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Publié le par Florian Rouanet
Ce document répond idéalement à tous les catholiques conformistes, bien-pensants prêt à rejetter et à s’excuser par rapport à certains engagements de la première moitié du XXe siècle.
Encyclique singulière sous le IIIe Reich (Contre-révolution allemande) 1/3
Encyclique singulière sous le IIIe Reich (« Résistance » rouge & restauration sociale) 2/3
Encyclique singulière sous le IIIe Reich (Papauté politique, après-guerre) 3/3 – cet article
Mit brennender Sorge par Pierre Maximin (dossier complet). #MBS
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PAPAUTÉ ET POLITIQUE :
Le champ de l’infaillibilité pontificale recouvrent la foi et les mœurs, et non directement les champs de la prudence, de la sagesse politique ou du positionnement géopolitique. D’ailleurs, ici, la théorie se distingue nettement de la pratique, comme le dogme de l’histoire, là où la vie humaine, accidentelle et la charité interviennent.
Lisons donc Pierre Maximin, ses références, accompagnés de nos notes rédactionnelles :
« Le Concile de Jérusalem [l’an 50 après Jésus-Christ] (…) sépara a jamais le jugement théorique du jugement pratique (…) la sphère de l’historicité se distingue définitivement de la sphère du dogme! »
Romano Amerio, Iota unum, Etude des variations de l’Eglise catholique au XXe siècle, N.E.L., Paris 1987, p. 20 et 21.Qu’il suffise d’aller voir comment le Vatican n’a pas craint de clore l’épopée victorieuse des Cristeros mexicains par le vaste compromis des arreglos de juin 1929. Et qu’on veuille aussi se souvenir que c’est, en gros, le même personnel romain, et en tout cas le même pontife, qui se prononçait pratiquement dans l’affaire de l’Action Française. *
*En juin 1929, Pie XI cède aux instances et suggestions des évêques mexicains et américains et ordonne aux catholiques de déposer les armes, alors qu’ils l’emportaient sur le terrain; le triangle épiscopal Rome-Washington-Mexico rédige et signe les arreglos, détestable compromis, mauvais arrangement, cote mal taillée, qui devaient satisfaire uniquement la Révolution. Invaincus, les Cristeros furent bafoués par leurs pasteurs, et même par le pasteur suprême. »
Et concernant la fameuse allocution du Pape Pie XII au Sacré-Collège du 2 juin 1945 à l’occasion de sa fête patronale de saint Eugène (second plus grand document utilisé par les anti-NS catholiques), alors que l’Allemagne avait capitulé depuis peu avant sans condition (et ce, avant de soutenir l’idée de bonne démocratie dans les cercles internationalistes) :
« Nous voyons le père commun piétiner un vaincu, prendre le parti du fort contre le faible qui achève de combattre pour sa simple survie, renforcer les légendes de la propagande en les mettant exacte ment sur le même pied que les faits authentiques et vérifiables, et tirer des conclusions qui, avec le recul du temps, grincent étrangement à toute oreille catholique. Ajoutons-y quelques distorsions appliquées à l’histoire récente pour la faire correspondre au désir des vainqueurs, le silence superbe couvrant les crimes monstrueux perpétrés sur les vaincus – les vaincues surtout – dans l’instant même du discours, le souvenir perdu à jamais des bienfaits récemment encore acceptés et, enfin, l’incroyable dureté de cœur dont témoigne le choix du moment pour admonester même un coupable, s’il l’eût été. Bref, un discours que l’on recevrait aujourd’hui sans hésiter sous le label du politiquement correct. (…)
On peut se demander si le 2 juin 1945 était bien le moment d’entretenir les cardinaux du « spectre satanique exhibé par le national-socialisme » et s’il n’y avait vraiment rien de plus pressant que de se joindre à la meute, pour hurler à la mort avec elle en des termes pareils et ainsi lui donner bonne conscience. »
Mais nulle part le Magistère sacré ne s’est jamais exprimé de la sorte. Il s’agit d’un avis personnel, au moment où les choses avaient basculées et qu’il fallait peut-être se faire pardonner certains soutiens précédents. Et ce, alors que les Alliés bafouaient tout droit (rétroactivité des lois et témoignages peu fiables acceptés) et n’avait pas encore établi un jugement pour autant.
