• Critique de droite radicale de la bourgeoisie et auteurs



    État, aristocratie et bourgeoisie nationale ou hors sol

  • Pour développer une critique originale et dite de droite de la bourgeoisie en tant qu’entité multiple et enrichie par le passé, nous pouvons nous appuyer sur plusieurs références littéraires et philosophiques, en intégrant des citations et des concepts tirés des œuvres mentionnées.

    Nous pourrions axer notre réflexion sur les distinctions internes à la bourgeoisie et sur les implications sociales et politiques de cette classe, en mettant en lumière les contradictions et les tensions qui la traversent.

    Cela pourrait totalement entrer dans le combat chrétien contre la tiédeur, la mollesse et le fait qu’il faille se faire violence pour entrer au Royaume des Cieux !

    Introduction

    La bourgeoisie, souvent perçue comme une classe homogène, recèle en réalité de profondes divisions internes. En examinant les critiques de figures intellectuelles telles que Georges Bernanos, Abel Bonnard, Jacques Ploncard, et Antoine Blanc de Saint Bonnet, nous pouvons saisir les nuances de cette classe, oscillant entre patriotisme et conformisme, attachement au sol et déracinement.

    Werner Sombart, dans son ouvrage Le Bourgeois, critique véhémentement le bourgeois en le décrivant comme un individu profondément/intrinsèquement matérialiste et individualiste, préoccupé avant tout par son propre confort et bien-être. Il décrit le bourgeois comme ayant un esprit calculateur, cherchant constamment à maximiser son profit personnel et à minimiser ses efforts, tout en adoptant une attitude de conformisme et de conservatisme dans la société.

    La Grande Peur des Bien-Pensants de Georges Bernanos

    Georges Bernanos, dans *La Grande Peur des Bien-Pensants*, critique sévèrement la bourgeoisie pour son conformisme et son opportunisme. Il décrit une classe obsédée par la sécurité matérielle et l’ordre établi, au point de sacrifier toute forme d’idéalisme ou de courage moral :

    > « Le bourgeois, c’est celui qui a peur. Il a peur de tout : de l’avenir, de l’inconnu, de l’insécurité. Sa vie entière est une fuite devant la peur. »

    Cette obsession de la sécurité (thème démocratique surexploité par RN et Zemmour) conduit à une paralysie politique et morale, un refus de prendre des risques pour défendre des valeurs plus hautes que le confort matériel.

    Les Modérés d’Abel Bonnard

    Abel Bonnard, dans *Les Modérés*, souligne le caractère conservateur et timoré de cette bourgeoisie, qui se contente de gérer l’existant sans ambition de transformation véritable :

    > « Les modérés sont ceux qui croient que le monde peut durer en se contentant de compromis. Ils ont fait de la prudence une vertu suprême, au détriment du courage et de l’audace. »

    Bonnard dénonce une classe sociale qui, par son attachement excessif à l’ordre établi, contribue à la stagnation et à la médiocrité collective.

    La Peur des Mots de Jacques Ploncard

    Jacques Ploncard, dans *La Peur des Mots*, critique la bourgeoisie pour sa langue de bois et son incapacité à nommer les choses par leur nom. Cette peur des mots trahit une peur plus profonde de la réalité et de ses implications :

    > « Les bourgeois n’aiment pas les mots qui dérangent. Ils préfèrent les euphémismes, les formules creuses qui ne froissent personne, qui n’engagent à rien. »

    C’est la classique circonvolution de celui qui ne croit et assume rien ! Ploncard nous rappelle que cette prudence linguistique reflète une prudence intellectuelle et morale, un refus de voir et de dire la vérité.

    Antoine Blanc de Saint Bonnet et l’autocritique de l’aristocrate devenu bourgeois

    Antoine Blanc de Saint Bonnet, ancien aristocrate devenu bourgeois, fait une autocritique sévère de son propre parcours, déplorant le passage d’une noblesse de devoir à une bourgeoisie de profit :

    > « L’aristocratie vivait pour servir, la bourgeoisie pour s’enrichir. En perdant le sens du service, nous avons perdu notre âme. »

    Cette transformation illustre une dégradation morale où la recherche de l’intérêt personnel l’emporte sur le sens du devoir et de la responsabilité sociale.

    La bourgeoisie nationale versus la bourgeoisie hors sol

    Nous pouvons distinguer deux types de bourgeoisie : une bourgeoisie nationale, encore attachée au sol et à la production (pour des raisons hélas probablement accidentelles !), et une bourgeoisie hors sol, déracinée et cosmopolite.

    François Fontan, dans sa doctrine de l’ethnisme, souligne l’importance de l’enracinement :

    > « Une bourgeoisie qui ne connaît pas ses racines est une bourgeoisie qui a perdu son âme. »

    La bourgeoisie nationale, souvent par nécessité plus que par conviction, maintient un lien avec le terroir et les réalités locales, tandis que la bourgeoisie hors sol vit dans une bulle mondialisée, déconnectée des réalités nationales et populaires, celle qui dans le monde post-1945, a fini par mettre au pas, sur plus d’un demi-siècle, la civilisation française et européenne.

    Quelques réflexions sur la royauté, le fascisme, ladite démocratie vertueuse et la période actuelle :

    Un reproche parfois fait au cardinal de Richelieu est d’avoir supprimé le rôle de l’aristocratie, mais celle-ci ne valait plus grand-chose en termes de sacrifice, de vertu et de Bien commun.

    Ensuite, venait le décès de Louis XIV, le roi soleil, lequel concentrait toute l’attention, ce qui provoqua un monumental ennui de la part de la bourgeoisie de salon. Il est loin le temps de la noblesse d’épée par les guerres et les croisés !

    Celle-ci se mettait donc à lire les encyclopédistes et autres doctrinaires francs-maçons. La suite n’était qu’évidente !

    Là où dans l’État mussolinien du Ventennio fascista, la politique de la classe moyenne était a l’honneur, on pouvait grimper dans les échelons, en montrant ses mérites et sacrifices, moyennant travail acharné.

    C’est ici, et uniquement ici, que nous voyons qu’il existe une politie, à savoir une démocratie vertueuse, tant qu’il est bon de le faire, avec des gens qui, si vertueux, bons et intelligents, qu’ils s’administreraient presque d’eux-mêmes comme le suggère saint Thomas d’Aquin (mieux vaut de bonnes lois morales et légales, et le cas échéant, un peuple avec la foi et le Bien commun chevillés au corps).

    Et de nos jours, il faut bien l’admettre, en comparaison avec les temps jadis : même un Jean-chômage est petit bourgeois, car niveau de vie plus élevé qu’au moyen âge (toilette, eau chaude, chauffage, pantoufle, etc).

    Conclusion

    La critique de la bourgeoisie de droite, laquelle manque généralement moins de moyens économiques, révèle une classe tiraillée entre ses intérêts matériels et ses devoirs moraux, entre conformisme et patriotisme. En s’appuyant sur les personnalités précitées, nous pouvons mieux comprendre les tensions internes à cette classe et les défis qu’elle doit relever pour rester fidèle à la nation, tout en s’adaptant aux réalités contemporaines.

    La distinction entre bourgeoisie nationale et hors sol souligne la nécessité de réconcilier enracinement et modernité, patriotisme et ouverture au monde.


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