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Publié le par Florian Rouanet
La proposition
On peut l’appeler énonciation, jugement (parce qu’elle est soit vraie soit fausse) et proposition.
Cours précédents à étudier dans l’ordre croissant :
Elle est l’élément structurel du raisonnement. Elle attribue à un sujet un prédicat qui lui appartient ou bien qui ne lui appartient pas, elle est donc aussi nommée proposition attributive. On note la proposition S (sujet) est P (prédicat). Ce qui lie le sujet et le prédicat est appelé copule, car elle attribue ou non ce prédicat au sujet, le verbe être est donc logiquement utilisé et facilite l’étude du raisonnement.
Le sujet est ce dont on parle, le prédicat, ce qu’on dit de lui. L’attribut que l’on va donner au sujet sera donc l’un des 10 prédicaments et l’un des 5 prédicables vus précédemment.
Vous remarquerez le parallèle avec la grammaire, qui est évidemment une mise à l’oral et à l’écrit du fonctionnement de l’intelligence.
Une proposition peut être selon sa matière :
– Nécessaire (Quatre premiers prédicables)
– Impossible (De même mais contraire de la nécessaire)
– Possible (5eme prédicable, l’accident)
– Contingente (5ème prédicable également)
Selon sa quantité :
– Universelle
– Particulière (attention, une proposition avec « quelques », « cet » ou « un » est particulière)
Selon sa qualité :
– Affirmative
– Négative
On a codifié, au Moyen âge, les propositions selon les 4 possibilités :
A – Universelle affirmative (Tout les hommes sont mortels)
E – Universelle négative (Aucun homme n’est quadrupède)
I – Particulière affirmative (Socrate est un grec)
O – Particulière négative (Socrate n’est pas un noir)
L’opposition des propositions
– Les propositions contradictoires sont des propositions qui diffèrent à la fois en quantité et en qualité :
Exemple : tout les hommes sont mortels et quelques hommes ne sont pas mortels. Vous en déduirez que les deux propositions ne peuvent être ni vraies ni fausses ensemble. Si l’un est vraie, l’autre est fausse.
– Les propositions contraires sont des propositions universelles qui diffèrent par leur qualité.
Exemple : « Tout les hommes sont mortels » et « aucun homme n’est mortel ». Elles ne peuvent être vraies ensembles, mais elles peuvent être fausses ensemble : l’on peut encore dire que quelques hommes ne sont pas mortels. Ces propositions contraires peuvent donc avoir un intermédiaire, ou non.
– Les propositions subcontraires sont des propositions particulières qui diffèrent par leur qualité : « Quelques hommes sont mortels » et « quelques hommes ne sont pas mortels ». Elle ne peuvent être fausses ensembles. Si l’une est fausse, l’autre est vraie. Mais si l’une est vraie, l’autre peut être vraie aussi.
– Les propositions subalternes sont des propositions qui ne diffèrent que par leur quantité. Si l’universelle est vraie, la particulière l’est aussi : Car ce qui est vrai de tout, l’est aussi de quelques (Si tout les hommes sont bipèdes, c’est que quelques hommes sont bipèdes). Si la particulière est fausse, l’universelle également (si la proposition « quelques hommes sont quadrupèdes » est fausse, alors la proposition « tout les hommes sont quadrupèdes » l’est aussi). Mais si l’universelle est fausse, la particulière peut être vraie (si la proposition « tout les hommes sont mauvais » est fausse, cela n’empêche pas que la proposition « quelques hommes sont mauvais » soit vraie).
Thibault Le Malouin
NDLR
Tandis que d’autres s’adonnent à la facilité, entre ego surdimensionné (château de cartes) et le fait de valider une information lorsque elle fait plaisir à notre subjectivité, ou encore confirme nos biais — la vie de Jean-ConspiDébile résumé en quelques mots : choisissons l’école exigeante.

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