• Extraits du programme du Parti National Social Chrétien



    Adrien Arcand par Bréviaire de combat

  • Voici quelques extraits du livre « Exposé des principes et du programme du Parti National Social Chrétien » d’Adrien Arcand :

    « L’État se fera le soutien de la cellule familiale et le défenseur des droits de la famille, qui forment la base de la nation.
    Ce dernier article est en opposition directe avec la doctrine socialiste, qui veut que l’individu soit la base de la nation, refusant de reconnaître la famille comme une entité complète avec ses droits et prérogatives. C’est une conséquence de cette doctrine que le socialisme aboutit, comme en Russie, à la dissolution de la famille, par le mariage libre, dissoluble à volonté, libéré de toute autorité paternelle, dépourvu de toute prérogative pour l’époux ou l’épouse. Le résultat pratique final est, comme en Russie, de faire de la femme une ouvrière d’industrie lourde et un soldat soumis aux mêmes obligations que l’homme. » (Page 17)

    « En même temps que la matière a pris l’ascendant sur le spirituel, la bête a pris l’ascendant sur l’esprit. » (Page 23)

    « L’égoïsme, dans une société chrétienne, est ce qui tend le plus à détruire le christianisme, parce que c’est l’antithèse de la charité, base de tout christianisme. Il faut que le citoyen aie conscience de son devoir de solidarité avec ses semblables, et qu’à chacun de ses actes se rattache toujours l’idéal du bien public. Cet esprit est possible, en donnant aux lois et à leurs ordonnances une forme véritablement chrétienne ; cet esprit est nécessaire parce que seul il peut mettre fin à l’égoïsme qui a causé tant de maux sociaux en suscitant groupes contre groupes et classes contre classes, dans l’espoir de domination qui animait les unes et les autres. Le sens du bien commun peut seul créer un esprit national, général et personnel de coopération, impossible avec les revendications de la démocratie et du socialisme, mais rendu possible par le fascisme. » (Page 26)

    « La production sans autre idéal que celui de faire des profits est l’une des grandes causes de la catastrophe économique que nous avons subie ; elle est la cause des fausses bases sur lesquelles a été échafaudé le système moderne de crédit, crédit aussi artificiel que la surproduction et ses méthodes d’écoulement ; c’est elle aussi qui, dépréciant sans cesse la valeur du travail et du génie humains, a engendré la colossale industrie du produit inférieur, du substitut, de la camelote, de la marchandise dont la seule valeur est l’apparence ; et ce système a été imposé à ce point que l’industriel préfère fabriquer aujourd’hui des produits de moindre qualité, comme par exemple des chaussures à semelles de carton, s’il trouve plus de profit à vendre du carton que du cuir. L’idéal économique doit être refondu de fond en comble, et d’abord l’on veut rendre à la main-d’œuvre humaine sa dignité et son utilité, ensuite rendre justice aux consommateurs, puis éliminer les industries parasitaires qui n’ont pas leur raison d’être et qui, détenues pour la plupart par des antichrétiens, entretiennent un foyer contagieux d’idéal anti-chrétien dans la vie économique. » (Page 29)

    « Le socialisme nie le droit de propriété et tend à le faire disparaître complètement. La démocratie affirme le droit de propriété sans reconnaître aucun devoir social correspondant. Pour le premier, la propriété c’est le vol ; pour le second, c’est une chose avec laquelle on peut faire indistinctement ce que l’on veut. Le P.N.S.C. ne reconnaît aucune de ces deux formules. Il reconnaît la propriété comme un droit, mais reconnaît en même temps que ce droit entraîne des devoirs sociaux. Nous reconnaissons que l’idéal est que tout citoyen possède quelque chose, qu’il se serve de sa propriété pour son avantage personnel, mais nous ne reconnaissons pas qu’il puisse user de sa propriété de façon nuisible à ses semblables ou à son pays. Tout acte du citoyen ayant une répercussion sociale, il est indispensable que ses actes soient dirigées par des devoirs soiaux qu’il doit respecter et bien remplir. Si le fait de posséder, soit des capitaux, soit une industrie, est pour le possesseur un moyen de faire souffrir ses semblables, ou leur nuire, ou leur faire tort, nous prétendons que l’État a le droit et le devoir d’intervenir, sans injustice, comme il intervient contre un porteur d’arme ou de narcotiques qui nuit d’autre façon à ses semblables. Trop de crimes sociaux ont été commis au nom du droit de propriété pour ne pas délimiter fermement ce droit par les devoirs qui en découlent. C’est pour ne pas l’avoir compris que la démocratie a occasionné tant de révolutions de luttes de classes et qu’elle nous a fait cadeau du socialisme et du bolchevisme. » (Pages 30-31)