Tandis que le monde anglo-saxon est lui-même choqué par la guerre civile européenne :
« le président de la cour suprême des Etats-Unis, le juge Harlan Fiske Stone, faisait remarquer avec irritation:
[Le procureur général des Etats-Unis] Jackson est parti diriger ses séances de lynchage de haut vol à Nuremberg. Peu m’importe ce qu’il fait aux Nazis, mais je ne supporte pas qu’on aille prétendre qu’il dirige une cour et des débats selon le droit dans son sens habituel. *
Et au Congrès, le représentant américain du Wisconsin, Lawrence H. Smith, déclarait :
Les procès de Nuremberg heurtent tellement les principes de justice anglo-saxons qu’il nous faudra avoir honte à jamais de cette page de notre histoire […] La farce de Nuremberg joue le rôle d’une politique de vengeance poussée à son paroxysme. **
*Alpheus T. Mason, Harlan Fiske Stone : Pillar of the Law, New York, Viking, 1956, p. 716.
** Congressional Record – Appendix, vol. 95, chap. 14, 15 juin 1949, p. A 3741.
Les innocents continueront de payer le prix, avec des déferlements de l’Armée rouge, sur les terres encore fumantes de bombes à Dresde :
Si, donc, en juin 1945 les coupables restaient encore à châtier, les inno-cents, eux, on ne les avait pas ratés. Les ruines de Dresde et de Chemnitz fumaient encore, littéralement – pour ne rappeler que ce seul bombardement où périrent dans les flammes au moins 250000 hommes, femmes et enfants, vieillards et blessés (13 et 14 février 1945). (…)
L’armée US la plus morale du monde (sic) ?
Le viol des femmes est le procédé de la plus honteuse barbarie que les troupes d’occupation puissent se permettre; il est affligeant mais il est nécessaire de dire qu’il s’agit là d’une méthode de barbarie propre aux Alliés qui n’a jamais été employée par les Allemands!
« The foulest atrocity occupanon troops can commit is rape : sad to say, it is an Allied atrocio, not a German one. » Série de Pamphlets publiés de 1946 à 1978 par Boniface Press, USA.
Pour en revenir au contexte de cette allocution insoutenable de Pie XII :
« Mais on reste stupéfait que les cardinaux entendissent sans broncher vitupérer contre « la lutte religieuse qui allait toujours s’aggra-vant», en contraste avec « la liberté qu’avaient permise les conditions politiques et sociales » de la République maçonnique de Weimar. La lutte religieuse était donc l’apanage et le monopole du IIIe Reich. Il ne fut pas question un instant, dans toute l’allocution, de jeter le moindre soupçon sur ce qui se passait à l’époque même dans le camp des Alliés; moins encore dans les camps des Alliés. Rien sur le traitement infligé aux catholiques de Prusse, de Polo-gne, de Roumanie, de Hongrie, de Ruthénie, des Sudètes, de Slovaquie ou de Croatie. Livré à ses bourreaux communistes par le commandant américain de la région de Linz2, Mgr Joseph Tiso n’aura guère eu le temps, ni surtout l’occasion, de protester de la liberté dont l’Eglise avait joui sous sa présidence en Slovaquie; il fut pendu haut et court en 1947 pour avoir placé son pays sous la protection du Reich, lequel avait tenu rigoureusement parole. »
L’allocution de la fin de la Seconde mondiale par Pie XII fait triplement pitié, en effet : il dénonce les camps une fois qu’ils ne sont plus actifs, il dit expressément que laïcs et clercs l’ont été souvent pour profession de foi chrétienne (faux, c’était pour patriotisme ou fait de résistance, ou prise de guerre) et ne dit rien sur les massacres perpétrés au goût du jour par les Alliés, les vainqueurs.
