• Surmonter un possible « conflit » entre écoles augustinienne et thomiste



    Nature & Grâce, surnaturalisme & naturalisme selon Joseph Merel ?

  • Préparation augustinienne, synthèse thomiste par le Père Thonnard

    Préambule :

    En tant qu’ancien bon lecteur de Joseph Merel, nous devons faire « amende honorable », afin de rétablir saint Augustin dans sa juste mesure, bien que le « docteur angélique », et commun, soit une référence plus contemporaine et complète.

    Augustin et Thomas : « L’opposition de clan » entre utilisation de saint Augustin et de saint Thomas d’Aquin n’a cessé d’alimenter des querelles doctrinales et théologiques, influençant bien au-delà du champ religieux, et même philosophique. Elle est au cœur d’un débat plus vaste : celui du rapport entre la nature et la Grâce, entre la raison et la foi, entre la raison et la volonté, entre le temporel et le spirituel.

    Dans la tradition catholique, l’augustinisme a longtemps dominé, de l’antiquité tardive au Moyen-Âge, avec sa vision plus « surnaturaliste » (pas dans le sens insultant du termes), tandis que le thomisme a imposé une rationalité plus systématique, suite au XIIIème siècle.
    Cette tension se retrouve dans les controverses contemporaines, où, dans le pire des cas, le fidéisme débouche sur des postures déconnectées des réalités humaines et historiques, tandis que l’intellectualisme sec assèche la foi.

    Grèce : En effet, depuis le monde grec antique : le moralisme platonique a préparé le terrain au message « moralisateur » du christianisme, les deux ont quelques similarités en commun, chose parfois déconcertante. Et à partir de là, pour les Grecs, il était tout naturel de se faire chrétien, d’ailleurs leurs conversions ont été beaucoup plus rapides comparé au monde romain, plus rugueux. Le christianisme est une forme critique d’hellénisme (culture grecque, foi universelle).

    Dans cet article, nous verrons comment l’augustinisme et le thomisme peuvent être « réconciliés » pour éviter des dérives et comment cette problématique éclaire les tensions politiques, philosophiques et religieuses actuelles.

    Sommaire :

    I. Saint Augustin et saint Thomas : opposition réelle ou complémentarité ?
    II. L’augustinisme, force et limites d’une vision surnaturaliste
    III. Le thomisme, entre rationalité et autonomie de la nature
    IV. De la politique à la métaphysique : dépasser le conflit
    V. Vers une pensée intégrale, ni naturaliste ni fidéiste

    Le Paradis de Tintoret, saint Thomas d'Aquin, au Palais des Doges de Venise

    Le Paradis de Tintoret : saint Thomas d’Aquin

    I. Saint Augustin et saint Thomas : opposition réelle ou complémentarité ?

    L’augustinisme et le thomisme sont souvent présentés comme deux écoles irréconciliables :

    • Saint Augustin hérite du néoplatonisme de son époque, et place la Grâce au centre de sa pensée. Le monde sensible, perçu comme dégradé, l’homme est irrémédiablement corrompu par le péché originel, et seule l’intervention divine peut le sauver.
    • Saint Thomas d’Aquin, en s’appuyant sur Aristote, donne une plus grande autonomie à la nature et à la raison, sans toutefois nier la supériorité de la grâce. L’homme a une part naturelle neutre, et peut connaître Dieu par l’intelligence et perfectionner la nature, avant qu’elle ne soit élevée par la Grâce.

    Et en effet, les exemples conflictuels médiévaux ne manquent généralement pas :

    • À l’Université de Paris au XIIIe siècle, les disciples de l’Évêque d’Hippone, en particulier les franciscains comme saint Bonaventure et plus tard Duns Scot, s’opposèrent vivement aux thomistes, dominés par les disciples de Saint Thomas d’Aquin.
    • Un autre conflit majeur aux XVIème-XVIIème siècles prolonge ces tensions médiévales entre ordres religieux sous une autre forme : la querelle de la Grâce entre les dominicains (thomistes) et les jésuites (molinistes).

    Cette distinction méthodologique a eu des implications profondes, non seulement en théologie, mais aussi en politique et en philosophie. Alors que l’augustinisme inspire une vision plus providentielle et théocentrique de l’histoire, le thomisme introduit une logique plus ordonnée et rationnelle du gouvernement des hommes, centrés autour de Dieu.

