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Publié le par Florian Rouanet
🔍 Connivence ignorée et passerelle ancienne nouée, révélée par les chemins de traverse de l’histoire épiscopale 🕯️
⁂ Arène des consécrations croisées
Ô lecteur catholique, préparons ici la lanterne de Diogène pour éclairer une crypte que d’aucuns — pas seulement du côté des lefebvriens — s’acharnent à sceller : celle des rapports, feints ou tus, entre la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X – œuvre tenace de l’archevêque missionnaire Marcel Lefebvre – et l’archidiacre extrême-oriental, Mgr Pierre-Martin Ngô-Đình Thục.
Ces deux prélats d’un autre temps, armés contre les marées des pères conciliaires progressistes, connurent jadis l’harmonie d’un combat commun. Et pourtant, les voies qu’ils empruntèrent divergèrent cruellement. L’un, en Suisse, forgeait une armée de prêtres enracinés dans la Tradition. L’autre, bientôt, multipliait de fulgurantes consécrations épiscopales au point de provoquer en premier lieu ledit schisme palmarien.
Las, ce que l’on s’est gardé de dire, c’est que sans Écône, point de sacre thuciste en Andalousie. Le pont reliant les deux hommes fut bien réel, tangible, assez secret, sans être fictif. L’abbé Maurice Revaz, figure du droit canon au séminaire d’Écône, fut cet entremetteur de cet événement, voire l’amorce des lignées en faveur de ladite sédévacance.
Par-delà les disputes théologiques et les accusations réciproques d’illégitimité, un fait brut s’impose : les successions Lefebvristes et Thucistes se croisent désormais dans les arcanes de la transmission sacramentelle. Leurs enfants spirituels, parfois ennemis doctrinaux, restent néanmoins unis par des « chaînes invisibles » faites de validité, généralement, selon le propre jugement prudent des clercs concernés.
Nul ne saurait ignorer davantage ces ramifications, tissées dans les marges d’un combat pour la Tradition. Voici donc, dans l’ordre des années et des faits, un tableau fidèle, dégrisé de toute idolâtrie, d’un pan mal connu du « catholicisme anti-conciliaire ».
Antenna I.O. Vox Frequencia
La flopée de prêtres lefebvriens & la flopée d'évêques thucistes
☧ Lexique de cogneur
LIGNÉE (ecclésiologie sacramentelle) : Suite ininterrompue de consécrations épiscopales assurant la transmission de l’ordre sacré dans sa plénitude.
SEDE VACANTE (doctrine ecclésiologique) : Opinion théologique selon laquelle le Siège de Pierre est actuellement vacant, les Papes conciliaires étant jugés hérétiques ou invalides.
FSSPX (abrév. Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X) : Société sacerdotale fondée en 1970 par Mgr Lefebvre, refusant les réformes issues de Vatican II tout en reconnaissant formellement le Pape.
☩ Ancienne école
« Il est orthodoxe et n’est pas occupé actuellement. Allez le trouver. Il accédera certainement à votre demande. »
— Retraçé par le père Barbara [1993] 2006 : 67-68) magnuslundberg.net
Σ Plan d’attaque par manche
- 🏛️ Deux archevêques conservateurs au « Concile »
- 🏞️ Printemps 1975 : Mgr Thuc à Écône
- 🔥 Palmar de Troya : fracture brutale et rupture
- 🌑 Reprise des consécrations : 1981-1983
- 🇺🇸 Les « Neuf » américains et le retentissement latent
- 🔗 Mélange des lignes : succession sacramentelle
- 📜 Ladite position prudentielle de la FSSPX
- 🧬 La CMRI et les autres groupes « thucistes »
- ⚖️ Bilan 2025 : le lien sacramentel sans union claire
🏛️ I. Deux archevêques conservateurs au « Concile »
C’est à Rome, dans les travées vespérales du conciliabule intitulé Vatican II, que les deux figures tutélaires de notre propos se rencontrèrent et s’estimèrent. D’un côté, Marcel Lefebvre, ancien Délégué apostolique pour toute l’Afrique, homme de devoir, missionnaire et prélat intransigeant. De l’autre, Pierre-Martin Ngô-Đình Thục, archevêque de Hué, frère du président vietnamien Ngô Đình Diệm, nanti d’une culture latine rare parmi les évêques d’Asie.
