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Publié le par Florian Rouanet
Devant le quatuor Sanborn, Ricossa, Belmont, Desposito : appelez l'ambulance !
⁂ Arène ecclésiologique
Ô lecteur lutteur, t’apprêtes-tu à t’aventurer sur le champ de bataille ecclésiologique, où les héritiers d’un théologien dominicain s’égarent davantage dans des sophismes illisibles, promouvant une pseudo-orthodoxie élastique, pavée de contradictions internes ?
Cet article décapant attaque l’évolution du guérardisme vers ses dérives néo-métaphysiques, en passant au crible les figures de Sanborn, Ricossa, Belmont, Desposito et leur scénographie confuse.
En effet, e « guérardisme », tel que Mgr Guérard des Lauriers l’avait conceptualisé, était déjà un fragile échafaudage théorique. Mais ses thuriféraires actuels en ont fait un dédale infernal, où se perdent cohérence dogmatique et virilité catholique. Qu’on le sache : ce n’est plus le combat de la Foi, mais la dissection byzantine d’un cadavre.
Dans la grande foire ecclésiologique des époques post-Frat’, surgit une espèce rare mais bruyante : le Néoguérardos, croisement improbable d’un vétéro-thésard et d’un moderniste-compatible fatigué. Sous couvert d’être les exégètes du Maître Guérard, ces imitateurs de brocante débitent à la chaîne des versions frelatées de la thèse de Cassiciacum, en y ajoutant leurs sauces et innovations personnelles, souvent plus vinaigrées que doctrinales.
Tantôt vétéro-radical, tantôt modérato-magicien, chaque néoguérardien joue sa propre partition dans une symphonie de contradictions, plus lunaires les unes que les autres, citant le « pape » Guérard à contre-temps, l’abbé Zins sans l’avoir lu, et terminant en eunuque et autre castrat, dans un théâtre d’ombres où le trône de saint Pierre se réduirait à une chaise musicale pour évêques sans autorité.
Pour les Mgr Trans formaliter, ça va saigner.
Seuls points communs entre les abbés Zins et Belmont : ils ont été effarés par tant d'évolutions-contradictions au fil des lustres...
Il n’y a rien de plus vain que de vouloir réparer un navire percé avec les outils du naufragé…
✨ Une descente aux enfers cassiciacumistes...! ✨

El Guerardux de compète
☒ Bandage lexical
VETÉRO-GUÉRARDISME : Fidélité (souvent relative) au système cassiciacum originel formulé par Mgr Guérard des Lauriers, lequel reconnaît la vacance formelle du Siège apostolique, une potentielle matière papale chez les modernistes, mais aussi une certaine évolution dans le temps.
MODERNO-GUÉRARDISME : Déviation posthume de la thèse initiale, tolérant que cette « matière » puisse engendrer cardinaux et évêques, avec une forme d’autorité de gestion quasi fantasmatique.
THÉSARD : Nom donné ironiquement à tout clerc ou laïc adoptant la logique guérardienne ET s’essayant à réinterpréter la thèse, souvent au prix de son sens originel. Multiplicateur de scolies stériles — à la limite du transsexuel formaliter.
☓ Ancienne leçon létale
Vétéro-guérardisme
C’est-à-dire que ledit “occupant” n’est pas, en aucun de ses actes, le Vicaire de Jésus-Christ. Ces actes, en tant précisément qu’ils prétendent être actes du Pape, en tant que Pape, sont nuls. Il n’y a pas à désobéir aux “ordinations” prétendument portées par Mgr Wojtyla en tant qu’il serait Pape ; car il n’est pas en acte le Vicaire de Jésus-Christ ; toutes les ordinations portées à ce pseudo-titre sont vaines, nulles, sans aucune portée dans la réalité. il faut, non désobéir, mais ignorer.
« La même observation vaut pour les “occupants” du Siège apostolique qui ont succédé au Cardinal Montini ; cela, DANS LA SEULE MESURE OÙ une “hiérarchie” qui l’est seulement materialiter peut se perpétuer. Une telle perpétuation n’est pas, ex se, impossible. Elle requiert cependant expressément des Sacres épiscopaux qui soient certainement valides. Et comme le nouveau rite est douteux, les “occupants” [du Siège apostolique] ne seront bientôt plus que des “figurants” ! Mgr Wojtyla est, à cet égard et pour le moins, un éminent précurseur.«
— Mgr Guérard des Lauriers, Sodalitium nᵒ 13, mai 1987
Mgr Guérard n’appliquerait pas la même conception depuis Wojytyla/Jean-Paul II.
