• L’Histoire européenne face au tribunal “wokiste” & l’intemporalité des splendeurs oubliées ! (Mgr Bossuet, Baudelaire, Bloy, Bernanos…)



    Sélection bibliothécaire de « La République des Livres » en résonance avec nos thèmes

  • Exploration des tréfonds de l'âme humaine à travers les siècles éprouvés

    Front liminaire

    🌟 Chers lecteurs, souffrez que nous vous entraînions dans un voyage du plus noble aloi, à travers des thèmes qui nous sont chers, et que nous nous répandions derechef sur des œuvres d’écrivains majeurs de la littérature française : Charles Baudelaire, Léon Bloy, Mgr Jacques-Bénigne Bossuet et Georges Bernanos.

    Ces auteurs, chacun en son siècle, ont porté un regard acéré sur leur époque, interrogeant la place de l’homme dans un monde en perpétuelle transformation. Leurs héritage littéraire demeure un phare allumé pour qui cherche à développer son langage, ou encore comprendre les tensions entre tradition et modernité.

    « Quand les hommes ne peuvent changer les choses, ils changent les mots. »
    – Jean Jaurès, Discours à la Chambre, 1895

    En effet, le site La République des livres, tenu ou anciennement tenu par un certain Pierre Assouline, tendant vers l’honnête homme, propose une sélection d’articles par moment en lien avec nos intérêts : littérature française classique, défense de la langue, catholicisme littéraire, traditions européennes enracinées, débats philosophiques et politiques d’orientation délicieusement surannée, critiques de la modernité et portraits d’auteurs enracinés, organiques et traditionnels. 🌟

    Style simple, sublime et envolées lyriques

    Sommaire

    • 1) SUJETS

      I. 📜 Les humanités gréco-latines seraient-elles toxiques ?
      (27 juin 2021)

      II. 🏰 Ce que la Mitteleuropa doit à la nostalgie du monde d’hier
      (1er avril 2014)

      III. 🇫🇷 Ce dont les Français n’ont plus idée
      (1er février 2025)

      IV. ✒️ De la littérature exigeante et de celle qui ne l’est pas
      (18 septembre 2016)

      V. 🎭 « Pour saluer Michael Lonsdale » – entretien
      (21 septembre 2020)


      2) AUTEURS

      I. 🕯️ Charles Baudelaire, le grand consolateur
      (19 juillet 2024)

      II. 📿 Léon Bloy, le mendiant ingrat, nous écrit
      (3 mai 2013)

      III. ⚡ Bernanos, électron libre
      (12 octobre 2013)

      IV. 🧬 Héritage croisé, résonances actuelles

    Σ

    1) SUJETS

    « Claude Lévi-Strauss a lancé naguère une de ces sentences définitives que seule la vieillesse autorise : “Nous crevons du relativisme culturel qui aboutit à comprendre ce qu’il faudrait condamner.” »
    Pierre Assouline le cite dans un article paru dans Le Monde daté du 24 janvier 2005, intitulé “Claude Lévi-Strauss ou l’homme de toutes les tribus”

    I. Les humanités gréco-latines seraient-elles toxiques ? (

    Ce premier chapitre ouvre le ban sur un accablement récurrent : la mise au ban des lettres anciennes, ce socle bimillénaire que furent le grec et le latin, aujourd’hui voués aux gémonies par l’idéologie du monde, Vatican II compris. Le propos d’Assouline, daté du 27 juin 2021, s’appuie sur des exemples concrets venus des campus américains, où les « humanités classiques » sont taxées de « blanchité » structurante, de colonialisme larvé, et de patriarcat diffus.

    Dans un tour de force satirique, il ironise sur ce qu’il nomme un « maccarthysme inversé » : les zélateurs de la (non) justice sociale y deviennent des inquisiteurs modernes (souvent au RSA), sommant les lettres antiques de rendre gorge. Donna Zuckerberg, zélote intersectionnelle et sœur du célèbre Mark (Prince des tapis, depuis Facebook), incarne ce zéphyr purificateur de la vue rétrospective, et dont l’auteur souligne la désastreuse portée : réduire Platon, Cicéron ou Aristote à des oppresseurs potentiels – sic.

    Il ne s’agit point ici d’un sujet anecdotique. Le combat est civilisationnel : saborder les humanités, c’est scier l’autel même de la mémoire occidentale. L’auteur nous invite donc, à rebours de la déshérence mentale de nos jours, à réhabiliter l’étude des classiques comme une école de rigueur, d’élévation, d’ouverture et de méditation. Le grec n’est pas l’ennemi du divers ; il en est le tremplin.

