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Publié le par Florian Rouanet
Influences : « Qu’est-ce que l’Europe ? » tiré du Discours devant le Reichstag allemand,
prononcé le 11 décembre 1941 par le FührerPréambule :
L’Europe n’est point un simple fait géographique ou continental, mais une réalité civilisationnelle, aryenne, née d’un combat incessant contre les forces étrangères cherchant à l’anéantir.
De la Grèce antique aux nations médiévales, en passant par Rome, l’Europe s’est façonnée dans le feu des batailles et l’affirmation de son génie culturel propre.
Sommaire :
I. La Grèce face à l’Orient : premiers fondements européens
II. Rome, héritière et protectrice de la civilisation
III. Les invasions et la défense de l’Occident
IV. De la Chrétienté médiévale à l’Europe unifiée
I. La Grèce face à l’Orient : premiers fondements européens
L’histoire de l’Europe commence dans l’Hellade (terme des Grecs pour se désigner eux-mêmes), où les cités grecques, particulièrement Athènes et Sparte, eurent à défendre leur civilisation contre la menace venue d’Asie : l’Empire perse. Les Guerres Médiques (490-479 av. J.-C.) ne furent point de simples affrontements militaires, mais une opposition entre deux visions du monde : la liberté des cités helléniques contre le despotisme oriental – cela fait écho à la politique de Charlemagne face à l’Islam !
Ainsi, lorsque les Athéniens repoussèrent les troupes de Darius Ier à Marathon (490 av. J.-C.), puis que les forces coalisées de la Grèce triomphèrent à Salamine (480 av. J.-C.) et à Platées (479 av. J.-C.), ce n’était pas uniquement une victoire militaire, mais un triomphe de l’esprit européen.
Hérodote souligna cette opposition entre Grecs et Barbares, tandis qu’Eschyle, dans Les Perses, peignit la défaite asiatique comme celle d’un monde condamné par sa propre tyrannie.Hérodote (Histoires, VII, 135) :
« Les Grecs sont libres, mais pas entièrement ; ils ont un maître, la loi, qu’ils redoutent bien plus que tes sujets ne te craignent. »
Eschyle (Les Perses, vv. 241-245) :
« Un seul homme gouvernait, et sous ses ordres, mille nations nombreuses en armes suivaient ; mais personne parmi elles n’osait parler, car elles étaient asservies. »
Dès lors, Alexandre le Grand, héritier de cette tradition, porta le flambeau de l’Europe jusqu’au cœur de l’Orient, imposant l’hellénisme sur les ruines de l’Empire achéménide. Sa conquête fut œuvre de civilisation, fondant des cités, hellénisant l’Asie et créant un héritage qui allait nourrir l’Empire romain d’Occident comme d’Orient.
II. Rome, héritière et protectrice de la civilisation
Avec Rome, l’Europe se dota d’un empire et d’une organisation politique inégalés. Héritière de la sagesse grecque, la cité latine développa un modèle impérial fondé sur la loi, la cité, et la vertu civique. Dès lors, Rome ne se contenta point d’administrer des territoires, elle les civilisa.
La menace venue du sud prit corps dans Carthage, puissance africaine fondée par les Phéniciens. Les guerres puniques (264-146 av. J.-C.) furent le théâtre d’une lutte décisive entre deux visions du monde : d’un côté, Rome et son organisation politique ; de l’autre, Carthage, puissance marchande et dominatrice sur les mers. Lorsque Scipion l’Africain détruisit la ville punique en 146 av. J.-C., il assura la suprématie romaine sur la Méditerranée et consacra l’avenir de l’Europe, avant les prémisses du christianisme.
L’Empire romain ne fut pas seulement un vainqueur. Il fut un bâtisseur, créant un réseau de routes, structurant les provinces, diffusant le droit et la culture gréco-latine : ce fut là la première Europe, unie par la pax romana, mais déjà menacée par des forces extérieures.
III. Les invasions et la défense de l’Occident
Lorsque l’Empire romain s’affaiblit, une menace venue d’Asie déferla sur l’Europe : les Huns, menés par Attila, portèrent le fer et le feu jusqu’au cœur du continent. Face à eux, une alliance inédite se forma : Romains et Germains, jadis adversaires, unis dans un même combat, celui de la civilisation contre la barbarie. La bataille des Champs Catalauniques (451) scella la victoire de l’Europe sur les envahisseurs asiatiques, prémices d’un ordre nouveau.
Mais la chute de Rome ouvrit une nouvelle ère. Ce ne fut point la fin de l’Europe, mais sa transformation. Les royaumes germaniques, imprégnés de culture romaine et convertis au christianisme, prirent la relève. Ce fut sous l’égide de la foi chrétienne que se reconstituèrent les bases d’un ordre occidental.
Les siècles suivants virent la lutte incessante de l’Europe contre l’étranger, qu’il fût musulman en Espagne et en Méditerranée, ou Asiatique à l’Est. À la bataille du Lechfeld (955), l’empereur Otton Ier brisa l’invasion des Hongrois, poursuivant l’œuvre des légions romaines.
De même, la Reconquista, qui débuta en 711, fut un combat pluriséculaire pour restaurer la civilisation européenne en Ibérie face à l’invasion islamique. En 1492, la chute de Grenade marqua l’achèvement de cette lutte et la restauration complète du territoire chrétien.
IV. De la Chrétienté médiévale à l’Europe unifiée
L’Europe médiévale fut unifiée sous la bannière du christianisme. Charlemagne, en particulier, empereur d’Occident, incarna cette fusion entre l’héritage gréco-romain et la vigueur germanique. Son empire ne fut point seulement politique, mais culturel : il encouragea la renaissance des arts et des lettres, préparant la grandeur future de l’Europe, reprise par des figures comme Charles Quint.
