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Publié le par Florian Rouanet
⚔️ Trois haines convergentes, une seule vérité salvifique ✝️
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Énoncé liminaire
Dans le tumulte des hérésies contemporaines et autres archaïsmes revanchards, la figure séraphique de saint Paul demeure un roc doctrinal, aussi haïssable aux yeux des néopaïens, qu’aux tenants du judaïsme rabbinique, en passant par les féministes acharnées.
Épris de vérité et de bonne fougue, il scella le devenir catholique. Il fallait donc que nous défendissions son nom, le sien, sublime entre tous, à la croisée des nations et du Golgotha. L’ombre des tribus liguées contre le saint Nazaréen s’abattait derechef sur l’Apôtre. Mais nous, fils de l’Église, nous le bénissons.
Les trois premiers chapitres de contre-attaque seront également les mieux fournis !
Saint Paul, demeure la clef doctrinale du christianisme véritable, suite au trépas terrestre du Christ

Assise conceptuelle
APÔTRE : Définition de APÔTRE, subst. masc. – « Envoyé », dans l’Église, un des témoins choisis & mandatés par Notre Seigneur Jésus-Christ, puis les successeurs sacrés en charge de l’enseignement & de la sanctification des peuples – Un des douze disciples que Jésus-Christ a choisis pour prêcher l’Évangile.
Néopaïen, adj. – désigne un courant idéologique moderne valorisant un retour aux mythologies préchrétiennes, notamment gréco-romaines ou germaniques.
Universalisme, subst. masc. – Religion ou croyance suivant laquelle tous les hommes sont appelés au salut final et qui, en conséquence, s’adresse à toute l’humanité.
Talmudiste, subst. masc. – Celui qui est attaché aux opinions du Talmud.
Évêque, subst. masc. – Prélat chargé de la conduite d’un diocèse.
Tribalisme, subst. masc. – Organisation sociale fondée sur la tribu, caractérisée par une forte conscience d’appartenance et une identité culturelle et sociale partagée au sein du groupe
Féminisme, subst. masc. – Ensemble de mouvements et d’idées politiques, sociales et culturelles visant à promouvoir l’égalité entre les femmes et les hommes dans toutes les sphères de la société.
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Arborescence des chapitres
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🕍 Attaques talmudiques : un rejet doctrinal & ethnique
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🏺 Offensives néopaïennes : contre la Croix & la Grâce
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🚺 Critique « néoféministe » : contre l’ordre patriarcal & doctrinal
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⚖️ Saint Paul, instrument providentiel du tri doctrinal
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⛪ Apôtre des nations : pierre doctrinale & colonne de l’Église
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🧩 Fausse opposition, même tribalisme : deux faces d’un refus
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📜 Continuité paulinienne : fidélité, non rupture
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🔥 Force dans la faiblesse : grandeur de l’humilité chrétienne
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📯 Réfutation des impostures : universalisme & Incarnation
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🕊️ Les évêques, héritiers des apôtres : l’Église visible
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I. 🕍 Attaques talmudiques : un rejet doctrinal & ethnique
« Docteur des gentils dans la foi & la vérité. »
Saint Paul, Première épître à Timothée 2,7 (Trad. Crampon)« Il n’y a plus ni Juif ni Grec, ni esclave ni homme libre, ni homme ni femme, car tous vous ne faites qu’un dans le Christ Jésus. »
Épître aux Galates 3,28 (Trad. Crampon)Le premier grief, constant, virulent & ininterrompu depuis près de deux millénaires, émane de ce que l’on peut qualifier de « néo-judaïsme talmudique », système religieux codifié en opposition organique au christianisme, né dans les cendres du Temple détruit (que Julien l’Apostat voulu reconstruire) & nourri à la fièvre des synagogues. Dès la fin du Ier siècle, le nom de Saul de Tarse, devenu Paul, se voyait honni parmi les docteurs de la Loi.
Car saint Paul était l’un des leurs. Né juif, circoncis au huitième jour, de la tribu de Benjamin, pharisien plus zélé que tous ses contemporains (cf. Ph 3, 5-6), il avait persécuté l’Église naissante avec une rigueur ardente. Mais voilà que celui-ci, saisi sur le chemin de Damas par la clarté du Nazaréen glorieux, devenait l’Apôtre des Gentils, celui par qui l’Esprit-Saint pousserait les portes du salut hors du peuple élu selon la chair.