    « Le Parti National Social Chrétien fait une démarcation très nette entre les entreprises qui relèvent de l’initiative privée et celles qui relèvent de la collectivité. L’exploitation des trésors naturels appartenant au peuple ; comme les chutes et les rivières ; l’exploitation en grand des rues et des routes qui sont le résultat des travaux et des fonds collectifs du peuple ; l’exploitation des services qui forment la structure nerveuse du pays et qu’il peut être dangereux de laisser aux mains d’individus, comme le téléphone et le télégraphe ; l’exploitation de services qui exigent une absence totale de compétition pour survivre ; l’exploitation de services établis sur la garantie financière du peuple, qui s’appuient constamment sur le crédit du peuple et qui, en définitive, font retomber le fardeau de leurs déficits sur le Trésor du peuple, sont des exploitations qui, au point de vue de notre Parti, relèvent des administrations publiques. D’ailleurs, ces utilités publiques, au nom des capitalisations irréelles, ont commis trop d’abus par le passé, pour qu’on prenne le risque de les voir se renouveler.
    Deux grandes objections sont soulevées par les partisans de ces monopoles, contre la propriété d’État. La première est qu’il en coûterait trop cher pour les exproprier, puisqu’il n’est pas question de les confisquer sans compensation ni injustice. À cette objection, nous répondons que les administrations publiques n’auront aucun déboursé à faire ; que, lorsqu’elle prendront le contrôle des utilités publiques, elles se rendront responsables des débentures et actions en circulation ; les débentures seront rachetées à leur valeur nominale, et les actions seront stabilisées à une valeur équivalente au résidu de l’actif réel des compagnies ; le rachat s’effectuera par voie d’amortissement sur une longue période, en ajoutant chaque année 1%, pour rachat, au taux d’intérêt fixe, qui sera remis aux détenteurs de débentures et actions. La deuxième objection est celle-ci : l’administration par les corps publics est plus coûteuse que l’administration des compagnies ordinaires, à cause du patronage et du favoritisme qui caractérisent la politique. Cette objection ne tient pas plus que l’autre puisque le fascisme comporte l’abolition définitive du régime des partis politiques, du patronage, du favoritisme et l’assiette au beurre, pour ne reconnaître que le bien immédiat du pays et des citoyens ; puisque ce sont les corporations mêmes de ses industries qui en seront responsables, tant pour la garantie d’intérêts et de rachat que pour le bien-être des employés et le service du public. » (Pages 31-32)

    « Non seulement nous condamnons l’usure directe et ouverte ; mais nous condamnons plus fortement encore usure indirecte qui consiste à faire un capital nouveau avec les intérêts passés dûs, en les ajoutant à la dette réelle, et en chargeant un nouvel intérêt sur ces intérêts. Ce genre sordide d’usure a fait perdre des centaines de millions aux classes humbles. Les peines les plus sévères seront fermement imposées à ceux qui surchargeront injustement les consommateurs par voie de renchérissement sans motif et de « profiteering ». Les lois ne reconnaîtront pas d’option d’amende pour ces crimes, la peine sera le pénitencier ; l’État, comme représentant du public, confisquera au coupable l’équivalent des sommes volées, et les versera dans les caisses de soutien des vieillards ou des familles dans le besoin, et il ne sera plus permis au coupable de jamais se livrer au commerce ou à l’industrie ou à la finance. » (Page 33)

    « Une Banque Centrale ne doit pas être la propriété d’individus, car il est illogique qu’un organisme privé ou semi-privé puisse jouer avec les émissions de monnaie nationale quand c’est l’État qui est responsable de cette monnaie et doit subir, en définitive, les conséquences de toutes les manipulations de la Banque Centrale. L’expérience du passé, et surtout du récent passé, accuse de façon criante les banques centrales du genre de la Banque d’Angleterre, des Federal Reserve Banks américaines, de la Banque de France, organismes semi-privés qui sont devenus de simples succursales de la Banque Internationale. Ce super-gouvernement financier mondial réussit à influer de façon si redoutable sur les gouvernements nationaux qui, quelle que soit leur richesse ou leur solvabilité, sont placés dans l’impossibilité de stabiliser leur propre monnaie, et par contrecoup ne peuvent stabiliser leurs rapports économiques avec l’extérieur, à cause des incessantes variations tarifaires qu’occasionne cette instabilité.
    La Banque Centrale préconisée par le Parti National Social Chrétien sera le seul organisme qui pourra manipuler l’or canadien. C’est elle qui stabilisera le dollar canadien à la valeur qu’il importera, suivant les conditions du moment, de lui donner sur le marché mondial. C’est elle qui fera les échanges monétaires entre le Canada, et les pays étrangers. Cette Banque Centrale n’aura pas de Contrôle sur les banques secondaires déjà établies et ne leur fera aucune sorte de compétition, car la Banque Centrale jouera un rôle plutôt extérieur, alors que les banques secondaires joueront un rôle intérieur. » (Pages 37-38)

