-
Publié le par Florian Rouanet
Entre soupçons d’injustice militaire et manipulations communautaristes ?
⁂ Arène de combat
Ô lecteur ANTISÉMITE (!), voici revenu le spectre de l’affaire Dreyfus, tel un revenant kasher en képi qui tambourine aux portes d’une mémoire toujours mal refermée. Que l’on brandisse l’étendard de la justice ou celui de la conspiration, cette cause fameuse oscille perpétuellement entre les récits adverses de trahison nationale — pour une armée présumée catholique — et de martyre judéo-républicain.
En effet, trop souvent, l’idée n’est pas de savoir le vrai, ni de chercher la justice, mais de décréter d’office Dreyfus coupable lorsque l’on est nationaliste, et « saint innocent« , quand on est…, antinationaliste !
Cette affaire, usitée jusqu’à la moelle, traîne dans les limbes de notre imaginaire collectif comme une vieille rancune que nul ne veut enterrer. Et pourtant, sous le fatras des passions, que reste-t-il vraiment de cette affaire sulfureuse ? Une vérité perdue dans les méandres du secret militaire, de l’État, une conscience brouillée par les intérêts partisans — militants nationalistes d’antan ou non (Henry de Lesquen, Adrien Abauzit, Jérôme Bourbon, Édouard Drumont, etc.), premières coteries juives —, un champ de bataille idéologique que d’aucuns continuent de labourer à l’aveuglette.
Dès lors, il sied de reprendre le dossier sans se laisser séduire par les tropismes d’époque ni les « dogmes bancales » convenus et actuels. Ni panégyrique à l’égard de l’un, ni vitupération gratuite envers l’autre.
Intégralisme FM Onde Radio :
« Emmanuel Macron n’est pas pressé que le Sénat vote l’élévation du capitaine Dreyfus au rang de général de brigade. Il envisage un geste qui pourrait être le transfert de la statue du militaire à la Cour de cassation. »
⚖️ Duel d’infamie ou procès du siècle ? ⚔️

☧ Bandage lexical
« DREYFUSARD / ANTIDREYFUSARD » : « Se dit d’une position partisane dans l’affaire Dreyfus, soit en faveur de son innocence, soit en faveur de sa culpabilité. »
« TRAHISON » : « Crime d’un citoyen qui porte les armes contre son pays ou livre celui-ci à l’ennemi. »
« INJUSTICE » : « Atteinte portée aux droits de quelqu’un, violation du droit. »
☩ Vielles leçons
« J’accuse le lieutenant-colonel du Paty de Clam d’avoir été l’ouvrier diabolique de l’erreur judiciaire, en inconscient, je veux le croire, et d’avoir ensuite défendu son œuvre néfaste, depuis trois ans, par les machinations les plus saugrenues et les plus coupables.
J’accuse le général Mercier de s’être rendu complice, tout au moins par faiblesse d’esprit, d’une des plus grandes iniquités du siècle.
J’accuse le général Billot d’avoir eu entre les mains les preuves certaines de l’innocence de Dreyfus et de les avoir étouffées, de s’être rendu coupable de ce crime de lèse-humanité et de lèse-justice, dans un but politique et pour sauver l’état-major compromis.
J’accuse le général de Boisdeffre et le général Gonse de s’être rendus complices du même crime, l’un sans doute par passion cléricale, l’autre peut-être par cet esprit de corps qui fait des bureaux de la guerre l’arche sainte, inattaquable.
J’accuse le général de Pellieux et le commandant Ravary d’avoir fait une enquête scélérate, j’entends par là une enquête de la plus monstrueuse partialité, dont nous avons, dans le rapport du second, un impérissable monument de naïve audace.
J’accuse les trois experts en écritures, les sieurs Belhomme, Varinard et Couard, d’avoir fait des rapports mensongers et frauduleux, à moins qu’un examen médical ne les déclare atteints d’une maladie de la vue et du jugement.
J’accuse les bureaux de la guerre d’avoir mené dans la presse, particulièrement dans L’Éclair et dans L’Écho de Paris, une campagne abominable, pour égarer l’opinion et couvrir leur faute.
