• Singer l’Épouse : quand le Vatican, Palmar de Troya et républicanistes osent parodier l’Église…



    Rites civils, messes simulées et “papautés” parallèles : faux dogmes, vraies impostures

  • ⚡  l’imitation sacrilège de l’institution divine ⚡

    ⁂ Arène de l’Assemblée

    Ô lecteur averti,
    Depuis deux mille ans, l’Église catholique — Corps mystique du Christ et colonne de vérité —, ne cesse de suscitée et d’Être parodiée. De la secte palmarienne au baptême républicain, des conciles truqués aux messes simulées, nombreux sont ceux qui, par rejet ou par nostalgie, en imitent les apparences tout en en reniant la substance réelle. Or, comme le rappelle saint Augustin — pour ne citer que ce Père de l’Église —, toute imitation sacrilège est plus qu’un mensonge : elle est un blasphème.

    Il s’agit donc ici d’interroger la gravité de telles usurpations : que vaut une messe de Palmar de Troya ? Un baptême républicain ? Une « messe nouvelle » née du conciliabule, détournée de sa finalité propitiatoire ? De telles questions, certes polémiques, touchent à l’essence de la Foi, et appellent un discernement doctrinal, moral et canonique. Nous le ferons en suivant la méthode des anciens : définir, discerner, juger !

    ANTENNA I.O.

    ☒ Sémantique qui cogne

    ASSEMBLÉE, part. passé, adj. subst.
    L’origine du mot « Assemblée » plonge ses racines dans l’antiquité grecque, où l’on trouve le terme ἐκκλησία (ekklêsía), signifiant littéralement convocation, appel hors de (de ek- : hors de, et kalein : appeler). Ce terme désignait à Athènes l’assemblée des citoyens libres convoqués pour délibérer des affaires de la cité. Dans le Nouveau Testament, l’ekklêsía désigne désormais la communauté des fidèles, convoqués par Dieu à travers Notre Seigneur Jésus-Christ.

    SIMULER, verbe trans.
    Prétendre avoir une qualité, un sentiment, un état qu’on n’a pas.

    SCHISME, subst. masc.
    Séparation de la communauté catholique romaine d’avec son autorité légitime.

    ☒ Ancienne leçon létale

    « …des démons malins qui se délectent et soutiennent les fictions blasphématoires des poètes, les exhibitions théâtrales et les arts magiques… »
    — Saint Augustin, De civitate Dei, VIII, 1, saint Augustin, vers 426 apr. J.-C.

    « Faut-il donc poursuivre des vols par le vol, ou des sacrilèges par le sacrilège ? »
    — Saint Augustin, Contra mendacium, I, 4, saint Augustin

    « Car il s’élèvera de faux Christs et de faux prophètes ; ils feront de grands signes et des prodiges, jusqu’à tromper, s’il était possible, même les élus. »

    — NSJC, Matthieu XXIV, 24, traduction de l’abbé Crampon, éd. 1923

    « …un tel homme n’a ni crainte ni honte, tout indigne qu’il est, de se mêler aux choses divines ; il pense, par une feinte tromperie, pouvoir abuser Celui qu’il appelle son Père ; il ose prononcer, en la personne même du Christ, des paroles souillées par sa propre infamie sur les signes divins. »
    — Saint Thomas d’Aquin, Summa Theologiae, IIIa, q. 64, a. 6, corpus articuli, saint Thomas d’Aquin

    Simulatio sacramentorum semper illicita est
    (« La simulation des sacrements est toujours illicite »)
    — Formule scolastique, cf. Capello, De Sacramentis in genere, t. I, p. 216.

