• Marteau et Autel : Sorel et Mussolini, père ouvrier et mère pieuse : une même forge & conversion tardive (?)



    Creuset commun d’un mythe politique radicalisé

  • 🛠️ À l’ombre d’un père rouge et d’une mère en prière, deux figures de la dissidence politique,
     forgées au feu des chaumières catholiques et des enclumes révolutionnaires ✝️

    ⁂ Arène pré-fasciste

    Ô lecteur studieux,
    Souffrez que l’on exhume, du tréfonds des siècles et des pamphlets, deux silhouettes antagonistes aux apparences, jumelles dans l’âme : Georges Sorel et Benito Mussolini. D’un côté, le théoricien farouche, barbu d’un autre âge, psalmodiant la grève comme d’autres invoqueraient un miracle ; de l’autre, le Dux en marche, botté et casqué, brassant les foules comme le blé des moissons romaines.
    Tous deux issus de foyers déchirés — chose courante à l’époque ! — entre la main calleuse du père et la prière murmurée de la mère, tous deux enfants d’une époque en naufrage, ils saisirent la forge du monde extérieur à bras-le-corps.

    Ce que d’aucuns prendraient pour divergence — la plume contre la matraque, la réflexion contre la conquête — se révèle, à l’analyse, unité de feu sous une même étincelle : la révolte organique contre la démocratie libérale, le mythe mobilisateur comme substitution au pseudo-Logos déclinant. Tel est le fil rouge : une genèse politique où l’intime façonne la pensée, et où le marteau de l’un résonne jusqu’à la mitre rhétorique de l’autre.

    Un « contre-exemple » moderne serait Albino Luciani. Il a, en effet, eu un père gréviste et une mère catholique pratiquante. Ancien conservateur, il osa croire aux réformes de Vatican II par social, avant de devenir ce fameux « Jean-Paul 1er« .

    Antenna I.O. Vox Frequencia

    L’ouvrier militant et le pieux foyer maternel !


    ☧ Sémantique qui cogne

    VERTU DE FORCE, ou de fortitude — est l’une des quatre vertus cardinales ; elle vous arme d’un courage ferme, capable de persévérer dans le bien malgré la crainte, la douleur ou les menaces, jusqu’au don total de soi si la fidélité à Dieu l’exige. Tandis que la prudence éclaire l’intelligence pour discerner le vrai bien, que la justice règle la volonté pour rendre à chacun ce qui lui est dû, et que la tempérance modère les passions pour les maintenir dans un juste milieu, la force soutient ces trois sœurs : elle affermit la résolution que la prudence a conçue, protège la droiture que la justice veut accomplir, et garantit la maîtrise qu’exige la tempérance. Ainsi coordonnée, la fortitude tisse avec elles un unique tissu moral qui dispose l’âme, sous l’infusion de la grâce, à vivre « en chrétien » jusqu’au bout, dans la paix du Christ Roi.

    SYNDICALISME, subst. masc. – « Mouvement qui vise à grouper des travailleurs en syndicats pour la défense de leurs intérêts professionnels. »

    VIOLENCE, subst. fém. – « Usage de la force pour contraindre, dominer ou détruire. »

    MYTHE, subst. masc. – « Récit fabuleux transmis par la tradition, exprimant, sous une forme symbolique, des idées ou des faits jugés fondamentaux. »


    Mais chez Georges Sorel, le mot MYTHE ne désigne pas un mensonge ou une fable au sens vulgaire, mais une représentation collective mobilisatrice, une force d’enthousiasme et d’action. Selon lui, la grève générale est le mythe révolutionnaire par excellence, non pas directement un projet rationnel ou programmatique, mais une construction imaginaire agissante, qui « mobilise les âmes ».


    ☩ Ancienne école létale

    « Georges Sorel a été mon maître. J’estime avec lui qu’à un moment donné la violence est nécessaire ; la violence est morale. »
    Benito Mussolini, entretien accordé à L’Illustration, n° 4701, 17 septembre 1932, p. 82.
    https://www.losguardo.net/wp-content/uploads/2018/10/2017-26-Giordani.pdf (losguardo.net, Academia)


    « Le mythe dans lequel la socialisme révolutionnaire est entièrement contenu est celui de la grève générale. Ce mythe est un ensemble d’images capables d’évoquer de façon unanime chez tous les membres d’un groupe les sentiments les plus forts ; il résume et englobe en une seule représentation tout un ensemble d’aspirations collectives ; il n’a pas besoin d’être justifié par la science, puisqu’il n’est pas une description de choses, mais une expression de volonté. »
    — Georges Sorel, Réflexions sur la violence, chapitre II : Les préjugés contre la violence, 1908.