J’accuse enfin le premier conseil de guerre d’avoir violé le droit, en condamnant un accusé sur une pièce restée secrète, et j’accuse le second conseil de guerre d’avoir couvert cette illégalité, par ordre, en commettant à son tour le crime juridique d’acquitter sciemment un coupable. »
— Émile Zola, « J’accuse…! », L’Aurore, jeudi 13 janvier 1898, page 1
« De ce sang précieux, le premier sang français versé dans l’affaire Dreyfus, il n’est pas une seule goutte qui ne fume encore, partout où palpite le cœur de la nation. Ce sang fume et criera jusqu’à ce que l’effusion en soit expiée. »
— Charles Maurras, article « Le premier sang », La Gazette de France, 6-7 septembre 1898 (en défense du « document patriotique » du colonel Henry)
Drumont sonne le tocsin antisémite dès la divulgation de l’arrestation. Sa rhétorique opposée à une « France juive », avant tout procès, décrète un Judas national :
« Hier soir nous recevions une nouvelle confirmation de ce crime inouï. L’officier français arrêté pour trahison est attaché à l’état-major du ministère de la Guerre. L’affaire sera étouffée parce que cet officier est juif. Cherchez parmi les Dreyfus, les Mayer ou les Lévi, vous trouverez. »
« Toute la juiverie se considère comme responsable du traître. La France est, dans le monde, l’ennemi du juif. Par une permission providentielle, un capitaine juif a été arrêté : c’était l’ennemi juif trahissant la France. L’officier juif n’appartient pas à la nation française. »
— Édouard Drumont, La Libre Parole, 1ᵉʳ et 5 novembre 1894
Σ Plan d’attaque par manche
- 🧨 I – Procès tordu, verdict cousu : les ressorts d’une trahison programmée ?
- 🕍 II – L’élément juif, entre instrumentalisation et insupportable vérité ?
- 🪖 III – L’armée française : victime ou bourreau de son propre soldat ?
- 📜 IV – La vérité catholique face au mensonge républicain ?
- 📺 V – Ressources, vidéos et lectures pour voir clair et se faire une idée
Miroir de la justice et de la nation
🧨 I – Procès tordu, verdict cousu : les ressorts d’une trahison programmée ?
On nous dit que Dreyfus fut trahi par la France, singulièrement l’armée française. Mais on oublie qu’il fut d’abord condamné par un tribunal militaire, sur des preuves secrètes, parfois exagérés, voire falsifiées, puis utilisées en boucle. Quand M. Abauzit rejoue la partition de procès à la note près — là ne gît peut-être pas tout son argumentaire, mais une bonne partie quand même —, il ne fait que reproduire la mélodie d’un chœur cacophonique, où le bourdon couvre encore la réalité. Nous ne sommes pas convaincu pas l’approche.
Lorsque l’on met en avant des chefs d’accusations, il faut pouvoir les prouver, et ensuite laisser parler la défense. Cela ne signifie pas non plus que nous faisons face à un procès truqué pour autant. Mais le problème de l‘affaire est qu’elle a été davantage journalistique et politique que juste, des deux côtés sans doute.
🕍 II – L’élément juif, entre instrumentalisation et insupportable vérité ?
Oui, le nom de Dreyfus résonne aujourd’hui comme celui d’un martyr du républicanisme et du judaïsme. Mais cette sacralisation tardive ne saurait occulter les intérêts réels qui ont œuvré à sa défense. L’affaire servit de bélier idéologique à une minorité communautariste, en quête de reconnaissance politique, appuyée par la grande presse — notamment radicale de gauche — et les loges maçonniques.
Le soutien communautaire hébraïque fut massif, la manœuvre flagrante. Toutefois, faut-il bien y voir, au-delà du simple « réflexe de survie », le symptôme d’une stratégie d’emprise progressive sur la France — ici Drumont ou Barrès visaient juste.
Cela dit, le dossier, lui, demeure trouble. En somme : Dreyfus est probablement « innocent » — ou du moins, il fut commandé par d’autres « collègues » en ses manœuvres, avant qu’elles ne tournent au vinaigre… —, mais l’innocence ne fait point l’honneur quand elle devient levier de subversion.
🪖 III – L’armée française : victime ou bourreau de son propre soldat ?
Ici, le paradoxe éclate. Car l’armée, gardienne du sanctuaire national, s’immole dans cette affaire, abandonne l’un des siens à la meute — ici gît le plus ridicule —, consentant à tout pour préserver une façade d’infaillibilité. Dreyfus, peut-être taupe malhabile, servit un jeu plus grand que lui, ainsi subordonné à la raison d’État – puis sacrifié.
