• Écologie anthropologique de « Droite » véritable – Julien Rochedy



    Pensée conservatrice et extrême droiture

  • Écologisme et conservatisme, Grèce antique et Paideia, Henry Coston, eugénisme du IIIe Reich

    Si Ken, de Ken et Barbie, n’est certes pas spécifiquement notre référence ultime, il a eu toutefois raison, contre les complotistes, mais également sur le thème de la pensée écologique, intrinsèquement liée à la place que l’homme tient dans l’univers, et à leur épanouissement mutuel.


    Sommaire :

    I. Julien Rochedy, humanisme et pensée écologique
    II. L’écologie de droite : une tradition oubliée
    III. L’eugénisme grec et l’idéal aristocratique
    IV. Écologie allemande et IIIe Reich : un clivage prométhéen


    I. Julien Rochedy, humanisme et pensée écologique

    Contempteur de la « modernité », Julien Rochedy s’inscrit dans une critique nonchalante de la société actuelle, associée à raison à une  « dégénérescence ivre d’elle-même ». Cependant, « chez nous », les demi-réactions ne manquant pas, certains veulent l’alcool sans l’ivresse : un mai 68 mais sans l’immigration massive… !

    Reprenant à son compte le concept d’humanisme, aristocratique par essence, il définit cet idéal non comme une « sensiblerie » abstraite et une « moraline » gauchiste insupportable, mais comme une exigence intérieure : celle de tempérer les passions humaines et de viser un dépassement de soi. L’homme doit s’élever dans ses prérogatives naturelles, au-delà de sa nature primaire et prosaïque, pour tendre vers une excellence, culturelle, morale et spirituelle.

    En effet, il est établit, ce lien étroit entre cet humanisme et la pensée écologique. Selon lui, l’écologie authentique repose sur une vision organique de l’univers, où l’homme et son environnement sont appelés à s’épanouir mutuellement. C’est ici que l’on réfute la dichotomie contemporaine qui oppose l’homme à la nature, critiquant également les approches progressistes dénaturant à grande échelle, la quête écologique en la désincarnant à outrance.


    II. L’écologie de droite : une tradition oubliée

    ÉCOLOGIE, subst. fém. nie A.- BIOLOGIE

    Science qui étudie les relations entre les êtres vivants (humains, animaux, végétaux) et le milieu organique ou inorganique dans lequel ils vivent.

    Le CNTRL

    L’écologie, associée ad nauseam, à la gauche contemporaine, possède pourtant une riche histoire enracinée à droite, ce qui est logique, puisqu’il s’agit de conserver la Création de Dieu, les arbres, la nature qui nous entoure, sans intervention civilisationnel.

    comme en témoignent des ouvrages tels que Non, l’écologie n’est pas de gauche d’Henry Coston, alias Georges Virebeau. Dans ce livre, publié en 1979, sous-titré « L’écologie n’est d’aucun Parti » (!), l’auteur démontre que les principes écologiques, avant d’être récupérés par les idéologies progressistes – pourtant davantage enclins à soutenir machines et monde industriel au XIXe siècle, que ce soit pour ou contre l’homme par principe -, furent portés par des penseurs enracinés, littéralement ! Une autre précision de l’ouvrage apporte : Petite histoire de l’écologie, de Henri-Charles Geffroy à Lalonde et Waechter, lié à la fondation de La Vie Claire et des sujets de santé alimentaire et psychologique, constitue un plaidoyer pour rétablir la vérité/exactitude historique sur les origines de l’écologie – et ce qui est touchant à notre échelle, c’est que c’est l’une des premières plaquettes politisées que Nous avons lu !

    Édition de Chiré

    Henry Coston, auteur « nationaliste », y explore la trajectoire des premiers écologistes, dont les idéaux étaient liés à la préservation des identités locales et à un rejet du matérialisme, qu’il soit libéral ou communiste. Ces penseurs voyaient dans la nature une source d’équilibre et de sagesse, en opposition à la frénésie urbaine et industrielle, trahissant, elle, l’essence même de l’écologie.

    Ce courant n’est pas sans rappeler le réactionnaire l’Autrichien Günther Schwab (ce dernier avait servit dans la Wehrmacht de 1941 à 1945) écrivant généreusement sur l’agriculture, l’alimentation et contre les vaccins :

    « Ce que la Nature a découvert comme étant nécessaire et utile à la Vie au cours des millénaires, elle en fait une loi et elle impose l’obéissance par l’instinct.

