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Publié le par Florian Rouanet
De la guerre à la reconstruction :
souffrance & jouissance, au monde en crise !
Impasse & réactions !
Préambule :
🇫🇷 En France, depuis le XXᵉ siècle (de la dernière guerre à nos jours), bien que prises dans un engrenage, les générations successives ont façonné le monde selon leurs façons de voir et suivant un cours logique et assez similaire.
Toutefois, un constat s’impose : les valeurs traditionnelles — enracinées dans l’histoire française, et éprouvées par les siècles, la transmission familiale et les commandements divins — ont subi une érosion sans précédent marquée, notamment sous l’effet du matérialisme post-Seconde Guerre mondiale, et doublée d’une ascension sociale fulgurante des baby boomers ex prolétaires.
Cette dynamique (post-soixanthuitarde) a conduit à une société malade, auto-destructrice et en quête de repères, où le « complotisme » ne résulte que d’une réaction symptomatique au malaise existentiel grandissant.
Les nouveaux arrivants sont de moins en moins bien formés, avec des écoles entrées en décadences, et baignants dans une technologisation toujours plus prenante et omniprésente.
Ainsi, nous analyserons ces générations dans leur succession, en opérant les distinctions d’usage & en mettant en exergue les fractures générationnelles (bien qu’ils existent par ailleurs des fils de boomers fidèles, encore pires que leurs parents !) qui ont façonné nos époques, et le propos, peut être étendu à toute l’Europe de l’Ouest.

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Sommaire :
I. La génération de l’avant & pendant-guerre : la souffrance & le désir de jouissance
- Une jeunesse brisée par la guerre
- Reconstruction économique & déclin du sens du sacrifice
II. Les « baby-boomers » : prospérité matérielle sans héritage spirituel
- L’essor du prolétariat & la montée de la société de consommation
- Un abandon radical de la tradition & du patriotisme
III. Générations X, Y & Z : fractures & illusions modernes
- Génération X : quasiment les derniers dépositaires d’un monde ancien
- Génération Y ou milléniaux : entre rupture & nostalgie
- Génération Z : isolement numérique & dissolution accrue des repères
IV. Vers un effondrement civilisationnel ou un renouveau ?
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Modèle économique & social à bout de souffle
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La réaction : complotisme, dissidence & quête de sens
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I. La génération de l’avant & pendant-guerre : la souffrance & le désir de jouissance
1. Une jeunesse brisée par la guerre
Les générations ayant connu les affres d’un des deux conflits mondiaux ont été marquées par des privations, la peur & une conscience aiguë du sacrifice.
Mais l’absence de pente sèche est vraie davantage pour l’après Grande guerre, qui a vu naître des nationalismes forts affirmés, malgré l’aspect suicidaire et hystérique de la guerre susdite.
Ces hommes et femmes, héritiers d’un monde révolu où les valeurs de devoir & de foi structuraient encore plutôt bien la société, ont porté sur leurs épaules la reconstruction d’une France meurtrie – et hélas, lors de la Seconde guerre mondiale, et contrairement à l’Allemagne (ayant fait appel à l’Est du pays), en partie avec la future politique immigrationniste.
Toutefois, notamment avec les années folles des années 30, on constate l’arrivée d’une génération lasse de la guerre, et des bonnes mœurs, cherchant à « jouir sans entrave » (+ les bals interdits bénéficiants de complicité policière sous Pétain). Ce sont ces futurs parents qui transmettront à leurs enfants (futurs boomers) le goût pour les études, le bien matériel et la « libre pensée ».
2. Reconstruction économique & déclin du sens du sacrifice
Si aristocrates et paysans acceptèrent que leurs enfants allassent mourrir à la guerre, il n’en fut pas de même avec l’esprit bourgeois vicié et vicieux !
La fin de la guerre fut certes synonyme de « prospérité économique » & d’ascension sociale pour les classes laborieuses.