Cette « trahison » – car les talmudistes la perçurent ainsi – s’avéra à leurs yeux d’une noirceur absolue. Le fils fidèle de la synagogue était devenu le chantre d’un Christ crucifié, « cause d’apostasie & ferment de subversion ». Le mal était irrévocable…
Le rejet de Paul, donc, s’ancrait tant dans la dimension ethnique que doctrinale. Il était celui qui proclamait l’accomplissement de la Loi mosaïque & son obsolescence pour les baptisés. Il n’appelait point à une rébellion contre Moïse, mais affirmait que la croix avait clos l’Ancienne Alliance :
« Le Christ est la fin de la loi pour la justification de tous ceux qui croient » (Rm 10, 4).
Rien ne pouvait être plus insupportable aux oreilles des scribes, qui faisaient de la lettre un absolu & se refusaient à l’Esprit.
Dès lors, les sentences talmudiques ne cessèrent d’être exécrables. Paul fut taxé d’hérétique, de corrompu, voire de bâtard — rumeur odieuse, infondée, mais significative de l’ampleur de la haine. Sa dénonciation de la vaine observance légale, sa prédication d’un Messie universel, son opposition même à Pierre lors du concile de Jérusalem (cf. Ga 2), tout concourait à faire de lui l’ennemi intérieur, plus haï que les goyim eux-mêmes.
Ce que les maîtres juifs, hier comme de nos jours, ne sauraient tolérer, c’est que Paul ait révélé que le salut en Notre Seigneur Jésus-Christ abrogeait la circoncision, les purifications rituelles, les observances charnelles. En somme : que l’élection ne se fît plus par la chair, mais par la grâce. Il disait avec hardiesse que « ce n’est pas celui qui est Juif en apparence qui l’est véritablement, mais celui qui l’est intérieurement, dans l’esprit » (Rm 2, 28-29). Un tel propos sonnait comme une déclaration de guerre contre tout judaïsme post et véritablement antimessianique.
Ce rejet n’a point disparu. Il s’est simplement réactualisé : dans certains courants talmudiques modernistes ou kabbalistiques, dans des pamphlets fielleux, qui voudrait présenter saint Paul comme un faussaire, voire un traître racial. Ce mépris millénaire du saint Apôtre, loin de s’éteindre, se perpétue comme une torche mauvaise à travers les siècles. L’Église, elle, s’en est toujours faite le rempart & la consolation.
II. 🏺 Offensives néopaïennes : contre la Croix & la Grâce
Pour l'éloge de la vraie force d'âme, la vie de la grâce contre le naturalisme et un rejet du tribalisme au profit d'un racialisme et universalisme honnête
« Lorsque je suis faible, c’est alors que je suis fort. »
Deuxième épître aux Corinthiens 12,10 (Trad. Crampon)« Si donc vous êtes ressuscités avec le Christ, recherchez les choses d’en haut. »
Épître aux Colossiens 3,1 (Trad. Crampon)À rebours du talmudisme tribal, mais tout autant ulcéré, le néo-paganisme contemporain – dans sa version identitaire, racialiste et/ou ésotérisante – vomit pareillement le nom de Paul. On l’accuse de toutes les impostures : d’avoir déraciné l’héroïsme viril du monde antique, de s’être fait le vecteur d’une morale d’esclaves, de prêcher la faiblesse au lieu de l’orgueil, la Croix au lieu du glaive.
Les sites radicaux, naguère actifs comme Propagande.info, le disaient avec une verdeur indigne : Saul serait le fossoyeur de l’« esprit aryen », le père de cet universalisme abject qui nie la race, le sang, les dieux antiques. Ils s’en prennent à lui précisément car il « désessentialise le Salut » : ce ne sont plus ni les lignages, ni les panthéons, ni les coutumes païennes qui sauvent, mais le Christ crucifié & ressuscité, seul médiateur entre Dieu & les hommes.
Or cela, le païen reconstruit le méconnaît & le méprise.
Il voudrait que les peuples retournent à leurs dieux indigènes, aux fables de Thor ou d’Héraclès, à l’autosuffisance supposée des cultes ancestraux. Il hait Paul d’avoir proclamé que « ce que les païens sacrifient, ils le sacrifient aux démons, & non à Dieu » (1 Co 10, 20).