    II. Ce que la Mitteleuropa doit à la nostalgie du monde d’hier (1 avril 2014)

    En date du 1er avril 2014, l’article exalte un concept nébuleux mais fécond : la Mitteleuropa. Non pas tant une région qu’un souffle, un esprit, celui de l’Europe centrale où se croisent parfois, certes, l’ashkénaze avec le génie allemand – âge d’or mythifié, remis en cause par la sainte Shoah et le Rideau de fer. Assouline y convoque Stefan Zweig, prince de cette mémoire, dont Le Monde d’hier sert d’emblème à toute une civilisation à présent anéantie.

    Cette nostalgie, non passivité, est le regret assumé et romantique d’un monde disparu devenant une façon de résister au relativisme diluant. Il y a là une Europe mélancolique mais brillante, polyglotte, raffinée, qui savait conjuguer les contraires. Et si cette Mitteleuropa, cette Europe centrale, tel un palimpseste, nous offrait encore la clé d’une direction scolaire à reconstituer, à refonder ?

    III. Ce dont les Français n’ont plus idée (1 février 2025)

    Paru le 1er février 2025, cet article ciselé exhale un parfum de poudre : il est question ici de la langue française du Grand Siècle, celle de La Fontaine, Bossuet, Racine. Monsieur plaide, sans vergogne ni nostalgie muséale, pour une reconquête du français tenu, châtié, élégant.

    Il salue la réédition de La Fausseté des vertus humaines de Jacques Esprit, ainsi qu’un recueil de portraits intitulé Grandeur de l’esprit français, comme autant de joyaux stylistiques. Sa colère fuse : « une odeur de naphtaline nimbe le souci de la langue », disent certains. Qu’ils s’étouffent dans leur crasse ! Qu’ils s’étranglent devant le bien, le beau et le vrai ! Car le combat pour la langue est un combat pour l’esprit.

    Ce plaidoyer sculpté, pour un français, résonne comme un écho de notre propre mécontentement. Oui, cela est jouissif, il faut réarmer la parole, restaurer l’exigence, bouter hors de nos phrases les fadaises molles, les ronds de jambe superflus, les erreurs syntaxiques. Et redonner au verbe sa dignité d’antan, à l’écolier sa grammaire d’autrefois : devant les conservateurs qui conservent ce qu’ils ne faut pas garder, et le gauchiste, souhaitant détruire le peu qui reste de bien.

    IV. De la littérature exigeante et de celle qui ne l’est pas (

    Le 18 septembre 2016, Pierre Assouline prend plume contre un fléau : la croyance égalitariste – cet agent de dissolution – où tout se vaudrait, en littérature comme ailleurs. Il fustige le relativisme rampant et corrosif qui nie le jugement, cette « saloperie » (sic), cette « galanterie », qui humilie la pensée sous le manteau doucereux de l’opinion.

    Avec verve et rigueur, il rappelle qu’il existe des critères objectifs : profondeur, style, composition. Les vauriens les nient pour pas que l’on découvre leur nullité. Que tout lecteur un tant soit peu formé sent bien la différence abyssale entre Saint-Simon et une production contemporaine quelconque. Que juger est un devoir, et en tout.

    Derridéens, postmodernes et amateurs de platitudes en prennent pour leur grade. Chose roborative, l’article est un décret contre la paresse intellectuelle et un appel à l’élite de l’esprit. Qu’on lise moins, mais qu’on lise mieux ! Tel est le cri auquel nous souscrivons sans réserve.

    V. « Pour saluer Michael Lonsdale » – entretien (21 septembre 2020)

    Ce dernier chapitre, paru le 21 septembre 2020, change de ton. Il est lumineux, recueilli, empreint d’une douceur mystique. On y lit les paroles d’un comédien, Michael Lonsdale, mais aussi celles d’un croyant, d’un lecteur, d’un homme enraciné.

    Il y parle de Charles Péguy comme d’un frère spirituel, admire sa foi, sa lucidité prophétique, son patriotisme, sa plume litannique, sa tristesse habitée. Il évoque sainte Jeanne d’Arc, sainte Thérèse de Lisieux, les grands mystiques. Il relie théâtre et spiritualité, art et grâce.