« En revanche, nous n’y coupons pas du couplet sur les « mesures réitérées toujours plus hostiles prises contre l’Eglise catholique en Autriche, en Alsace-Lorraine et surtout dans la Région de la Pologne’ qui, déjà pendant la guerre, avait été incorporée à l’ancien Reich; tout y fut frappé, anéanti; tout, c’est-à-dire tout ce qui pouvait être atteint par la violence extérieure ». Cette région de Pologne, le Warthegau, était une de ces terres où tout était allemand et qui avaient été soumises arbitrairement à l’autorité de fait et violente de la Pologne par le Traité de Versailles. Du terrorisme endémique contre les minorités, des meurtres ignobles et systématiques commis par les Polonais pendant tout l’entre-deux-guerres, pas un mot aux dignitaires. Ni à personne, ni plus tard, ni jamais.
* C’est ce que faisait déjà remarquer à la Secrétairerie d’Etat le ministre des Affaires étrangères allemand von Ribbentrop dans sa note du 10 juin 1941 (voir P. Blet, loc. cit, p. 140).
** Pierre Blet préfère parler de prétendues vexations subies par la minorité allemande de la part des Polonais (ibid., p. 34).
Or, sur la foi menacée, sous demande des détenus (au nombre de 2700, surtout catégorisés clercs), à Dachaud, une chapelle de 20m par 9m fut construite pour les offices d’un bon millier de personnes.
Pie XII vivait dans le monde surréaliste de ses informateurs. Nous n’avons pas à juger sa conscience, nous avons la nôtre qui nous pèse assez. Mais Pie XII était un homme public et là, dans l’exercice de son jugement pratique, il pouvait être trompé et se tromper. En regard des faits prouvés et démontrés qui ne correspondent pas avec ses déclarations il nous faut relever les discordances qui portent à commettre l’injustice.
Le Père commun d’alors avait un net parti pris également pour la Pologne dans le contexte d’Europe central.
Toutefois, M. Robert Faurisson en avait très bien parlé dans « Pie XII et le révisionnisme », le Pape a cru aux flatteries et mensonges éhontées des Roosevelt, sans être totalement crédules sur toute la propagande Alliée.
« Le plus grave, dans toute cette affaire, est encore que Pie XII a lancé un style, qu’il a accrédité la légende de la persécution de l’Église catholique sous le III Reich, persécution à laquelle plus un seul historien sérieux ne peut croire aujourd’hui. Le malheur veut, le malheur appelé par le discours de Pie XII, que les historiens sérieux se retrouvent, à de rares et honorables exceptions près, dans le camp des gauchistes et des juifs. Ce qu’un Josef Ginsburg (alias J.G. Burg), ce qu’un Julius Epstein ont écrit, pas un écrivain catholique n’a même songé à l’écrire. (…)
Ces thèses, on le sait, consistaient essentiellement en ce credo ahurissant signé par F.D. Roosevelt :
Je crois [à la possibilité] de restaurer en Russie la véritable liberté religieuse, cela avec de plus grandes et de meilleures raisons que n’en dispose cette même liberté dans l’Allemagne d’aujourd’hui [septembre 1941].
[…] Je crois néanmoins que cette dictature russe est moins dangereuse pour la sécurité des autres nations que l’Allemagne.
Je crois que la survie de la Russie [communiste] est moins dangereuse pour la religion, pour l’Eglise comme telle et pour l’humanité en général que ne le serait celle de la dictature allemande.Pie XII n’ignorait rien de cet étrange credo puisque ces phrases démentielles sont extraites d’une seule (datée du 3 septembre 1941) des lettres de Roosevelt au Souverain Pontife.