Innovation néo-guérardienne
Nous avons parlé (et critiqué) Mgr Viganò, à qui nous demandons cependant de croire en notre respect. Parmi les nouveaux opposants à « François », il nous semble, en effet, le plus proche de la vérité. En effet, les journaux qualifient parfois de « traditionalistes » des membres de la hiérarchie « matérielle » tels que Müller, Sarah, Burke ou Mgr Schneider, qui non seulement reconnaissent Bergoglio comme Vicaire du Christ et Vatican II comme magistère de l’Église, mais célèbrent habituellement, ou du moins aussi avec, le nouveau rite montinien. À leur égard, on ne peut qu’espérer une évolution radicale de leur critique des erreurs qui minent l’Église de l’intérieur, sans laquelle leur seul rôle serait (et est) d’accroître la confusion.
— Abbé Francesco Ricossa, Sodalitium n°75, avril 2024
Ici, cette hiérarchie matérielle se perpétue après Jean-Paul II et avec les nouveaux rites modernistes. Le faux Pape créé de vrais évêques et cardinaux-zombies (et cette conception zombie n’existent pas, en outre, dans le Magistère de enseignant)
Σ Plan par manche
- 🧨 Anatomie d’un système à éclipses
- ⛪ La « sainte Juridiction » à la moulinette — abbés Belmont, Lucien
- ⚔️ « Pape Guérard » trahi par ses enfants
- 🪨 Mgr Sanborn, Abbés Ricossa et Desposito : trois têtes du Cerbère cassiciacumesque
+ affaire Munari - 🌚 Abbé Zins, méthodologue en embuscade ?
- ☠️ La crise d’autorité portée à son comble…
Et c'est ainsi que, le « Una Cum Nullus » d’opérette, vendait son "pape materialiter-clown" — non pape, mais légitimement élu —, comme on vendait des babioles africaines devant la Tour Eiffel
I. 🧨 Anatomie d’un système à éclipses
L’alchimie de « l’empêchement » du sédéprivationnisme, concoctée dans les années 1970 par Mgr Guérard des Lauriers, visait à expliquer — d’abord entre Jean XXIII et Jean-Paul II —, comment un prétendu « Pape » pouvait occuper formellement le Siège sans en posséder la forme canonique, autrement dit l’autorité réelle.
Même à cette époque, l’échafaudage théorique paraissait fumeux. Mais au moins, dans la tourmente, il se présentait comme un remède ponctuel au « scandale pontifical moderne ».Las, de ce modèle provisoire est né un labyrinthe où les néo-guérardiens se sont engouffrés avec la ferveur des clercs stériles ou séniles avant l’âge, déformé par des siècles de séminaire amphigourique. En réalité, cette thèse n’offre aucune réponse pratique à la vacance, ni à la transmission de l’autorité dans l’Église. Elle recule pour mieux ne rien faire…, littéralement.
En effet, Mgr Guérard n’a jamais admis qu’un pape matériel pouvait créer des cardinaux et nommer des évêques. C’est très important. Il savait que l’illusionisme de sa thèse allait prendre fin.
II. ⛪ La « sainte Juridiction » à la moulinette — abbés Belmont et Lucien
Matière à litière
Plus le temps passe — moins la doctrine mûrie —, suite à des décennies de rites montiniens (Paul VI), et les successeurs autoproclamés de Guérard en sont venus à affirmer des absurdités plus grotesques les unes que les autres : un pape matériel pourrait créer des cardinaux, nommer des évêques, diriger une hiérarchie dite… matérielle, mais qui ne vaudrait rien d’un même coup ?!Il faudrait que le Verbe se soit fait ébauche/cadavérique… !
Mgr Guérard des Lauriers, quant à lui, se garda bien de franchir ce Rubicon. Il savait que l’acte créateur implique l’être formellement constitué.
Mais ses adeptes prétendent encore que c’est nous qui « déformons la thèse » ? Cessez de nous prendre pour des lapins de trois semaines. Ou alors, c’est que nul ne comprend Guérard, et il ne se comprend pas lui-même, il est trop rare !
L’abbé Belmont, quant à lui, poussant cette logique jusqu’à l’écœurement, nie toute Autorité aux clercs « non mandatés par un Pape », ce qui revient à dire : s’il n’y a point de Pape, tout s’effondre, sans possibilité de relève subsidiaire : si pas de Pape, pas de vraie et pleine autorité des évêques, donc « absorption de la juridiction épiscopale ».
