contre la Révolution française, se tiennent sur la ligne déclarée par le "Vaterland" à Vienne en 1859 comme étant la ligne de front. La Révolution française de 1789 et la Révolution européenne de 1848 sont l'œuvre des Juifs. » (Friedrich Heer, Der Glaube des Adolf Hitler : Anatomie einer politischen Religiosität, p.70). Avec les NS au pouvoir, on retint de la tradition hégélienne surtout ce qui tenait de l'organisation ternaire de l'État, trouvant son accomplissement dans le totalitarisme hitlérien où étaient réunis sous la même Führung, État, mouvement et peuple, mais le national-socialisme allemand doit bien moins à Hegel que le fascisme italien, dans la mesure où il rompît radicalement avec la forme bureaucratique, et ne s'est jamais présenté comme une théorie de l'État. En effet, là où Mussolini tendait à hypertrophier le rôle de l'État, Hitler le subordonnait à la force vitale du peuple comme porteur de culture fournissant les normes de la moralité et de la politique. Pour Hitler, la conscience du devoir, l’accomplissement du devoir et l’obéissance, tout comme l’État, ne sont pas des fins en soi, mais ils sont tous censés être les moyens de rendre possible et de sauvegarder l’existence dans ce monde d’une communauté populaire, réunissant des individus mentalement et physiquement du même ordre. Aussi, la centralisation nationale-socialiste n'a rien de comparable avec les jacobins. Il n’y eut aucune volonté d’effacer toutes traces d’identités locales par le Reich. L'Allemagne n'est pas un assemblage hétéroclite de différentes ethnies, tous ses peuples sont germains (avec leurs individualités toutefois) et l'équilibre biologique n'a pas été modifié, du 6ème siècle à l'arrivée au pouvoir des nationaux-socialistes (à l’inverse de l'Espagne ou de la France). La seule rupture d'importance effectuée a été l'apparition de la Réforme. Hitler fut obligé de prendre en main tout l'appareil d'État pour pérenniser son régime, surtout dans un contexte de forte volonté de séparation de certains Länder (on songera à la Sarre avec le « démocrate-chrétien » Konrad Adenauer, ou à la Rhénanie avec l’avocaillon Hans Adam Dorten) qui, soit dit en passant, était toujours perfidement appuyée par la France, mais à aucun moment, on ne pourrait comparer le système des Länder au centralisme jacobin. Il ne s’agissait pas de détruire les provinces ethniques qui composaient l'Allemagne, mais de les rassembler dans une communauté de destin. Au cours de l'histoire allemande, les aspirations particularistes ont toujours pris des proportions graves et fatales. Les intérêts dynastiques y ont joué un rôle majeur. Jusqu'à la fondation du IIe Reich (et, dans une moindre mesure, au-delà), les petits États allemands se sont crispés sur leur souveraineté et ont pris toutes leurs décisions non pas tant pour le bien-être général de la nation et du Reich que pour leur propre intérêt. Ainsi, leur politique n'était souvent pas guidée par de grands points de vue, mais par la perspective très étroite de leur propre avantage à court terme. Métaphysiquement, c'est l'idée d'Allemagne qui se cherchait et agissait dans ces conflits d'intérêts particuliers, et qui trouvait dans ses tribus, habitées par une mentalité commune et issues d'un même rameau ethnique, les conditions matérielles préalables adéquates de son éduction. Et c'est parce qu'elle en était cause (formelle) qu'elle en fut le résultat pérenne, ayant de ce fait, comme toute véritable nation (tel est le « Volksgeist », l'esprit d'un peuple), valeur de modèle intemporel parce que spirituel, imitable et communicable. C'est pourquoi les fiertés provinciales, les particularismes, au sein d'une même nation, ne sauraient se développer au détriment de la fierté nationale : une réalité organique est d'autant plus unifiée, d'autant plus organique donc, que ses organes sont mieux reconnus dans leur excellence, puisque la vie des parties est celle-là même du tout : tout ce qui est régi par une finalité est vivant, ainsi organique, au moins sous le rapport de l'analogie. Idem pour le « socialisme » qui, pour Hitler, n'avait rien d'un