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Publié le par Florian Rouanet
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Introduction et résumé :
L’idée de ce papier, après la petite liaison bénéfique entre Pie XII et Pétain, est de montrer la double déchéance de l’Etat français et de l’Etat du Vatican, n’honorant plus Dieu, au profit d’un « rationalisme » irraisonné – chose encore plus grave dans le second cas d’ailleurs, si l’on peut établir des hiérarchies en la matière.
En effet, De Gaulle est un traitre à plus d’un titre : 1) pour avoir provoqué la guerre civile franco-française en 1940 (lire le Livre noir de l’Épuration d’Henry Coston), ensuite 2) pour avoir été de « droite » d’origine, tout en consolidant un régime en réalité d’ultra gauche dans ses fondements, et enfin 3) pour avoir abandonner à la mort les Français en Algérie, en bradant l’Empire à la même occasion.
Sommaire du Bal des traitres !
I. De Gaulle et Roncalli/Jean XXIII.
II. De Gaulle et Montini/Paul VI.
III. Convergences : laïcité républicaine et aggiornamento conciliabulaire
I. De Gaulle et Roncalli/Jean XXIII
Le 27 juin 1959, le général, ou colonel de Gaulle pour les intimes, alors président de la République française, effectue une visite officielle au Vatican pour rencontrer Jean XXIII.
Cette entrevue s’inscrit dans le cadre d’un voyage officiel en Italie, marquant la volonté de renforcer les liens entre la France et le Saint-Siège (ou plutôt la chaise délabrée par le modernisme…).
Les deux hommes s’étaient déjà rencontrés en 1944, lorsque Mgr Angelo Roncalli, futur Jean XXIII, était nonce apostolique à Paris.
Accompagné de son épouse Yvonne, de Gaulle est reçu avec les honneurs dans la cour Saint-Damase du Vatican.
Lors de cette rencontre, les deux hommes s’envoient des fleurs mutuelles incessantes sur leurs engagements : pour la France, « l’Eglise » et la paix dans le monde…
De Gaulle forme des vœux pour « la prospérité et la gloire de notre Église catholique », laissant transparaître apparemment son appartenance à la communauté catholique.« Nous déposons, au nom de la France, nos respects à ses pieds. »
« La France est, pour son histoire, son héritage et sa vocation, profondément marquée par le christianisme. Cette empreinte spirituelle a imprégné notre culture et nos mœurs, inspiré nos arts et nos lois, et demeure vivante dans l’âme de notre peuple. »
De Gaulle à Roncalli/Jean XXIIIAinsi, et des deux côtés, tout en souhaitant respecter la laïcité d’État de la Constitution gaulliste de 1958, nul conflit ou remontrance ne transparaît de la part de Rome, mais simplement de l’acquiescement, des éloges et de la mollesse. Voilà qui en dit long sur l’état de pourrissement moderniste au Vatican d’alors.
II. De Gaulle et Montini/Paul VI
L’ancien président de la République française, le rencontre officiellement le 31 mai 1967 au Vatican (soit, 8 ans après M. Roncalli !).
Cette visite intervient au milieu de bouleversement, tant en France, qu’au sein de la direction du Vatican, faisant suite au traître conciliabulaire précédent.
Le président français est reçu avec faste, et après une cérémonie protocolaire, une audience privée a lieu entre Paul VI et Charles de Gaulle.Pour de Gaulle, il s’agit de reconnaître « nos racines catholiques » tout en affirmant paradoxalement la neutralité laïque de l’État, mais également, au cœur de l’actualité : de discuter de la Guerre froide et de la décolonisation.
Évidemment, le traître de De Gaulle ne parlera que de « culture » et « d’identité catholique » (sic) : vous n’aurez pas une once de foi ou de croyance ici exposée, même « conciliaire ».
Les mots creux fleurissent et l’on souhaite la « paix mondiale » de toute part. Ce concept d’humanisme abstrait est également fort creux. Et nous ne parlons pas du projet de paix universelle de l’abbé de Saint-Pierre.
« Il faut viser plus loin, élargir l’horizon aux dimensions du monde. Et c’est ce qu’a voulu rappeler Notre récente encyclique sur le « développement », ce « nouveau nom de la paix » en notre siècle. »
« [à propos de la construction européenne, à travers la Communauté Économique Européenne (CEE)] Que la France soit présente à ce rendez-vous en la personne du Chef de l’État lui-même, c’est assez pour montrer le prix qu’il attache au bon fonctionnement de ces jeunes institutions et à l’heureux affermissement de la Communauté européenne. »
« Nous estimons que si le dix-neuvième siècle vit les nationalités prendre conscience d’elles-mêmes et se constituer en États, le vingtième – sous peine de courir à de nouvelles catastrophes – doit être celui qui verra ces États se rapprocher dans une fraternelle entente. »
Montini/Paul VI à De Gaulle (complétement mondialiste-moderniste-humaniste dégénéré…)
Et encore un peu, avec De Gaulle, on nous vendrait un superbe sauveur, « héritier de la France éternelle, cela est proprement insoutenable !
III. Convergences : laïcité républicaine et aggiornamento conciliabulaire
La rencontre entre De Gaulle et des non-Papes susdits s’est inscrite dans un contexte de sécularisation du catholicisme, où la laïcité républicaine et lesdites réformes hérétiques vaticanes s’entrelacent.
Ledit aggiornamento ouvre la voie aux non-valeurs démocratiques et les rapports compatibles entre l’État laïciste et eux, tandis que De Gaulle a veillé à maintenir une liaison laïque vaguement habillée d’eau bénite, déjà frelatée.
Cela se conjugue donc avec une dimension plus subtile et horrible encore : le rapport à la laïcité et à l’évolution desdites institutions religieuses.
Charles de Gaulle, en refondant la République française en 1958, a consolidé les principes républicains de laïcité : il s’attache à préserver une stricte séparation entre l’Église et l’État, conformément aux fondements de la loi de 1905. Et les non-Papes de « Vatican d’eux », eux, amorcent une mise à jour remplie de bogues entre 1962-1965. Ces derniers épousent le monde moderne, au détriment de la foi et de la doctrine catholique, par le dialogue interreligieux entre autres choses.
Pour De Gaulle, cela représente une occasion de renforcer l’image fausse d’une France profondément enracinée dans son histoire chrétienne. Mais il en faudra du courage intellectuel et du recul pour comprendre tout ce qui se tramait de mauvais derrière cela pour la nation française comme pour l’Église catholique !


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