• 🐂 ChimĂšre Ă©galitaire, puis antispĂ©cisme : d’une dĂ©gĂ©nĂ©rescence prĂ©tendument morale Ă  l’autre – contre l’Homme et l’animal 🧠



    « Droits d’un homme » sans Dieu aux droits de l’animal contre l’homme…

  • ⁂ ÉnoncĂ© liminaire
    FidĂšle lecteur,
    Que ne donnerait-on point, de nos jours, pour entendre Ă  nouveau parler d’animaux sans anthropomorphisme, de nature sans religiositĂ© paĂŻenne, d’ordre du monde sans l’égalitarisme forcenĂ© d’idĂ©ologues dĂ©sƓuvrĂ©s.
    Las, l’ùre prĂ©sente n’est plus celle du bon sens paysan, mais celle du reniement ontologique. Voici que s’impose l’antispĂ©cisme, fruit vĂ©reux d’un post-humanisme retournĂ© contre l’homme, nouvelle gnose oĂč la chĂšvre cĂŽtoie l’enfant et oĂč la viande devient un crime contre l’univers. Il convenait dĂšs lors de rappeler les fondements.

    Élever l’animal Ă  la dignitĂ© d’homme revient Ă  le mĂ©connaĂźtre profondĂ©ment, en le soumettant Ă  des catĂ©gories Ă©trangĂšres Ă  son ĂȘtre. Et, en effet, chez saint Thomas d’Aquin, nous retrouvons ces trois distinctions Ă©lĂ©mentaires :

    • L’Ăąme vĂ©gĂ©tative : propre aux plantes, responsable des fonctions de nutrition et de croissance.
    • L’Ăąme sensitive : que possĂšdent les animaux, leur confĂ©rant sensation et mouvement.
    • L’Ăąme intellective : exclusive Ă  l’homme, dotĂ©e de raison et immortelle.
    đŸ•łïž Contresens sur l’animal & nĂ©gation du rĂ©el,
    entendant impatroniser une vision hallucinĂ©e de la nature & du vivant 🐂 

    ☧ Assise conceptuelle

    ANTISPÉCISME, subst. masc. – Courant de pensĂ©e contestant la supĂ©rioritĂ© morale de l’humain sur les autres espĂšces animales & prĂŽnant l’égalitĂ© de traitement des ĂȘtres sensibles.

    ANTHROPOMORPHISME, n. m.Attribution, dans certaines religions et en particulier celle des Grecs et des Romains, d’une forme humaine et de sentiments humains aux phĂ©nomĂšnes de la nature qui devenaient par suite autant de divinitĂ©s. Il s’est dit aussi spĂ©cialement de l’Attribution Ă  Dieu d’une forme humaine.

    NIHILISME, subst. masc.A. − PHILOSOPHIE  Doctrine selon laquelle rien n’existe au sens absolu; nĂ©gation de toute rĂ©alitĂ© substantielle, de toute croyance. (v. éternalisme rem. s.v. Ă©ternitĂ©). Nihilisme critique, ontologique.

    MILLÉNARISME, subst. masc.RELIG. Croyance selon laquelle le Messie rĂ©gnera sur terre pendant mille ans avant le jugement dernier.

    ☩ Épigraphes prĂ©ludiales

    La presse nulle et les officiels tombent juste lorsqu’il s’agit de rĂ©futer des inepties faciles et  outranciĂšres:

    « L’antispĂ©cisme est une expression nouvelle du narcissisme humain. La pensĂ©e humaine rĂ©git tout dans ce systĂšme, alors mĂȘme qu’il est question de comportements parfaitement naturels. Les agissements basiques des humains, comme le fait de manger de la viande, sont perçus comme anormaux. L’exigence de moralitĂ© doit devenir la principale caractĂ©ristique de l’espĂšce humaine. Homo sapiens doit cĂ©der la place Ă  Homo bonus. »
    ​Ariane Nicolas, entretien accordĂ© au magazine Marianne – ActualitĂ©s et dĂ©bats

    « Le traitement des animaux doit Ă©viter le ridicule anthropomorphisme qui consiste Ă  prĂȘter aux animaux des intentions ou des sentiments humains ».
    Jean-Yves Goffi, Dictionnaire d’Ă©thique et de philosophie morale (philosophe français spĂ©cialisĂ© en Ă©thique animale) – Port Saint-Nicolas