Quid alors de la divine assistance ? Du pouvoir de suppléance ? De la juridiction universelle ? De la succession apostolique ? Tout cela est jeté aux oubliettes…Ainsi, à sa façon, radicale à souhait, mais doublement inconséquent : il affirme que, sans pape, pas d’épiscopat légitime ; pourtant, il déplore l’absence de pontife tout en espérant, sidérant mépris, qu’une juridiction puisse « s’autodécliner » dans une Église en lévitation : l’idée restera donc de chercher un « évêque diocésain restait traditionaliste » — or, ils sont tous morts, inexistants. Cela est surestimation grotesque d’une autorité qu’il condamne ailleurs.
P-.S. Les points communs entre « vétéro guérardien » et belmontiste » sera qu’ils limitent, tous deux, le champ d’action, l’autorité et la visibilité de l’Église chez les dits traditionalistes, notamment les évêques. Mais, en pratique, cela diffère sensiblement, car le belmontiste, ne pourra jamais sacrer techniquement parlant.
L’abbé Bernard Lucien, de son côté, des années après avoir « théorisé la thèse » (rire), s’est rallié à la Rome moderniste. Il faut dire, la thèse le permettait, n’est-ce pas ? Puisque tout n’est que matière et matière d’autorité, il fallait logiquement qu’il rejoigne son Église materialiter-fantôme, en se ralliant…
III. ⚔️ « Pape Guérard » trahi par ses enfants
On nous objecte que la relève avec l’abbé Ricossa (IMBC), Monseigneur Sanborn (RCI) ou l’abbé Desposito poursuivent l’œuvre du « Maître ». Quelle duperie ! Ces braves ont reconfiguré le cassiciacumisme en projet autistique.
Guérard n’a jamais parlé d’une hiérarchie matérielle, encore moins d’une capacité des papes matériels à conférer l’ordre ou le pouvoir de juridiction. Et pourtant, ils osent réclamer la fidélité, alors qu’ils étalent leurs déviances sur le parvis de la toile.
Ce que les Guérardiens nient aux totalistes ou aux conclavistes, ils l’accordent au cirque moderniste. Quelle trahison !
En outre, Mgr Guérard validait — sous conditions certes — le fait 1) « d’assister Una Cum« , voire même 2) de valider la tendance Home Aloner (!) :
« Le second considérant qui peut tenir en suspens la norme de droit [savoir : ne pas assister à la “Messe una cum”], tient à la situation actuelle. Il peut se faire que les fidèles n’aient pratiquement pas d’autre moyen de communier que d’assister à une Messe una cum. Or, s’il est possible de vivre et de progresser dans l’état de grâce sans communier, cette privation ne va pas sans difficulté, ni même parfois sans danger. Et de même que l’Église a toujours admis qu’en danger de mort on puisse recourir à un confesseur même excommunié, ne convient-il pas d’avoir recours à une Messe una cum, pour participer au Sacrifice et y communier ? Pie XII l’a rappelé avec autorité : en l’Église militante, c’est le salut des âmes qui constitue la finalité des finalités. L’assistance à la “Messe una cum” peut donc être l’objet d’un “cas de conscience”. Chaque cas est un cas ; et il doit être résolu en définitive par la conscience de l’intéressé, mais non sans les conseils et directives communiqués par un prêtre “non una cum”. Ni rigorisme univoque, qui ne tient pas compte de la psychologie d’un chacun ; ni laxisme sentimental : par exemple, une personne qui peut communier chaque quinzaine à une “Messe non una cum”, n’a aucune raison et NE DOIT DONC PAS, dans l’intervalle, assister à une “Messe una cum”, encore moins y communier. »
— Mgr M.L. Guérard des Lauriers, Sodalitium, mai 1987.« Dans ces conditions, voici l’alternative que doivent décider les fidèles attachés à la Tradition :
A) ou bien ne pas poursuivre la MISSIO. Parce que celle-ci, en état de privation puisque désertée par la SESSIO, se trouve ipso facto anormée, vouée à de multiples périls, à commencer par l’hérésie et par le schisme. Le seul Sacrement possible, et certainement valide, serait le Baptême. Il suffit pour que Dieu donne la Foi et la grâce sanctifiante. Ce parti n’est donc pas EN DROIT impossible. C’est celui que prennent de TRÈS RARES fidèles.
B) ou bien poursuivre la MISSIO. Parce qu’on estime qu’il est EN FAIT impossible de conserver la grâce sanctifiante, et même la seule FOI, sans les Sacrements.
In dubiis, Libertas ! On peut choisir : soit A, soit B. Mais : 1) que chacun respecte le choix d’autrui ; 2) que chacun se conforme rigoureusement à l’exigence interne, ontologique, de son propre choix.