Ils siègent tous deux durant Vatican II, sans que Mgr Thuc soit au Coetus Internationalis Patrum toutefois, ce cercle de prélats décidé à barrer la route aux manigances doctrinales des progressistes. Mais plus tard, naitra une entente point seulement stratégique, mais sincère révérence les liant dans le combat pour la Tradition, celle qui ne s’édulcore pas au goût du jour, et se transmet, non s’invente.
Ce compagnonnage, certes distant et ponctuel, imprégnera leurs esprits. Mgr Lefebvre gardera le souvenir d’un archevêque oriental dévot, plutôt lucide, attaché au dépôt de la foi ; et si leurs routes devaient plus tard diverger, c’est peut-être d’autant plus tragique que leur entente initiale fut réelle.
🏞️ II. Printemps 1975 : Mgr Thuc à Écône
Le Printemps de l’année 1975 marqua un tournant subtil, insoupçonné alors des observateurs ordinaires. Mgr Thuc, en résidence flottante depuis sa démission de Hué et son exil européen, fut reçu à Écône, au séminaire fondé en 1970, soit cinq ans plus tôt par Mgr Lefebvre. Ce séjour discret, sans tambour ni trompette, ne devait être « que spirituel » ; il fut, en réalité, catalyseur.
Là, l’archevêque vietnamien lia notamment connaissance avec le chanoine Maurice Revaz, docteur en droit canon et professeur au séminaire. Le Suisse, homme à la mine aussi effacée que son rôle fut déterminant, semble avoir su gagner la confiance de Thuc, lequel voyait en Écône une Arche de Noé face au déluge moderniste.
Mais l’Histoire ne s’écrit point qu’à l’eau bénite. À l’automne de la même année, deux représentants du groupe ésotérico-mystique de Palmar de Troya (Espagne) sollicitèrent Mgr Lefebvre, notamment pour être consacrés évêques. Le prélat refusa, mais les orienta vers un homme « libre et orthodoxe », à savoir Mgr Thuc, alors jugé capable de conférer validement le sacrement sans mandat pontifical.
Cette orientation – que certains qualifieront plus tard de « légère » ou de « fatale » – fut entérinée par l’envoi de Revaz lui-même, lequel, la veille de Noël (24 décembre 1975), guida l’ex archevêque vietnamien vers l’Andalousie, comme l’on conduit un général vers un front secondaire. Le reste appartient aux Annales de l’histoire.
🔥 III. Palmar de Troya : fracture brutale et rupture
Entre les 1ᵉʳ et 11 janvier 1976, Mgr Thuc, dans un climat de mysticisme brumeux, procéda à la consécration épiscopale de cinq membres du groupuscule de Palmar de Troya. Ces actes posés, entraînèrent depuis la « Rome moderniste » sa « condamnation » : le 17 septembre de la même année, Montini dit Paul VI prétendait donc l’excommunier pour sacre illicite.