    « Je proposais de nommer mythes ces constructions… ; la grève générale des syndicalistes et la révolution catastrophique de Marx sont des mythes. »
    Georges Sorel, Réflexions sur la violence, 2ᵉ éd., Marcel Rivière, Paris, 1910, « Lettre à Daniel Halévy » (Introduction), p. 38 du fac-similé.
    https://fr.wikisource.org/wiki/R%C3%A9flexions_sur_la_violence/Texte_entier (Wikisource)

    « C’est avec des troupes d’élite parfaitement entraînées grâce à la vie monastique, prêtes à affronter tous les obstacles et pleines d’une confiance absolue dans la victoire, que le catholicisme a pu, jusqu’ici, triompher de ses ennemis. Chaque fois qu’un péril redoutable est né pour l’Église, des hommes particulièrement aptes… ont créé des ordres religieux nouveaux, appropriés à la tactique qui convenait à la nouvelle guerre. »
    — Georges Sorel, Réflexions sur la violence, livre V « Mythes sociaux », ibid., p. 413-414 (fac-similé).
    https://fr.wikisource.org/wiki/R%C3%A9flexions_sur_la_violence/Texte_entier (Wikisource)

    « Si le catholicisme est aujourd’hui si menacé, cela tient beaucoup à ce que le mythe de l’Église militante tend à disparaître. »
    Georges Sorel, Réflexions sur la violence, op. cit., p. 38 (fac-similé).
    https://fr.wikisource.org/wiki/R%C3%A9flexions_sur_la_violence/Texte_entier (Wikisource)

    Σ Plan par manche

    💣 I. Enfance en tension : père rouge et mère pieuse
    📖 II. De l’atelier à la tribune : foi ouvrière et verbe militant
    🧨 III. Démocratie libérale en procès : rejet de l’illusion parlementaire
    🪓 IV. Le mythe contre le monde : violence et sacralité politique
    🖋️ V. De la théorie à l’État : destinées croisées, divergences finales


    Main calleuse et Rosaire, deux violences & itinéraires croisés de Sorel/Mussolini

    💣 I. Enfance en tension : père rouge et mère pieuse

    Nulle société, fût-elle déliquescente, ne forge en l’air ses dissidents ; elle les couve, notamment à l’ombre de ses foyers. Ainsi, Georges Sorel, enfant d’un père négociant déchu et d’une mère fervente catholique, voit son univers initial partagé entre le labeur économique et l’onction du chapelet. Benito* Mussolini, quant à lui, naît littéralement dans la forge paternelle : Alessandro, maréchal-ferrant de Romagne, bricole aussi bien la ferraille que la dialectique socialiste, tandis que Rosa Maltoni, institutrice et catholique pieuse, forme l’âme et le verbe du jeune Benito — lequel deviendra lui-même petit instituteur de province.

    De ce dualisme surgit une tension initiale, fondatrice. La mère incarne l’éternité — oraisons vespérales, liturgie quotidienne, sentiment de l’ordre transcendant. Le père, lui, palpite au rythme du siècle militant, social, entre faillite et agitation politique. En un mot : la transcendance contre la turbulence. Pareil attelage parental engendre un esprit naturellement porté vers la révolte, mais toujours hanté par l’autel déserté.

    Chez Sorel, cette dissonance s’imprime dans l’austérité studieuse, le rejet du divertissement bourgeois, et l’intérêt précoce pour le stoïcisme romain, forme laïcisée de la piété. Chez Mussolini, la même tension devient intensité volcanique, puis accouche d’un homme qui, au mitan de la vie, placera l’État entre l’enclume du peuple et le marteau du mythe.

    * Le prénom « Benito » que porte Benito Mussolini n’est pas italien (san Benedetto, saint Benoît) : son père, Alessandro Mussolini, l’a choisi en hommage explicite au président libéral mexicain Benito Juárez (1806-1872), figure de la réforme et de la résistance, souveraine et laïque à l’intervention française (Second Empire) au Mexique.

    Ce prénom hispanique, non exotique d’intention, s’inscrivait dans la tradition des militants socialistes du XIXᵉ siècle, qui baptisaient leurs enfants en l’honneur de grandes figures révolutionnaires, y compris latino-américaines.