    « Suppression énergique des livres, journaux, publications de toutes sortes, représentations théâtrales et cinématographiques, œuvres d’art malsain, etç., qui exercent une influence pernicieuse contre la morale, le caractère national et les traditions acceptées. » (Pages 44)

    « Il ne s’agit pas de détruire la représentation populaire, mais de l’améliorer, de la pousser à sa plus haute perfection. Le fascisme ne comporte pas, suivant l’erreur ou le mensonge délibéré qui se sont répandus à son sujet, l’abolition d’aucune prérogative du peuple. Au contraire, il concilie tous les privilèges accordés par la démocratie avec une autorité réelle et permanente, et tient le gouvernement en contact constant avec le désir populaire, ce qui a toujours été impossible sous les autres régimes. Le système corporatif détruit ce qui divise le peuple et construit un mode gouvernemental qui unifie toutes les forces vives du peuple, les tient en éveil et en action, les fait coopérer ensemble et tendre vers un but commun.
    Le système démocratique actuel, ou régime des partis politiques, est à la base de la division nationale, le pire obstacle à l’unité nationale. Ce manque d’unité est cause d’instabilité économique, de bouleversements à chaque changement de régime, par l’oscillation des groupes d’influences. Un parti prend le pouvoir, aussitôt l’influence principale retombe dans le groupe des financiers ; un autre parti le remplace, aussitôt c’est la grande industrie qui prend les guides ; avec un autre, c’est le groupe du haut commerce ou des groupes étrangers. Mais, avec le système corporatif, aucun groupe : ni de l’intérieur ni de l’extérieur du pays, ne peut prendre plus d’influence qu’un autre ou commander la politique nationale à suivre, ou faire des pressions indues sur le gouvernement. C’est l’État qui mène, avec une autorité indivise, par l’instrument de son gouvernement, qui est en consultation permanente avec les grandes fédérations.
    Avec le système démocratique que nous avons. aujourd’hui, un gouvernement ne peut jamais être un gouvernement national. C’est le gouvernement d’un parti et il ne peut rien faire dans un sens contraire aux intérêts de son parti, même si l’intérêt national l’exige. Pendant qu’il est au pouvoir, les grands talents des autres partis, humiliés .dans l’opposition, s’acharnent à entraver par toutes sortes de moyen l’action du gouvernement, alors, que ces talents devraient se manifester de façon positive pour l’avancement de la cause nationale. Avec le corporatisme, tout doit être avec et dans l’État : rien ne peut être contre l’État. On discute, on critique, mais de façon positive, dans l’intention de faire quelque chose de bien plutôt que d’empêcher de faire quelque chose.
    À cause de son mécanisme, le système des parts politiques n’est qu’une occasion et une pratique permanentes de la corruption sous ses formes les plus immorales et les plus dégradées. Pour obtenir la majorité, qui n’est toujours qu’une affaire de puissance financière, on achète les consciences, on trafique sur les électeurs comme on trafique sur des veaux, on intimide, on salit, on corrompt. Ce serait un mal peut-être excusable si, comme résultat, chaque classe pouvait obtenir dans la représentation populaire un nombre de députés proportionné à son importance dans la vie nationale. Mais jamais cela n’a été permis. Il y a eu, dans nos parlements, des ouvriers., des cultivateurs, des commerçants, mais il n’y ont jamais été comme ouvriers, cultivateurs ou commerçants, mais comme libéraux ou conservateurs, à titre de partisans, chargés avant tout de faire triompher les intérêts des partis. Ce système du « parti avant tout », exigeant plus d’éloquence et de qualités oratoires qu’autre chose, a mis nos parlements à la merci d’avocats, qui y ont toujours eu une influence disproportionnée, alors qu’il aurait fallu surtout des hommes expérimentés dans la vie et les travaux des grandes classes industrieuses. » (Pages 47-48)

    Vous trouverez en téléchargement l’intégralité de cet ouvrage à l’adresse suivante.

    Bréviaire de combat – Défense de la Vérité (wordpress.com)


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