• Alain Soral nous répond (vaguement) chez Ondes De Choc TV



    Maître de dialectique entre le logos et la sophistique…!

  • Introduction :

    Pourquoi réagit-il dans une telle écume ? Moi qui ne voulais point donner l’air de m’acharner sur sa personne… C’est raté !

    « Les moqueurs, ça leur évite de réfléchir. J’ai entendu vos moqueries, mais j’attends vos arguments. C’est agaçant, mais ça me rassure que les gens qui s’opposent à moi sont souvent très insultants, très brutaux et toujours sous la ceinture, il te parle toujours de Poupeto machin. Je n’ai vu personne argumenter rigoureusement contre moi. C’est toujours du slogan et c’est très très vulgaire en réalité. »
    Alain Soral a Ondes De Choc TV, 13 avril 2025, vers 1h23 à l’écoute.


    Contexte :

    Il s’agit du virtuose de la dialectique — et de l’échappatoire ! —, en effet, comme dans les « camps », il tente d’y trouver la petite lucarne où s’engouffrer à coups d’épaule… Pour quelques facéties, dans ma dernière vidéo, le preux chevalier Bayard, de son doux sobriquet, rappelons-le, renvoie d’un revers de main toute accusation, tout propos, ou presque, disant en somme : « Haha, ce ne sont que des trolls ! ». Mais ce faisant, il ne répond pas aux trois quarts de points soulevés — tout du long de la vidéo que nous relayons ci-dessous — lesquelles, quant à elles, portent bel et bien sur le fond 😘. Voilà qui est fort commode !


    Sujets :

    D’ordinaire, le sommet de la forfanterie est vite atteint. Mais non, ici !

    En effet, il répond tout de même à certains points que j’ai soulevés par ailleurs. Mais c’est précisément là que se trouvent, bien souvent, ses pires réponses.

    Nous ne reviendrons pas sur tout, car « So-so » demeure pertinent sur bon nombre de sujets. Et l’on peut, dans l’absolu, se nourrir de diverses réflexions qu’il a formulées. Sur le reste, il demeure fidèle à lui-même : systèmes, action, prise de terrain, etc. Mais il est des points, et non des moindres, sur lesquels il doit être derechef repris.


    Retenons de négatif, ce qui suit

    Alain Soral se révèle ici être un genre de « rouge-brun », se répandant en de multiples « spiritualités », croisant communisme et fascisme, ou encore bouddhisme et lesdits « abrahamismes ».

    Voici ce que mes radars détectent et ne sauraient valider !

    Contradicteurs

    Il se plaint de contradicteurs insultants, brutaux, et « trollesques ». Je n’ai été que partiellement concerné par cette troisième case suscitée : une simple prise de liberté sur le martyre de Poupeto qu’il faut mentionner ! Pour l’aspect vulgaire, il est difficile de ne point le devenir en évoquant son nom, tant celui-ci a provoqué moult affaires, lesquelles devraient l’inciter à davantage de discrétion, et d’humilité — sans vouloir les nommer ici !

    Quant à moi, je ne suis point un surexcité et j’ai formulé une réponse plutôt équilibrée, oscillant entre bienveillances, critiques de fond et humour (ce qui pourrait m’être reproché, tant il mériterait parfois quelque chose de plus… contondant !). Cela fait quinze ans que je connais son activité, sans l’avoir d’ailleurs apostrophé jusque-là.


    Christianisme, un mondialisme miroir ?

    Le christianisme n’est nullement un mondialisme au sens moderne, athée, technologique et cosmopolite : il s’agit là d’une fausse analogie.

    Car le chrétien ne nie pas l’ordre naturel, bien que l’ordre surnaturel lui soit supérieur. Il est normal et naturel que l’homme soit enraciné. Le IVe commandement ordonne d’honorer (après Dieu) père, mère, et — par extension légitime et logique — famille élargie, donc nation (!).

    Cet aspect universel ne nie nullement les particularités : l’homme est plus humain lorsqu’il est enraciné, dans une nation, une identité, une race, un terroir.

    L’ordre moral et universel se manifeste d’ailleurs dans des vérités naturelles « transnationales » : familles, nations, patriarcat, etc. Il est logique et bénéfique que, dans l’ordre religieux, cela s’exprime de même. Le gauchisme, en caricaturant l’ordre moral dans une version cosmopolite et matérialiste, le trahit.

