• Le nationalisme français : son histoire et ses figures (Philippe Conrad)

  • Voilà une vidéo sortie l’année dernière sous forme d’entretien avec le Cercle Henri Lagrange. Il Nous a semblé intéressant de relayer ceci pour sa bonne intelligence, le bon résumé fait du courant, ainsi que la présentation assez neutre des évènements. Ceci dresse un tableau historique et doctrinal du XVIIIe au XXIe siècle. L’intervenant n’a pas tout à fait les mêmes conclusions que Jacques Ploncard donnait dans Doctrines du nationalisme (base revendiquée au départ par celui-ci). Et comme nous le verrons ci-dessous, quelques points sont à revoir.

    Il faut bien comprendre que le Nationalisme a un caractère universel, il s’agit de défendre le bien matériel et spirituel d’une Cité particulière – ainsi il prendra certes différentes formes selon le contexte et l’identité du pays où il s’incarne -, mais c’est en soi, une défense qui s’applique universellement aux nations charnelles. Une chose que l’on ne saisit pas forcément à l’écoute du début de cet exposé.
    Les autistes acculturés qui concluent trop vite avec hostilité à l’égard de ce courant feraient d’ailleurs mieux de connaître l’essor des principes nationalistes pour réajuster leurs positions, c’est en quelque sorte une juste réponse tirée de l’ordre naturel. Tout excès est évidemment problématique, mais il n’est le fruit que d’une mauvaise utilisation dans des moments exacerbés (qui relève d’ailleurs plus d’un patriotisme guerrier qu’autre chose, sauf cadre maurrassien qui « absolutise » le socle national).

    Le seul bémol de cette intervention sera le jugement trop mou à l’égard du gaullisme ou encore du marinisme. Mou au regard de la pierre tombale que ces deux courants incarnent pour la France et l’Europe, malgré leurs apparences patriotiques.
    Il manquera aussi l’aspect catholique, mais c’est une chose qui s’explique par l’intervenant.
    Enfin, à propos de constitution européenne, de même que le nationalisme n’empêche pas l’universalisme (une nation particulière « pour tous »), l’européisme d’un Saint-Empire revu et corrigé pour la période moderne n’empêcherait pas le nationalisme de chacune des composantes européennes en son sein (nous avons l’exemple du IIIe Reich, si le plan de Von Ribbentrop avait abouti). Autant que le provincialisme est chose bénéfique au sein d’une nation tant que la province ne remet pas en question la nation qui l’élève (là aussi les plans vichystes auraient abouti dans ce sens).

    Autrement, bon visionnage !


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