J’ai choisi B. Je respecte profondément les personnes qui ont choisi A : que Dieu leur soit en aide. Mais je réprouve que certaines de ces personnes critiquent et jugent avec “hauteur”, comme si elles étaient l’Autorité, le choix B qu’elles sont libres de ne pas faire… ou même agissent EN FAIT, comme si elles choisissaient B. »
— Mgr M.L. Guérard des Lauriers, Sodalitium, mai 1987.Que les adeptes néo-guérardiens donc, connaissant ces textes en outre, cessent de nous prendre derechef pour des lapins de trois semaines.
Du cassiciacumisme au clochardisme ecclésiologique ?
🪨 IV. Mgr Sanborn, abbés Ricossa et Desposito : les trois têtes du Cerbère + affaire Munari
La Papauté (materialiter-clown ?) a parlé : Palimpseste guérardien selon Verrua Savoia...
Voici venir sur le ring la « triforce guérardienne » revisitant encore à la baisse l’épiscopat. Trois visages, trois reniements, sous un même masque de chienne-de-garde néo-sodalitium pianum.
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Mgr Sanborn : premier Cerbère, sans doute le plus loquace, se fait le chantre de la « thèse » tout en ménageant l’idée d’un pape matériel. Est-il piqué de confusion ou mû par une stratégie accommodante ? Décrédibilisant au possible : il fut méprisant sur sa propre condition d’évêque et maltraita l’autorité épiscopale actuelle, en la comparant à celle d’un éboueur, le 23 février 2022 au micro de l’animateur Kevin Davis de Catholic Family Podcast. Héraut d’un nouveau concept : l’évêque-clodo.
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Abbé Ricossa : le deuxième dogue, amorce la dérive : non seulement il accepte ce pape « materialiter-formaliter » pour nommer évêques, pouvant se convertir, mais il injecte insidieusement une néo-hiérarchie matérielle dans la porosité de sa doctrine. En cela, il franchit le seuil que le vétéro-guérardien (Belmont, Guérard lui-même…) n’osa point franchir.
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Abbé Desposito : le troisième canidé clérical-féroce — professeur au séminaire de Mgr Sanborn —, professa sur twitter-x que le Tradistan était séparé en deux : soit thésard, soit conclaviste — le sédévacantiste étant acéphal (il abandonne le champ de l’autorité), tandis que le lefebvriste, lui, se rapporche canoniquement du guérardien. Également, chose moins vraie et risible : il dira auprès d’un brave « pajeet » [8 juin 2023, The Pre-Vatican II Catholic Show] qu’il découvrait « tous les jours » (sic) 3 théologiens qui défendaient la thèse (re-sic).
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Mgr Munari : mention bonus pour la gloire — le linge sale —, il fut le premier évêque de l’IMBC. Ayant défroqué, afin de suivre vraisemblablement une femme jusqu’en Inde, en vendant sur les marchés, tel un poissonnier en foire — et après cela, on traitera de cafards lesdits conclavistes, dans l’alcôve guérardienne. L’ex-Monseigneur (?) serait heuresement revenu (en France ou en Italie ?), afin de faire pénitence depuis.
Le sommet le plus symptomatique de leur déchéance se trouve dans cette phrase proprement hallucinante
Éboueurs du dogme : insulte suprême contre le sacré, contre les apôtres
P.S. Il existe deux catéchismes materialiter-éboueur dans l’histoire récente, on s’en gausse aisément :
- Catéchisme de Jean-Paul II : « promulgué » le 11 octobre 1992 par la Constitution apostolique Fidei Depositum, publié sous le titre Catéchisme de l’Église catholique.
- Catéchisme de Mgr Donald Sanborn : intitulé Catechism of the Catholic Religion, initialement publié en 2009 en anglais, avec des rééditions et traductions postérieures, destinés à ses fidèles.
La trilogie mentionnée, et son pont très ésotérique supplanté, se partagent la même illusion : guérir un corps-Église qu’ils ont eux-mêmes fragilisé. Il ne reste qu’une symphonie cacophonique, où chacun réclame le pouvoir sans accepter son principe.
Et, après la lecture de cette éffarante litanie absconse, disons-le tout de go : la « thèse » n’est que la fierté d’Econe, car Mgr Guérard « sans Lauriers » y a enseigné : lefebvrisme et guérardisme demeurent les deux mamelles (hideuses) qui nourrissent la division.
« Non, ils n’ont [les évêques-clowns sédévacantistes] pas plus d’autorité que l’homme qui ramasse vos poubelles le matin. Pas plus d’autorité ou de juridiction que ça [l’éboueur] ».
