• « L’homme nouveau » porté par le fascisme : pour un modèle anthropologique supérieur transfiguré par le christianisme

  • « L’homme nouveau » porté par le fascisme est-il condamnable à droite ?

    L’expression d’« homme nouveau » a mauvaise presse, souvent employée dans un sens péjoratif – et à tort encore aujourd’hui – dans les milieux de tradition toujours imprégnés d’un antifascisme latent. Seulement, pourquoi fallut-il que nous le lui reprochassions alors que le christianisme lui-même proposa en son temps un « homme nouveau » chrétien ? De fait, il y eut un avant et un après Jésus-Christ. D’ailleurs, la « nouveauté » du christianisme dans le monde n’a-t-elle pas été radicale en son contexte : ne point offenser son Dieu, remettre ses péchés, aimer ses ennemis, mortifier ses sens, etc. ?

    Dans l’épître de dimanche dernier (21 juillet 2019) nous en avions eu un bon exemple :
    « Si, en effet, nous avons été greffés sur lui, par la ressemblance de sa mort, nous le serons aussi par celle de sa résurrection: sachant que notre vieil homme a été crucifié avec lui, afin que le corps du péché fût détruit, pour que nous ne soyons plus les esclaves du péché; car celui qui est mort est affranchi du péché. »
    Saint Paul, épître aux Romains, chapitre 6 (enseignement répété dans Jean 3.1-21).

    Dès lors, l’humanité devra porter des « lunettes opaques », afin d’échapper aux seuls sens et ainsi observer ce que furent la Grâce, le souverain Bien et toutes choses surnaturelles contre leurs négations : le péché et le mal.

    Alors oui concernant le fascisme qui, du reste comme toute doctrine, se proposait et proposera encore de donner un modèle anthropologique supérieur ; ainsi moral et spirituel. Tout ensemble d’idées est porteur d’une certaine conception de l’homme et de ses limites, mais cet « homme nouveau » du fascisme n’est jamais que l’homme de toujours, être terrestre, contraint par sa nature pour qu’il voie ses limites, cependant perfectible afin de se faire naturellement sain ; chose amenant tout un chacun à se surpasser. L’homme nouveau revendiqué par le fascisme n’est qu’un homme rénové et élevé dans sa nature propre, à la fois enraciné et vertueux. Ce n’est pas « l’homme nouveau » du marxisme qui tente de nier l’homme réel pour enfin le « machiniser » et par là détruire son être profond.

    L’homme nouveau du fascisme ne contredit pas le christianisme, bien au contraire, il lui propose une nature saine qui, appelant la foi chrétienne, lui prépare le terrain ; car la foi ne saurait se greffer sur le vice intégral… De surcroît, il y a quelque chose de dantesque (et de constantinien même !) dans ce courant. Et Dante Alighieri – qui fut profondément chrétien – a été utilisé par le Ventennio comme la plus grande référence nationale à la suite du Risorgimento. Ce modèle anthropologique depuis sa proclamation aurait voulu que les peuples se formassent autour de principes intangibles que l’on pourrait réduire à un mélange de socialisme hiérarchique et d’aristocratie des talents.

    Voilà tout, en guise de réponse à cette déformation du fascisme en général que nous avons constatée à Deus Vult. Des camarades avec qui il eût été permis de s’approprier l’expression « d’homme nouveau » comme étant celui chrétien devant se faire fasciste. Et comme dès nos premières années nous vîmes cette problématique, alors nous fûmes à l’avant-grade d’un phénomène que certains gauchistes athées qualifièrent sous le nom de clérico-fascisme.

    La Pietà de Michelangelo

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    « Nous sommes de droite parce que la vie est droite (Les lois de la vie sont fascistes : évolution – et non pas conservation – selon la sélection naturelle et la prédation. (…). C’est pourquoi devrions-nous plutôt dire : nous sommes vitalistes. »
    Romain D’Aspremont – Penser l’homme nouveau, pourquoi la droite perd la bataille des idées ?

    À l’origine ceux qui se plaçaient à droite du président d’Assemblée (France post-révolutionnaire) étaient les partisans de l’Ordre d’Ancien Régime. Philosophiquement sont de droite ceux qui croient en l’existence de principes extérieurs immuables et éternels ; ce qui évite toute abstraction idéologique irréelle (originaire de gauche). À droite toute !


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