    C’est à partir de ces actes instinctifs que s’est formée la tradition, grâce a laquelle la vie fut entretenue sainement, lorsque les instincts eurent disparu.

    C’est pourquoi ma première et importante victoire contre la vie humaine, je l’ai obtenue grâce a la disparition de l’instinct.

    Détruire les traditions est sensiblement plus facile que de les fonder.

    Vous pouvez ainsi comprendre pourquoi je travaille dans tous les domaines de la vie contre la tradition. »

    Günther Schwab, « La danse avec le diable » page 80

    @jackygoyy

    Mais au-delà, ce sujet transcende les clivages partisans, tout en restant fondamentalement incompatible avec les doctrines égalitaristes et globalistes.


    III. L’eugénisme grec et l’idéal aristocratique

    EUGÉNIQUE, subst. fém.

    « Ensemble des recherches (biologiques, génétiques) et des pratiques (morales, sociales) qui ont pour but de déterminer les conditions les plus favorables à la procréation de sujets sains et, par là même, d’améliorer la race humaine. »

    Le CNTRL

    Le concept d’eugénisme – devenu controversé au lendemain de la dernière guerre par les condamnations du Tribunal de Nuremberg -, dans sa réception moderne, trouve ses racines déjà dans la pensée grecque classique, où il désignait avant tout une quête de perfection humaine.

    Chez Platon, par exemple, l’éducation (ou paideia) visait à former une élite apte à gouverner par sa vertu et sa sagesse. Dans La République, il décrit un système éducatif rigoureux destiné à faire émerger les meilleurs éléments de la cité. Cela constituait un effort collectif permettant d’instaurer un ordre harmonieux et juste.

    Confronté à l’actualité : Nous reprenons ce concept, car en modèle contraire, par massification – la Ve République française comme le reste de l’Occident -, notre époque, rejette un sain « populisme élitiste » et favorise l’uniformisation, par la médiocrité, partant, au détriment de l’excellence. Sans compter que nos contemporains se vautrent dans un « christianisme sécularisé », et sans Rédemption (le raciste est un méchant irrécupérable), à l’image des juifs. Ainsi, valorisions la hiérarchie, et, l’effort de chacun.

    Une telle réflexion trouve son écho dans les philosophies antiques, pour qui le cosmos était perçu comme un ordre harmonieux où chaque être avait sa place – état de fait qui ne sera pas remis en question, ni par l’ordre médiéval ni par la Renaissance.


    IV. Écologie allemande puis IIIe Reich : un clivage prométhéen

    L’écologie récente doit également beaucoup à l’Allemagne, où le terme lui-même, dérivé du grec oikos (« maison »), fut forgé par Ernst Haeckel au XIXe siècle. Celui-ci définissait l’écologie comme « la science des relations entre les organismes et leur environnement ». Haeckel, influencé par le vitalisme darwiniste et hélas panthéiste (Dieu dans la nature), voyait dans cette discipline une clef pour comprendre l’harmonie de la nature, humaine et environnementale.

    Dans l’Allemagne du IIIe Reich d’Adolf Hitler, l’écologie fut intégrée à au corpus nationale-socialiste, notamment à travers les travaux de figures comme Walter Darréauteur « raciste et écologiste » déjà cité dans nos colonnes -, ministre de l’Agriculture et auteur de Le sang et le sol. En 1934, un décret sur « la protection de la nature » fut promulgué, marquant une rupture avec les visions libérales et industrialistes de Weimar. Ce texte dénonçait à la fois le libéralisme et le communisme comme des forces destructrices pour l’environnement.

    Le régime hitlérien prônait une « écologie raciale et eugénique », où la préservation de la nature allait de pair avec celle de la « race aryenne ». Mais encore,  les routes et infrastructures étaient conçues pour respecter les paysages naturels, tandis que les villes étaient moins préservées. Double approche prométhéenne, Walter Darré lui-même considérait que la technique devait être mise au service de la nature, en contradiction à angle droit avec l’approche défendue par des figures comme Léon Trotsky, pour qui la nature  devait être exploitée au profit de technique.

