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Publié le par Florian Rouanet
En préambule :
Des propos durs, mais vrais, émanant d’un certain guide autrichien… La France a effectivement bénéficié d’un grand traitement de faveur dont les Polonais, pourtant libéré du joug rouge, peuvent être aisément jaloux. Chez les Français, l’esprit de résistance était diffus, implicite et explicite, hormis mouvements nationalistes parisiens (et non « patriotiques », j’insiste). Ces propos datent de la fin de la guerre et tiennent une certaine aigreur. Les propos du même guide se révélaient plus doux en entretien avec Bertrand de Jouvenel – ou dans les références de l’ouvrage de Friedrich Grimm.
En même temps, depuis quand on conquiers un pays à plate couture, et au lieu de le mettre au pas, de pulvériser pour toujours la maçonnerie qui est responsable des prédictions que, lui même, faisait sur le futur de la « Fronse » (universalisme et dégénérescence…). A la place, il aura fait une solution à 2 Etats, et 4 ans plus tard, les anglo-saxons, s’organise et le détruit… !
Fiabilité historique :
Ce document du Testament de « tonton » paraît assez crédible. Disons qu’un document comme les « Propos de table » est tellement décrié par les historiens et entrent en contradiction avec les actes et propos publics d’Adolf Hitler. Donc dans ce cas, cela semble archi faux.
Lesdits Axe et Alliés :
Les alliances n’ont jamais basculé officiellement du côté de « l’Axe ». Et la culture « resistancialiste » était si diffuse que rien ne différenciaient les vichystes des gaullo-communistes en certains points.
Maintenant. Les Alliés ont gagnés, l’Europe est un cadavre, nous n’en sortons pas, et en cela, même Philippe Pétain peut en être content… Le calcul opportuniste peut-être, mais il fallait comprendre à l’époque le choix civilisationnel qui se posait, avec l’antifascisme, à l’instar des crasseux anarchistes et libertaires.
Après, Pétain a remis en question la grande cassure de 1789, tout comme les fascismes, donc cela ne lui a pas été pardonné non plus. Ou comment faire partie des vainqueurs, tout en étant des perdants : un art ! Mais en bref, Pétain s’est roulé tout seul. Il a cru aux anglo-saxons et voilà le résultat…
L’Allemand :
Nous remarquons dans le propos de Philippe Gauthier que, l’Allemand n’a pas le mépris du subordonné, contrairement à la haine de classe qu’il y a en France avec toutes ses jalousies. Il est certes dur et humiliant lorsque tout n’est pas à quatre épingle, mais après le travail, chefs et subordonnées, parlent familièrement et trinquent joyeusement.
Nuançons cela dit sur l’aspect dur et caporaliste : le Prussien est un peu comme ça. La différence nette entre l’Allemand et le Français c’est surtout l’individualisme. L’Allemand est communautaire depuis les Germains, un sens de la hiérarchie et de l’obéissance, mais une stratification sociale plus ramassée.
A l’époque romaine, Tacite disait que le plus bas des Germains étaient bien au dessus du plus bas des Romains, car les premiers ne méprisait pas le travail manuel. Le chef Germain est sévère, mais il n’exige pas outre mesure de son subordonné.
« C’est à l’égard de la France que l’erreur de notre politique a été la plus complète. Il ne fallait pas collaborer avec eux. Cette politique qui les a servis nous a desservis. Abetz s’est cru original en se faisant le champion de cette idée et en nous poussant dans cette voie. Il se croyait en avance sur les faits alors qu’en réalité il les retardait. Il s’est figuré que nous avions affaire à la France de Napoléon, c’est-à-dire à une nation capable de comprendre et d’apprécier la portée d’un geste noble. Il a omis de voir ce qui est, c’est à dire que la France, en l’espace de cent ans, a changé de visage. Elle a pris celui d’une prostituée. C’est une vieille putain qui n’a cessé de nous tromper, de nous bafouer et de nous faire chanter.
Notre devoir était de libérer la classe ouvrière, d’aider les ouvriers de France à faire leur révolution. Il fallait bousculer impitoyablement une bourgeoisie de fossiles, dénuée d’âme comme elle est dénuée de patriotisme. Voilà quels amis nos génies de la Wilhelmstrasse nous ont trouvés en France, de tout petits calculateurs, qui se sont mis à nous aimer quand l’idée leur vint que nous occupions leur pays pour défendre leurs coffres-forts et bien résolus à nous trahir à la première occasion, pour peu que ce fut sans risque !
(…) De deux choses l’une en ce qui concerne la France : ou bien elle abandonnait son alliée l’Angleterre, et en ce cas elle ne présentait aucun intérêt pour nous en tant qu’alliée éventuelle, car il est certain qu’elle nous eût abandonnés de la même manière à la première occasion ; ou bien elle ne faisait que simuler par ruse ce changement de partenaire, et elle n’en était plus que redoutable pour nous. L’on a fait, de notre côté, des rêves absolument ridicules au sujet de ce pays. Il n’y avait véritablement qu’une formule souhaitable : adopter à l’égard de la France une politique de méfiance rigoureuse. Je sais que je ne me suis pas trompé en ce qui concerne la France. J’ai dit avec clairvoyance , dans ‘Mein Kampf’ ce qu’il fallait en penser. Et je sais très bien pourquoi, en dépit des sollicitations qui me furent faites, je n’ai jamais accepté de changer quoi que ce soit à mes propos d’il y a vingt ans. »
Le testament politique de Hitler. Propose tenus le 14/02/1945.

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