    On pourrait croire à un anachronisme. Mais ce qui est donné à entendre ici, c’est une « résurrection » : celle d’une culture catholique incarnée, vive, incarnée dans un homme d’aujourd’hui. Fidèle, humble, fervent.

    2) AUTEURS

    I. Charles Baudelaire, le grand consolateur (19 juillet 2024)

    « La modernité, c’est le transitoire, le fugitif, le contingent, la moitié de l’art, dont l’autre moitié est l’éternel et l’immuable. »
    — Charles Baudelaire, Le Peintre de la vie moderne.

    Charles Baudelaire, figure emblématique du XIXᵉ siècle, reflète le poète en lutte avec les défauts de son époque. Son recueil Les Fleurs du mal dépeint une société tiraillée entre le progrès technique et la perte de repères spirituels, ce qui ne dénote pas tant avec notre époque, auquel se surajoute le numérique. Baudelaire s’érige en flâneur, observateur attentif des bouleversements urbains, capturant la beauté fugace d’un monde naissant.

    Son concept de modernité, défini comme « le transitoire, le fugitif, le contingent », souligne la dualité entre l’éphémère et l’éternel. Baudelaire perçoit la ville moderne comme un lieu de contradictions, où la splendeur côtoie la misère, reflétant ainsi les paradoxes de l’âme humaine et des sociétés.

    II. Léon Bloy, le mendiant ingrat, nous écrit (3 mai 2013)

    « Le désespoir est la matière première de toute œuvre véritable. »
    — Léon Bloy, Exégèse des lieux communs.

    Léon Bloy, surnommé « le pèlerin de l’absolu », se distingue par une écriture incendiaire, fustigeant les compromissions de son temps. Son œuvre, marquée par une foi ardente, dénonce avec véhémence le matérialisme et l’indifférence spirituelle de la société bourgeoise.

    Bloy, non sans romantisme peut être, considère la souffrance comme une voie de purification, une nécessité pour atteindre la vérité. Son intransigeance fait de lui une figure à part, souvent incomprise, mais en tout cas, engagée dans la quête du divin et de la saine polémique – contre Édouard Drumont notamment.

    III. Bernanos, électron libre (12 octobre 2013)

    « Le monde moderne ne sera pas châtié. Il est le châtiment. »
    — Georges Bernanos, La France contre les robots.

    Georges Bernanos, écrivain du XXᵉ siècle, difficilement étiquetage entre gauche et droite, s’illustre par une contempteur des dérives du monde moderne. Ses romans, tels que Sous le soleil de Satan et Journal d’un curé de campagne, détaillent les tourments d’une âme humaine confrontée à la perte de sens, des traditions, de la passion sociale, et à la tentation du nihilisme.

    Bernanos s’inquiète de la déshumanisation engendrée par le progrès technologique et le consumérisme. Il perçoit tout cela comme une menace existentielle, contre toute spiritualité, appelant à une résistance intérieure d’abord, et à un retour aux principes chrétiens.

    IV. Héritage croisé, résonances actuelles

    L’héritage de Baudelaire, Bloy et Bernanos demeure pertinent, car ils se rejoignent dans le rejet de la superficialité, du matérialisme et de la perte de repères – du bon sens même. Cela trouve une résonance particulière dans nos sociétés d’Europe de l’Ouest.

    En somme, ce trio d’écrivains, par leur regard perçant et leur plume incisive, nous exhortent à ne point céder aux sirènes d’une technologisation déshumanisante – avant l’ère des transgenre -, mais à chercher en nous-mêmes, collectivement, les ressources spirituelles afin de transcender les vicissitudes de leur temps comme du nôtre, même si cela appel à une relative actualisation !

    Pour approfondir

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    Res Publica Christiana, ou société parfaite : continuités historiques d’unité chrétienne

    Critique de droite radicale de la bourgeoisie et auteurs

    Contribution à l’universel du modèle d’homme allemand : le savant

    Quelques honnêtes hommes latins ; l’Antiquité et les Humanités

    Hommes & société : trajectoire technologique du futur (Bernanos, Orwel, Huxley)

    Georges Bernanos, la liberté imprenable (Une vie, une œuvre)

    Paganisme versus christianisme & question juive – Joseph Mérel 3/3

    L’heure de la Doctrine tranchante : aux armes & claviers citoyens ! (Telegram)

    Age of Empires ou le numérique au service du fascisant

    De la génération sacrifiée aux héritiers numériques (1940-2025)

    La Congrégation de Marie Reine Immaculée (CMRI)


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