Pie XII était-il entré dans la même folie que le grand vizir de la Maison Blanche? Ne voyait-il pas « venir de loin» par quel prix de sang, de larmes, de douleur et d’ignominie allaient se solder les vaticinations de ce détraqué? N’avait-il pas assez des expériences en Russie même? en Ukraine? en Finlande? dans les pays Baltes? en Hongrie? et en Espagne? »
« Graham, dans son introduction à l’allocution de juin 1945, s’autorise à parler d «une inimitié mortelle à l’égard du christianisme et du catholicisme » sous le II° Reich, suivant en cela l’exemple de Pie XII, qui avait déclaré:
..de fait l’année 1931 tut précisément pour l’Eglise catholique en Allemagne une année d’indicibles amertumes et de tempêtes terribles.
Or, 1937 fut l’année, comme nous l’avons vu, où le cardinal secrétaire d’Etat Pacelli reconnaissait, en service commande, dans un document officiel que le parti national-socialiste avait sauvé l’Eglise d’Allemagne du communisme. Cette année était aussi la deuxième de la participation du Reich à la guerre espagnole – que la décision et l’action du seul Adolf Hitler avait rendue réalisable. »
L’encyclique singulière rappelle qu’un État ne peut être laïc, ce qui était pourtant le cas de la France, de la Belgique et des EUA. Tandis que les allocutions probablement imparfaites d’Hitler en matière religieuse était, cependant, un progrès allant du mal vers le bien.
MENSONGES ALLIÉS ET CE QU’IL EN RESTE :
Au lendemain de la guerre nous cherchions des croisés des temps modernes, mais ils étaient portés disparus depuis la mort des fascismes.
« Un jour, durant la guerre, Mgr Tardini, sous-secrétaire d’Etat (et collègue de Jean-Baptiste Montini), déclarait à l’ambassadeur d’Italie, à propos de la campagne contre l’URSS: «Je vois bien la croisade, mais je ne vois pas les croisés ». *
Vous ne voyiez pas les croisés, Monsignore ? Les deux millions de soldats de toutes nationalités qui sont tombés pour retarder la maree rouge pour la retarder seulement, à cause de pareille adresse politique; ces morts-la et les millions d’autres combattants qui en sont revenus, ce qu’ils n’ont jamais vu, eux, c’est un saint Dominique ou un Pierre l’Hermite. Ce qu’ils n’ont jamais entendu, c’est l’appel d’un saint Pie V.
Il restait bien vrai que le temps des Urbain II et des saint Pie V était bien révolu.
Pie XII ne voulait pas d’une guerre sainte. Il faut le savoir et ne pas en tenir rigueur aux combattants qui se sont fait tuer sans sa bénédiction. Lorsque Nikita Krouchtchev écrasa l’insurrection de Budapest lors de la célèbre boucherie de 1956, Pie XII ne craignit pas d’épargner le Sarrasin
Nous, en tant que Chef de l’Eglise, avons évité une fois encore d’appeler la chrétienté à une croisade. **
«Une fois encore», c’était donc bien marquer la continuité, et « une fois encore » le nouvel Islam en a profite pour s engraisser sur les dépouilles d’autres chrétiens.
* Ulysse Floridi, Moscou et le Vatican, France-Empire, Pars 1979, P. 46.
** Radiomessage du 23 décembre 1956, cité par Ulysse Floridt dans Moscou et le Vatican. »
« L’allocution du Pape en cette circonstance historique constitue une des expressions les plus personnelles de tout son pontificat »
Le texte original a paru dans la Civiltà catholica du 1er au 15 août 1987 et en français dans la Documentation Catholique sous le titre: « Les projets de Hitler sur l’Église et l’attitude de Pie XII ».
