• « Régime de Vichy » expression dénigrante et antipétainiste de la dissidence « judéo-gaulliste »



    Manipulation sémantique pour nier la légitimité de l’État français

  • Préambule

    L’usage de l’expression « régime de Vichy », aujourd’hui omniprésente, résulte d’une stratégie élaborée par la dissidence gaulliste afin de délégitimer l’État français du Maréchal Pétain.
    Ce choix sémantique n’est ni neutre ni anodin : il vise à nier la continuité de l’État français, post-IIIème République, sous l’autorité du Maréchal en le réduisant à une entité illégitime, usurpatrice et soumise à l’Occupant.

    Or, l’État français ne fut en rien un « régime de circonstance » : il résulta du vote légal des Chambres en juillet 1940, il fut reconnu internationalement (Vatican, Etats-Unis, etc.), et il engagea plutôt la France dans une politique de redressement.
    En outre, l’emploi du terme « régime de Vichy » fut d’abord une construction politique du général De Gaulle et de ses soutiens, notamment René Cassin, juriste engagé dans ladite France libre et figure de la communauté juive française.

    Sommaire

    I. Origine et diffusion de l’expression « régime de Vichy »
    II. René Cassin et la dissidence judéo-gaulliste
    III. Une volonté de délégitimation juridique et politique
    IV. Le rejet international et la reconnaissance de l’État français
    V. Conclusion : une bataille des mots


    I. Origine et diffusion de l’expression « régime de Vichy »

    L’expression « régime de Vichy » fut forgée dès les premières années de la Résistance gaulliste afin de nier la légitimité du gouvernement de l’État français.
    En qualifiant ce dernier de simple « régime » installé dans la ville thermale de Vichy, la dissidence gaulliste cherchait à l’assimiler à une autorité locale, éphémère, traîtresse et non représentative de la nation.

    René Cassin, juriste proche de De Gaulle et membre dénommé Comité national français de Londres, joua un rôle majeur dans la diffusion de cette terminologie hostile.
    Dès 1940, il affirmait que le gouvernement du Maréchal Pétain était une « usurpation du pouvoir », arguant que l’Armistice et la politique de Collaboration (défaite puis rencontre de Montoire, qui ne donna pas un renversement des alliances entre Alliés et Axe toutefois) le rendaient illégitime.

    Or, cette vision était contestable sur le plan du Bien commun, du nationalisme, mais également à titre juridique et diplomatique : l’État français avait bien succédé légalement à la IIIᵉ République, sur vote de l’Assemblée nationale réunie à Vichy le 10 juillet 1940, avec une large majorité, y compris des députés issus du « Front populaire », pourtant de gauche « radicale et unifiée ».

    II. René Cassin et la dissidence judéo-gaulliste

    René Cassin (1887-1976) était issu d’une famille juive alsacienne et porta en lui l’héritage du dreyfusisme. Engagé aux côtés du général De Gaulle dès 1940, il participa activement à la structuration militante et idéologique de la France libre.

    « Si d’ici trente-six heures, les pouvoirs publics n’ont pas décidé de continuer la guerre sur un sol français d’outre-mer, c’est à Londres, à ses côtés, qu’il faudra se rendre. »
    — René Cassin, Les hommes partis de rien : le réveil de la France abattue (1940-1941), Paris, Plon, 1974.

    En charge du Comité juridique du gouvernement en exil, Cassin développa l’argumentaire visant à faire de l’État français un gouvernement illégal et illégitime, ce qui justifiait, selon lui, l’annulation de toutes ses décisions après la guerre (ce qui ne fut pas totalement pratiqué).

    Il joua aussi un rôle clé dans la dénonciation des lois dites d’exclusion ou discriminatoires dudit régime pétainiste, notamment par des interventions à la BBC en 1941, où il accusait Vichy de rompre l’unité nationale par ses mesures à l’égard des Juifs (Statut des Juifs, devançant la pression allemande en proposant un résultat moins « brutal ») :

    « Israélites français, vous savez bien que le peuple français n’est pas responsable des mesures dont l’ennemi et ses collaborateurs vous frappent plus encore dans votre dignité d’hommes que dans vos intérêts. »
    — René Cassin, intervention à la BBC, avril 1941.

    On décèle entre les lignes un genre de populisme assez complotiste « inversé » d’ailleurs en ces négations…

    III. Une volonté de délégitimation juridique et politique

    L’influence de René Cassin et du gouvernement gaulliste en exil aboutit, dès 1944, à une offensive législative visant à effacer juridiquement l’État français, après « épuration » et « libération ».

