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Publié le par Florian Rouanet
condamnations, dénonciations et « humanitarisme »
Si Pie XII a tenu une position prudentielle, au nom de l’Église, se situant d’ailleurs au-delà des clivages de l’époque, nous déplorons son attitude face aux vainqueurs de 1945, contrairement à Adrien Abauzit.
Les auteurs tels que Pierre Maximin et Robert Faurisson, en ont bien traités, selon ce qui est déjà rapporté dans nos dossiers respectifs.
Pareillement, en sons contraire, Nous entendons le fait que les régimes fascistes n’étaient, ni comme les catholiques intégraux le souhaitaient, ni exempts de défauts, au delà de nos titres évocateurs et provocateurs (Adolf Hitler catholique, IIIe Reich sur la bannière du Christ, etc.).
Cela dit, à l’époque, la contre-révolution la plus efficace se trouvait là et non ailleurs : disons que dans notre conservatisme, il faut conserver ce qui a le mérite de l’être (Edmond Burke, Armin Mohler et saint Paul) !
Σ
Analyse des positions du Pape Pie XII contre les bombardements alliés, La Défense du suicide de Robert Ley et la critique des camps de concentration nationaux-socialistes.
Sommaire :
1. La condamnation implicite des bombardements alliés
2. La dénonciation du suicide de Robert Ley, ministre allemand
3. Une opposition manifeste aux camps de concentration allemands ?1. La condamnation implicite des bombardements alliés
Pie XII, chef de l’Église de 1939 à 1958, a fait preuve d’une diplomatie mesurée dans ses déclarations publiques à propos des atrocités de la Seconde Guerre mondiale.
Bien que sa critique explicite des bombardements alliés en Allemagne ne semble pas mentionnée directement en ligne dans les Acta Apostolicae Sedis (documents officiels du Saint-Siège, 1942/1943), certains messages pontificaux révèlent son inquiétude, face aux souffrances infligées aux populations civiles, quel que soit le camp en cause.
Dans son message radiodiffusé de Noël 1942, le Pape exprimait une condamnation voilée des violences de la guerre :
« Ce vœu de paix, les innombrables exilés, les centaines de milliers de personnes, qui, sans aucune faute de leur part, et parfois uniquement pour des raisons de nationalité ou de race, sont destinées à la mort ou à une extinction progressive, le crient également à ceux qui détiennent les destinées des peuples. »
Ses passages, peuvent être interprétés comme une critique des pratiques militaires, y compris les bombardements massifs, qui causaient des pertes civiles.
2. La dénonciation du suicide de Robert Ley
Robert Ley, ancien dirigeant du Front du Travail du NSDAP, et catholique, s’est suicidé dans sa cellule à Nuremberg le 25 octobre 1945, avant de comparaître pour crimes de guerre. Son suicide, survenu dans des circonstances troublantes, a suscité des réactions parmi les observateurs, dont l’Église catholique.
La déclaration publique ou privée de Pie XII, spécifiquement sur ce sujet, devrait être retrouvé pour un plus grand appui de ce fait, bien que l’Église a historiquement pris position contre le suicide en tant que tel (mais il faut se plonger dans les raisons et les disposition d’esprit de la personne concernée également).
Le Pape déplore et rejette ces pratiques, particulièrement lorsqu’il résulte de traitements inhumains : à Nuremberg, les conditions de détention des prisonniers ont été critiquées pour leur sévérité.
3. Une opposition manifeste aux camps de concentration allemands ?
Dans l’encyclique Mystici Corporis Christi de juin 1943, Pie XII déclarait :
« Parmi les crimes qui crient vengeance devant Dieu, il faut compter ceux qui, sans considération pour leur dignité humaine ni pour leurs droits, ont été déportés dans des camps d’extermination, voués à une mort lente et progressive. »
De plus, à travers ses actions humanitaires, Pie XII a permis à des milliers de « persécutés » – dont des Juifs – de trouver refuge dans des institutions catholiques. À Rome, notamment, des couvents, des monastères et le Vatican lui-même ont servi de sanctuaires.
Le message de Noël 1942 contient également une critique claire des persécutions dites raciales, bien que le langage prudent du Pape reflète son souci d’éviter des représailles plus graves encore contre les catholiques entre autres choses.
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Pie XII et ordre universel, “Jean XIII” et “salut universel”
De l’homogénéité promue par Pie XII au cosmopolitisme de François zéro

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