    « Ce n’est pas seulement au point de vue spirituel et moral que l’enracinement d’une famille dans la contrée joue un rôle comme nous l’avons déjà démontré. L’élevage des animaux nous en fournit des exemples. La ligne du sang (autrement dit les caractères transmis dans une famille après de nombreux mariages) n’est pas seule essentielle ; l’attachement au sol, l’ambiance vient souvent en première ligne pour permettre à cette ligne de sang d’apparaître dans la plus grande perfection réelle possible. »
    Walther Darré, La Race

    Cette opposition entre une écologie conservatrice et un progressisme d’un genre luciférien illustre un clivage fondamental : celui qui oppose une vision enracinée du monde, respectueuse des équilibres naturels, à une vision antinaturel, techniciste, machiniste et cosmopolite.

    Ainsi, les fascistes en Europe ont défendu, après la Renaissance, et à la suite du royaume animal, le « royaume humain », restauré du moins dans ses prérogatives légitimes. Et ce, bien que les fascistes ont une ligne située entre deux, faite de technologie et de paysannerie, selon son militant (archéo-futurisme de Marinetti).

    « La querelle entre « traditionalistes » et « modernistes » est devenue stérile. Il ne faut être ni l’un ni l’autre, mais archéofuturiste. »

    Guillaume Faye – L’archéofuturisme – Techno-science et retour aux valeurs ancestrales.

    Enfin, la critique moqueuse que M. Rochedy reprend à  son compte, vient de Jean-Marie Le Pen, lequel avait rappelé en débat que l’extrême gauche reprend, mais ne s’en gargarise pas, des dossiers écologiques venant typiquement du « NAZISME » !

    PS. Dédicace à la ligue de protection des oiseaux qui, en 1933, milita et fît l’éloge du Führer. Heil, cuicui !


    Conclusion :

    À travers les vidéos suivantes, et des courants qu’il évoque, il apparaît que l’humanisme aristocratique et l’écologie philosophique sont des solutions essentielles aux dérives actuelles.

    Loin d’être l’apanage d’une idéologie quelconque, ces concepts transcendent les clivages pour rappeler à l’homme son rôle de gardien de l’ordre naturel et spirituel devant Dieu.

    Conspirationnisme – Débat entre Julien Rochedy et Youssef Hindi (ERFM)

    Science holiste, suite et fin – Roberto Fondi

    Révolution conservatrice, nationalisme, Europe et écologie par « Fréquence Orage d’Acier »

    Sociologie du gamer par Adrien Sajous – Kontre Kulture

    Retour du “péché” et (dés)ordre (im)moral moderniste

    D’où vient l’Allemagne ? (Gonzague de Reynold)