    ÎŁ Arborescence des matiĂšres

    I.🐑 Confusion doctrinale & gnose Ă©galitariste
    II. 🩮 Anthropomorphisme, mĂ©pris dĂ©guisĂ© de l’animal
    III. đŸŒŸ L’expĂ©rience paysanne contre les abstractions urbaines
    IV. đŸ§Ș Logiques biologiques & lois naturelles bafouĂ©es
    V. đŸȘž Une idĂ©ologie de la nĂ©gation de l’homme
    VI. 📚La doctrine catholique, thomiste et biblique sous forme d’extraits


    Femme-patate, mais oĂč est donc « sainte » Greta Thunberg ?!


    I. 🐑 Confusion doctrinale & gnose Ă©galitariste

    Sous l’auguste nom d’« antispĂ©cisme » se dissimule, en vĂ©ritĂ©, une subversion du rĂ©el — un de ces virus conceptuels, fort prisĂ© des cĂ©nacles progressistes, oĂč l’idĂ©e prend le pas sur l’ĂȘtre, oĂč l’on prĂ©tend faire violence Ă  la nature en l’assujettissant Ă  l’utopie.

    Ce courant millĂ©nariste, de type dit de Nouvelle Ăąge, dont l’apparition gĂ©nĂ©ralisĂ©e date des annĂ©es 1970, emprunte Ă  la morale utilitariste (notamment via Peter Singer) une dialectique faussement sĂ©duisante et surtout fallacieuse : Ă  savoir que la souffrance Ă©tant un mal universel, tout ĂȘtre capable de souffrir mĂ©riterait le mĂȘme traitement Ă©thique. Le terme « spĂ©cisme » est donc forgĂ©, par mimĂ©tisme prĂ©tendument injurieux, sur le modĂšle de « racisme » ou « sexisme », insinuant que considĂ©rer l’homme comme supĂ©rieur relĂšverait du crime moral.

    Or, c’est lĂ  une gnose Ă©galitariste – lĂ  oĂč le fĂ©minisme indiffĂ©rencie homme et femme, on indiffĂ©rencie homme et animal –, en ce qu’elle postule l’indistinction des ĂȘtres par nature distincts. L’antispĂ©cisme ne dĂ©fend pas l’animal en tant qu’animal — il le dĂ©fend contre sa propre nature, au nom d’une abstraction, toute humaine.
    Ce n’est point tant la condition de la vache, du chien ou du renard qui intĂ©resse ces « doctrinaires de l’abstrait », que la rĂ©alisation d’un monde thĂ©oriquement purifiĂ© de toute hiĂ©rarchie, ordre ou diffĂ©renciation — monde chimĂ©rique oĂč l’homme serait haĂŻssable prĂ©cisĂ©ment parce qu’il est homme.

    VoilĂ  bien pourquoi l’antispĂ©cisme se range sans peine dans la galerie des idĂ©ologies dites de dĂ©construction : il ruine les catĂ©gories naturelles pour les fondre dans un tout amorphe, comme l’alchimiste dĂ©sespĂ©rĂ© qui croit transmuer les espĂšces en leur contraire. Loin de la sagesse antique qui hiĂ©rarchisait le vivant selon ses facultĂ©s propres, voilĂ  que l’on entend punir l’homme pour avoir respirĂ©, cultivĂ©, sacrifiĂ©, mangĂ©.
    L’on soupĂšse, avec une gravitĂ© grotesque, le droit du lombric Ă  l’intĂ©gritĂ© physique, et l’on s’indigne que la panthĂšre n’ait point de statut juridique… Cela est fort risible, mais endommage hĂ©las nombre de cerveaux !

    II. 🩮 Anthropomorphisme, mĂ©pris dĂ©guisĂ© de l’animal

    La premiĂšre absurditĂ© logique du projet antispĂ©ciste repose sur un anthropomorphisme mal dĂ©gourdi, par lequel l’on projette sur l’animal une intĂ©rioritĂ© humaine — affective, morale, et mĂȘme juridique — que rien ne vient corroborer dans les faits.

