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Publié le par Florian Rouanet
🔥 La flamme du verbe contre les tièdes 💥 Des braises à l'embrasement futur !
⁂ Jets radicaux précédents
Réflexion et révolution IV : effondrements et chamboulements
Réflexion et révolution numéro III – avec Rémy Daillet
Réflexion et révolution II : la dernière conférence de Philippe Ploncard d’Assac sur « la révolution qui ne vient pas »
Réflexion et révolution I : deux camps de l’histoire, principe de décohérence et prise en main des destinées
⁂ Arène du combat
Fidèle lecteur,
Il est des époques où l’on s’effondre, et certaines, plus rares, où tout brûle. C’est à cette dernière configuration qu’appartient ce que les Grecs nommaient Kairos — moment dramatique où le cours du monde se tend jusqu’à la rupture. Nous userons ce terme au côté de celui de «kérosène» définit comme suit : impliquant un mouvement accéléré, énergique, destructeur ou libérateur.De nos jours, la cadence historique bouge : l’Union européenne elle-même, progressivement désaveuglée bien que porteuse d’un technocratisme inepte, cherche une autonomie — certes plus par rejet de Trump plus que par vertu.
Les nations, les peuples, les individus ressentent un durcissement général entre vaccination « forcée masquée », criminalisation de la « dissidence », guerre en Ukraine, infantilisation numérique… Voilà venir progressivement le Kairos, ce moment de crise active, où la pensée retrouve du nerf, les volontés se radicalisent et les tièdes se consument.
N.B. Devant pareille situation, et pour répondre à la droite des « mèmes » : il ne sert à rien de faire des centaines de milliers de vues youtubesques, si c’est pour ne donner qu’à rire au travers des pitreries, souvent de vilain goût : mieux vaut toucher un cercle plus restreint, mais formé, prêt, déterminé.
Et, en effet, dans les quatre parties précédentes, en s’alimentant précédemment de MM. André Gandillon, Philippe Ploncard d’Assac, de Vincent Reynouard et de Rémi Daillet, pour ne citer que les vivants, nous avons tenté de comprendre le phénomène des révolutions et comment arriver potentiellement aux affaires.
Kérosène contre statu quo, cimenté par la lâcheté, produit la lente agonie du conservatisme bourgeois — lequel ne conserve que sa servitude.
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☧ Arsenal conceptuel
Kairós, subst. masc. : désigne le moment opportun, l’instant décisif à saisir, celui où une action prend tout son sens ou produit un effet maximal. Contrairement au chronos (temps linéaire), le kairós est le temps qualitatif, l’instant favorable, perçu chez les païens comme étant offert par le destin/les dieux.
DÉCISIONNISME, subst. masc. : Doctrine selon laquelle l’autorité politique se justifie dans sa capacité à décider en état d’exception (cf. Carl Schmitt, Théologie politique)
EPIKIE, subst. fém. : Vertu de tempérance supérieure, qui adapte la loi au bien commun dans des circonstances exceptionnelles.
☩ Sentences érudites
« Qui dit conservateur dit surtout conservateur de soi-même. »
La Grande Peur des bien-pensants (1931), Georges Bernanos
« De nos jours plus que jamais, la force principale des mauvais, c’est la lâcheté et la faiblesse des bons, et tout le nerf du règne de Satan réside dans la mollesse des chrétiens. »
Discours de béatification de Jeanne d’Arc prononcé par le pape saint Pie X le 13 décembre 1908.
« Je connais tes œuvres : tu n’es ni froid ni bouillant. Puisses-tu être froid ou bouillant ! Ainsi, parce que tu es tiède, et que tu n’es ni froid ni bouillant, je vais te vomir de ma bouche. »
L’Apocalypse de saint Jean, 3, 15-16.
Σ Arborescence
⏳ I. Le Kairos grec : temps d’urgence & moment d’éclat
📢 II. Du verbe vivant à la parole militante
⚔️ III. Conclusion par KO & Doctrine d’action : intégralisme, épikie, verticalité
⏳ I. Le kairos grec : temps d’urgence & moment d’éclat
Chez les anciens Grecs, le kairos n’était pas un temps linéaire, mais un point d’inflexion : instant à la fois dangereux et fécond, où une décision juste ou fausse détermine tout un basculement. Il fallait choisir, trancher, s’engager. Ce moment propice, certes exigeant, rappelle les grandes heures de conversion ou de crise.
Notre analogie maison avec le kérosène n’est point gratuite : en « période kérotique », le feu circule dans l’air, attise les conflits et précipite toujours les âmes.
Crise contemporaine : technocratie molle, répression dure
Ces dernières années présentes des symptômes du kairos : confusion politique, crise financière, essor de formations plus radicales, répression dite sanitaire, guerres mondiales, délation numérique, etc.