Il hait l’ordre chrétien, non point parce qu’il serait faible, mais parce qu’il n’est point fondé sur l’orgueil, sur la race ou la vengeance. Paul est celui qui dit : « Que celui qui se glorifie se glorifie dans le Seigneur » (2 Co 10, 17).L’universalisme de Paul ne signifie point uniformisation, ou pis, opposition à l’ordre naturel, mais vocation surnaturelle commune. Là où les païens rêvent de tribus pures ou d’ethnies éternelles, Paul proclame que l’homme nouveau ne se définit plus (d’abord) selon la chair, mais selon l’esprit : « Vous avez revêtu l’homme nouveau, qui se renouvelle sans cesse selon l’image de Celui qui l’a créé » (Col 3, 10). Les païens, tout comme les talmudistes, confondent incarnation & tribalisme : l’un est vérité du Verbe, l’autre est enfermement idolâtre.
Paradoxalement, ces courants s’opposent (souvent ou parfois ? Nous laissons la porte ouverte, entre Thomas Ferrier & Boris Le Lay) aux Juifs, tout en leur ressemblant : ils se veulent « contre eux », mais se retrouvent « tout contre », partageant leur refus du Verbe éternel, ainsi que le tribalisme. Ils se méprennent, croyant haïr Paul en tant que Juif, alors qu’ils rejettent ce qu’il est devenu par la grâce : Apôtre des nations, par lequel les Gentils (anciens païens notamment européens) sont appelés à entrer dans l’unique Église.
III. 🚺 Critique « néoféministe » : contre l’ordre patriarcal & doctrinal
Mais voici un troisième front, non point « religieux », mais idéologique, animé d’un feu dégénéré et d’une imposture plus récente : ledit néoféminisme radical, avec le « transgenderisme » à la clef, cette hydre à deux têtes contemporaine, née des ruines du marxisme & des décompositions post-soixante-huitardes. Il rejette saint Paul avec fureur, non parce qu’il serait juif, non parce qu’il serait chrétien, mais parce qu’il incarne l’ordre patriarcal, la Loi du père, que l’on veut et prétend pulvériser.
« Soyez soumis les uns aux autres dans la crainte du Christ.
Femmes, soyez soumises à vos maris comme au Seigneur ;
car le mari est le chef de la femme, comme le Christ est le chef de l’Église, lui qui est le Sauveur du Corps.
Mais comme l’Église se soumet au Christ, que les femmes se soumettent en tout à leurs maris.
Maris, aimez vos femmes comme le Christ a aimé l’Église : il s’est livré pour elle…
Ainsi, les maris doivent aimer leur femme comme leur propre corps…
Ce mystère est grand ; je le dis par rapport au Christ et à l’Église. »Épître aux Éphésiens 5, 21-33
Voilà la pierre d’achoppement. Cette sentence, pourtant glorieuse dans sa signification théologique & nuptiale, est désormais haïe par les tribunaux de la « mal nommée » bien-pensance. Saint Paul serait, selon ces contemptrices, un misogyne, un archaïque, un docteur de la soumission servile. On le dit « contextualisé », « dépassé », voire « à corriger »… Voilà qui est odieux.
En effet, la critique néoféministe radicale constitue, à n’en point douter, un front d’hostilité distinct & complémentaire aux précédents, dont l’animosité contre saint Paul mérite d’être disséquée, et ce, dans tous les sens du termes !Cette exégèse travestie ignore volontairement l’ensemble du passage, voilà des négationnistes de l’Évangile : Paul, dans cette même épître, appelle les maris à aimer leurs femmes « comme le Christ a aimé l’Église & s’est livré pour elle » (Ep 5, 25). Mais il ne s’agit point de domination brutale, mais de supériorité contrôlée, de don réciproque, fait de complémentarité et de hiérarchies, dans une hiérarchie d’amour qui imite celle du Christ & de son Épouse mystique.
Le féminisme, le néoféminisme, les femmes habitée par le péché en général, en vérité, nous vous le disons, rejette l’ordre naturel & surnaturel. Il ne veut ni complémentarité, ni service, ni hiérarchie féconde. Il préfère le chaos égalitariste, le soupçon généralisé, l’herméneutique de guerre des sexes, la haine permanente contre toute stabilité. Paul, apôtre du Logos, ne pouvait qu’être exécré par ces « prêtresses de la déconstruction », ces sorcières.