    « Le modernisme est la synthèse de toutes les hérésies. »
    — Saint Pie X, Pascendi Dominici Gregis, § 39, saint Pie X, 8 septembre 1907

    Σ Plan par manche

    • 🎓 I. Le baptême républicain : un rite civique aux accents maçonniques
    • 🌇 II. L’Église palmarienne : un papisme andalou
    • ⛪ III. Les modernistes post-Vatican II : lecture sédévacantiste
    • ⚖ IV. Gravement condamné par le magistère pré-1958

    🎓 I. Le baptême républicain : un rite civique aux accents maçonniques

    Le premier à singer le baptême ne fut pas une secte marginale, mais bel et bien la République dite française. Dès la chute de la monarchie et l’abolition de la catholicité d’État, la Convention montagnarde mit en branle une entreprise de substitution des sacrements, au nom d’une nouvelle « foi », d’un nouveau « dogme » : celle de la Nation souveraine, et de la laïcisation des consciences.

    C’est le décret du 20 prairial an II (8 juin 1794)* qui introduisit officiellement le « baptême civil », accompagné de cérémonies civiques supposées « intégrer » l’enfant dans la Cité républicaine. L’enfant y reçoit non point la grâce surnaturelle, mais « l’honneur » d’un certificat ; non point le sceau baptismal, mais le discours d’un maire initié au rationalisme maçonnique.

    Le XIXᵉ siècle, en sa période concordataire, fit tomber ce rite en désuétude, mais la Troisième République le ressuscita : les mairies radicales en firent un instrument de propagande, où l’on remplaçait les parrainages spirituels par des engagements laïques. Une parodie de l’autel sur le perron de la mairie.

    Le magistère catholique, sans nulle surprise, condamna cette mascarade. Le Code de 1917, en son canon 2335, excommunie ceux qui adhèrent à des sociétés maçonniques ; or les inspirateurs du baptême civil en étaient les dignitaires notoires. Il s’agit là, non d’un simple symbolisme, mais d’une atteinte directe à l’économie du salut.

    Ici, ériger une liste serait interminable et l’on pourrait mentionner le marxisme rouge qui est dogmatique (il a un procédé proche de l’Église, également universel, mais en tenant des dogmes en quelque sorte contraire). Contrairement au libéral ne croyant en rien, sinon en la foire et son vide intérieur.

    Attention (!) scandales et blasphèmes en vue :

    Les « Je vous salue » détournés que l’on rencontre depuis le XIXᵉ siècle jusqu’à l’Internet d’aujourd’hui :

    Parodies républicaines, anticléricales

    a) La version révolutionnaire de 1848-1856

    « Je vous salue Marianne pleine de force,
    le Peuple est avec toi ;
    le fruit de tes entrailles, la République, est béni…
    Vierge de la Liberté, délivre-nous des rois et des papes !»

    Brochure londonienne du Comité de la Commune révolutionnaire (Félix Pyat et al., 1856). (perceval.over-blog.net)

    b) La parodie flamande de 1895 (révolte contre la Prusse)

    « Je vous salue Marianne de Prusse !
    Le fromage est avec vous… »

    Collectée par le folkloriste Isidoor Teirlinck, elle ridiculise à la fois la Vierge et la dynastie prussienne. (Wikisource)

    c) Réactualisations laïques (blogosphère, Fête nationale, etc.)

    Blogueurs et militants laïques réécrivent encore la formule :

    « Je vous salue Marianne, pleine de grâce ;
    la République est avec vous… »
    (Billet du 14 juillet 2018). (ronanlebreton.com)


    Parodies ouvertement blasphématoires (XXᵉ-XXIᵉ)

    a) Marc-Édouard Nabe, Loin des fleurs (1998)

    « Je ne vous salue pas Marie, pleine de fou***…
    Sale Marie, mer** de Dieu… »

    Texte-choc publié par l’écrivain pour provoquer le lecteur et l’institution. (wikinabia.com)

    b) Satire charlie-hebdesque & milieux libertaires (1970-2000)

    La formule « Je ne vous salue pas Marie » circule depuis les années 1970 dans les pages « humoristiques » et les tracts féministes ; Nabe en a donné la version la plus connue. (wikinabia.com)