La Fraternité Saint-Pie X, alors en pleine confrontation avec Rome suite à sa propre « suppression canonique » en mai 1975, coupa net tout lien avec son ancien ami d’assemblée conciliaire. Mgr Lefebvre, en 1982, lors d’un sermon aux États-Unis, ne mâcha point ses mots :
« …L’archevêque a également condamné catégoriquement et sans réserve les récentes consécrations de soi-disant « évêques » par l’évêque vietnamien Pierre Martin Ngo Dinh Thuc. Sa condamnation incluait l’ordination supposée d’un prêtre américain par les « consacrés » par l’évêque vietnamien. Sa Grâce a exhorté tous les catholiques à rejeter totalement ces individus et à ne plus avoir aucun lien avec eux. Il considère cet acte comme un schisme qui, s’il est mené à sa conclusion logique, mènera à l’hérésie. Cette affirmation se fonde sur le fait que plusieurs « évêques » et plusieurs prêtres rencontrés ont ouvertement déclaré leur intention de choisir un « pape » parmi eux. L’archevêque a prédit que ces individus tenteraient d’attirer des traditionalistes sans méfiance dans leurs projets schismatiques. Il a également déclaré qu’à terme, ce mouvement discréditerait les traditionalistes. Le catholicisme et serait utilisé par les ennemis de l’Église pour discréditer le catholicisme traditionnel. Pour souligner sa condamnation de ces individus, Mgr Lefebvre a précisé qu’aucune chapelle de la Fraternité ne serait mise à la disposition de ces individus ni de ceux qui les soutiennent…
— Mgr Lefebvre, Un voyage avec l’archevêque, extrait de l’Angélus de juillet 1982
Ce jugement, sans appel ni nuance, sonnait le glas d’une relation jadis empreinte de respect. L’image de Thuc était désormais assimilée à celle d’un fauteur de troubles. L’erreur fut jugée tactique, psychologique et théologique. Le pont vers Écône s’était effondré – du moins en apparence. Car sous les gravats, quelques pierres angulaires subsistaient encore…
🌑 IV. Reprise des consécrations : 1981–1983
Il semblait, au sortir de l’épisode palmarien, que Mgr Thuc fût relégué aux marges, discrédité à la fois par le Vatican et par des traditionalistes. Pourtant, à la faveur d’un contexte ecclésial plus trouble encore, l’archevêque reprit le flambeau des consécrations – cette fois non pour des illuminés andalous, mais pour des clercs Sede vacante aguerris.
C’est ainsi qu’entre 1981 et 1983, Thuc imposa les mains sur plusieurs figures destinées à marquer la mouvance dite « ligne thuciste » : d’abord les prêtres mexicains Moisés Carmona et Adolfo Zamora ; puis le dominicain français Michel-Louis Guérard des Lauriers, ancien théologien pontifical, auteur de la thèse de Cassiciacum ; enfin, aux États-Unis, Louis Vezelis, George Musey et bien d’autres.
La Fraternité Saint-Pie X observa ces faits avec une méfiance de plus en plus tranchée. Si, doctrinalement, certains de ces hommes partageaient des analyses proches des lefebvristes, leur adhésion explicite au constat d’une vacance prolongée les rendait « infréquentables ». Et d’un point de vue sacramentel, la FSSPX formula des réserves : absence de co-consacrateurs, manque de notoriété des témoins, cérémonies parfois nocturnes, voire clandestines. La validité, pensaient-ils, serait probable mais douteuse.
On recommanda donc l’abstention : sauf danger de mort (suppléance), mieux valait ne point recevoir sacrements ni ordinations de « ces mains-là » : était né un « prudentisme canonique » interne.
🇺🇸 V. Les « Neuf » américains et le retentissement latent
C’est en 1983 que la digue se fissura, par ricochet, sur un autre front. Neuf prêtres de la FSSPX, tous établis aux États-Unis, furent exclus pour désobéissance : accusant Mgr Lefebvre de tiédeur à l’égard de la vacance du Siège apostolique, ils refusaient d’agir comme si Wojtyla/Jean-Paul II fût encore vicaire du Christ.
Ce groupe religieux, dirigé par les abbés Daniel Dolan et Donald Sanborn (le premier est aujourd’hui décédé), devint le fer de lance de la sédévacance (ou de la sédéprivation) anglo-saxonne. D’abord errants, ces prêtres trouvèrent bientôt refuge dans les bras des évêques de la lignée thuciste.
Dolan fut ainsi sacré en 1993 par Mgr Mark Pivarunas, supérieur de la CMRI (Congregation of Mary Immaculate Queen) ; Sanborn suivit en 2002.Il est donc un fait, différent ici, selon lequel certains anciens prêtres de la FSSPX furent élevés à l’épiscopat par des évêques issus de Mgr Thuc. Une jonction sacramentelle eut lieu, en s’accompagnant souvent d’un relatif retour doctrinal. Le mariage fut tacite, sans alliance directe peut-être, mais inscrit dans la chair même de l’Église : l’imposition des mains, en ce cas, lia plus que des discours. Et la postérité en sera affectée durablement.
L’équivalent existe également en Europe avec 4 prêtres italiens — dont les abbé Ricossa et Munari — quittant la FSSPX pour fonder l’IMBC.