Cependant, ce regain matériel ne s’accompagna point d’une restauration nationale et catholique, bien au contraire, car Vatican II se profilait, en plus d’un rouleau compresseur « libéralo-communiste » et « judéo-maconniques » omniprésents, revenus notamment dans les fourgons de Charles De Gaulle.
En quête d’un « mieux-être » sécularisé, cette génération transmit à ses enfants l’idée d’un monde « libéré des contraintes du passé », où le bien-être individuel prévalait sur les principes d’ordre, de hiérarchie, de tradition & de foi.
II. Les « baby-boomers » : prospérité matériel, sans héritage spirituel
1. L’essor du prolétariat & la montée de la société de consommation
Le « baby-boom », « paradoxalement » initié sous la politique familiale de Vichy, symbole d’un monde en expansion, vit l’émergence d’un prolétariat embourgeoisé, porté par la croissance économique fulgurante des Trente Glorieuses.
Cependant, cette « ascension » se fit sans le bagage humain, culturel, intellectuel & spirituel nécessaire, au maintien des valeurs nationales et ancestrales. Même lesdits dialectes ce sont largement perdus à partir de ce moment. Voilà ce dont on paye encore le prix chaque jour !
Si ces boomers, que nous connaissons par ailleurs, ont un reste de côté charmant, semi-cultivé et débrouillard : ils furent des laissés pour compte, en dehors de cette réussite sociale apparente !

2. Un abandon radical de la tradition & du patriotisme
Les baby-boomers furent les premiers à briser la chaîne de transmission historique, préférant l’hédonisme & le matérialisme aux grandes vertus de rigueur, de discipline & de foi.
Non véritablement guidés et éduqués par leurs parents, ils deviendront vite moins sympathiques, car sur eux pèse la responsabilité de l’abandon de deux milles ans de civilisation française et européenne.
Les mouvements de mai 68, auxquels ils ont contribué pour une large part (!), en s’attaquant à la structure familiale & religieuse, pour le remplacer par un étatisme individualiste, ouvrirent la voie à une société complètement atomisée, où l’individu était désormais sa propre norme.
III. Générations X, Y & Z : fractures & illusions modernes
Il existe des barèmes légèrement différents, mais nous avons fait le choix d’en prendre un traitant davantage par des tranches de vingt années environ :
1. Génération X : quasiment derniers dépositaires d’un monde ancien
Nés entre les années 1960 & 1980, les individus de la génération X ont grandi avec les vestiges d’une France certes sur sa fin, mais encore un minimum enracinée, plutôt homogène, avec peu de présence numérique.
Ainsi, ils subsistaient des repères issus de l’ancien monde d’avant-guerre. Ce furent néanmoins les témoins d’un basculement : chute du mur de Berlin, lubie de la démocratie universelle fantasmée, début de ladite mondialisation galopante.
2. Génération Y ou milléniaux : entre rupture & nostalgie
Appelés parfois « millennials », ceux nés entre 1980 & 2000, dont nous faisons partis, furent pris petit entre deux mondes, technologiquement parlant : celui de leurs aînés, encore attaché à un certain cadre naturel, & celui d’un XXIᵉ siècle ultralibéral où la technologie remplaçait la culture.
C’est cette génération plutot « informaticienne » qui, à cause de sa société malade, et ayant vu basculer ce long fleuve tranquille de paix après guerre, se traduisant non seulement par des guerres occidentales dans le monde (Moyen-Orient, Ukraine, etc.), mais également des répercussions sociales et économiques, ainsi qu’un désenchantement de tout ce qui était innocent : LGBT, pédocriminalité de réseau, etc ; a fait naître en réaction le complotisme.
En dehors de tous les fils fidèles des boomers, génération n’a pas encore donné tout son potentiel et peut-être porteuse d’espoir grâce à son « entre deux ». Elle peut encore osciller entre rébellion contre le système dominant & fascination pour un passé révolu (la tradition étant très forte !) qu’elle tente de ressusciter par des formes de néo-traditionalisme, de nationalisme et/ou de retour à la tradition catholique – ce qui existe comme tendance, mais est loin d’être ultra-massif !