    Détournements satanistes ou occultistes

    a) Black-/death-metal (groupe Acheron, 1998, Blessed by Damnation – Live)

    « Je vous salue Satan, plein de puissance,
    notre allégeance est avec toi… »

    Hymne d’ouverture de concerts, traduit en français par les fans. (paroles-lyrics.fr)

    b) Culture web & objets dérivés

    Stickers, tee-shirts et sweats portant « Je vous salue Satan » se vendent couramment sur les places de marché en ligne, signe d’une diffusion pop-culturelle plus large. (Etsy)


    🌇 II. L’Église palmarienne : un papisme andalou

    L’anecdote pourrait prêter à rire si les âmes n’y étaient en jeu. En 1968, dans le petit village andalou d’El Palmar de Troya, quatre jeunes filles prétendent avoir vu la Sainte Vierge. Les apparitions, non reconnues par l’Église, deviennent vite le terreau d’un délire pseudo-mystique nourri de messianisme ibérique — ce qui ressemble furieusement aux scénarios recherchés par les surnaturalistes tradi’

    Mgr (?) Clemente Domínguez y Gómez, personnage illuminé, déclare recevoir des révélations célestes, puis se proclame pape en 1978 sous le nom grotesque de « Grégoire XVII » (très prisé des Jean-Apocalypse, ou les partisans de la thèse cardinal Siri-Pape caché), après une consécration épiscopale obtenue le 12 Janvier 1976 de l’évêque Ngo Dinh Thuc — à l’époque déjà hors des lignées romaines modernistes, et en pourparler avec Mgr Lefebvre, ce fut même une recommandation de ce dernier*, d’aller voir « là-bas »…

    L’« Église catholique palmarienne des Carmélites de la Sainte-Face » (WTF ?) se dote d’une liturgie abrégée — bien que certaines messes puissent être célébrées « saint Pie V » probablement —, d’une cathédrale-forteresse digne d’un opéra, et d’un code disciplinaire sectaire : coupure du monde, interdiction de lire la presse, centralisation autoritaire, etc.

    Le contenu doctrinal, malgré un attachement apparent au tridentinisme, est en fait farci de révélations privées délirantes, de canonisations immédiates (Domínguez « canonise » Franco* et ses soutiens, ou encore Jean XXIII et Paul VI avant même la Rome moderniste), et d’une ecclésiologie totalement schismatique.

    En outre, ils n’ont même pas la curieuse prétention de s’affirmer Église romaine !

    * I. #SaintFranco MDR.

    Eh oui : dans le micro-univers de l’« Église catholique palmarienne », Mgr Clemente Domínguez y Gómez – qui se proclama « Gregorio XVII » après la mort de Paul VI – a bien procédé à la “canonisation” du général Francisco Franco.

    Chronologie succincte

    • 12 septembre 1978 : dans la série de décrets dits « Documents pontificaux », il élève Franco « à la gloire des autels ». La date est reprise mot pour mot sur le site palmarien officiel.
      palmarianchurch.org
    • 29 septembre 1980 : un décret ultérieur le déclare même co-patron de l’Espagne aux côtés de saint Jacques et de sainte Thérèse d’Ávila (point relevé par Lundberg, wandea.org.pl).

    Mais encore :

    II. La « canonisation » de Jean XXIII et Paul VI

    À peine autoproclamé « pape » en août 1978 — selon lui, directement désigné par le Christ à la mort de Paul VI († 6 août 1978) —, Grégoire XVII proclame dès le mois suivant la canonisation de Jean XXIII (Angelo Roncalli) et de Paul VI (Giovanni Battista Montini).