    Humanisme chrétien – David Veysseyre et Père Chazal

    Contre-révolution: genèse-postérité-doctrines – Pierre de Meuse

    JMLP, occupation allemande et hommages – Rivarol

    La race, extraits divers de Walter Darré – Augustin

    Civilisation occidentale et perspective prométhéenne

    « Humanisme et Théologie », saint Thomas d’Aquin par le professeur Werner Jäeger


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  • 8 commentaires




    Rochedy n'a également jamais été ma tasse de thé mais sur cette thématique, il est très méritant. L'écologie - tout comme le socialisme, l'européisme ou même le nationalisme - est un combat de droite que la gauche confisquât à cette dernière, pour la galvauder à l'extrême en une espèce de verdurolâtrie rousseauiste. Les premiers penseurs à avoir réfléchi au rôle de l'action humaine sur la nature proviennent de l'école contre-révolutionnaire. Leurs points commun sont un refus de la modernité, une critique du libéralisme, un attachement à la nature considérée comme un conservatoire, et une recherche d'un spiritualisme opposé aux biens matériels. En Allemagne, les origines de l'écologie se trouvent dans le romantisme politique, tel le Lebensreform. Ce mouvement a certes trouvé un écho auprès de la gauche new-age et la contre-culture « hippie » aux USA, mais il a aussi eu son pendant völkisch qui faisait de « l’état de nature » une nostalgie d’un Eden dans lequel les hommes et la nature vivaient harmonieusement. Cette vision passéiste eut pour conséquence le développement d’un discours anti-moderniste, marqué par le refus de l’urbanisation et de l’industrialisation au nom du risque de décadence spirituelle de l'Allemagne. La gauche, à l'inverse, a toujours été en contradiction avec ce que l'écologie suppose : Pour être en harmonie avec la nature, il faut un minimum de responsabilité individuelle devant le tout environnemental, et par-là même une forte conscience morale quand la gauche souhaite détruire les standards élevés. Pour être effective, l'écologie doit avoir pour postulat préalable une base culturellement homogène permettant ensuite de forger un projet collectif où l'être est en communion avec son environnement là où la gauche promeut une société multiraciale qui rend la concrétisation de ce schéma impossible en le fractionnant. Aussi, l'amour de la nature est inconciliable avec la gauche qui justement souhaite l'uniformiser en rasant sa diversité, en niant les déterminismes, et même la hiérarchie entre l'humanité et le monde animal (anti-spécisme). On ne respecte la nature qu'en prenant compte de ses variabilités définies pour y saisir le lien. La gauche appelle à sortir de l'économisme pour retrouver l'humain, en supprimant les biens au profit des liens, mais omet que cet écueil revient à renouer avec la sobriété corporative et donc la société organique qu'elle combat ; le retour à l'homme menant au particularisme est incompatible avec l'universalisme abstrait. Cette pseudo-écologie misanthropique qui tient l'humain (surtout l'homme blanc) pour l'ennemi juré de la nature, dont il est pourtant membre à part entière, est un avatar du judéo-marxisme (les écolos sont comme les pastèques, verts à l'extérieur et rouges à l'intérieur, disait notre légendaire roi de la « punchline » Jean-Marie Le Pen) qui, exploitant la fissure créée par l'industrialisation, instrumentalise la mainmise du capitalisme, par haine de l'Occident, pour aboutir aux mêmes résultats. Sinon, contrairement à ce que dit Rochedy, il n'y eut aucun prométhéisme dans le national-socialisme allemand. Il y avait certes un désir de puissance qui a poussé très loin le développement de la technique pour des enjeux économico-militaires, mais tout cela devait servir l'apparition d'un monde de l'homme reconnecté à la nature et à la beauté. La technique devait être au service de la nature. Les envolées cosmologiques d'Hitler confirment, contre l'historicisme prométhéen, que l'homme ne domine pas la nature et n'invente rien : « En tentant de se révolter contre la logique inflexible de la nature, l'homme entre en conflit avec les principes auxquels il doit d'exister en tant qu'homme. C'est ainsi qu'en agissant contre le vœu de la nature il prépare sa propre ruine. Ici intervient, il est vrai, l'objection spécifiquement judaïque aussi comique que niaise, du pacifiste moderne : "L'homme doit précisément vaincre la nature !". Des millions d'hommes ressassent sans réfléchir cette absurdité d'origine juive et finissent par s'imaginer qu'ils incarnent une sorte de victoire sur la nature ; mais ils n'apportent comme argument qu'une idée vaine et, en outre, si absurde qu'on n'en peut pas tirer, à vrai dire, une conception du monde. En, réalité l'homme n'a encore vaincu la nature sur aucun point ; il a tout au plus saisi et cherché à soulever quelque petit coin de l'énorme, du gigantesque voile dont elle recouvre ses mystères et secrets éternels ; il n'a jamais rien inventé, mais seulement découvert tout ce qu'il sait ; il ne domine pas la nature, il est seulement parvenu, grâce à la connaissance de quelques lois et mystères naturels isolés, à devenir le maître des êtres vivants auxquels manque cette connaissance [...] » (Mein Kampf, p.150). Comme de nombreux penseurs de sa nation, Hitler répudie l’idée orgueilleuse cartésienne, « pharaonique », de l’homme « maître et possesseur de la nature », selon une formule juive du droit d’user et d’abuser, alors qu’il n’en est que le récepteur : « Ce que je viens de dire peut faire rire certains lecteurs, mais notre planète a déjà parcouru l'éther pendant des millions d'années sans qu'il y eût des hommes et il se peut qu'elle poursuive un jour sa course dans les mêmes conditions, si les hommes oublient qu'ils arriveront à un niveau supérieur d'existence non pas en écoutant ce que professent quelques idéologues atteints de démence, mais en apprenant à connaître et en observant rigoureusement les lois d'airain de la nature. » (Mein Kampf, p.151).


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    Merci cher GMU pour cette contribution alimentant l’article. J’en profite pour le diffuser sur quelques canaux ! 😇


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    […] Passion et détermination, continuons d’avancer et élargissons encore nos thématiques, de la même façon que nous avons nouvellement écrit à propos de ladite écologie, et ce, tout récemment. […]


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    […] Écologie anthropologique de « Droite » véritable – Julien Rochedy […]


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