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Publié le par Florian Rouanet
L'opposition s'article en réalité bien plus autour de concepts « radicaux » et stables !
Notes liminaires :
La fracture entre « droite » et « gauche », héritée de la Révolution française, dans nos contextes occidentaux de massification dit démocratique, tend à perdre de sa pertinence.
Cette identification devient floue et ainsi elle est faite de frontières poreuses, éclatée par des oppositions, conceptualisées du du monde, bien plus fondamentales pour le coup !Loin de se résumer à une querelle parlementaire, la véritable dialectique doit reposer sur des antagonismes plus profonds tels que : « amour national ou cosmopolite », « tradition ou progressisme », « fascisme ou antifascisme ».
Cette réflexion, illustrée notamment par les doctrines de José Antonio Primo de Rivera et de Joseph Merel, permet de redéfinir les termes du débat politique au-delà des catégories révolutionnaires du XVIIIe siècle.
Sommaire :
I. Origine du clivage droite-gauche
II. L’éclatement des catégories politiques modernes
III. De quelques oppositions véritables et dialectique renouvelée
IV. Réflexions de José Antonio Primo de Rivera et Joseph Merel
I. Origine du clivage droite-gauche
La France déchirée post-1789 :
Le clivage politique entre « droite » et « gauche » naquit lors de la Révolution française. L’Assemblée constituante de 1789 vit s’opposer, à droite du président, les défenseurs de la monarchie et des structures traditionnelles, tandis qu’à gauche siégeaient les partisans d’un (dés)ordre nouveau. Cette répartition spatiale, originellement plus anecdotique, devint la matrice d’une structuration politique durable et d’une lutte intestine systématique et pernicieuse pour le Bien commun, prétendument séparé en Partis.
Dès lors, la droite fut perçue comme le camp de la continuité et de la conservation, celui des réactionnaires, tandis que la gauche se voulait le moteur du changement et dudit progrès. Pourtant, ces notions, loin d’être absolues, varièrent au grès des pays, des époques et de la géographie, rendant leur pertinence discutable.
P-.S. Napoléon Bonaparte prétendit de son côté, réconcilier les deux camps, et si cela fut bien pensé, le tout a été fait dans un alliage parfois contre-nature (foi, abstraction, catholicisme et franc-maçonnerie), voire soutenant franchement l’ère postrévolutionnaire, et ce, dans toute l’Europe (+ l’Egypte).
Cas d’école avec l’écologisme :
En effet, nous qui parlions récemment d’écologie, force est de constater qu’il y eut un basculement dans le temps, puisque le progressiste gauchiste du XIXe siècle soutenait « l’avant-garde » de l’industrie, contre la pensée de droite conservatrice, clairement en faveur du monde rural et des « arbres ».
De même, les projets du IIIe Reich furent, curieusement ou non, récupérés puis transformés après la guerre par la gauche radicale allemande (souvent pour le pire…).De nos jours, le progressiste revient au mythe du bon sauvage, rousseauiste et de type New age, contre Donald Trump et les centrales nucléaires, tandis que la droite (comprendre droite libérale), elle, « ultracapitaliste », vante le contraire.
II. L’éclatement des catégories politiques modernes
L’ère contemporaine a vu le « combat idéologique » évoluer, complexifiant la distinction droite-gauche. En effet, l’adhésion aux « idéaux de 1789 » ne suffit plus à définir une famille politique.
La gauche, autrefois attachée à la défense des classes populaires, devint progressivement cosmopolite et libérale sur le plan sociétal. Quant à la droite, elle oscilla entre conservatisme, libéralisme économique et vague patriotisme, révélant de profondes contradictions internes.
Face à ces mutations, certains auteurs avisés, de notre « camp », dénoncèrent la stérilité du clivage traditionnel…
Ainsi, José Antonio Primo de Rivera exprimait des 1933, avec la fondation de sa Phalange, le fait que séparer droite et gauche était comme couper le corps d’un homme en deux, de couper le corps social entre nation et social, entre identité et économie.
Cette critique introductive montre que le véritable enjeu ne se situe pas dans une opposition formelle, mais dans des principes structurants, transcendant ces catégories.