Or, faut-il rappeler que l’Apôtre n’invente rien ? Il transmet ce qu’il a reçu : « Je vous rappelle, frères, l’Évangile que je vous ai annoncé » (1 Co 15, 1). Son enseignement n’est point le fruit de sa seule pensée, mais il est, selon son aveu même, reçu du Seigneur (1 Co 11, 23). Rejeter Paul, c’est donc rejeter Celui qui l’a envoyé.
En somme, si Paul est patriarcal, c’est dans le sens noble, théologique & pacifié du terme : il est porteur d’un ordre voulu par Dieu, où l’homme aime jusqu’à la mort, & où la femme s’épanouit dans une complémentarité féconde, non dans une guerre perpétuelle. Ce qui s’appelle : charité surnaturelle. Il ne s’agit nullement d’un asservissement, mais d’un reflet trinitaire.
Ainsi, ces critiques féministes, loin de disqualifier Paul, l’exaltent à son insu. Car elles montrent que l’ordre chrétien qu’il enseigne est radicalement autre que le désordre moderne. Il faut s’en réjouir.
« Que le mari rende à sa femme ce qu’il lui doit ; de même la femme à son mari.
La femme ne dispose pas de son corps, c’est son mari ; et pareillement, le mari ne dispose pas de son corps, c’est sa femme.
Ne vous refusez pas l’un à l’autre, sauf d’un commun accord… »
« À ceux qui sont mariés, ce n’est pas moi qui commande, c’est le Seigneur : que la femme ne se sépare pas de son mari… Et que le mari ne renvoie pas sa femme. »
Première épître aux Corinthiens 7, 1-16« Le chef de tout homme, c’est le Christ ; le chef de la femme, c’est l’homme ; et le chef du Christ, c’est Dieu. »
Première épître aux Corinthiens 11, 3-16« Femmes, soyez soumises à vos maris, comme il convient dans le Seigneur.
Maris, aimez vos femmes et ne vous aigrissez pas contre elles. »
Colossiens 3,18-19📚
Référence Contenu Usage liturgique Éph 5, 21-33 Le mariage, mystère du Christ et de l’Église Lecture préférée pour la messe nuptiale 1 Co 7, 1-16 Devoir conjugal, unité du mariage Fondement moral et canonique 1 Co 11, 3-16 Hiérarchie et pudeur Tradition spirituelle ancienne Col 3, 18-19 Résumé des devoirs conjugaux Lecture possible en liturgie
Les chapitres suivant tiendront une densité moindre, mais toujours nourrie de réflexions fermes et saillantes !
IV. ⚖️ Saint Paul, instrument providentiel du tri doctrinal
Nul doute : saint Paul fut l’outil providentiel du discernement post-pentecôtal – où le Saint-Esprit descendit en nos âmes. Il eût fallu que la jeune Église, confrontée aux hésitations juives, aux attentes messianiques mal comprises & aux incursions païennes, tranchât avec clarté. Ce fut Paul qui, sans détour, posa les principes : la grâce suffit, la loi ancienne est abolie en tant que chemin de salut, & nul ne sera justifié par la circoncision – les Juifs n’aiment pas ce fait, que Paul a contribué à ce que Pierre tranche sur ce sujet.
Son rôle au concile de Jérusalem (Ac 15) fut capital : c’est sous son impulsion – avec le soutien de saint Pierre, non sans friction – que l’on affirma l’inutilité des pratiques mosaïques pour les convertis des nations. Ainsi, loin d’être un innovateur, Paul devint le tri doctrinal vivant, séparant définitivement l’accompli de l’obsolète, la foi de la figure, l’Église de la synagogue.
V. ⛪ Apôtre des nations : pierre doctrinale & colonne de l’Église
S’il est des titres qui honorent, celui de colonne de l’Église (Ga 2, 9) sied à saint Paul avec majesté. Il ne fut point le fondateur de la foi – Notre Seigneur seul l’est – mais il en fut l’architecte missionnaire, structurant ce que le Verbe incarné avait inauguré. L’Apôtre, guidé non par l’imagination mais par l’Esprit, devint le pédagogue des peuples, traduisant l’Incarnation dans la multiplicité des langues & des cultures.