système théorique ou d'une conception abstraite, mais fut seulement l'effet d’une prise de conscience collective au sein d’un peuple dans l’intérêt commun. Il ne s'agissait en rien du socialisme utopique (ou pseudo-scientifique) revendiqué par les « Lumières », mais d'une volonté de renouer avec l'idée de société organique sapée par le contrat social (au reste, l'œuvre de Rousseau a été prise pour cible lors de l'autodafé de 1933, tout comme celle de ses contemporains libéraux Voltaire et Condorcet). La réappropriation du mot à droite vint principalement d'Oswald Spengler qui avait théorisé le « socialisme prussien » en affirmant que la monarchie prussienne avait toujours gouverné selon des principes socialistes. Ce fut le cas sous la maison de Hohenzollern qui a gouverné l’Empire Prussien. En 1891, avec le soutien du Kaiser (et en opposition avec les souhaits de Bismarck, ayant été renvoyé à cause de cette dispute), le Reichstag avait même adopté les lois sur la protection des travailleurs, qui ont amélioré les conditions de travail des ouvriers allemands et formalisé les relations de travail. De plus, le socialisme sain prôné par Hitler était en fait une émanation du christianisme social, donc d'un courant réactionnaire qui s'était donné pour tâche en Allemagne de promouvoir des réformes visant à renforcer les conditions ouvrières, à l'ère de l'industrialisation, et de contrebalancer la contamination croissante du marxisme parmi les démunis. Cette école de pensée, à l'instar du nationalisme, trouve ses prémisses en France au sein des premiers cercles d'action royalistes qui protestèrent contre la destruction des corps intermédiaires opérée par la gauche libérale. Le socialisme est par conséquent un produit de la vraie droite. En Autriche, c'est avec le maire viennois Karl Lueger que l'on retrouve la floraison du mouvement chrétien-social. Alors que le monarchiste catholique Lueger œuvrait à la défense des opprimés contre la domination des grandes entreprises, mais fut attaché un patriotisme dynastique autrichien en professant antisémitisme exclusivement religieux ; il fît à cette époque face à son plus grand rival, le pangermaniste G. R. von Schönerer qui, lui, s'opposait aux Habsbourg et désirait un schisme avec l'Église par nationalisme allemand, et considérait le problème juif sous le prisme racial, malgré qu'il ignorât la question sociale et appelât à l'assimilation des Slaves d'Autriche. Il va sans dire que c'est dans ce contexte qu'ont germé les premières idées d'Hitler. Étant donné que les spécificités, qui fussent nécessaires pour les combler davantage, firent défaut aux deux hérauts susdits, Hitler eut le génie de les synthétiser lorsqu’il forgeât sa propre vision du monde, dont l’originalité ne manque pas. De Schönerer, Hitler prit le nationalisme ethnique, et par Lueger, il lui donna une configuration socialiste par la façon qu’il la comprenait. Le nationalisme allemand devait impérativement s'enrober de l'aspect social, car il fut longtemps l'apanage des Junkers et du capitalisme, et il était question avant tout de réduire le fossé entre le capital et le travail, pour élaborer une forte cohésion raciale. Somme toute, il est curieux de voir « qu'el gordo », qui idolâtre Maurras, ne sait pas que celui-ci réclamait lui-même un socialisme extirpé de ses armatures démocratiques et marxistes, dans la droite ligne du catholique social R. de La Tour du Pin par lequel il fut influencé, au point même de s'attirer la sympathie du grand Sorel, aux côtés duquel il fonda une alliance nationale-syndicaliste du nom de « cercle Proudhon » dont il est largement admis qu'elle fût le précurseur du fascisme. Le socialisme authentique n'est autre que le corporatisme tout simplement, mais encadré par l'interventionnisme pour co-arbitrer les activités productives. À rebours des sottises de notre ex-disciple de l'amant de Poupeto, on ferait bien mieux de parler des origines contre-révolutionnaires, organicistes et romantiques du national-socialisme, qui ne doit assurément rien aux idéaux jacobins.


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