Et, encore aujourd’hui, on attribue à tort des manipulations et massacres soviétiques à tort aux Allemands (exemple massacres de Katyn en Pologne). Les intentions d’Outre-Manche elles, tout comme celles des soviétiques, fabriquaient l’ennemi à tout prix :
« Certains auteurs anglais contemporains ont décrit, avec franchise et une satisfaction non dissimulée, la propagande « noire» ou les faux bruits mis en circulation dans la campagne contre l’Axe durant la seconde guerre mondiale. Ils révèlent ainsi la création systématique et la diffusion de fausses informations pour démoraliser l’ennemi et s’assurer un soutien chez les neutres. Il s’agit d’une impudente et audacieuse opération de guerre psychologique, dont les implications n’ont pas été jusqu’ici pleinement étudiées. (…)
Il n’est ni gratuit, ni injuste, ni inexact d’attribuer au Political Warfare Executive l’étiquette d’« usine à mensonges». Son produit, le sib, était essentiellement fictif, faux et mensonger, comme le reconnaissent tous ses fabricants. (…)
Son but est d’introduire en pays ennemi de fausses nouvelles, de fausses impressions, le découragement et la dissension; de suggérer aux populations des pays occupes des manieres d’exprimer leur ressentiment; d’engendrer l’antipathie pour l’occupant allemand. »
[Le Vatican dans la guerre psychologique anglaise 1939-1945, L’histoire des sib, c’est-à-dire des mensonges autorisés], dans La Civiltà cattolica du 21 janvier 1978.
On ne pouvait faire dire n’importe quoi publiquement au Pape, alors de faux discours privés ont été diffusés par les mêmes cercles anglo-saxons pour réhabiliter davantage le communisme contre le national-socialisme :
« Le correspondant du Times à Lisbonne mordit à l’hameçon. Le 28 octobre 1941, son journal publiait un article dans lequel il citait « des sources ecclésiastiques de haut niveau», selon lesquelles le Pape, en dépit de ce qu’il pouvait déclarer en public, tenait « en audience privée avec les évêques » un tout autre langage. « Parce que le nazisme, disait le correspondant du Times, citant Pie XII, est en pratique intégralement mauvais dans son inspiration, tandis que le communisme contient quelques éléments de bien naturel qui subsistent même s’ils sont complètement déformés ». *
* Le lendemain, 22 octobre, un fonctionnaire de l’ambassade d’Allemagne soumit le texte de la BBC à l’attention de la Secrétairerie d’Etat du Vatican. Le Saint Père approuva un démenti complet (Actes et documents, etc., vol. V, 274 s.). »
Et pour ce qui est de l’atrocité polonaise et de l’Est vous trouverez deux documentations abondantes ici là où d’autres nous parlent d’héroïque résistance… :
« René Martel, Les frontieres orientales de l’Allemagne, Librairie des sciences politiques et sociales Marcel Rivière, Paris 1930, p. 78, citant : Le martyre des Allemands en Haute-Silésie (Actes de violence et atrocités commis par les Polonais durant la troisième insurrection en Haute-Silésie en mai et juin 1921), Publications officielles du Gouvernement allemand. »
Dominique Venner, Baltikum, Dans le Reich de la défaite, le combat des Corps-francs,1918-1923, Laffont, Paris 1974, p. 246.
Et là dessus, un silence papal qui n’a pas fait de bruit, celui-ci, a régné. Une autre histoire est celle d’un bombardement au Vatican venant d’un avion inconnu. Autant dire que l’Allemagne a été dûment accusé, là où l’intervention semble plutôt venir des menteurs et manipulateurs britanniques. Des mythomanes intéressés comme Sefton Delmer passait même à Radio Vatican entre 1942 et 1945 via le père Andreas et son émission sur « l’émetteur clandestin du Vatican ».
