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Publié le par Florian Rouanet
Une synthèse explicitant, sans que cela soit une simple redite dépassée des années 1920, l’expression assumée d’un néo-fascisme visant à sauver nos sociétés européennes actuelles.
En quelques points clés :
UNITÉ – Le fascisme est l’union de toutes les forces vives de la nation, réunies en un seul faisceau, pour les mettre au service d’un but unique : le Bien commun. En particulier, le fascisme naquit comme une réaction immunitaire, spontanée et parfois brutale, de la race blanche, pour conjurer la dégénérescence libéralo-communiste issue du monde apocalyptique de 1789, puis de 1945.
Et, par conséquent, refus des divisions idéologiques artificielles à l’intérieur de la vie politique : rejet du féminisme (lutte des sexes), du marxisme (lutte des classes), du parlementarisme (lutte des parties). Le symbole de justice et de « droit de punir » des licteurs romains a été choisi, justement pour ce qu’il incarne.TOTALITÉ – Il s’agit d’un socialisme aristocratique, où l’État, comme un organisme chérissant chacun de ses membres, cultive le bien-être matériel, moral et spirituel de toutes les classes du peuple, sans en délaisser ou ne mépriser aucune. Il invite tout élément du peuple à gravir les échelons, pour autant qu’il s’en donne les moyens et assume le principe de responsabilité devant la patrie.
En particulier, c’est l’intégration des concepts clés de l’organicité politique avec application du principe de totalité et restauration de corps intermédiaires ou, remarque constructive, de les supplanter par une économie orientée nationale et sociale (échelons sociaux, familiaux, communaux, choix de financements ciblés et efficaces, etc.). Le capital est au service de l’économie, qui est au service du peuple : défense des producteurs locaux, du clergé et des associations de jeunesses.TRADITION – C’est une contre-révolution révolutionnaire, ou révolution dite conservatrice, selon l’analyse de Joseph Merel, c’est-à-dire l’antithèse nette et catégorique de l’individualisme abstrait, sans pour autant vouloir retourner, comme le réactionnaire, dans l’Ancien régime ayant lui-même engendré la grande césure/cassure susdite ; se permettant le luxe de tirer de meilleur de l’antique et du médiéval, en pratiquant le processus révolutionnaire, de renverser un (dés)ordre démocratique/bourgeois judéo-maçonnique ou, le cas échéant, visant simplement à la réforme des élites, lorsque cela est possible et nécessaire (tantôt normativiste, tantôt décisionniste).
Cela signifie aussi, à l’instar des Indo-européens, avoir un état combattif et de guerre, permanent.UNIVERSALITÉ – Les fascistes proclament que chaque nation est appelée à manifester un aspect particulier, ainsi enraciné dirait Carl Scmitt, et universel, des richesses des virtualités de la nature humaine – aristotélicien, avec un déterminisme relatif y est accepté, n’empêchant pas le libre arbitre, bien qu’il croit avant tout en l’homme communautaire. Il s’adapte à l’entité politique dans laquelle il se développe et défend ses éléments constitutifs : langue, héritage, ethnie, etc.
En particulier, il reconnait la primauté du Bien commun des nations sur celui d’une seule nation, et admet, pour cette raison : le principe impérial, hautement symbolisé par la ville de Rome, ou encore, le fait qu’il puisse exister une loi internationale sur terre.SACRÉ – Antimatérialiste, car ordre naturel oblige, y compris dans sa volonté de rétablir l’homme « nouveau » dans ses vertus propres, celui-ci reconnait et révère le caractère transcendant de l’origine de la vie et du destin humain, principe moteur absolu, qui se consomme dans la religion Catholique.
Toutefois, il est « anticlérical » dans le sens où, il refuse de livrer le pouvoir temporel à l’ambition surnaturaliste et déplacée de certains clercs, « modernistes » ou non, que certains catholiques ignorent dans leur propension à voir les clercs purs, alors que leur responsabilité dans ce qui nous arrive est immenseMODERNE – Enfin, le néofascisme, pourquoi ? Car un principe se maintient et peut se rénover, s’actualiser, sans jamais se trahir en revanche, afin d’éviter de répéter des erreurs commises pour de multiples raisons contextuelles ou accidentelles, dans l’urgence, les guerres et la passion que peut provoquer une situation donnée. Nous soutenons pour cela, au passage, les écrits de Philippe Gauthier.
La doctrine du fascisme de Benito Mussolini (PDF), car même nos ennemis doivent savoir de quoi ils sont ennemis, pour citer l’écrivain Maurice Barèche.
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« Désormais, c’est le seul chemin qui mène à Rome. »
Pierre Sidos, À propos du fascisme.

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