    Le principal texte fondateur de cette annulation fut l’ordonnance du 9 août 1944, qui déclara nulle et de non-effet la loi constitutionnelle du 10 juillet 1940.
    En d’autres termes, cette ordonnance affirmait que le gouvernement du Maréchal Pétain n’avait jamais existé légalement, alors même qu’il avait exercé le pouvoir pendant quatre ans avec reconnaissance nationale ET internationale.

    Cette ordonnance servit de fondement à l’établissement de la IVᵉ République, mais elle ne fut qu’un acte déplacé, de force politique.

    IV. Le rejet international et la reconnaissance de l’État français

    Contrairement à ce que signifie de façon éhontée la propagande gaulliste qui tentait de marginaliser « Vichy », l’État français fut reconnu par la quasi-totalité des puissances mondiales :

    • Les États-Unis : jusqu’en 1942, Roosevelt entretint des relations diplomatiques avec Vichy, notamment par l’intermédiaire de l’amiral Leahy.
    • L’Union soviétique : Staline maintint des relations avec l’État français avant l’invasion de l’URSS par l’Allemagne, bien que les États communistes étaient les seuls à avoir cette tendance au rejet présenté en « légal ».
    • Le Vatican : Rome considérait Pétain comme le chef légitime de la France.
    • La Confédération helvétique : la Suisse reconnut officiellement le gouvernement de Pétain, etc.

    En réalité, seule l’Angleterre de Churchill adopta une position ambiguë. Si Churchill toléra De Gaulle et lui permit d’utiliser la BBC comme tribune, il garda longtemps des relations diplomatiques prudentes, bien qu’hostile, avec Vichy, notamment pour éviter un retournement d’alliance de la France avec l’Allemagne.

    « Churchill voyait en De Gaulle un fardeau plus qu’un allié de poids. »
    — Archives britanniques, entretien de Churchill, 1944.

    V. Conclusion : une bataille des mots

    L’expression « régime de Vichy » est donc une construction idéologique fausse, élaborée par les gaullistes et principalement soutenue par des intellectuels engagés, dont ce fameux « goy breton » René Cassin, afin de justifier la mise au ban de l’État français du Maréchal Pétain.

    À l’instar de Maurice Bardèche, bien que nous sommes fascistes, nous défendrons toujours les Pétain, Salazar et Franco, contre la propagande communiste et gauchiste.

    Ainsi, cette terminologie servit un triple objectif :

    1. Délégitimer juridiquement Vichy en niant la continuité de l’État.
    2. Effacer la responsabilité de la IIIᵉ République dans la défaite de 1940.
    3. Justifier la prise de pouvoir du général De Gaulle et de sa Résistance libéralo-rouge pro USA.

    Pourtant, les faits historiques sont clairs :

    • L’État français fut établi légalement par le vote des Chambres en 1940.
    • Il fut reconnu par presque tous les gouvernements mondiaux.
    • Sa politique de redressement reposait sur une vision nationale et non sur une soumission à l’Occupant.

    Ainsi, parler de « régime de Vichy » plutôt que d’« État français » relève d’une manipulation historique, devenue un dogme sous la IVᵉ et la Vᵉ République.

    📌 Pour approfondir

    📖 À lire :

    • Florian Rouanet – La bataille des mots (lien ici)
    • Philippe Pétain – Discours et écrits politiques (1940-1944)

    🎧 Conférences à écouter :

    • Conférence sur De Gaulle et l’invention du « régime de Vichy »

    In Christo.

    -*-

    La bataille du vocabulaire (Florian Rouanet)

    Les 16 principes de la communauté du Régime de Vichy

    « Par crainte des juifs » – Père François Chazal (CMSPX)

    Rencontres : De Gaulle et non-papes Jean XXIII/Paul VI

    Laïcité et communisme avec le retour de Charles de Gaulle

    De Gaulle, de la légende à la réalité – Amblard de Guerry

    Alain Decaux raconte l’attentat contre De Gaulle – Archive INA

    Guerre civile d’Espagne, du contexte à la prise du pouvoir

    Régents et traitement de la communauté juive de Louis XV à Louis-Philippe

    «Le gaullisme – Maladie sénile de la droite» de Gérard Bedel

    Quand le général Franco a accepté la fausse autorité « conciliaire » et l’hérésie sur la liberté religieuse par mégarde…


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