• Protection du Bien de la Cité : Jugement, massacre et peine – Thomisme

  • Le corpus thomiste à propos du jugement, des massacres et des peines à exercer en société chrétienne. Document idéal à destination de ceux – gauchistes, cathos-fragiles ou néo-païens – qui croient que le christianisme est une religion Gentils Pokémons bergo-go-gliens.

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    Saint Thomas et l’esprit de sédition, la condamnation des criminels et des pêcheurs publiques (ne confessant pas la foi) :

    « Mais parce que tout l’homme est ordonné comme à sa fin à toute la société dont il est une partie, comme nous l’avons dit plus haut il pourra se faire que l’ablation d’un membre, bien qu’elle cause un préjudice à tout le corps, soit ordonnée au bien de la société, en tant qu’elle est imposée comme un châtiment pour réprimer certains péchés. C’est pourquoi, de même que l’autorité publique peut priver quelqu’un de la vie pour certaines fautes majeures, elle a également le droit de lui retrancher un membre pour des fautes moins graves. »

    Saint Thomas légitime le fait de mutiler des criminels pour des fautes mineures, non exécuté par la vindicte populaire mais par une autorité.

    « Nous venons de le voir, la sédition s’oppose à l’unité de la multitude, c’est-à-dire à l’unité du peuple, de la cité ou du royaume. Or, S. Augustin dit que le peuple, selon le témoignage des sages, désigne  » non point l’ensemble de la multitude, mais le groupement qui se fait par l’acceptation des mêmes lois et la communion aux mêmes intérêts « . Il est donc manifeste que l’unité à laquelle s’oppose la sédition est l’unité des lois et des intérêts. La sédition s’oppose ainsi à la justice et au bien commun. C’est pourquoi elle est, de sa nature, péché mortel, et d’autant plus grave que le bien commun auquel s’attaque la sédition est plus grand que le bien privé auquel s’attaquait la rixe. Toutefois, le péché de sédition appartient d’abord et à titre de principe à ceux qui excitent la sédition. Ceux-là pèchent très gravement. Secondairement, à ceux qui les suivent, et qui troublent le bien commun. Quant à ceux qui défendent le bien commun en leur résistant, ils ne doivent pas être appelés séditieux ; pas plus que ceux qui se défendent ne sont coupables de rixes, nous l’avons dit. »

    Saint Thomas qualifie de péché très grave le fait de mener une sédition, donc une révolte contre l’autorité légitime, mais en plus de cela, il légitime le fait d’user de violence contre ces personnes sans que cela ne soit mauvais bien au contraire. Aussi, l’esprit de désobéissance (sédition) n’est pas catholique par essence.

    « Par le péché l’homme s’écarte de l’ordre prescrit par la raison ; c’est pourquoi il déchoit de la dignité humaine qui consiste à naître libre et à exister pour soi ; il tombe ainsi dans la servitude qui est celle des bêtes, de telle sorte que l’on peut disposer de lui selon qu’il est utile aux autres, selon le Psaume (49, 21) : « L’homme, dans son orgueil ne l’a pas compris ; il est descendu au rang des bêtes ; il leur est devenu semblable », et ailleurs (Pr 11, 29) : « L’insensé sera l’esclave du sage. » Voilà pourquoi, s’il est mauvais en soi de tuer un homme qui garde sa dignité, ce peut être un bien que de mettre à mort un pécheur, absolument comme on abat une bête ; on peut même dire avec Aristote qu’un homme mauvais est pire qu’une bête et plus nuisible. »

    Saint Thomas légitime le fait pour l’autorité de tuer les pécheurs, il qualifie même cet acte de charitable. Parce que l’homme destructeur porte atteinte à sa raison et au bien commun, il faut le châtier pour cela et c’est ce dont une autorité (État généralement, milice locale en cas précis) peut se charger en allant même jusqu’à retirer collectivement des vies pour sauvegarder le bien supérieur des hommes de la Cité.

    « Un homme ne doit jamais pécher contre un autre sous prétexte que celui-ci a commencé de pécher contre lui, car c’est là se laisser vaincre par le mal, ce que l’Apôtre nous interdit (Rm 12, 21) : « Ne te laisse pas vaincre par le mal, mais triomphe du mal en faisant le bien. » Mais si l’intention, dans la vengeance, se porte principalement sur un bien que doit procurer le châtiment du pécheur, par exemple son amendement, ou du moins sa répression, le repos des autres, le maintien de la justice et l’honneur de Dieu, la vengeance peut être licite, en observant les autres circonstances requises. »

    Saint Thomas rappelle que le mal est un péché, or user de violence pour rétablir l’ordre, loin d’être un péché, est tout à fait licite et peut même être un bien. Car c’est ainsi non pas un moindre mal, mais le fait d’obtenir un plus grand bien.

    Trouvé sur Saint François de Sales (Discord)


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