« David L. Hoggan, Der unnötige Krieg, 1930-1945, « Germany must perish », Grabert-Verlag, Tübingen 1974, p. 177. Hoggan fait remarquer par la même occasion qu’il n’y avait, dans les camps allemands, que 23 000 personnes. Et il ajoute : « En comparaison avec le nombre énorme de détenus dans l’Amérique de Roosevelt, parmi lesquels il faut compter les prisonniers enchaînés et ceux qui étaient soumis aux châtiments corporels, la population totale des camps et des prisons d’Allemagne était très modeste. (…)
Encore ne faut-il pas se limiter à comparer quantitativement les camps des diverses nations du monde. Le souci que l’on a de la tenue d’un camp témoigne davantage du respect que l’on a pour ses prisonniers que la négligence ou le laisser-aller. Les camps allemands étaient tenus de façon exemplaire, comme en a témoigné, par exemple, l’évêque d’Osnabrück, Mgr Berning. (…)
L’édification de ce canal constitue une réalisation exemplaire, à propos de laquelle Mgr Berning a déclaré: «C’est ici qu’il faudrait amener tous ceux qui doutent encore du travail constructif du The Reich. Ce que l’on esquivait avant cela, ici aujourd’hui on l’entre. prend.» Le voyage du visiteur s’est achevé au camp d’Aschendorfer Moor, où, dans le baraquement de la salle de fête joliment décoré, dans lequel un autel avait été dressé, le prélat s’est adressé aux détenus. * (…) * Kölnische Volkszeitung, samedi, le 4 juillet 1936. (…)
On couvre tout cela d’un grand silence, où l’on fait semblant d’ignorer qu’aux Etats-Unis les rafles gouvernementales ont chassé de chez eux les résidents japonais ou d’origine japonaise, avec femmes, vieillards et enfants, pour les concentrer dans des camps esclavagistes de travail. Quel œil s’est mouillé d’aucune larme sur leur sort ? »
RÉSUMONS AVEC QUELQUES INJUSTICES EN VRAC :
« Il faudrait, par la même occasion, rendre hommage, en un certain sens, au flair, à l’intelligence politique de Franco y Bahamonde: il a su choisir d’emblée la capitale d’où lui viendrait le salut, et c’est bien à Berlin qu’il envoya sa mission d’appel au secours, non à Paris, à Londres, à Washington, ni même à Rome. Franco, en outre, n’a pas entendu l’apostrophe de Mit bren-nender Sorge comme une condamnation, ni supposé un seul instant que c’était un «spectre satanique » qui venait à son secours. Nous avons eu soixante années pour comprendre ce qu’il avait saisi en un instant: honneur à lui !
Quand Hitler ne craignait pas de dire au général Vigon que « si le National-socialisme, le Fascisme ou la Phalange n’avaient pas existé, l’Eglise catholique romaine n’existerait plus dans les pays en question », l’histoire aurait dû le foudroyer de sa réponse en nous montrant une Eglise catholique romaine prospère et resplendissante de santé dans chacun des pays considérés, une fois disparus le National-socialisme, le Fascisme puis la Phalange. » (…)
La troisième opération (première : prise de pouvoir allemande, deuxième soutien à Franco en pleine guerre civile) aurait dû élimines définitivement la menace communiste sur l’Europe et le monde, ce fut la guerre préventive commencée le 21 juin 1941 contre l’URSS1, l’opération Barbarossa. Elle n’échoua que par l’intervention, d’abord uniquement matérielle, ensuite militaire, totale, idéologique et mondialiste des Etats-Unis, grâce aux faveurs du président Franklin Delano Roosevelt, qui écrivait de si belles lettres à Pie XII. »
Le drame du Mont Cassin :
Entre le 18 janvier et le 12 mai 1944, les troupes allemandes ont stabilisé le front de la bataille d’Italie sur la ligne Gustav qui passait à proximité lis abbaye du Mont Cassin. Comme la zone de combat s’approchait dangereusement du monastère, et redoutant le manque de scrupules de ses adversaires, le commandement allemand proposa aux autorités religieuses de transporter en lieu sûr les principales reliques et œuvres d’art au Vatican, en plus des moines qui le souhaitaient, ainsi que les membres de trois moniales. Ce qui fut finalement accepté et effectué en une opération de grand style. Les tableaux les plus précieux, les manuscrits, les incunables et 70000 volumes de la bibliothèque furent empaquetés dans des caisses fabriquées sur place et sur mesure par les menuisiers de l’intendance de la division Hermann Göring. Finalement, une colonne de camions transporta de nuit personnes et trésors jusqu’à la frontière de la Cité du Vatican, c’est-à-dire à la limite extérieure de la Place Saint-Pierre à Rome *.