La vile élite européenne actuelle tente une autonomie stratégique et relative, non pas par conscience de sa mission, mais par dépit anti-patriotique. Les États gouvernent par décret et l’opposition est psychiatrisée — quand elle n’est pas réellement d’ordre psychiatrique d’ailleurs…
Mais, paradoxalement ou non, devant les difficultés, le bon sens revient : des peuples s’éveillent, ne veulent pas disparaître, les lignes géopolitiques — notamment par rapport à Israël — bougent, et même les serviteurs du système hésitent. La crise ouvre une brèche dans le « contrôle total », par où la réaction — la vérité, le bien — peut s’introduire.
📢 II. Du verbe vivant à la parole militante
Il n’y a point de révolution sans Verbe. Le logos incarné dans l’action, voilà l’arme. Ce n’est pas la dialectique qui fait plier l’ennemi, mais la parole vécue, clamée, scandée, chantée, déclamée. L’Évangile fut proclamé. Les vraies révolutions se mettent d’accord sur un mot, se chantent ou se hurlent, avant de se battre.
Dès lors, les « nationalistes » doivent prendre la parole physique, à tribune, dans la rue, à la radio, sur la toile. « L’audition physique du Verbe » est la condition de la communication de l’Esprit. Qui ne parle pas, trahit. Toutefois, cela ne suffira pas, ce sont les braises d’un bon départ.
Il faut se faire élite représentative, exemplaire, ou encore groupe d’action dans la tourmente, une fois celle-là clairement déclarée. Et surtout valoir mieux que le régime, ne point être son reflet dans un flaque d’eau où Narcisse se mire.
Complexe de la droite molle : royalistes en collant & centristes zélateurs
Et, hélas, que dire de cette droite de salon, aux couilles molles, plus proche du notariat que de la croix ? Ces conservateurs qui ne conservent rien, si ce n’est leur portefeuille. Ces royalistes en collants fins qui passent leur temps à citer du Maurras comme si cela était la Bible, sans même jamais mouiller leur chemise.
Ils condamnent la vigueur, méprisent la prise de risque — et la testostérone avec —, suspectent toute virilité d’être fascisante. Or, le statut quo s’aggrave toujours : on veut ménager le système, tel un malade affaibli, et on finit digéré par lui.
Mais encore : voyez ces antisémites-complotistes de théâtre, ou de (pot de) chambre, glorificateurs d’eux-mêmes… Ils sont incapables de briller dans l’entre-soi : Il n’y a pas ou presque pas l’ombre d’un juif dans nos rangs, et pourtant, quelle piètre figure, quelle mauvaise impression, quel spectacle consternant nous projetons au monde ?
⚔️ III. Doctrine d’action : intégralisme, épikie, verticalité
Contre cette stérilité glorifiée, amorale voire immorale et pratiquée à différents niveaux tant par nos ennemis (libéralo-communisme) que pas nos faux alliés (royalistes et complotistes patentés), notre réponse est claire : révolutionnaire dans le processus, contre-révolutionnaire dans les principes.
L’Épikie — tant conceptualisé par les Grecs que pratiqué dans l’Église — permet de légitimer l’agir, au nom d’un ordre supérieur. Et le décisionnisme, lorsqu’il est informé par la Vérité, devient acte de justice, en violantant l’ordre établi, afin de mieux réintroduire une bonne politique.
Il en faut de la testostérone, et non par culte du muscle seul, mais par amour de la véritable force créatrice masculine. Il faut des figures, agents publics ou « clandestins », capables d’affronter le réel. Notre doctrine est celle de l’intégralisme & de l’organicité, où la société est un corps hiérarchisé, finalisé, surnaturel.
Toutefois, à l’instar de la Sainte Ligue en France, quand le « roi » fait dans l’œcuménisme cosmopolite, il nous appartient de sonner le glas, de faire résonner le gong catholique et national.
Nous sommes de plus en plus dans un kéros, approchant le bord du gouffre, mais avec la flamme à la main. Ceux qui espèrent la victoire sans bataille sont déjà morts. Ceux qui s’engagent sans principe sont déjà perdus. Ce qu’il faut ? Pensée enracinée, parole forte, action juste.
Contre le gauchisme de toute sorte, mais aussi la droite tiède, voire la dissidence lunaire partie en guerre contre les chemtrails (sic). Contre ces centristes déguisés en radicaux, contre les chrétiens mous à la morale d’ONG : la contre-révolution organique avance. Elle ne cherche pas la paix, mais la vérité dans le combat, en proclamant son mantra de guerre. Elle brûle le kérosène de l’histoire pour rallumer la Cité.
✍️ La Rédaction
📖 Approfondir
- Carl Schmitt, Théologie politique, 1922 (+ décisionnisme, dictatures, état d’exception)
- Donoso Cortés, Essai sur le catholicisme, le libéralisme et le socialisme, 1851
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