    Plus tard, mais nous n’en traiterons pas ici, une citation célèbre de Jean Duns Scot viendra critiquer implicitement le thomisme, concernant l’importance primordiale de la volonté sur l’intellect, contrairement au rationalisme thomiste :

    « Non est intellectus qui maxime nos Deo assimilat, sed voluntas. »
    (« Ce n’est pas l’intellect qui nous assimile le plus à Dieu, mais la volonté. »)

    Le Paradis de Tintoret, saint Grégoire et saint Augustin, au Palais des Doges de Venise

    Le Paradis de Tintoret : saint Augustin

    II. L’augustinisme, force et limites d’une vision surnaturaliste

    Contrairement à ce qu’écrivait Joseph Merel dans la première partie de sa bibliographie, saint Augustin ne cesse jamais de distinguer nature et Grâce, en réalité, le thème y est omniprésent (!), mais certes, toujours pour mieux vanter les effets de la Grâce contre la nature déchue et pécheresse : nous parlons ici plus de plan théologique que de plan philosophique.

    L’augustinisme a longtemps dominé la pensée et la métaphysique chrétiennes, notamment au Moyen Âge et chez les franciscains. Dans son apologétique, il insiste sur la misère de la condition humaine et la nécessité d’un salut qui ne vient que par la Grâce. Cette vision a engendré des formes de spiritualité profondes, mais aussi des excès ou risques potentiels chez certains :

    • Une tendance au pessimisme anthropologique, pouvant mener au quiétisme ou au jansénisme.
    • Une confusion entre lecture théologique et lecture historique, aboutissant à une vision providentialiste où tout événement est interprété comme une punition ou une récompense divine.
    • Une méfiance excessive envers la raison et la nature, pouvant mener au rejet de la science ou de la politique en tant que réalités autonomes.

    Cependant, cette approche a aussi une grande force et vérité : elle rappelle que toute œuvre humaine, sans Dieu, est vaine, et que la nature seule ne saurait produire une société véritablement juste et ordonnée.

    III. Le thomisme, entre rationalité et autonomie de la nature

    Il est plus aisé de christianiser Platon – ce qu’ont fait saint Augustin, Plotin et Denis Aréopagyte au VIe siècle – qu’Aristote, c’est pourquoi saint Thomas fut d’abord condamné par l’Université de Paris… Mais saint Thomas n’a pu colporter aucune erreur de saint Augustin.

    Bien qu’il reste avant tout un théologien, l’école thomiste a permis une structuration plus rigoureuse de la théologie et a jeté les bases d’un rapport équilibré entre foi et raison. Il affirme que :

    • L’homme, par la raison, peut atteindre certaines vérités naturelles, bien que la Révélation soit nécessaire pour connaître le salut.
    • L’ordre naturel possède une légitimité propre : la politique, la science, l’économie ne sont pas forcément opposées à la foi, mais peuvent/doivent être ordonnées vers le Bien commun.
    • L’étude du monde sensible et des lois de la nature peut mener à une meilleure connaissance de Dieu.

    C’est cette autonomie de la nature qui a permis l’essor de la scolastique, puis plus tard celui de la Renaissance et des grandes découvertes scientifiques c’est allé le plus loin possible dans le fait de donner son autonomie à la nature, sans lui et Dante Alighieri par ailleurs, la Renaissance n’aurait peut-être jamais eu lieu… !
    Mais à l’inverse, un thomisme mal compris peut dégénérer en rationalisme froid, où l’intelligence devient une fin en soi et se coupe totalement du mystère, de la volonté et de l’instinct – un procès que l’on pourrait faire aisément au stoïcisme.

    IV. De la politique à la métaphysique : dépasser le conflit

    Il ne faudrait pas non plus faire un œcuménisme thomisto-augustien, mais c’est le brillant Jean Pic de la Mirandole qui avait tenté de rapprocher les deux pensées par Platon et Aristote notamment.

    Les joutes scripturales et verbales entre augustiniens et thomistes ne sont pas que théoriques : ils ont façonné des visions politiques et philosophiques divergentes. Les points « négatifs » :

    • Une lecture exclusivement augustinienne de l’histoire tend à tout ramener à la Grâce divine, niant parfois (danger potentiel) les causes naturelles des événements. Cela peut conduire à un certain providentialisme passif.
    • Une lecture exclusivement thomiste peut basculer dans un naturalisme politique (si mal compris), où l’on croit possible de rétablir un ordre juste sans tenir compte du péché originel et de la nécessité d’un ancrage surnaturel.

    Or, une saine politique chrétienne doit tenir compte des deux dimensions. Un État purement technocratique, basé sur la raison seule, s’effondrera face à l’attrait du matérialisme. Un État purement surnaturaliste, niant les réalités politiques et économiques, sombrera dans l’utopie ou l’impuissance.