Sa mission lointaine, ses lettres à travers l’Asie & la Grèce, son martyre romain, tout en lui annonçait l’universalité catholique, mais aussi l’épiscopat missionnaire, qui serait le bras de l’Église hors de Jérusalem. Paul n’éteignait point la figure pétrinienne, il l’accompagnait – colonne, non pilier solitaire.
VI. 🧩 Fausse opposition, même tribalisme : deux faces d’un refus
À y regarder de près, ce que le néojudaïsme & le néopaganisme reprochent à saint Paul converge étrangement : chacun, à sa manière, rêve d’un peuple élu uniquement selon la chair. Les premiers par hérédité abrahamique ; les seconds par racialisme païen, nordique ou non. Or Paul les scandalise pareillement en proclamant l’égalité surnaturelle des baptisés – laquelle ne nie pas nature, race et hiérarchie -, selon la parole fameuse : « Il n’y a plus ni Juif ni Grec… » (Ga 3, 28).
C’est que le tribalisme leur est commun, quoiqu’inversé. L’un se veut tribu antique, l’autre se fait Europe fantasmatique. Mais tous deux méconnaissent la nature réelle de l’Église : ni nation politique, ni caste ethnique, mais Cité de Dieu fondée sur l’Agneau. En ce sens, leur opposition est illusion dialectique, leur refus du Paulinisme est le même : rejet de l’Esprit au profit de la chair.
VII. 📜 Continuité paulinienne : fidélité, non rupture
On a voulu faire de Paul un novateur, voire un « fondateur » du christianisme distinct du Nazaréen. Quelle imposture ! Paul ne fait que transmettre ce qu’il a reçu (1 Co 11, 23), sans innovation, ni altération. Il parle du Christ, non en philosophe mais en témoin de la Résurrection, mystiquement uni à son Seigneur.
En vérité, Paul n’inaugure point une nouvelle religion, mais il explicite ce que le Christ a révélé. Il articule, il développe, il ordonne, mais ne substitue jamais ses vues à celles du divin Maître. L’idée n’est point de « désenjuifier » Notre Seigneur, mais d’en accomplir l’universelle et divine portée : il ne trahit point l’Évangile, il l’annonce au monde.
VIII. 🔥 Force dans la faiblesse : grandeur de l’humilité chrétienne
Ce que les tribus & les cultes ne pardonnent pas à saint Paul, c’est cette exaltation de la « faiblesse ». Il ose écrire : « Lorsque je suis faible, c’est alors que je suis fort » (2 Co 12, 10). Une telle maxime choque le héros gréco-romain, scandalise l’ethno-nationaliste, irrite le militant progressiste.
Mais cette faiblesse paulinienne n’est point mollesse : elle est abandon total à Dieu. Elle est la vraie force, car elle se sait dépositaire & non source du salut. Paul, par sa vie battue, par ses chaînes, par ses blessures, enseigne que la grâce se déploie dans le vase d’argile. Telle est la grandeur chrétienne : dans la croix, non dans la conquête.
Ce mystère de la faiblesse féconde heurte les logiques du monde, mais il sauve les âmes.
IX. 📯 Réfutation des impostures : universalisme & Incarnation
On veut accuser Paul d’égalitarisme indistinct, comme si son « Il n’y a plus ni homme ni femme… » était un manifeste LGBT avant l’heure. Quelle grossièreté ! Quelle affliction qui n’est point mince offense ! L’universalisme chrétien n’est pas confusion des formes : il est unité dans l’ordre, participation au même Corps mystique, non dilution dans l’indifférencié.
Paul est celui qui distingue les rôles, les dons, les charges : les évêques, les diacres, les femmes voilées, les pères de famille… Il est l’homme du corps ordonné, non du chaos. Son message est incarné : il parle aux Galates, aux Corinthiens, aux Romains, avec des recommandations propres. L’Incarnation, pour lui, exige que la Vérité s’ajuste sans se trahir.
X. 🕊️ Les évêques, héritiers des apôtres : l’Église visible
Enfin, il faut souligner que le dépôt transmis par saint Paul ne s’éteint point avec lui. Les évêques – successeurs des apôtres – sont les dépositaires de cette même foi, de cette même grâce, de cette même mission d’enseignement & de gouvernement. Ils ne sont pas de simples délégués, des êtres diminués, encore moins des fonctionnaires religieux : ils sont princes de l’Église, en lien sacré avec les Douze.