3. Génération Z : isolement numérique & dissolution des repères
Les « post-2000 », élevés dans l’ère du tout-numérique, sont peut-être les plus préoccupants, car nous méconnaissons totalement ce que cela peut donner dans l’absolu.
Coupés du réel, intoxiqués par les nouvelles technologies, ainsi que le poids des générations précédentes paumées, ils sont la première génération véritablement façonnée par une société sans ancrage collectif. Leur avenir demeure incertain, entre aspirations révolutionnaires & passivité consumériste.
Un accident généralisé de l’électricité et/ou de l’Internet, à échelle mondiale, serait une surprise probablement effroyable pour tout le monde, mais surtout pour eux !
Toutefois, on ne détruit pas de façon si simple la nature humaine, et de plus, ils ont pour eux la fougue de la jeunesse. Comme cela se constate à chaque fois, pour le meilleur et pour le pire, nous sommes les héritiers des ailleurs plus ou moins lointains !
Si un espoir subsiste et persiste avec les nouvelles générations, c’est la diminution de l’emprise des dogmes dits rationnalistes, de l’homme descendu du singe à la sacro-sainte shoah. Grâce au tout internet, il est devenu plus difficile pour l’histoire officielle de museler ses contradicteurs. La Z est ainsi la première génération officiellement d’après guerre pour qui M. Adolf Hitler n’est pas nécessairement l’avatar du mal !

IV. Vers un effondrement civilisationnel ou renouveau ?
Cela respire, en de nombreux points, la fin d’Empire romain, à bout de souffle, tenant une situation où les générations ne veulent plus se combattre pour elle-même (saint Jérôme le dénonçant !), mais sauver ses prébendes, ses derniers meubles intacts, fussent-ils peu nombreux !
1. Modèle économique & social à bout de souffle
Le modèle hérité de Nuremberg, puis des Trente Glorieuses n’est plus viable en rien : chômage de masse, dette abyssale, crise migratoire & déclin industriel marquent le glas d’une société qui a préféré l’illusion du progrès matériel à la pérennité d’un ordre civilisationnel et du véritable progrès : celui moral et social !
2. La réaction : complotisme, dissidence & quête de sens
Face à cette décadence, un phénomène prend de l’ampleur : la réaction sous diverses formes. Certains s’engouffrent dans le complotisme, cherchant des explications fantaisistes selon leur mal-être. D’autres, plus lucides, se tournent vers des formes de résistance/dissidence intellectuelle & spirituelle, plus authentiques, cherchant à retrouver une cohérence perdue, ce en quoi ils ont raison !
Michel Drac, figure de la mouvance dite dissidente et survivaliste, a par exemple analysé ces fractures générationnelles avec pertinence, bien que nous ne partagions pas l’ensemble de ses positions (il est protestant par ailleurs).
Σ
L’histoire des générations contemporaines révèle un lent processus de déconstruction, où l’héritage spirituel & identitaire a été sacrifié sur l’autel du matérialisme.
Cependant, il existe encore une brèche d’espérance : notamment par la génération des trentenaires & quadragénaires actuels, derniers témoins d’un monde changeant et en voie de disparition, pourrait bien être celle qui amorcera une reconquête politique, à condition qu’elle sache dépasser les mirages technologiques & consuméristes.
Pour approfondir :
- Michel Drac, Crise économique ou crise du sens, éditions Le Retour aux sources
- Enquêtes sur la loi du 3 janvier 1973 (statut de la Banque de France), via Jacques Cheminade, etc.
- Dossiers anti-boomers de Démocratie Participative.
卍
Le symbole dit de la Swastika, bien que souvent associé à des doctrines contemporaines, trouve ses origines dans de nombreuses traditions spirituelles et culturelles anciennes, notamment en Asie et en Occident, mais également dans les cimetières européens et certaines paroisses catholiques. Son usage ici s’inscrit dans cette perspective historique et culturelle.
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