    Ainsi, des penseurs de salon s’émeuvent du sort du cochon d’abattoir, comparant ses cris Ă  ceux d’un enfant suppliciĂ©. On prĂȘte des Ă©motions, des volontĂ©s, voire des pensĂ©es abstraites aux ĂȘtres vivants que l’on ne connaĂźt guĂšre que par Ă©cran interposĂ©. Il ne s’agit plus de comprendre l’animal selon sa propre nature, mais de le tirer de force dans un systĂšme moral conçu pour — et par, et contre (!) — l’homme moderne culpabilisĂ©.

    Comme avec le racialisme et le fĂ©minisme, cette confusion ruine la vraie relation respectueuse, qui repose non sur l’égalisation, mais sur la juste place. Le loup n’est point un « gentil incompris » ; le chat ne connaĂźt pas la compassion ; le bƓuf n’a cure du droit Ă  la retraite – MDR. L’animal vit, sent, parfois souffre, certes — mais il n’a point la conscience rĂ©flexive, ni la raison universalisante, ni la transcendance religieuse qui caractĂ©risent l’ĂȘtre humain.

    Or, en voulant Ă©lever l’animal Ă  l’homme, l’on rabaisse en rĂ©alitĂ© les deux : l’un, parce qu’on le prive de son mystĂšre propre ; l’autre, parce qu’on l’arrache Ă  sa responsabilitĂ©. L’anthropomorphisme qui motive l’antispĂ©cisme n’est point amour de la bĂȘte, mais rejet de l’homme dans sa nature intrinsĂšque — et surtout de ce qui l’élĂšve au-dessus du rĂšgne animal, Ă  savoir : l’intellect, le langage, la morale, la priĂšre. VoilĂ  bien un Ă©trange amour que celui qui ignore l’objet qu’il prĂ©tend chĂ©rir.

    III. đŸŒŸ L’expĂ©rience paysanne contre les abstractions urbaines

    Il n’est point anodin que l’antispĂ©cisme soit nĂ©, puis se soit rĂ©pandu, dans les cercles urbains, hors-sol, dĂ©connectĂ©s des rĂ©alitĂ©s concrĂštes, notamment des campagnes. Ceux-lĂ  mĂȘme, ces comiques consommĂ©s, qui n’ont jamais plantĂ© un navet, jamais vĂȘlĂ© une vache, jamais assistĂ© Ă  l’abattage d’un sanglier dans la cour d’une ferme, entendent aujourd’hui rĂ©genter l’ordre agricole et moral de la CrĂ©ation

    À rebours, les populations enracinĂ©es — Ă©leveurs, bergers, vachers, paysans — connaissent l’animal, non par fantasme sentimental ou pamphlet militant, mais par expĂ©rience, par les lois empiriques... Elles savent qu’un chien a besoin d’un chef, qu’un cheval mal traitĂ© devient dangereux, qu’un cochon heureux se roule dans la boue, et qu’un coq, pour vivre, doit picorer. Elles savent en outre, que l’homme doit disposer des animaux avec mesure et sans cruautĂ© adolescente.

    C’est lĂ  une sagesse immĂ©moriale, qui rĂ©git la relation homme-animal depuis des siĂšcles : union fonctionnelle, parfois affective, toujours hiĂ©rarchique, dans laquelle le soin donnĂ© vaut respect, et le sacrifice bien menĂ© n’est point acte de barbarie, mais de nĂ©cessitĂ©.
    L’animal bien traitĂ© n’est point cet ĂȘtre imaginaire qui « veut vivre libre », mais celui que l’on nourrit, soigne, loge, attelle, parfois tue — et qui, dans cet ordre, trouve une forme de bonheur Ă  sa maniĂšre, une paix conforme Ă  sa nature.
    Car l’amour vĂ©ritable n’est point une devise mercantile, mais une Ɠuvre !

    IV. đŸ§Ș Logiques biologiques & lois naturelles bafouĂ©es

    L’antispĂ©cisme, en prĂ©tendant abolir les « discriminations d’espĂšce », se heurte frontalement aux fondements mĂȘmes du vivant. Cette idĂ©ologie, qui croit civiliser la nature, n’en comprend ni la violence nĂ©cessaire, ni l’ordre organique, ni la finalitĂ© intrinsĂšque des ĂȘtres.