    Loin d’être un conflit stérile, la tension entre augustinisme et thomisme peut ainsi être féconde, points positifs donc :

    • L’augustinisme rappelle que toute construction humaine doit être subordonnée à l’ordre divin.
    • Le thomisme donne les moyens intellectuels et concrets de bâtir une société en accord avec la nature et la raison.

    V. Vers une pensée intégrale, ni naturaliste ni fidéiste

    Comme le souligne ici avec justesse Joseph Mérel, la vraie pensée catholique est celle qui sait articuler ces deux visions sans tomber dans le déséquilibre de l’une ou de l’autre – et ce, quand bien même le religieux serait supérieur au profane. Il ne s’agit ni d’absolutiser la Grâce au point de nier l’action humaine, ni d’exalter la nature au point d’oublier la nécessité du salut ou la supériorité de Dieu :

    • Dans le meilleur des cas, les lectures naturelles (historique et politique) et surnaturelles (théologie) se complètent sans se contredire, puisqu’elles traitent de deux échelles de nature différente.
    • Dans un monde en pleine décomposition, où l’homme est réduit à un consommateur, à une statistique, cette complémentarité est plus nécessaire que jamais. Seule une pensée équilibrée, enracinée dans l’intelligence et la foi, peut offrir une alternative crédible à la fois au nihilisme moderne et aux illusions messianiques et « prophétique ».

    Les lectures naturelles (historique et politique) et surnaturelles (théologie) se complètent sans se contredire, puisqu’elles traient de deux échelles de nature différente. Les vues sociales et celles de Dieu, mais rien ne se fait sans la volonté, ou du moins la permission, du Bon Dieu. Le discours surnaturaliste maistrien (Joseph de Maistre contre le rationalisme desdites Lumières) retenu pour lui même est catastrophique, cela nous donne des traditionnalistes, souvent des hommes, complètement déconnectés des réalités et de la logique.

    Conclusion entre les chapitres « Première période. Préparation Patristique (saint Augustin) » & « Deuxième période. Synthèse Scolastique du père Thonnard, augustinien lui-même, dans son Histoire de la Philosophie affirme :

    « Saint Augustin est avant tout un PÈRE DE L’ÉGLISE, c’est-à-dire un théologien qui dépense sans compter les ressources de son génie à la défense et à l’explication de sa Foi : et c’est l’histoire des dogmes qui peut seule montrer toute la grandeur de son oeuvre. Mais en s’efforçant ainsi de pénétrer par la raison la vérité révélée, il a en même temps construit une RÉELLE PHILOSOPHIE, c’est-à-dire une interprétation de l’univers à la lumière de la raison naturelle. Sa Foi chercheuse d’intelligence, « fides quaerens intellectum »,

    Il a seulement préservé de l’erreur, corrigeant et transfigurant les systèmes païens ; et à ce point de vue aussi, le rôle de saint Augustin a été magnifique. Il a été suscité par la Providence pour recueillir et transmettre aux générations chrétiennes la pensée platonicienne élaborée par les néoplatoniciens, comme saint Thomas le sera pour assimiler la pensée d’Aristote.

    l’a seulement préservé de l’erreur, corrigeant et transfigurant les systèmes païens ; et à ce point de vue aussi, le rôle de saint Augustin a été magnifique. Il a été suscité par la Providence pour recueillir et transmettre aux générations chrétiennes la pensée platonicienne élaborée par les néoplatoniciens, comme saint Thomas le sera pour assimiler la pensée d’Aristote. Car la philosophie augustinienne est franchement platonicienne, par l’insistance à envisager tous les problèmes à un point de vue métaphysique et divin et par l’élan mystique qui l’anime. L’amour passionné de la vérité, reflet de l’âme d’Augustin, tel est son trait caractéristique ; le docteur d’Hippone comme Platon est autant poète que philosophe : il pense rarement avec sa seule raison, c’est avec toute son âme qu’il va à la vérité, c’est-à-dire, selon lui, à Dieu ; son imagination très vive et son cœur très chaud sont toujours là, colorant de sentiment et de vie les plus froides abstractions. Mais c’est bien la vérité qu’il cherche ; il ne se contente jamais d’un vague sentimentalisme, et son système, sans rien perdre de sa chaleur, reste un puissant intellectualisme. Aussi est-il unifié par un principe très profond et très juste dont le rayonnement est assez large pour éclairer tous les problèmes que peut soulever la pure raison. En un mot, l’augustinisme peut revendiquer le titre d’une philosophie véritable et complète.