    « La grâce ne détruit pas la nature, mais la perfectionne. »
    Somme théologique, I, q. 1, a. 8 ad 2. ✠ Saint Thomas d’Aquin

    « L’homme, selon sa nature, est ordonné au bien propre à sa nature ; mais selon qu’il participe à la grâce, il est ordonné au bien surnaturel, c’est-à-dire à la béatitude éternelle. »
    Somme théologique, I-II, q. 109, a. 2. ✠ Saint Thomas d’Aquin


    Pierre Hillard, judaïsant par mystique « gallicane »

    Chez Hillard, l’on se réfère bien trop à l’Ancienne Loi juive — alors que l’apôtre saint Paul s’en est éloigné avec vigueur, privilégiant l’esprit avant la lettre, la foi sur l’ancienne coutûme. Il faut donc dédouaner le catholicisme de ces lubies.

    Comme saint Alexandre (le Grand, formateur de saint Thomas d’Aquin), il faut répondre sur le même terrain. Au lieu de cela, Hillard convoque des « francs-hébreux » (sic) pour conforter les thèses du soi-disant marquis de la Franquerie. Il ne faut point confondre ce délire mystico-gallican avec le catholicisme authentique, fût-il exprimé politiquement.

    Je suis ici, précisément, en accord avec le Virtuose du Verbe : Hillard part d’une pétition de principe « mystique » et délétère, pour répondre à des sujets politiques, scientifiques et naturels : erreur de catégorie.

    « La philosophie cherche la vérité dans l’ordre naturel, la théologie dans l’ordre surnaturel, mais toutes deux viennent de la même source, Dieu. »
    Summa de Creaturis, I, Q. ✠ Saint Albert le Grand

    « La nature est ordonnée à la grâce, comme l’imparfait au parfait. Ce que la raison peut atteindre par ses propres forces n’est que le seuil du divin. »
    Super Ethica, Lib. II, Tract. III, cap. ✠ Saint Albert le Grand

    « La foi ne doit pas craindre la raison, car toute vérité, qu’elle soit naturelle ou révélée, trouve son origine en Dieu. »
    De Bono, Q.3, a.5. ✠ Saint Albert le Grand

    « Ce qui appartient aux sciences naturelles doit être traité selon des causes propres aux choses de la nature. »
    (De Mineralibus, Lib. II, Tract. I, cap. 1). ✠ Saint Albert le Grand

    « Le pouvoir civil, dans sa racine, est de droit naturel. »
    — De Regno, I, 1. ✠ Saint Thomas d’Aquin


    La « crise de l’Église », analyse désaxée

    Soral reste fort mal avisé sur ladite crise de l’Église. Lui qui s’est dit sans broncher successivement : sédévacantiste, gallican, traditionaliste, et désormais… marcionite-néothomiste (resic).

    Les catholiques intransigeants ne sont pas chassés par « l’autorité catholique », mais par des modernistes — ennemis objectifs de l’Église et véritables virus « interne ». Or, on ne peut prétendre à l’autorité catholique sans professer la foi catholique intégrale.
    Nous ne récapitulerons pas cette question ici, avec l’ensemble de nos « traités » déjà publiés sur ce site.


    « Néothomisto-marcionniste », l’erreur/horreur littéralement double

    Il maintient donc, par souci de cohérence apparente, ce que nous pouvons « entendre », sa posture de « marcionite-néothomiste », mais il devrait se rendre compte plutôt, de l’inanité doctrinale d’un tel oxymore.

    Le courant néothomiste a certes parfois été ambigu — pensons à Jacques Maritain, dès les années 1930, dérivant dans un démocratisme-chrétien —, mais on ne peut se nourrir, en même temps, du Docteur angélique et d’un hérétique grossier. Cela contredit l’unité du Plan divin entre Ancien et Nouveau Testament, les prophéties annonçant l’accomplissement de la Loi, que l’Aquinate défend, et dont le fleuve entre les deux, et notamment cloué par le témoin saint Jean le Baptiste.

    Et, en effet, la réussite d’un « discours politique » ne se fait pas au détriment du bien et du vrai : et nous nous étendrons sur ce point dans la thématique suivante.


    Occident & Orient, Judaïsme & Israël, notion de l’ennemi

    Soral, donnant la primauté à la lutte politique, se révèle nouvellement « marcionite de contexte », afin de « mieux rejeter » sionisme et talmudisme — mais sans voir que ces deux hydres se nourrissent l’une de l’autre – amphigouri du Talmud et sionisme vont de pair, car c’est la contradiction permanente portée au pinacle, comme chez lui, hélas.

