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Publié le par Florian Rouanet
Nous devons viser le plus possible l'unité positive et non celle négative/hostile Si vous êtes adepte du vide, de la médiocrité, ou de la comploïte cauchemardesque improuvable : circulez !
Préambule :
La politique, l’histoire et les conflits idéologiques regorgent de critiques et d’oppositions, mais que vaut un combat sans idéal positif ? Que sert-il d’accuser, de dénoncer, de s’indigner, si l’on ne défend pas un modèle avec rigueur, constance et foi ?
Trop d’esprits de nos contemporains se complaisent dans l’analyse des périls, supposés ou véritables, sans jamais se hausser à la hauteur de ce qui mérite d’être défendu. Ils errent dans un océan de controverses et de polémiques, s’attachant plus à leurs ennemis qu’à leurs propres (non-)principes. Or :
« La simple connaissance érudite des théories et des faits politiques, ce qu’on appelle l’actualité politique, est nocive sans une authentique philosophie politique et sans la métaphysique naturelle de l’intelligence humaine, que saint Thomas appelle le sens commun. »
Abbé Julio Meinvielle – Conception catholique de la politique.
L’époque est en crise, non seulement politique et en économie, mais surtout spirituelle profonde. Et la grande faiblesse de notre camp réside dans son incapacité à bâtir, à incarner un idéal de civilisation, préférant se livrer à une fascination morbide pour les causes de sa propre décadence, ou encore de s’attacher à des chimères périmées, à la lettre morte, à l’instar des pharisiens.
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Sommaire :
I. L’illusion du combat réactif
II. La nécessité d’un modèle civilisationnel affirmatif
III. La supériorité du Bien commun sur la dénonciation du Mal
IV. S’élever au-dessus des médiocres : penser en bâtisseurs☧

I. L’illusion du combat réactif
La tentation réactive hante toutes les droites européennes depuis des décennies. Devant les vagues successives d’immigration, à l’effondrement moral, au chaos social, à la domination de ladite hyper-classe mondialiste, nombreux sont ceux qui s’enferment dans la dénonciation, le ressentiment, et l’obsession de l’ennemi mythifié et diabolisé, en dehors du réel.
L’on ne parle que de « l’islamisation », du « complot franc-maçonnique », de « l’influence juive », de « l’insécurité », comme si ces sujets, bien que réels et préoccupants, suffisaient à justifier une politique. Cette posture est une impasse. En vérité, celui qui ne fait que dénoncer l’adversaire est déjà dominé par lui, car il se laisse enfermer dans son cadre, il n’existe que par lui, et volontairement. Il n’est qu’un opposant stérile, incapable d’offrir une alternative, condamné à une posture défensive éternelle.
II. La nécessité d’un modèle civilisationnel affirmatif
Que voulons-nous ? Voilà la seule vraie question politique. Il ne s’agit pas de ce que nous combattons, mais de ce que nous entendons restaurer, incarner, promouvoir avec toute notre énergie et notre compétence.
La civilisation européenne repose sur trois piliers essentiels :
- L’héritage gréco-romain : raison, ordre, grandeur esthétique et philosophique.
- La foi chrétienne : vérité transcendante, hiérarchie naturelle, Bien commun.
- La nation : unité du peuple, enracinement, race vivante.
Or, ces trois piliers sont attaqués non seulement par des forces extérieures, mais aussi et surtout par la paresse et l’abandon des Européens eux-mêmes. Qui, aujourd’hui, incarne réellement cet idéal ? Qui s’y consacre avec ferveur, dans son mode de vie, son engagement, sa formation intellectuelle ?
III. La supériorité du Bien commun sur la dénonciation du Mal
Là où certains se repaissent d’angoisses et de scandales, il faut rappeler une vérité fondamentale : on ne combat pas le mal par le mal, mais par le bien.
L’on ne parle jamais de « mal commun », mais bien de « Bien commun », car ce dernier est l’axe structurant de toute civilisation, ainsi même le Diable n’est qu’une « négation » caricaturale du Bon Dieu.
Il ne suffit pas de haïr la décadence, encore faut-il aimer l’ordre. Il ne suffit pas de conspuer l’athéisme et l’apostasie, encore faut-il vivre en chrétien. Il ne suffit pas de déplorer la disparition de la culture classique, encore faut-il la lire, l’étudier, la transmettre.Un rayon d’obscurité n’a jamais annihilé la lumière, alors qu’un rayon du soleil abat la nuit !
IV. S’élever au-dessus des médiocres : penser en bâtisseurs
Dans cette époque de médiocrité, la masse se précipite vers l’insignifiance, se nourrissant de polémiques stériles, de « comiques » vulgaires et de discours vides de sens.
L’ère numérique et du spectacle (Guy Debord) n’a fait qu’accélérer cette dégénérescence du débat politique, de la juste disputatio, transformé en une foire aux buzz où triomphent caricature et trivialité délétères.Comme le disait en substance un auteur qui nous échappe hélas :
L’imbécile s’intéresse aux personnes, le médiocre à l’actualité, l’intelligent au fond des idées.
Celui qui veut véritablement agir pour sa patrie et pour la foi doit se détourner ou réduire fortement des distractions futiles, des querelles vaines, et se consacrer à l’édification de l’avenir. Cela passe par trois impératifs :
- Se former intellectuellement (et plus !) : maîtriser selon sa compétence la philosophie politique, l’histoire, la doctrine sociale chrétienne et « nationaliste ».
- Vivre en exemple : incarner l’idéal que l’on défend dans son quotidien, dans sa famille, dans sa communauté, pratiquer le sport et travailler avec acharnement.
- Bâtir des structures : écoles, médias, cercles d’influence, mouvements, communauté, œuvres de charité, tout ce qui permet de restaurer un ordre stable et enraciné.
Il ne suffit pas de parler, il faut faire. Il ne suffit pas de combattre, il faut bâtir, et en ce sens platonicien :
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L’amour des beaux corps (le plus bas)
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L’amour des belles âmes
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L’amour des institutions et des sciences
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La contemplation de l’idée du Beau absolu (le plus haut)
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Ainsi, il est urgent de sortir du piège de la réaction stérile et de s’élever vers une pensée constructive. Nous ne gagnerons pas en hurlant plus fort que nos adversaires, mais en édifiant un monde où ils n’auront plus d’influence, un monde où ses principes et sa présence sont intrinsèquement ruinés.
Sachez donc pourquoi vous combattez avant de savoir qui vous combattez. Car l’ennemi, en définitive, n’est rien face à la force d’un idéal.
Viva il Duce !

Soldat politique
Même Hitler était plus raciste (cause) qu’antisémite (conséquence), c’est dire !
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