— Mgr Sanborn
Autre définition du guérardien : un Joseph Merel coiffé d'une mitre, ou portant un col romain
Tous les jours, 6 millions de théologiens défendent le "conclavisme" — #AffirmationGratuite
🌚 V. Abbé Zins, méthodologue en embuscade
Lorsque l’ombre du méthodologue plane, c’est l’abbé Zins qui surgit, méthodiquement, tel un limier érudit sur la piste de cette incohérence.
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Portée salutaire : sa dialectique dissèque avec rigueur les contradictions entre les thésards au fil du temps. Il révèle au scalpel que « leur thèse » n’est qu’un palimpseste vermoulu, composé d’emprunts irréconciliables : ici un trait guérardien, là une touche sanbornienne, ailleurs le poison belmontien.
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Limites patentes : cependant, le diacre Zins, dans son zèle scriptural, commet quelques impairs dans l’apocalyptisme outrancier (?), ledit totalisme et des positions antimandataires alarmistes. Il propose, par exemple, une vision totalitaire de l’Église vide sans mandat expresse — point discuté, certes, mais périlleux dès que l’on frôle la dissolution de l’autorité…
Ici, retenez le message et non le messager, ou encore, si tout n’est pas à prendre chez l’auteur (rejet des lignées Thuc-Lefebvre), de nombreux points soulevés sont forts pertinents.
☠️ VI. La crise d’autorité portée à son comble
Voici l’arme fatale : l’autorité ecclésiale, attaquée sur ses deux fronts — ontologique et visible.
A. Front ontologique : les guérardiens nouvelle génération et de second rang — Sanborn, Ricossa, Belmont — voudraient que l’Être sacramentel puisse s’absenter de sa substance canonique. Mais cela vide l’Église de ses attributs essentiels : l’unité, la juridiction, la mission. En affubler les évêques d’un pouvoir « formaliter-clown » revient à les faire marcher sur la tête. C’est proffesser la foi tout en refusant son fondement.
B. Front de visibilité : effacer Rome est une chimère. Quand bien même le Siège serait occupé par des « figures », l’on ne saurait exclure qu’il reste structurellement l’Église. Tout est Prévost-Léon XIV entre leurs murs. D’où cette contradiction scandaleuse : ils regardent Rome, la condamnent, mais craignent d’en être exclus ; ils aspirent au pape, tout en vilipendant ceux qu’ils estiment titrés de la « licéité moderne ».
C. Les totalistes contre-attaquent : eux ne tergiversent point : pas de pape ? Pas d’unité visible. Pas d’Église. Pas de pouvoir. C’est sombre, sans solution, mais légèrement plus limpide. Le seul point commun avec les partisans d’un Concile général imparfait est ici de retirer l’autorité-curseur de la Rome moderniste.
La misère réside là : un non-pontificat dénié, une juridiction suspendue, une titularité sans fondement, une « Église en état comateux », sans pouvoir légal, mais s’accrochant à son symbolisme…
L’aporie est ouverte : et dès lors, on comprend que la discussion ne soit plus seulement doctrinale, mais judiciaire ; c’est la juridiction ecclésiale elle-même qui vacille, face à des mots sans substance.
🗎 Frappe méthodique
Que reste-t-il du guérardisme ? Une nébuleuse de clercs épars qui, au lieu d’agir virilement, se complaisent en scolastique byzantine, fantasmée. En effet, Mgr Mille bornes, les abbés Cous-scoussa et « Despote-sito » ont dévoyé l’édifice.
Que leur répondre, sinon l’ironie des faits : Mgr Guérard des Lauriers n’admettait point jusque là la création de cardinaux par des antipapes et il n’a jamais parlé d’une « hiérarchie matérielle », ni d’une continuité automatique.
Tout cela révèle aussi la peur panique de toute initiative autre que la leur. Ils parlent d’ordre, mais sont des lâches. Les conclavistes ? Ils leur font peur. Ils les obsèdent. Ils les hantent. C’est l’ennemi fantasmatique, leur figure du Diable. Derrière la soutane, il y a plus d’angoisse que d’espérance.
Or, toute autre alternative audit conclavisme n’est que récit de bazar, illusion de foire, roman de gare.
Le conclavisme n'est que le sursaut de courage de la Tradition : L'ultime souffle de ceux qui refusent de disparaître
Post-Scriptum : Les évêques sont traités d’éboueurs ? Par ceux-là même qui ont renoncé à être des combattants. Et voilà pourquoi ledit conclavisme fait peur aux faiblards. À vomir.
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