    Qu’un lion dĂ©vore une gazelle, qu’un renard saigne une poule, voilĂ  qui est dans l’ordre des choses. Ces faits ne sont ni bons ni mauvais : ils sont. La prĂ©dation, la hiĂ©rarchie trophique (alimentaire), la sĂ©lection naturelle ne procĂšdent point d’une cruautĂ© cosmique, mais d’une mĂ©canique de maintien des Ă©quilibres. Une loi Ă©ternelle s’en dĂ©gage : supprimer la mort, dans la nature, c’est condamner la vie.

    Par une inversion comique et destructrice, ils rĂȘvent d’un monde dans lequel tous les animaux seraient herbivores, frugivores, pacifiques — c’est-Ă -dire dĂ©sanimĂ©s, castrĂ©s de leur instinct, reconfigurĂ©s pour satisfaire la sensibilitĂ© urbaine contemporaine. Tel est le dĂ©lire : au nom du bien-ĂȘtre animal, ils veulent abolir le loup ; au nom de la vie, ils veulent faire taire la mort.

    Il s’agit lĂ  d’un excĂšs de compassion surtout doublĂ© d’un narcissisme et d’un aveuglement d’histrions et de cuistres. En refusant de reconnaĂźtre la nature pour ce qu’elle est — dure, belle, tragique — les antispĂ©cistes substituent Ă  la rĂ©alitĂ© une fiction moralisĂ©e.
    Confusion des plans et disciplines : ils passent de la biologie au moralisme, de l’éthologie au procĂšs d’intention. Et leur discours s’embourbe dans l’incohĂ©rence : faudrait-il, pour leur bien, empĂȘcher les oiseaux de voler, car cela exclut les autres espĂšces ? Ou encore, reprocher au chat de jouer avec sa proie ?

    La rĂ©ponse relĂšve de absurditĂ©, car leur logique y mĂšne fatalement. L’ordre naturel est ainsi remplacĂ© par un juridisme fantasmatique. Contre toute « écologie vĂ©ritable », cette idĂ©ologie relĂšve d’un constructivisme qui s’applique au vivant comme il le fit dĂ©jĂ  au genre, Ă  la famille, Ă  la langue.

    V. đŸȘž Une idĂ©ologie de la nĂ©gation de l’homme

    À y regarder de plus prĂšs, le cƓur de l’antispĂ©cisme n’est guĂšre l’amour des bĂȘtes, mais bien la haine de l’homme. Son vĂ©ritable ressort est anthropophobe, au sens mĂ©taphysique : il s’agit de nier la singularitĂ© humaine, son exception parmi les crĂ©atures, son statut d’image de Dieu.

    Que l’homme parle, prie, crĂ©e, rie, enterre ses morts, Ă©rige des cathĂ©drales ou des tombeaux, rien ne leur importe. L’humanitĂ© n’est plus qu’une espĂšce parmi d’autres, et sa supĂ©rioritĂ© — Ă©vidente, ontologique, sacrĂ©e — est dĂ©sormais traitĂ©e hautainement comme un prĂ©jugĂ©.
    C’est l’apogĂ©e du socle bancale Ă©galitariste, cette dĂ©mence/hubris qui ne distingue plus l’enfant de la bĂȘte, le porc du nourrisson, l’homme de l’arbre.

    Ce nivellement par le bas procĂšde d’un nihilisme absolu. En niant l’homme, on nie son autoritĂ© sur la nature, sa vocation Ă  l’ordonner, Ă  en user avec justice. L’antispĂ©cisme nie l’ñme, nie l’intelligence, nie la transcendance. Il promeut un homme sans verticalitĂ©, honteux de lui-mĂȘme, priĂ© de demander pardon d’exister. À cette figure rĂ©gĂ©nĂ©rĂ©e du jardin d’Éden, l’on substitue une sorte de culpabilitĂ© nĂ©o-paĂŻenne oĂč la terre mĂšre – pachamamadevient une dĂ©esse outragĂ©e, et l’homme, un parasite.