    • « Given his father’s political leanings, Mussolini was named Benito after liberal Mexican president Benito Juárez » (Wikipédia)
    • « Born to a socialist father, Mussolini was named after leftist Mexican President Benito Juárez » (Histoire)
    • « Alessandro Mussolini was a devoted socialist who named his son after Benito Juárez, the leftist Mexican revolutionary » (encyclopedia.ushmm.org)

    📖 II. De l’atelier à la tribune : foi ouvrière et verbe militant

    Ce que d’aucuns nomment le « socialisme » (compris dans son acception nationale !) de ces deux figures n’a rien de doctrinalement convenu. Il est, dans l’âme de Sorel comme dans le sang de Mussolini, une révolte populaire mais unitaire plus qu’une lecture haineuse de Marx. Sorel, devenu ingénieur, s’éloigne vite des utopies parlementaires pour s’immiscer dans les soubassements de la lutte : il y discerne la noblesse des corporations ouvrières, la vertu du métier, l’élan du geste productif.

    Chez Mussolini, ce n’est point que la bibliothèque, mais aussi la forge qui éduque. Dans les volutes de l’enclume, le jeune Benito apprend que la société ne se réforme pas toujours, elle se force. Il est d’abord instituteur, puis journaliste, enfin militant d’un idéal concret, porté par ses squadristes et fasci.

    Tous deux s’élèvent contre le monde libéral de la rente, des discours tièdes, du compromis. Ils opposent à ce ronron bourgeois la figure de l’ouvrier — non comme éternelle victime, mais comme héros. D’où leur passion pour l’action directe, la grève, la rue, le tumulte sain.
    Le peuple ne doit point quémander, mais s’imposer, par le mérite et l’engagement ; l’histoire ne s’écrit pas dans les hémicycles, mais sur l’enclume du réel !


    🧨 III. Démocratie libérale en procès : rejet de l’illusion parlementaire

    Si un rejet viscéral et tenace relie Sorel et Mussolini, c’est celle du parle-ment — contraction de parler et mentir ! En cela, ils partagent une intuition de visionnaire, encore actuelle : l’éloignement croissant entre les élites bavardes et la base organique du peuple.

    Sorel, dès 1908, dénonce le « parlementarisme corrupteur » comme un théâtre vide, où la parole (grand) remplace l’action, où les syndicats deviennent des bureaux, et la lutte une négociation. Il en appelle, avec une ferveur presque mystique, à la reconstitution des solidarités viriles et à la grève générale comme sacrement politique.

    Mussolini, héritier de cette diatribe, pousse le trait jusqu’au bout. La démocratie, dit-il, n’est qu’une illusion statistique ; l’homme véritable, viril, doit prendre le pouvoir, non le mendier. D’où les squadristes, milices populaires autant de sphères paramilitaires, rendant la parole « au peuple » par les poings. L’urne est un leurre ; seul le choc fait loi : moins d’urnes, plus de burnes.

    Aucun d’eux ne croit à la coexistence pacifique des forces sociales. Sorel veut leur confrontation organisée. Mussolini, leur fusion violente dans un ordre nouveau. Tous deux, à leur manière, fracassent le miroir libéralo-socialiste parlementaire.

    N.B. : pourquoi donc, en effet, la séparation de la population entre partis politiques, alors que nul n’est né dans une famille divisée en plusieurs parties. Pourquoi désunir au préalable, avant de prétendre unir ? C’est blesser l’ordre collectif !


    🪓 IV. Le mythe contre le monde : violence et sacralité politique

    C’est sans doute là que Sorel et Mussolini s’étreignent le plus ardemment dans l’histoire des idées : dans leur exaltation d’une violence régénératrice (sic), à rebours du nihilisme ou de la terreur pour la terreur. Sorel, dans Réflexions sur la violence, conçoit cette dernière non comme crime, mais comme acte moral, quasi liturgique : elle renouvelle l’homme, ressoude la classe, émonde les passions molles.

    Mussolini, lecteur fervent, comprend l’enjeu. Il applique cette vision non à la classe, mais à la nation. Le fascisme sera cette violence instituée, sacralisée, dans laquelle le peuple se reconnaît comme dans un mythe ancien.
    À Rome, ce ne sont point les votes qui fondent la République, mais les guerres et les sacrifices. Le fascisme reprend cette mystique et l’injecte dans la modernité !

    Le mythe, dès lors, devient politique. Sorel avait vu juste : seul le mythe mobilise, parce qu’il dépasse l’argument. Mussolini reprend cette leçon pour créer la « liturgie » rituelle fasciste : hymnes, saluts, uniformes — autant de « sacrements » nationalistes pour combler le vide démocratique.