Pendant ce temps-là, hélas, la guerre restait à faire. Et quelle guerre! Le feld-maréchal avait bien jugé, et ses plus sombres craintes se réalisèrent: le 15 février 1944, après une gigantesque préparation d’artillerie de deux jours (190000 obus), à partir de 9 h 30 du matin, en une demi-heure de temps, plusieurs vagues de quadrimoteurs de l’aviation américaine réduisaient en poussière le monastère du Mont Cassin, sous 1200 tonnes de bombes. Par la même occasion périssaient les moines qui avaient voulu rester sur les lieux, ainsi que les réfugiés de la population environnante.
* La réception du convoi par le personnel du Saint-Siège a été filmée sur une péricale que l’auteur a personnellement vue et que l’on ne ressort pas volontiers des armoires, mais n’a certainement pas disparu d’une maison aussi bien tenue que les archives vaticanes.
Cela n’empêcha aucunement Paul Ginievski de pousser cette imprécation:
« Bénies soient les mains saintes des pilotes qui ont détruit le Mont Cassin »
Paul Ginievski, Le point de vue juif, Librairie encyclopédique, Bruxelles 1970, p. 165.
Le surlendemain, 17 février, le feld-maréchal Albert Kesselring, en tant que commandant en chef du Heeresgruppe (…), confirmait dans une proclamation publique? l’opération curie telle des Alliés, effectuée sous la responsabilité et par décision conjointe de généraux de diverses nationalités: un athée parfait, le Néo-Zelandais Freyberg; deux protestants, l’Anglais Alexander et l’Américain Clark; et deux catholiques, le Polonais Anders et le Français Juin. La proposition fut avancée par Freyberg, sans doute, mais elle resta longtemps repoussée par Alexander, soutenu par Clark, et elle ne finit par l’emporter que sous les encouragements d’Anders et de Juin.
Le feld-maréchal Kesselring soulignait que, lorsque le Vatican, plusieurs mois plus tôt, l’avait pressenti afin de ne pas impliquer le monastère du Mont Cassin dans les opérations militaires, il avait formellement promis que la troupe ne pénétrerait pas sur le territoire de l’abbaye. Ainsi fut fait. La neutralité du territoire fut rigoureusement respectée3, comme en attestait la reconnaissance écrite du Père Abbé Dom Gregorius Diamare où il désignait nommément son bienfaiteur, le lieutenant-colonel Julius Schlegel. Schlegel, nous affirme TIME Magazine **. était un national-socialiste convaincu et, de plus, il agissait avec l’approbation de ses supérieurs; le cas était donc pendable, au sens strict du terme.
** TIME Magazine, 21 mai 1984, p. 21.
Les blessés anglais et polonais de la bataille d’Arnheim :
Un dernier épisode encore, concernant la conduite des belligérants, considérée comme le reflet du régime que chacun d’eux défendait: l’opération Market Garden. portée que les Britanniques entreprirent le 17 septembre 1944 dans la région d’Arnheim pour s’emparer, derrière les lignes allemandes, du pont sur le Rhin.