    De même, il est aussi grotesque de prétendre qu’il faut être juif pour faire le mal, comme dans certaines thèses complotistes, avouées ou non : la nature humaine suffit amplement. Et en effet, les juifs ne sont pas « le seul problème », car s’ils n’existaient pas, nous en aurions d’autres, et voire des similaires.

    Effectivement, nous ne sommes ni affidés, ni primairement hostiles aux Juifs, juste parce que ce serait drôle et bon de l’être. De surcroît, même face à un ennemi, fût-il déclaré, il faut exercer la charité : ne pas combattre par le mensonge ou la calomnie — ce qui serait, pour le coup… talmudique !

    Nous soutenons la religion catholique qui est celle universelle et d’ordre surnaturel comme nous le disions. Quant à « l’origine orientale du christianisme » (terre désertique permettant de favoriser l’idée de Dieu, mais aussi, étant un carrefour géographique du monde), elle n’y change rien : le Christ, Personnage le plus attesté de toute l’Antiquité, n’est pas à réduire à un simple « homme juif », Il est le Fils de Dieu. Et c’est bien l’Europe blanche, hellénique et chrétienne, bien qu’antipaïenne, qui portera cette vérité au monde.

    « Il faut haïr le vice, mais aimer l’homme. »
    Lettre 211, 11. ✠ Saint Augustin

    « La charité, vertu théologale, s’étend même à ceux qui nous font du mal, en tant que créatures de Dieu et appelés à la béatitude. »
    Somme Théologique, IIa-IIae, q. 25, a. 8. ✠ Saint Thomas d’Aquin

    « S’ils vous persécutent, priez pour eux ; bénissez ceux qui vous maudissent, afin que vous soyez les enfants de votre Père céleste. »
    Règle de saint Benoît, ch. 4


    Église œcuménique, ou front de la « foi » ?
    Ladite crise de l’Église partie II

    Soral confonds foi et « religiosité syncrétique », pour vanter in fine, semble-t-il, le second aspect. La formule dite « abrahamique », très usitée par les athées, place sur un même plan trois religions fort dissemblables. Et là encore, l’analogie trouve ses limites.

    Mais pourquoi donc avoir dénoncé par le passé Vatican II, tout en reconnaissant son autorité, alors qu’il promeut justement et pareillement un œcuménisme syncrétiste et relativiste où la foi catholique est mise sous le boisseau ?

    En effet, Vatican II, et plus encore ladite révolution synodale de François Bergoglio, incarne ce refus du dogme « non évolutif ». Guénoniens et autres syncrétistes devraient au contraire s’en réjouir… Nous avons là encore consacré moult dossiers à ces questions.


    Constatant ces réminiscences, pareille affliction n’est point mince offense

    En attendant, il n’a répondu de rien, ou presque, parmi les questions doctrinales, sa praxis stalinienne, son projet ambigu — identitaire ou cosmopolite —, sa théologie « christianisante », païenne… ou islamique ? Nul ne sait. Et nul ne le saura !

    De plus, tout ce qu'il porte a déjà été réfuté !

    L’art d’avoir toujours raison, ou pas ?

    À 1h21, en particulier, on touche le cœur d’un de ses habituels procédés : l’ayant étudié, il applique à la lettre L’Art d’avoir toujours raison d’Arthur Schopenhauer, manuel de dialectique éristique — c’est-à-dire de controverse sophistique.

    Cet ouvrage, que j’ai lu, relève de la pure manipulation sophistique  : il prétend faire « gagner » un débat, indépendamment de la vérité. Une fois mis en œuvre, cela donne le spectacle de la savane médiatique. Le malheur est là : on ne cherche plus le Kalos kagathos

    Soral en a assimilé deux ou trois stratagèmes, permettant de « l’emporter systématiquement » lors de joutes verbales, indépendamment (et totalement…) de la réalité du point de vue soutenu.
    Cela tue le débat : plus de fond, mais de la forme, souvent saupoudrée de pathos. On gagne la partie… du moins en apparence, car, comme nous le démontrons, le sujet aura dévié et le problème de départ restera entier !

    N.B : Nous préférons renouveler notre choix d'être transmetteur plus que commentateur, car si le premier cas est moins immédiatement efficace, il transmet aux hommes, se diffusent et reste en vie après la mort, tandis que dans le cas second, le tout se flétrît vite : voyez tout selon l’Éternité !

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