Notre temps, hélas, oublie cette grandeur. Il rêve d’une Église décentralisée, réduite au laïcat militant. Saint Paul, lui, impatronise une Église visible, hiérarchique, charismatique, fondée sur l’unité dans l’épiscopat. Rejeter l’épiscopat sacramentel, c’est rejeter l’ecclésiologie paulinienne, & partant, la volonté du Christ lui-même.
☩ En guise de couronnement de la réflexion
En conclusion générale, devant l’ire confluente de ce trio susnommés, des sophismes revanchards, nous avons tâché de restaurer l’honneur de saint Paul, par goût de polémique, et surtout par fidélité à la Vérité révélée. Car si l’on s’acharne sur l’Apôtre des nations, c’est que l’on refuse, au fond, le Christ dont il fut le héraut, le mystagogue & le martyr.
Le néo-judaïsme talmudique, refusant d’abdiquer sa primauté ethnique, conspue l’Apôtre qui proclama l’obsolescence des observances mosaïques dès lors que l’Agneau immolé a été manifesté.
Quant aux néo-païens, qu’ils se rêvent aryanisants ou celto-tribaux, ils méprisent l’Évangile paulinien, car il contredit leur culte idolâtre de la force, du sang & des idoles d’antan. Les uns comme les autres veulent un peuple élu selon la chair : Paul les démasque.
La critique néoféministe, quant à elle, illustre une autre forme de rébellion : celle contre l’ordre naturel & surnaturel. L’Apôtre, qui enseigne l’harmonie hiérarchique des sexes dans l’amour sponsal, est rejeté précisément parce qu’il proclame le Logos contre le chaos. Tous ces courants, quoiqu’opposés dans l’apparence, se rejoignent dans leur tribalisme, leur subjectivisme et/ou leur refus de l’unité surnaturelle.Or saint Paul, instrument providentiel, permit d’éclairer les jeunes communautés sur les limites de la Loi ancienne & sur la plénitude de la Nouvelle Alliance. Il est colonne & non fondateur : témoin fidèle, non instigateur d’une religion nouvelle. Son autorité n’usurpe point celle du Christ, elle s’y conforme, avec zèle & précision. Il est un briseur de barrages pourquoi pas, mais surtout charpentier théologique du Corps du Christ.
C’est pourquoi ses lettres, ses combats, son sang versé, demeurent pour nous une lumière doctrinale, un rempart contre les impostures, un chant de la grâce offerte à tous, sans jamais sacrifier ni la hiérarchie, ni la vérité. Il nous a transmis l’Évangile, non tel qu’il l’inventait, mais tel qu’il l’avait reçu. Et cette foi, l’épiscopat valide & catholique la prolonge aujourd’hui, contre vents & ténèbres.
Paul fut l’un des princes de l’Église militante. Le rejeter, c’est rejeter une part vivante de l’Évangile ; le suivre, c’est honorer le Christ. Aimons donc l’Apôtre, instruisons-nous de ses lettres, prions pour imiter sa constance, car en lui, l’Esprit souffla avec clarté.P-.S. N’oublions pas que le diable agit comme femme quand un homme est faible, il agit en vindicatif, et lorsque l’on se montre ferme, il détale ou se couche pour reformuler Saint Ignace de Loyola, systématiquement cité lors des retraites spirituelles.
Notre but est de rétablir complémentarité ET hiérarchies des sexes !Gloire à l’apôtre Paul !
Pour approfondir
- GRANDE CHRISTOLOGIE HISTOIRE COMPLETE DE SAINT PAUL – ESR
- Les Eglises et le Talmud – Ce que les chrétiens… de Daniel Tollet – Livre – Decitre
- La Nouvelle Droite et ses dissidences Identité, écologie et paganisme – broché – Stéphane François – Achat Livre | fnac
- Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Éphésiens (5, 21-32) – dimanche 22 août 2021
- Étude – Saint Paul, la Loi & la grâce chez les Pères (Institut Docteur Angélique)
- Livre – L’Anti-Paulisme : mythe moderne (Éditions DMM, 2022)
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