🔗 VI. Mélange des lignes : succession sacramentelle
Ce que les polémistes de tout bord ignorent ou veulent occulter, c’est cette vérité brute : depuis les consécrations de Dolan (1993) et Sanborn (2002), les lignées Lefebvre et Thuc, longtemps rivales, sont désormais fusionnées sur le plan technique. Le sang sacramentel des deux archevêques coule dans les veines de clercs parfois opposés entre eux.
Autrement dit : toute distinction stricte, du type « lignée Lefebvre » contre « lignée Thuc », s’effondre dès l’instant où des évêques issus des deux se transmettent successivement l’ordre sacré.
Quelques auteurs spécialisés et/ou indépendants l’ont noté : cette « fusion » a désarmé bien des critiques de nullité radicale, naguère proférées entre les deux camps.
Comment continuer à dénoncer l’autre comme « invalide » si l’on a soi-même reçu le sacrement des mains d’un de ses enfants ? La querelle devint moins tranchée, plus embarrassée.Cependant, cette union des lignes – pour être réelle – reste non institutionnelle. Il n’existe point, à proprement parler, de communion hiérarchique directe entre les groupes de la FSSPX et les « congrégations thucistes ». Le croisement des lignées n’a pas encore enfanté de véritable réconciliation.
Autres frontières poreuses :
Mgr Neal Webster († 2024), a été consacré évêque le 15 novembre 2007, Knoxville TN, par Mgr Francis Slupski (lignée Thuc : Thuc → des Lauriers → McKenna → Slupski → Webster). Cathinfo
Et il s’avère que c’est Mgr Webster qui a fait la consécration épiscopale de Mgr Joseph Pfeiffer, le 29 juillet 2020, afin d’assurer la pérennité des ordinations « Résistance » dite williamsonienne. Mgr Joseph C. Pfeiffer (EUA) est en effet le fondateur, dès 2013, du séminaire & prieuré Our Lady of Mount Carmel (OLMC) à Boston KY.
Son frère quant à lui, est resté prêtre, il s’agit de l’abbé John Pfeiffer, également « Résistance ». Gladium compilation
Souffle narratif suite !
📜 VII. Ladite position prudentielle de la FSSPX
De nos jours, la Fraternité Saint-Pie X maintient une position hostile à propos des rites issues de Mgr Thuc. Tout en reconnaissant la validité matérielle probable de ces sacres – validité sacramentelle, au for externe – elle déconseille fermement à ses fidèles d’en recevoir les sacrements, sauf in articulo mortis.
Cette position s’appuierait sur deux piliers : d’une part, les circonstances vues comme douteuses (cérémonies « nocturnes », isolement psychologique du consécrant) ; d’autre part, la ligne doctrinale professée par nombre d’évêques thucistes, explicitement Sede vacante.
Dans plusieurs déclarations internes, articles ou conférences, les clercs de la FSSPX — tels que l’abbé Gleize et Pagliarani — ont précisé que leur refus de collaborer avec les groupes thucistes n’était pas une mise en doute catégorique de la validité des ordres – mais un rejet moral, pastoral, ecclésiologique — en faveur de la thèse lefebvrienne.
La Fraternité, en somme, conserve à l’égard des thucistes une distance polie mais quelque peu hostile, notammetn par inquiétude d’être assimilé à des radicaux, plus qu’ils ne le sont du moins.
N.B. : Cependant, on se demande bien au nom de quelle « magie » exclusive, les consécrations de Mgr Lefebvre seraient bonne, et non celles de Mgr Thuc, voire elles de Mgr Williamson ?!
🧬 VIII. La CMRI et les autres groupes « thucistes »
La CMRI (Congregation of Mary Immaculate Queen) représente sans doute la branche la plus structurée et stable des descendants sacramentels de Mgr Thuc. Son supérieur général, Mgr Mark Pivarunas, fut consacré évêque en 1991 par Mgr Moisés Carmona, lui-même sacré par Thuc.
D’autres chaînes se rattachent à la même source : par exemple, celle qui mène de Thuc à Guérard des Lauriers, puis à Robert McKenna, puis à Donald Sanborn. Ainsi naquit une génération d’évêques « sédévac » anglo-saxons, à la fois indépendants de la FSSPX mais « liés à elle » par le truchement d’anciens membres, devenus fidèle à Mgr Thuc.