L’expansion européenne ne se limita point à la reconquête de ses propres terres. Dès le XIème siècle, la Chrétienté s’élança vers l’Orient avec les Croisades, non seulement pour reprendre les lieux saints, mais aussi pour s’affirmer : par sa puissance face à l’islam, et en même temps, par ses principes universels.
Ainsi, du trône des Césars à celui des empereurs germaniques, de l’hellénisme au christianisme, l’Europe s’est construite dans un combat perpétuel contre l’altérité. Et si elle connut des divisions internes, celles-ci n’abolirent jamais l’unité profonde d’un continent formé par le sang, la foi et la civilisation.
La pax germanica hitleriana sera proposée ensuite au XXème siècle ingrat, bandant les énergies nationales, afin d’instaurer un ordre européen, à la fois total et confédéral.
L’européisme des fascismes, partant de nations constituées, n’est qu’un aboutissement de toutes ces influences : hellénique, chrétienne et contemporaine.
Conclusion
L’Europe ne naquit pas d’un hasard géographique, mais d’un long combat de l’esprit et de l’épée. Face à l’Orient perse, face aux invasions asiatiques et africaines, face aux tentatives de dissolution de sa culture (wokisme), elle a su défendre son génie propre, forgé dans l’héritage gréco-romain et sanctifié par la foi chrétienne.
Aujourd’hui encore, comprendre son histoire, ainsi que son actualité, c’est saisir que l’Europe n’existe que par sa volonté d’être un bastion de civilisation, et que sa survie repose sur la fidélité à ses racines et à son identité comme l’identifié bien par ailleurs Oliveira Salazar.
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LA NAISSANCE DE L’EUROPE -Adolf Hitler
(Discours prononcé devant le Reichstag allemand, le 11 décembre 1941)
Car, mes députés, qu’est-ce donc que l’Europe ? Il n’existe pas de définition géographique de notre continent, mais seulement une définition démographique et culturelle. Ce n’est que l’Oural qui est la limite de ce continent, mais c’est toujours la ligne qui sépare la vie occidentale de la vie orientale. Il fut un temps où l’Europe était cet îlot grec où avaient pénétré les tribus nordiques, pour y allumer pour la première fois une lumière qui, depuis lors, a commencé lentement, mais de plus en plus vivement, à éclairer l’humanité. Et lorsque ces Grecs repoussèrent l’invasion des conquérants perses, ce n’était pas seulement leur pays, la Grèce, qu’ils défendaient, mais ce qui constitue la notion de l’Europe actuelle.
Puis le centre de l’Europe se déplaça de l’Hellade vers Rome. La pensée romaine et l’art de la politique romaine s’allièrent à l’esprit et à la civilisation de la Grèce. Alors fut créé un empire mondial dont l’importance et la force rayonnante n’ont jamais été dépassées, ni même atteintes.
Mais lorsque les légions romaines défendirent dans trois rudes guerres l’Italie contre l’assaut des troupes africaines de Carthage sur lesquelles elles remportèrent finalement la victoire, ce n’était pas non plus seulement pour Rome qu’elles combattaient, mais pour l’Europe que représentait le monde gréco-romain.
L’invasion suivante contre ce berceau de la nouvelle culture humaine venait des vastes étendues de l’est. Une effroyable vague de hordes, dénuées de culture, se déversa du centre de l’Asie jusqu’au cœur du continent européen actuel, brûlant, incendiant, assassinant, véritables fléaux du Seigneur. Dans la bataille des champs catalauniques, Romains et Germains s’unirent pour la première fois dans une lutte d’une importance incalculable pour leur destinée ultérieure, et combattirent pour une civilisation qui, venue des Grecs, avait attiré aussi dans son orbe les Germains après les Romains. L’Europe avait grandi. De l’Hellade et de Rome était né l’Occident et sa défense fut pendant de longs siècles non seulement la tâche des Romains mais aussi et surtout celle des Germains. Dans la mesure où l’Occident, éclairé par la civilisation grecque, se remplissait des traditions de l’empire romain à la suite de la colonisation germanique qui élargissait ses frontières, s’étendait aussi l’espace que nous appelons l’Europe.
Qu’il s’agisse de la lutte des empereurs allemands sur l’Unstrut ou sur le Lechfeld pour repousser les invasions venant de l’est ou des longues luttes à la suite desquelles l’Afrique fut refoulée de l’Espagne, c’était toujours la même lutte de l’Europe en voie de constitution contre un monde profondément étranger à son caractère. Si autrefois Rome s’était acquis des mérites inoubliables en créant et défendant ce continent, c’étaient maintenant les Germains qui, eux aussi, défendaient et protégeaient une famille de peuples, si différenciés et divergents qu’ils pussent être par leurs formes politiques et par leurs buts. En somme, ils constituaient pourtant un ensemble, uni par les liens du sang, par une même civilisation et ils se complétaient.
De cette Europe se répandit non seulement la colonisation d’autres continents, mais aussi une fécondation spirituelle et culturelle dont on a conscience seulement quand on veut chercher la vérité et non la nier. Ce n’est donc pas l’Angleterre qui a apporté la civilisation sur le continent, mais ce sont certaines branches, détachées de l’élément germanique de notre continent, qui, sous le nom d’Anglo-Saxons et de Normands, sont passées dans l’île et ont permis une évolution qui, certes, est unique en son genre. De même, ce n’est pas l’Amérique qui a découvert l’Europe. Tout ce que l’Amérique n’a pas tiré de l’Europe peut sembler admirable à une race mélangée et enjuivée, mais l’Europe ne voit là qu’un symptôme de décadence dans l’art et dans la civilisation, l’héritage d’un sang mêlé de juifs ou de nègres.
SRC : MARIKAVEL

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