    Car la philosophie augustinienne est franchement platonicienne, par l’insistance à envisager tous les problèmes à un point de vue métaphysique et divin et par l’élan mystique qui l’anime. L’amour passionné de la vérité, reflet de l’âme d’Augustin, tel est son trait caractéristique ; le docteur d’Hippone comme Platon est autant poète que philosophe : il pense rarement avec sa seule raison, c’est avec toute son âme qu’il va à la vérité, c’est-à-dire, selon lui, à Dieu ; son imagination très vive et son cœur très chaud sont toujours là, colorant de sentiment et de vie les plus froides abstractions. Mais c’est bien la vérité qu’il cherche ; il ne se contente jamais d’un vague sentimentalisme, et son système, sans rien perdre de sa chaleur, reste un puissant intellectualisme. Aussi est-il unifié par un principe très profond et très juste dont le rayonnement est assez large pour éclairer tous les problèmes que peut soulever la pure raison. En un mot, l’augustinisme peut revendiquer le titre d’une philosophie véritable et complète.

    Le principe de saint Augustin, comparé à celui de saint Thomas semble moins large et moins compréhensif ; car la « causalité parfaite de Dieu » (principe néoplatonicien) est, elle-même, comme un chapitre de « l’universelle intelligibilité de l’être » (principe thomiste). C’est d’ailleurs le chapitre le plus fondamental et le plus métaphysique et les deux philosophies se rejoignent dans leurs thèses essentielles, malgré l’évidente divergence de leur esprit et de leur point de vue.

    Si l’on compare cette philosophie à celle de saint Thomas, il faut reconnaître que le thomisme se présente avec une méthode plus rigoureuse et des contours scientifiques plus achevés. Pour saint Thomas, la théologie d’une part, la philosophie d’autre part, et en celle-ci, les différentes parties ont leur domaine nettement délimité par leur objet et leur point de vue propre (objet formel), et les sciences inférieures qui traitent des corps et même de l’âme, développent leurs thèses sans faire immédiatement appel à Dieu. L’universelle causalité divine n’est certes pas niée, mais elle entre dans l’objet d’une autre science, ou plutôt de la « sagesse » qui couronne et achève toutes les autres sciences sans se confondre avec elles et qui est, au sens propre, la connaissance des « choses divines », philosophie première ou théologie naturelle.

    Au contraire, toute la philosophie augustinienne est une « sagesse » et c’est par le sommet des thèses métaphysiques qu’elle s’harmonise avec le thomisme ; mais, au lieu de mettre l’étude de Dieu au terme, elle la place dès le début de ses démarches, comme la lumière et la source de toutes ses déductions. Aussi pourrait-on l’appeler une PHILOSOPHIE SECONDE, une manière de repenser à un point de vue plus synthétique l’ensemble des problèmes déjà résolus à un point de vue plus analytique. Ainsi seraient évitées les déformations et les interprétations inexactes auxquelles est facilement sujet le système augustinien adopté comme unique philosophie : l’histoire nous le montre par la multitude des faux disciples qui purent trouver dans les textes augustiniens des appuis vraisemblables à leurs erreurs : il suffit de citer la délectation victorieuse au sens de Jansénius et la vision en Dieu au sens de Malebranche. Si l’on considère surtout cette philosophie telle que l’a conçue saint Augustin au IVe siècle, elle n’est pas suffisamment dégagée des spéculations proprement théologiques [c’est ce qui a conduit certains auteurs à minimiser la valeur rationnelle du système de saint Augustin] et elle reste sur quelques points assez importants [en particulier sur la question de l’origine des âmes] incomplète et obscure. Saint Thomas, grâce aux progrès des sciences et à la méthode mieux élaborée d’Aristote, apporte ici de lumineuses précisions ; mais rien n’empêche d’en faire bénéficier l’augustinisme lui-même pour le conduire à sa perfection dans sa ligne propre. En ce sens, on peut dire que saint Thomas est le meilleur interprète de saint Augustin et le plus utile introducteur à sa doctrine. Cependant, avant l’apparition de ces progrès de la synthèse thomiste, c’est la synthèse de saint Augustin, si riche malgré ses imperfections, qui va servir d’aliment à la pensée philosophique dans les temps obscurs et troublés qui vont du Ve au XIIIe siècle. »

    Σ

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  • 6 commentaires




    Conclusion : C'est la religion qui guide l'État et non l'inverse comme le césaropapisme. Primauté du spirituel sur le temporel et du religieux sur le politique.


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    L'ordre surnaturel (religion) est absolu et supérieur alors que l'ordre naturel (politique) est relatif et inférieur


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