La CMRI, comme d’autres communautés apparentées, reconnaît généralement les sacres de 1988 comme valides et utiles – mais critique la position doctrinale de la FSSPX, équivoque, du fait de sa volonté de « reconnaître sans se soumettre » aux « papes conciliaires ».
En retour, la Fraternité considère ces groupes comme schismatiques ou au moins déviants.
⚖️ IX. Bilan 2025 : le lien sacramentel sans union claire
À l’heure où nous écrivons, l’histoire peut être résumée ainsi :
- De 1962 à 1975, des liens personnels, forts, entre Lefebvre et Thuc ;
- De 1975 à 1976, un événement catalyseur : le séjour à Écône, l’implication du Chanoine canoniste Revaz, puis la direction vers Palmar ;
- Depuis 1981, une série de consécrations forment un « épiscopat » fidèle à Mgr Thuc;
- Depuis 1983, des anciens membres de la FSSPX recevant l’épiscopat dans la lignée Thuc, assurent une postérité large.
Au final, la convergence sacramentelle est bien réelle : les lignées se sont croisées, les successions se sont mêlées, et la transmission apostolique demeure dans les deux. Mais la divergence à propos de la science de l’Église demeure : refus du « sédévacantisme » d’un côté, refus du reconnaître-résister de l’autre.
Ce dossier démontre que, loin des caricatures, les rapports entre FSSPX et lignée Thuc furent complexes, intenses, parfois ambigus. Ni fusion, ni guerre ouverte : un voisinage sans doute redouté (mais nous n’en avons cure), mais incontournable.
🛎 Sentence par KO
Ce que l’on croyait fracture s’avère soudure. Ce que l’on présumait effacé réapparaît sous un voile de sacres.
L’affaire Thuc-FSSPX, longtemps reléguée au fond des tiroirs ecclésiastiques, révèle au contraire les plis les plus tendus du drame traditionaliste. Loin d’un simple épisode marginal, elle témoigne d’un ordre sacramentel de réaction.
Au-delà des anathèmes, les mains consacrées se croisent et se répondent, telle une arche mystique sur les eaux troubles de l’apostasie dites conciliaire. Reste la tâche de discerner cette continuité réelle du Sacerdoce dans cette crise ecclésiastique, et de choisir son camp non par confort, par fidélité au Sceau du Christ.
« En se rendant à Écône, Mgr Thuc espérait trouver l’archevêque fidèle aux anciens rites. C’était le cas, mais il était aussi un « diplomate prudent » ! Mémoires apocryphes des catacombes
Toutefois, les alliances tactiques d’hier deviennent parfois les anathèmes d’aujourd’hui, encore que les frontières restent assez floues, notamment entre les clercs fidèles à Mgr Williamson et les lignées thucistes aux Amériques.
Appelez l’ambulance, diront certains. D’autres, plus clairvoyants, verront ici le souffle discret mais inexorable de la Providence.
Nota Bene :
Que les archivistes de la dissimulation déposent leurs encensoirs. Car voilà qu’est venu, tel un direct didactique, la vérité qu’on bâillonne dans certaines sacristies feutrées…
Cessons, enfin, le ridicule de « s’excommunier » l’un et l’autre, car cela est délétère pour tous, nous nous auto-annulons (!), et ce, tout en revendiquant à outrance une « juridiction de suppléance » largement outrepassée dans ses limites canoniques : moins d’ego, un peu de tempérance et beaucoup du bon sens !
📚 Pour approfondir
-
Magnus Lundberg, Palmar de Troya – Palmarian Bishops
https://magnuslundberg.net/2016/05/11/schism-at-palmar-palmarian-bishops/ -
Forum “Les Catacombes” – Dossier Thuc & Lefebvre
https://thecatacombs.org/showthread.php?tid=470 -
CMRI – Succession épiscopale et fondation
https://en.wikipedia.org/wiki/Mark_Pivarunas -
Sarumuse – Psychotic Religion : The Blue Flower
https://sarumuse.org/2017/06/13/psychotic-religion/ -
PDFCoffee – Validity of Traditionalist Orders
https://pdfcoffee.com/validity-of-traditionalist-orders-pdf-free.html
La Rédaction pugilistique
🥊 Nos articles de la Straße
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