    II. La fameuse « sainte messe » de cinq minutes…

    Peu après avoir pris ses fonctions de pseudo-pape, Grégoire XVII invente une “messe palmarienne” ultra-raccourcie, réduite à cinq minutes environ, au motif de favoriser la “fréquence eucharistique” et de simplifier le rite pour les temps de persécution. Cette “messe de saint Grégoire” (rien à voir avec le véritable saint Grégoire le Grand, bien sûr) fut promulguée en 1983. Elle supprime de très nombreux éléments du rite traditionnel latin :

    • • Prières au bas de l’autel supprimées,
    • • Lecture expédiée,
    • • Canon considérablement abrégé,
    • • Absence de sermon,
    • • Communion debout ou accélérée…

    III. Recommandation « lefebvrienne » à Mgr Thuc :

    En effet, quant à Palmar, il est ironique de cosntater que c’est la visite de Mgr Thuc au séminaire d’Écone en 1975 qui lui a fait découvrir cette agitation espagnole, et c’est l’abbé Rebaz (professeur de droit canonique à Écone) qui a encouragé Mgr Thuc à aller rencontrer, sinon sacrer, Dominguez afin de « résoudre la crise dans l’Église »…


    ⛪ III. Les modernistes post-Vatican II : lecture sédévacantiste

    Le courant dit sédévacantiste — catholique romain en réalité —, dès les années 1970, affirme que depuis Vatican II, la Rome moderniste a sombré dans l’apostasie au moins tacite, sinon objective. Jean XXIII, Paul VI et leurs successeurs n’ont été que des usurpateurs : papes de nom ou d’apparence, mais non de substance — c’est donc zéro pointé, non materialiter ! —, ayant troqué le Credo pour un agenda humaniste.

    Les sources de cette opposition remontent notamment à Pascendi de saint Pie X (1907), qui décrivait le modernisme comme « la synthèse de toutes les hérésies » et qui avait court, sans culminer à Rome entre le XIXème et le XXème siècles.

    • Le conciliabule Vatican II – par ses textes sur le relativisme professé, l’humanisme maçonnique, la liberté religieuse (Dignitatis humanae), l’œcuménisme (Unitatis redintegratio) et la collégialité en général – est ainsi l’application concrète de cette erreur.
    • Les critiques majeures portent aussi sur : la nouvelle messe de Paul VI, qui aurait estompé le caractère sacrificiel au profit d’un repas commémoratif de type anglican et protestant.

    Tout cela est indigne des papes d’autrefois, des vrais papes, car ce n’est pas pur conservatisme, mais défense de la vérité.
    Nous pensons cette usurpation pire que la précédente, car elle se pare d’oripeaux « plus crédibles », dans la tête de beaucoup de gens

    Le « Serment antimoderniste » prescrit par le Souverain Pontife Saint Pie X, dans son intégralité. Il fut imposé à tous les clercs et maîtres des disciplines sacrées :

    « *Moi, N…, j’embrasse et reçois fermement toutes et chacune des vérités qui ont été définies, affirmées et déclarées par le magistère infaillible de l’Église, principalement les chapitres de doctrine qui sont directement opposés aux erreurs de ce temps.

    Et d’abord, je professe que Dieu, principe et fin de toutes choses, peut être certainement connu, et par conséquent aussi démontré, à la lumière naturelle de la raison, « par ce qui a été fait » (Rm 1, 20), c’est-à-dire par les œuvres visibles de la création, comme la cause par les effets.

    Deuxièmement, j’admets et je reconnais les preuves extérieures de la Révélation, c’est-à-dire les faits divins, particulièrement les miracles et les prophéties, comme des signes très certains de l’origine divine de la religion chrétienne, et je tiens qu’ils sont tout à fait adaptés à l’intelligence de tous les temps et de tous les hommes, même ceux d’aujourd’hui.

    Troisièmement, je crois aussi fermement que l’Église, gardienne et maîtresse de la Parole révélée, a été instituée immédiatement et directement par le Christ en personne, vrai et historique, lorsqu’Il vivait parmi nous, et qu’Elle a été bâtie sur Pierre, chef de la hiérarchie apostolique, et sur ses successeurs pour les siècles.