    Or, l’homme est roi non parce qu’il dĂ©truit, mais parce qu’il nomme, organise, oriente. Sa supĂ©rioritĂ© ne l’autorise pas Ă  la tyrannie — elle l’appelle Ă  la responsabilitĂ© et au mĂ©rite. C’est prĂ©cisĂ©ment ce qu’avaient compris les grandes civilisations : que l’homme avait mission d’harmonie, non de fusion, ni d’abolition. En sapant cette mission, l’antispĂ©cisme dĂ©truit les deux termes : l’homme, ravalĂ© au rang d’animal honteux, & l’animal, dĂ©naturĂ© par l’assignation Ă  des rĂŽles humains.


    VI. 📚La doctrine catholique, thomiste et biblique sous forme d’extraits

    « On ne trouve pas dans les Ăąmes des bĂȘtes d’opĂ©ration supĂ©rieure Ă  celle de la partie sensitive : elles n’ont ni intellection ni raisonnement. C’est ce qui ressort du fait que tous les animaux de la mĂȘme espĂšce opĂšrent de la mĂȘme maniĂšre, puisqu’ils sont mus par la nature et non agissant par l’art : toute hirondelle fait son nid de la mĂȘme maniĂšre, et toute araignĂ©e sa toile. »

    « Plus une forme est noble et Ă©loignĂ©e de la forme de l’élĂ©ment, plus il doit y avoir de formes intermĂ©diaires, par lesquelles on parvient graduellement Ă  la forme ultime, et donc plus il doit y avoir de gĂ©nĂ©rations intermĂ©diaires. […] L’ñme vĂ©gĂ©tative, lorsque l’embryon vit de la vie d’une plante, se corrompt, et une Ăąme plus parfaite lui succĂšde, qui est Ă  la fois nutritive et sensitive, et l’embryon vit alors d’une vie animale. Une fois celle-ci corrompue, une Ăąme rationnelle lui fait suite. »

    « Le bonheur est le bien propre de l’homme. C’est donc en ce qui, parmi les biens humains, est le plus propre Ă  l’homme en comparaison des autres animaux qu’il faut chercher son bonheur ultime. Or tels ne sont pas les actes des vertus morales, car certains animaux ont quelque part Ă  la libĂ©ralitĂ© ou Ă  la force ; en revanche, aucun animal n’a part Ă  l’activitĂ© intellectuelle. Donc le bonheur ultime de l’homme n’est pas dans les actes moraux. »

    « Chez les crĂ©atures animĂ©es que sont les bĂȘtes, les sens et leurs dĂ©sirs n’obĂ©issent pas Ă  la raison. Dans la mesure toutefois oĂč elles sont guidĂ©es par une certaine prĂ©disposition naturelle, qui les soumet Ă  une raison supĂ©rieure, Ă  savoir celle de Dieu, il existe bien chez elles, en rapport avec les mouvements de l’Ăąme, une similitude avec ce qu’est le bien moral. »

    « Les animaux possĂšdent de mĂȘme une connaissance anticipĂ©e des effets qui peuvent se produire dans le monde, du simple fait qu’ils peuvent ĂȘtre reconnus Ă  partir de ce qui les cause et qui met en mouvement les facultĂ©s imaginatives de l’animal, et ceci plus efficacement que chez l’homme : car, chez ce dernier, les reprĂ©sentations, surtout Ă  l’état vigile, viennent plus de la raison que de l’influence des causes naturelles.. »

    Somme contre les Gentils, trad. Cyrille Michon, Paris, Garnier-Flammarion, 1999.

    Ancien Testament :

    GenĂšse 1:26-28

    « 26 Puis Dieu dit : Faisons l’homme Ă  notre image, selon notre ressemblance, et qu’il domine sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, sur le bĂ©tail, sur toute la terre, et sur tous les reptiles qui rampent sur la terre.​

    27 Dieu crĂ©a l’homme Ă  son image, il le crĂ©a Ă  l’image de Dieu, il crĂ©a l’homme et la femme.​

    28 Dieu les bĂ©nit, et Dieu leur dit : Soyez fĂ©conds, multipliez, remplissez la terre, et l’assujettissez ; et dominez sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, et sur tout animal qui se meut sur la terre. »​​

