• Renouveau conservateur avec Armin Mohler – Ego Non



    Radicalité, organicisme, tradition & Edmond Burke

  • Armin Mohler

    Mohler commença son engagement plutôt à gauche, par rejet du conservatisme mou, et, fin connaisseur des penseurs français, helvétiques, ainsi que de la droite allemande, il proposa une pensée conservatrice pour son temps.
    Connu pour son « La Révolution conservatrice en Allemagne 1918-1932 », publié en 1949, il a payé son engagement par une marginalisation académique, après la Seconde Guerre mondiale

    Contexte des sociétés politiques :

    Dans un contexte progressiste dégénéré, le conservateur conséquent est celui qui se fait révolutionnaire. En effet, le conservateur est porteur de vrai – principes de vie organique –, mais il se trouve dans une société qui lui est hostile et évite l’ostracisme, ainsi, seul le révolutionnaire (de processus) va oser s’affirmer politiquement et franchir le Rubicon.
    Et ce, pendant que le libéral-conservateur se dédouane sur le démocrate-chrétien, et inversement. Nous ne voulons jouir d’une image respectable dans une société détestable.

    Il importe de distinguer le radical du conservateur classique où, le premier est certes porté vers la positivité et l’utopie, là où le conservateur est pessimiste (notamment sur la nature humaine) ce qui le conduit à faire des compromis (ne pas dire réellement ce qu’il pense, puis à ne plus penser du tout). C’est ce qui distingue réaction et fascisme notamment.

    Cette ligne de démarcation des eaux, dépasse aussi les clivages et les Partis. C’est la distinction, et l’équilibre surtout, entre l’intervention active (révolutionnaire) et le jardinier qui préserve sa flore (conservateur).
    D’ailleurs, le progressiste tantôt d’un côté et tantôt de l’autre, a désormais la tentation – après avoir été l’avant-garde technologique du siècle dernier –, bascule maintenant dans celle de l’écologisme (New Age) et du bon sauvage, contre la société industrielle.

    Conclusion

    Nous devons privilégier l’accord avec la réalité, toutefois sans s’enfermer dans celle-ci.
    Il ne faut pas conserver ce qui était hier, mais ce qui est éternel !

    Tel est la Révolution conservatrice (KR), laquelle se déroule donc après la Grande Guerre et avant l’avènement du régime national-socialiste.

    Le mot d’ordre est donc : pour la tradition, mais qui ne conserve pas la lettre morte dénoncée par l’apôtre saint Paul.

    Corinthiens 3:6

    « Et il nous a rendus capables d’être ministres d’une alliance nouvelle, non de la lettre, mais de l’esprit ; car la lettre tue, mais l’esprit vivifie. »

    Romains 7:6

    « Mais maintenant, nous avons été délivrés de la loi, étant morts à ce qui nous tenait captifs, en sorte que nous servons dans un esprit nouveau et non selon la lettre vieillie. »

    Bonus – Comment mettre à profit Edmond Burke

    Irlandais du XVIIIᵉ siècle, célèbre pour son opposition à la Révolution française et son plaidoyer en faveur d’un ordre social basé sur les traditions et les institutions éprouvées. Bien que protestant, il a su s’élever en défenseur des principes contre-révolutionnaires.

    Burke a ainsi introduit le concept de tradition dans le langage politique profane, détachant ce mot de son usage exclusivement religieux au sein de l’Église (Tradition enseignante du Magistère) pour l’appliquer à la société civile, de façon raisonnée.

    Cependant, ses idées ne doivent pas être absolutisées, ou figées dans une époque d’origine. Burke nous rappelle que la tradition est vivante, non point un carcan, mais une boussole permettant d’harmoniser le passé avec les défis du temps présent. Comme il le disait lui-même , ce qui résonne comme une leçon intemporelle :

    « La société est un contrat… entre ceux qui sont morts, ceux qui sont vivants, et ceux qui naîtront. »

    Reflections on the Revolution in France (Réflexions sur la Révolution en France), publié en 1790.

    -*-

    Dans cette vidéo, nous nous pencherons sur une figure intellectuelle majeure de la « Neue Rechte », la nouvelle droite allemande, à savoir Armin Mohler. Ancien secrétaire de Ernst Jünger et auteur de la première étude sur la « Révolution conservatrice » allemande, Armin Mohler a réfléchi, dès le début de son parcours intellectuel, sur la notion de conservatisme et sur l’usage qu’on peut encore en faire ou non, dans le but d’aider la droite allemande à se renouveler. A partir d’une critique honnête et radicale de la situation des conservateurs modernes, Mohler a ainsi ouvert de nombreuses pistes fécondes à la pensée européenne de droite pour se montrer à la hauteur de son temps.

    Pour en savoir plus sur Armin Mohler : http://www.archiveseroe.eu/mohler-a48481756
    Numéro 33 (Nominalisme) de Nouvelle École : https://www.revue-elements.com/produit/lidee-nominaliste/
    Numéro 42 (Archéologie) de Nouvelle École : https://www.revue-elements.com/produit/archeologie/
    Les éditions Antaios : https://antaios.de/
    Pour lire « Sezession » : https://sezession.de/

    Pour découvrir l’ensemble de mes vidéos privées : http://www.ego-non.com/

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    Musique :
    – Felix Mendelssohn : Violin Concerto in E minor, Op. 64
    – Hans Pfitzner : Concerto per pianoforte e orchestra op. 31
    – Franz Liszt : Consolation n3
    – Scriabine : Etude Op. 8 No. 12


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  • 4 commentaires




    […] sans le consentement populaire. Des facteurs tels que l’hédonisme, l’individualisme et le conservatisme, c’est à dire une certaine tiédeur dans l’affirmation de la foi catholique ont également […]


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    […] reste encore possible ; c’est ce qu’admire et prône un révolutionnaire-conservateur tel que Armin Mohler, car une révolution « en sens contraire », peut permettre de restaurer le véritable ordre […]


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    […] que dans notre conservatisme, il faut conserver ce qui a le mérite de l’être (Edmond Burke, Armin Mohler et saint Paul) […]


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    […] Comme avec les révolutionnaires conservateurs, les frontières sont parfois poreuses. L’ouvrage susmentionné a influencé au-delà des clivages : des contre-révolutionnaires aux anarchistes, en passant par les « populistes ». Il a su réconcilier l’impensable entre violence et création, violence régénératrice et violence bénéfique ! […]


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