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Publié le par Florian Rouanet
Sur la question réforme/révolution & nouveauté, l’article suivant est fort intéressant, nous vous en citons un extrait ici, avant d’en exposer le lien :
« La bonne réponse face au processus révolutionnaire ne doit pas être l’attachement romantique à des résidus évidés, qui ne sont même plus des formes à proprement parler, mais leur dépassement. Ceux qui ont apporté un concours positif de leurs forces dans la Chrétienté (les Pères de l’Église, les moines, les ordres militaires, les réformateurs moraux et spirituels de toutes les époques, etc.) ne se pensaient pas comme des « conservateurs », attachés à la lettre morte, tournés vers le passé, mais avaient une dimension « révolutionnaire », favorable à un changement radical contre la décadence, par la mise en valeur de l’action toujours continue et présente de la Grâce, de l’Esprit-Saint dans la société humaine, mais aussi en apportant des solutions concrètes aux problèmes du temps. Le Mont-de-Piété, le Séminaire, l’Index, l’Action catholique, l’autorisation du prêt à intérêt et bien d’autres choses furent des adaptations de l’action sociale de l’Église à la situation de l’époque. »
« (…) je fais une chose, oubliant ce qui est en arrière, et me portant vers ce qui est en avant, je cours vers le but, vers le prix auquel Dieu nous a appelés d’en haut dans le Christ Jésus. »
Épître de Saint Paul aux Philippiens, III, 13.« Il ne faut pas que ce qu’on voit vienne dissiper ce qu’on croit, ni que la réalité présente, dans sa pauvreté, rétrécisse l’ampleur de notre espérance, ni que le témoignage des réalisations actuelles évacue celles de l’avenir. Non, la gloire présente et temporaire de la cité terrestre ne ruine pas le bonheur du ciel, elle l’édifie au contraire, si du moins nous ne doutons absolument pas de tenir, en cette cité, la figure de « celle qui, dans le ciel est notre mère » (Gal. IV, 26).»
Saint Bernard de Clairvaux.

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