L’entreprise était conduite «depuis Londres» par le général Bernard Montgomery, et elle tourna rapidement au désastre sous les coups de la 9° SS-Pan-Zerdivision Hohenstaufen. Le chef de cette division, le colonel SS Harzer, lorsqu’il apprit la situation désespérée de ses adversaires encerclés?, particulièrement le sort pitoyable des blessés, prit la décision, approuvée par le Haut Commandement, de proposer au général anglais Urquhart, qui commandait sur le terrain, de prendre soin, moyennant une trêve, des blessés, de les soigner et, si leur état le permettait, de choisir ensuite entre le retour dans les lignes britanniques ou la captivité. Les deux médecins-chefs ennemis – le Dr Egon Skalka, pour les Allemands, et le Dr Warrack, pour les Anglais – se rencontrèrent sous pavillon blanc, et le transfert des blessés eut lieu à bord de véhicules conduits et convoyés par des soldats des deux armées, on n’ose guère dire ennemies. Au retour dans les lignes anglaises, les voitures étaient chargées de produits de pansement pour les blessés qui ne désiraient pas se faire soigner en dehors de leurs lignes. Plus de 2200 soldats britanniques et polonais furent ainsi secourus. L’aide dura jusqu’à la reddition des encerclés, le matin du 23 septembre.
Il faut se souvenir des dates, des lieux, des circonstances: la sixième année de guerre était entamée, l’Allemagne se battait désespérément sur quatre fronts, contre le monde entier coalisé à ses portes. Les Anglais s’acharnaient comme des sauvages, depuis quatre ans et demi, sur les civils allemands des villes ouvertes.
CONCLUSION EN BONNE ET DUE FORME
Nous croyons avoir prouvé qu’une pareille condamnation n’a jamais existé. Comment se fait-il alors que cette condamnation demeure si ardem. ment souhaitée par la plupart des contre-révolutionnaires ? On dirait qu’ils ont envie d’y croire et ils la réinventent tous les jours que Dieu fait, mais pourquoi ? Les rectifications les plus solennelles de l’histoire semblent ne pas enlever le moindre 10ta au verdict prononcé une fois pour toutes. La contrevérité de base ne se laisse pas ébranler et, récemment, une revue qui se veut non conformiste parlait encore du « nazisme » comme « le frère jumeau du marxisme-léninisme» **, avec le même aplomb que les catholiques de gauche dans les années trente, au plus beau temps des Maritain, des Bernanos, des Mauriac, des Montini…
** Lectures Françaises, janvier 1998, p. 25. Les auteurs de l’article se disent « avoir été surpris d’apprendre que le Feldmarschal Ehrard Milch était d’origine juive », alors que celle information, d’ailleurs inexacte, remonte à 1945.
PUIS, EN GUISE DE JOUTE SCRIPTURALE NATIONALISTE :
Les états concordataires ont régularisé la situation de l’Eglise catholique, méprisée et combattue pendant deux siècles auparavant. Il ne fallait pas demander la lune non plus, vu l’état des peuples occidentaux, ainsi que de l’Eglise militante.
Précédemment, l’Action Française, avec ses grandes imperfections certes, a été virulemment condamnée (ce qui a gonflé hélas le camp démocrate-chrétien littéralement « pré moderniste »).
À côté, prenons même le cas italien, dont le « fascisme clérical » fut une réalité incarnée dans les personnes du Padre Pio, ou de l’anti-démocrate Mgr Benigni.
Cela dit, le régime fasciste a reçu un même traitement avec Non abbiamo bisogno (langue vulgaire encore), faisant d’éloges sur les biens sociaux apportés et critiquant relativement un Étatisme allant contre l’Action catholique des familles d’alors (parfois eux-mêmes surnaturalistes et même pré-modernistes).
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Articles de complétion :
Mit Brennender Sorge et contextualisation – Abbé Beauvais
« Une Encyclique singulière sous le IIIe Reich » de Pierre Maximin commentée par Robert Faurisson
« Le IIIe Reich sous la bannière du Christ »
Mit brennender Sorge et le IIIe Reich – Joseph Merel
Deus Vult répond au compl’autisme de Pierre Hillard à propos du National-Socialisme
La source (Evian) Martin Bormann sur Adolf Hitler
Adolf Hitler, catholique d’éducation et de foi ?


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