Or, les généraux sont dans le viseur, leurs notes fuient, leurs propos sont bavards. On découvre Picquart, Esterhazy, un imbroglio sans fin. Mais la vérité n’a point besoin d’alliés douteux : elle jaillit quand la lumière s’impose malgré les verrous.
📜 IV – La vérité catholique face au mensonge républicain ?
Nous ne sommes points des talmudistes alors soyons justes.
La vraie ligne de fracture ne se situe point entre judéophiles et judéophobes (ou judéovore, judéophage !), mais entre les serviteurs de la vérité et les artisans du mensonge. Notre Seigneur n’a jamais exigé qu’on trahît la justice pour complaire à une cause politique — Il en fît Lui-même les frais d’ailleurs.
C’est pourquoi les catholiques sincères, français sans craintes ni reproches, doivent d’abord refuser la version binaire de l’affaire. Ensuite, ils ne doivent pas donner d’avance tort à l’ennemi et raison à ses frères, mêmes quand ces derniers sont dans l’erreur.
Rappelons-nous même saint Louis — bien qu’il fît des autodafés du Talmud —, rendant justice à un juif lésé, sans rompre l’ordre chrétien pour autant. Il est possible de défendre un accusé faussement condamné sans participer au commerce de l’Antéchrist.
📺 V – Ressources, vidéos et lectures pour voir clair et se faire une idée
📽️ Sélection de vidéos abordant avec nuance ou contradiction l’Affaire Dreyfus :
- https://youtu.be/OMvo2PX4_l0
- https://youtu.be/S1kzCY5LyWY
- https://youtu.be/WdOV9xt6Ig0
- https://youtu.be/8sRkJQkm7vY
- https://youtu.be/SyN8S7Lb-Kk
- https://www.youtube.com/live/Zw_4cKMqV7U
- https://www.youtube.com/live/yC5lOPmVGxs
- https://www.youtube.com/live/-NIhsFLpen8
📌 Article complémentaire recommandé :
🔗 Page du Bréviaire de Combat
🛎 Frappe multidirectionnelle
Même dans notre République-bouse, la justice est rendue au nom de Dieu. D’ailleurs, dans un tribunal, on vous demande de prêter serment. Condamner sciemment un innocent, c’est se moquer de Dieu. Juif ou pas juif, cela ne rentre pas directement en ligne de compte.
Et donc, quand bien même Dreyfus serait innocent, cela ne justifie ni la frénésie médiatique ni les récupérations idéologiques ultérieures — souvent judéo-gauchistes, en particulier macronistes dernièrement. Et, dans l’absolu, quand bien même, il serait coupable, son procès fut un scandale qui entacha la France face à la Prusse.
La justice exige plus que des preuves frelatées ou de rejets viscéraux. Elle exige une rigueur, une élévation, une fidélité à ce que Dieu seul juge en vérité. Laissons les sépulcres blanchis faire commerce de leur indignation ; pour notre part, nous préférons le silence austère des consciences droites à l’agitation impure de tribuns vendus.
Toute ressemblance avec une époque où l’injustice est vêtue des oripeaux du progrès serait « fortuit ». Ce monde ne veut point de la vérité, parce qu’il en est incapable.
Nul justice hypocrite à deux vitesses, rejetons ce fait, contrairement à la justice actuelle, orientée contre les mâles blancs, et ceux non reniés en particulier.
La Rédaction
🥊 Nos articles de la Straße
Édouard Drumont à propos desdits Aryens, écrivain catholique et national français
Régents et traitement de la communauté juive de Louis XV à Louis-Philippe
Thaïs d’Escufon l’AW, ventre à l’air et sacrilège pro-sioniste en chœur
Le sabre de l’Islam dans l’Empire fasciste italien sous le Duce
Papautés humanistes et la grande république chrétienne “platonique” : le Verbe en croisade
Vers un nom pour l’Europe politique : des croisades aux “États-Unis d’Europe” de Victor Hugo ?
Meurtre en Haute-Marne, avortement sans délai en Angleterre, Iran-Israël — Rivarol, juin 2025
Rites montiniens et polémique entre l’abbé Rioult, Jérôme Bourbon et des rivaroliens

7 commentaires
Réagissez à cet article !