    Quatrièmement, je reçois sincèrement la doctrine de la Foi transmise des Apôtres jusqu’à nous, toujours dans le même sens et la même interprétation, par les Pères orthodoxes ; pour cette raison, je rejette absolument l’invention hérétique de l’évolution des dogmes, qui passeraient d’un sens à l’autre, différent de celui que l’Église a d’abord professé. Je condamne également toute erreur qui substitue au dépôt divin révélé, confié à l’Épouse du Christ pour qu’Elle le garde fidèlement, une invention philosophique ou une création de la conscience humaine, formée peu à peu par l’effort humain et qu’un progrès indéfini perfectionnerait à l’avenir.

    Cinquièmement, je tiens très certainement, et professe sincèrement, que la Foi n’est pas un sentiment religieux aveugle émergeant des ténèbres du subconscient sous la pression du cœur et l’inclination de la volonté moralement informée, mais qu’Elle est un véritable assentiment de l’intelligence à la Vérité reçue du dehors, de l’ouïe, par lequel nous croyons vrai, à cause de l’autorité de Dieu, souverainement véridique, ce qui a été dit, attesté et révélé par le Dieu personnel, notre Créateur et notre Seigneur.

    Je me soumets aussi, avec la révérence voulue, et j’adhère de tout mon cœur à toutes les condamnations, déclarations, prescriptions contenues dans l’Encyclique Pascendi et dans le décret Lamentabili, notamment en ce qui concerne l’« histoire des dogmes ». De même, je réprouve l’erreur de ceux qui affirment que la Foi proposée par l’Église peut être en contradiction avec l’Histoire, et que les dogmes catholiques, au sens où on les comprend aujourd’hui, ne peuvent s’accorder avec une connaissance plus exacte des origines de la religion chrétienne.

    Je condamne et rejette aussi l’opinion de ceux qui disent que le chrétien savant revêt une double personnalité, celle du croyant et celle de l’historien, comme s’il était permis à l’historien de tenir ce qui contredit la Foi du croyant, ou de poser des prémisses d’où il suivra que les dogmes sont faux ou douteux, pourvu que ces dogmes ne soient pas niés directement.

    Je réprouve également la manière de juger et d’interpréter l’Écriture sainte qui, dédaignant la Tradition de l’Église, l’analogie de la Foi et les règles du Siège apostolique, s’attache aux inventions des rationalistes et adopte la critique textuelle comme unique et souveraine règle, avec autant de dérèglement que de témérité.

    Je rejette en outre l’opinion de ceux qui tiennent que le professeur des disciplines historico-théologiques, ou l’auteur écrivant sur ces questions, doit d’abord mettre de côté toute opinion préconçue, soit sur l’origine surnaturelle de la Tradition catholique, soit sur l’aide promise par Dieu pour la conservation éternelle de chacune des vérités révélées ; ensuite, que les écrits de chacun des Pères doivent être interprétés uniquement par les principes scientifiques, indépendamment de toute autorité sacrée, avec la liberté critique en usage dans l’étude de n’importe quel document profane.

    Enfin, d’une manière générale, je professe n’avoir absolument rien de commun avec l’erreur des modernistes qui tiennent qu’il n’y a rien de divin dans la Tradition sacrée, ou, bien pis, qui admettent le divin dans un sens panthéiste, si bien qu’il ne reste plus qu’un fait pur et simple, à mettre au même niveau que les faits de l’Histoire : les hommes, par leurs efforts, leur habileté, leur génie, continuant, à travers les âges, l’enseignement inauguré par le Christ et Ses Apôtres.