    Et, concernant les dernières citations de l’en-tête, dans les deux cas, Sorel identifie la vitalité du catholicisme à son caractère offensif : il respecte la religion quand elle se conçoit comme une armée (militants) prête à livrer bataille au siècle. La première citation énonce le principe ; la seconde en donne l’illustration historique. Il n’emploie pas mot pour mot « je ne respecte que le catholicisme de combat », seul véritable donc — qui croit en ses dogmes, contrairement au relativisme de Vatican II… —, mais le sens est strictement celui-là.


    🖋️ V. De la théorie à l’État : destinées croisées, divergences finales

    Si l’un meurt dans le silence d’une retraite intellectuelle (Sorel, 1922), l’autre conquiert l’État à la même date (Mussolini, 1922). Leurs destins, jusque-là convergents, bifurquent aussi non sans éclat. Sorel reste dans le domaine du Verbe, inspirateur mais peu acteur. Mussolini, lui, franchit le Rubicon, et se fait nouveau César.

    Mais ce passage n’est pas rupture : c’est actualisation. Mussolini traduit, dans la pierre et l’acier, ce que Sorel rêvait en idées. Le fascisme italien, dans sa phase initiale, porte la marque de son maître français (outre les postulats d’Enrico Corradini) : corporatisme, refondation morale, mépris de la finance, exaltation de l’ordre viril.

    Pourtant, quelques nuances s’imposent :

    • Sorel, au fond, demeure plutôt agnostique, stoïcien des temps modernes, encore méfiant envers l’Église…
    • Mussolini, use du catholicisme, le professe, l’abandonne, puis le retrouve.

    Ainsi, le philosophe et le dictateur incarnent deux faces d’une même volonté de refondation : l’un la pense, l’autre l’applique ; l’un inspire, l’autre impose. Tous deux, pourtant, sont nés de la même forge — à la fois sociale, familiale, et mystique.

    N.B.

    Malgré certaines différences d’époque et de destinée, les deux hommes partagent :

    1. Une matrice familiale où la mère catholique contrebalance un père artisanal ou politisé.
    2. Une fascination pour la classe ouvrière et la violence régénératrice.
    3. Le goût du journalisme polémique.
    4. Un même aller-retour entre socialisme et nationalisme, cherchant l’unité organique contre la démocratie libérale.

    🛎 Sentence par KO

    Une mère, un mythe, un mouvement : les résonances cachées entre Sorel et Mussolini

    Le gong final retentit sur une évidence que l’histoire feint d’ignorer : l’origine de toute révolution n’est point dans les décrets, sinon dans les cœurs en tant que premiers feux.

    À cet égard, Sorel et Mussolini, chacun à leur façon, portèrent en eux une double fidélité : au peuple laborieux et à la ferveur maternelle. Leurs pères, martyrs du progrès ou forgerons de fortune, n’enseignèrent que le tumulte ; leurs mères, quant à elles, inculquèrent le silence du sacré.

    Songez-y, c’est là la clef de leur convergence : un rejet viscéral du monde bourgeois, transfiguré par un imaginaire régénérateur. Ce qu’ils enfantèrent, l’un dans ses pages, l’autre dans ses décrets, ce fut l’enfantement d’un monde nouveau, trempé dans la sueur ouvrière et l’encens dominical.

    Post-Scriptum :
    Sorel ne fut point fasciste, Mussolini point mystique. Mais tous deux offrirent, en miroir, la projection constante d’un monde réenchanté par la vertu de force — et non par le suffrage.

    📚 Pour approfondir

    • Mussolini est le fils d’Alessandro, forgeron‐maréchal-ferrant et militant socialiste actif (italyonthisday.com).
    • Sorel se fait l’ingénieur‐défenseur du syndicalisme révolutionnaire et théorise la “grève générale-mythe” (en.wikipedia.org).
    • Sorel : Réflexions sur la violence (1908) célèbre la violence comme acte moral régénérateur de la classe ouvrière (en.wikipedia.org).
    • Mussolini reconnaîtra d’ailleurs : « Georges Sorel a été mon maître » (libcom.org).
    • La lecture que Mussolini fait de Sorel (tout particulièrement Réflexions sur la violence) est attestée par plusieurs entretiens et analyses historiques (libcom.org).

    La Rédaction


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    Pierre Biétry, forgeron premier d’un « socialisme national » vers 1902

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