III. De quelques oppositions véritables : une dialectique renouvelée
Plutôt que de s’attacher aux dénominations fluctuantes de droite et gauche, il semble plus pertinent de cerner les véritables lignes de fracture idéologiques. Parmi elles :
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« Amour national ou cosmopolite » : l’attachement à l’enracinement et à la patrie contre l’idéologie mondialistec métisseuse et faussement universaliste.
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« Partisan de la tradition ou progressisme » : la défense des héritages immémoriaux face à une volonté de transformation radicale.
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« Capitalisme et communisme » : deux systèmes matérialistes antagoniques, l’un fondé sur l’individualisme et le libre-marché, l’autre sur une collectivisation autoritaire.
Ces oppositions définissent avec bien plus d’acuité les tensions qui structurent la pensée politique, actuelle, et dans le temps.
IV. Réflexions de José Antonio Primo de Rivera et Joseph Merel
L’idée que le clivage droite-gauche est artificiel ne date pas d’hier.
En effet, il est possible de dire que diviser la nation en deux partis figés, séparant ceux qui défendraient le social de ceux qui défendraient l’identité, est un crime contre l’unité organique du peuple.
Toutefois, propos attrayant, dans une perspective différente, mais complémentaire, Joseph Merel parle encore de la nécessité d’une « vraie droite » ou d’une « droite absolue », renouant avec ses fondements philosophiques et spirituels.
Selon lui, ce courant pouvait se renouveler dans le temps, allant dans un certain dépassement : du royalisme au fascisme, en passant par le révolutionnaire conservateur. Il s’agissait moins de restaurer mécaniquement un ordre ancien, bien qu’il ne soit question, que de puiser aux sources éternelles d’un principe de civilisation.« Hitler peut être considéré comme un homme de droite. Nous appelons « de droite » toute doctrine qui considère qu’il existe des valeurs objectives transcendantes corrélatives d’une essence humaine paradigmatique (laquelle ne peut surexister que dans un entendement divin et créateur), auxquelles l’homme a pour vocation de se conformer, de telle sorte que sa dignité d’homme se mesure à sa capacité de subordonner sa subjectivité à la réalisation en lui-même d’un tel paradigme. Une telle doctrine exclut le principe de la souveraineté populaire entendue comme résultante des subjectivités individuelles, mais elle l’admet au sens classique de l’adage « salus populi suprema lex esto », parce qu’il s’agit de la réalité spirituelle d’un « populus », déjà informé par des valeurs, défini et finalisé par elles, et non d’un « vulgus ». Or jamais Hitler n’admit le principe de la démocratie jacobine. »
(Joseph Mérel, Fascisme et Monarchie, page 63).
Cette seconde approche dialectique montre que l’opposition droite-gauche est avant tout un outil rhétorique, plutôt vidé de substance, tandis que les vraies batailles des idées s’articulent autour de principes tangibles plus profonds, stables et durables.
Et nous qui parlions de ce sujet notamment avec Louis XVI et La Tour du Pin, signalons in fine, la « passion sociale » comme moteur et motif :
« Nous voulons implanter une profonde justice sociale pour que sur cette base les peuples reviennent à la suprématie du spirituel. »
José Antonio Primo de Rivera, cité par Domingo Gonzalez Hernandez
Présence de José Antonio, Les Bouquins de Synthèse nationale, 2013 (Institut l’Illiade)
Ainsi, en dépassant les catégories héritées de la Révolution française, une compréhension plus organique et essentielle du politique peut émerger. Les termes de l’opposition ne sont plus « droite » ou « gauche », mais ceux d’une lutte entre enracinement et déracinement, tradition et modernité, bien commun et personnalisme.
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Au détour d’une phrase, un propos nous a inspiré tout cela sur un sujet qui était au départ tout autre. Comme quoi, les choses partent parfois de pas grand-chose ! En effet, l’intervenant « Corda » (mais cela ne constitue en aucun cas un soutien à toute sa personne), à la suite de Léo des Philogynes, propose ici du « Logos », ainsi autre chose qu’un minois comme Thaïs, la ko ilele Jeanne d’Arc de la toile pour les uns (selon Jean-Simp), ou encore « conservatrice des orifices » pour les autres !
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