    Je garde très fermement, et je garderai jusqu’à mon dernier soupir, la Foi des Pères quant au charisme certain de la Vérité qui est, qui a été et qui sera toujours « dans la succession de l’épiscopat depuis les Apôtres », non pas pour qu’on tienne ce qu’il semble meilleur et plus adapté à la culture de chaque âge, mais pour que « jamais on ne croie autre chose, ni qu’on ne comprenne autrement la Vérité absolue et immuable prêchée depuis le commencement par les Apôtres ». Toutes ces choses, je promets de les observer fidèlement, entièrement et sincèrement, et de les garder inviolablement, sans jamais m’en écarter, ni en enseignant, ni de quelque manière que ce soit, dans ma parole et dans mes écrits. J’en fais le serment ; je le jure. Qu’ainsi Dieu me soit en aide et ces saints Évangiles. »
    — Pape Saint Pie X, Motu proprio « Sacrorum Antistitum », le 1ᵉʳ septembre 1910 (La Porte Latine)


    ⚖ IV. Gravement condamné par le magistère pré-1958

    Le magistère, surtout dans sa formulation ‘pré-conciliaire’ (évidemment), s’est toujours montré inflexible à l’égard des tentatives de simulation ou de parodie de la foi. Usurper la célébration d’un sacrement, s’arroger un office sans mandat d’un pontife en acte, ou adhérer à une société antichrétienne – autant d’actes considérés comme peccata gravissima.

    Le Code de 1917 prévoit :

    • Canon 2322 : excommunication pour ceux qui célèbrent des messes sans être prêtres ordonnés ;
    • Canon 2335 : excommunication pour appartenance à la franc-maçonnerie ;
    • Canon 1325 §2 : condamnation du schisme comme séparation obstinée d’avec le Pape ;
    • Canon 1258 : interdit de participer aux offices non catholiques, même à titre passif.

    La théologie morale, de saint Alphonse de Liguori à Garrigou-Lagrange, en passant par saint Bellarmin et Cajetan, ou encore Suarez, insiste : simuler un sacrement, c’est mentir à Dieu lui-même. Il ne s’agit pas de simple erreur ou d’incompréhension, mais d’un péché contre le Saint-Esprit, car la parodie se pare volontairement de la vérité pour mieux la trahir.

    Les papes, notamment entre Pie IX à Pie XII, l’ont martelé : la foi ne se module point, certainement pas au grès des envies. Et si les modernistes l’ont oublié, l’histoire n’en absoudra pas la duplicité.


    🗎 Sentence par KO

    Ainsi se révèle l’ignoble stratagème de l’Adversaire : singer l’Épouse pour en détruire l’image. Qu’il s’agisse des loges de la République, des antichambres palmariens ou des conciles travestis (voire de travestis !), chaque fois la même mystification : usurper l’apparence du saint pour y injecter le venin profane, ou pseudo-spirituel.

    L’histoire, éclairée par la doctrine et par les saints, n’a qu’un verdict : le sacrilège simule le ciel pour mieux préparer la perdition. Au catholique droit et ferme, il appartient de discerner, de se détourner, et de ne point pactiser. Ce combat-là est le plus urgent : car l’écume de la mystification déferle jusque dans les fonts baptismaux.

    Et, « Personne ne peut poser un autre fondement que celui qui a été posé : Jésus-Christ » (1 Co 3,11). À votre tour, vous êtes invité – avec zèle mais sans acrimonie – à rester fermement uni à la foi transmise, à prier pour ceux qui s’en écartent et à cultiver la charité qui seule peut ramener les brebis égarées au vrai bercail.


    La question clé demeure la suivante : est-ce plus grave dans une caricature moderniste du Vatican qui est horrible mais se pare de sérieux, les palmaristes qui paraissent de premier abord et en termes de rite parfois « normaux » pour un traditionaliste (même si c’est un carnaval pour le reste), ou le républicain maçon mystique qui est tout sauf catholique ni chrétien, mais singe à outrance le dogme, le rite, le divin… ?

    Nota Bene : Cette étude pourra être complétée d’un développement sur les apparitions mystiques frauduleuses ou sur les litanies profanes introduites dans ladite Éducation nationale.

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