    Genùse 2:18-20​

    19 L’Éternel Dieu forma de la terre tous les animaux des champs et tous les oiseaux du ciel, et il les fit venir vers l’homme, pour voir comment il les appellerait, afin que tout ĂȘtre vivant portĂąt le nom que lui donnerait l’homme.​

    20 L’homme donna des noms Ă  tout le bĂ©tail, aux oiseaux du ciel et Ă  tous les animaux des champs ; mais, pour l’homme, il ne trouva point d’aide semblable Ă  lui. »

    ⚜ SynthĂšse conclusive

    Le « spĂ©cisme » est-il une faute ? Non, il est une reconnaissance : celle des hiĂ©rarchies du vivant, des distinctions fondatrices, de l’ordre naturel voulu par Dieu.
    L’antispĂ©cisme, au contraire, est une imposture : il travestit l’amour des bĂȘtes en haine de soi, le respect de la vie en nĂ©gation de ses formes. Il ignore la forĂȘt, la ferme, le sacrifice, les saisons. Il rĂȘve un monde ascĂ©ptisĂ© sans nĂ©cessitĂ©, sans tragĂ©die, sans finalitĂ©.

    L’homme n’est pas un animal comme un autre, et tout nous le rappelle : le langage, le visage, la priĂšre, le soin des morts, la transmission. Gageons donc qu’il existe un amour vrai des bĂȘtes, enracinĂ©, simple et ferme. Celui des anciens, celui des ruraux, celui qui voit dans l’animal non un double de soi, mais un compagnon silencieux de la CrĂ©ation, tel le chien gardien.

    Cet amour-lĂ  ne revendique rien, ne manifeste point dans les rues — il se vit au quotidien, dans la responsabilitĂ© et la gratitude. Il conviendrait, en somme, de se retremper aux sources : non point dans la fange idĂ©ologique des manifestes vĂ©ganes, mais dans la sagesse silencieuse de l’Étable : lĂ  oĂč le sacrifice est offrande, lĂ  oĂč l’homme, debout, demeure le gardien et non l’ennemi du vivant.


    📚 À approfondir dans notre bibliothùque :

    đŸŒ± L’écologisme – Une imitation gauchiste de la religion catholique ➀ https://integralisme-organique.com/2025/02/lecologisme-une-imitation-gauchiste-de-la-religion-catholique/
    🌍 Écologie anthropologique de droite vĂ©ritable – Julien Rochedy ➀ https://integralisme-organique.com/2025/01/ecologie-anthropologique-de-droite-veritable-julien-rochedy/
    đŸ› ïž L’édit survivalisme – Retour aux fondamentaux d’un homme debout ➀ https://integralisme-organique.com/2025/01/ledit-survivalisme-retour-aux-fondamentaux-dun-homme-debout/
    đŸ”„ Georges Sorel – Penseur de la violence et du mythe rĂ©volutionnaire ➀ https://integralisme-organique.com/2025/01/georges-sorel-penseur-de-la-violence-et-du-mythe-revolutionnaire/
    ⚜ Scouts catholiques et fascistes – Influences, oppositions et rĂ©cupĂ©rations ➀ https://integralisme-organique.com/2025/02/scouts-catholiques-et-fascistes-influences-oppositions-et-recuperations/
    đŸ§© UnitĂ© large radicale – ImpĂ©ratif du renouveau vs catho-zombis (Jean Boomer) ➀ https://integralisme-organique.com/2025/03/unite-large-radicale-imperatif-du-renouveau-vs-catho-zombis-jean-boomer/
    📉 De la gĂ©nĂ©ration sacrifiĂ©e aux hĂ©ritiers numĂ©riques – 1940-2025 en France ➀ https://integralisme-organique.com/2025/02/de-la-generation-sacrifiee-aux-heritiers-numeriques-1940-2025-en-france/
    đŸ•č PhĂ©nomĂšne gĂ©nĂ©rationnel – Jeux vidĂ©o rĂ©tro-HD en 2D ➀ https://integralisme-organique.com/2025/03/phenomene-generationnel-jeux-video-retro-hd-en-2d/
    👑 DĂ©clin Ă©lectoral des monarchistes radicaux en contexte de laĂŻcisation radicale ➀ https://integralisme-organique.com/2024/12/declin-electoral-des-monarchistes-radicaux-en-contexte-de-laicisation-radicale/


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