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Publié le par Florian Rouanet
Il y en aura pour tout le monde !
Sommaire lapidaire
⚜️ I. Au bal masqué ohé, ohé
👤 II. De François Zéro à Léon -XIV
• Sa personne
• Le choix du nom et l’effet de surprise
• Un nom de conservateur enrobé d’une peau de loup progressiste😴 III. Tradiland : somnolence générale, ou réveil à coups de bâton ?
🎪 IV. Faux conclave ultra-sectaire parallèle : Léon -XIV bis repetita
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I. Au bal masqué ohé, ohé
Ouf ! Le cirque — avec bénitier sécularisé — tire enfin sa révérence ! L’irrévérence jubilatoire (non du jubilé, qu’on se rassure !) s’impose donc avec éclat.
En effet, la grande paroisse vaticane des clowns, flanquée de ses éminences cardinalices — tantôt semi-modernistes, tantôt semi-conservatrices, mais toutes éhontément continuatrices de « Vatican II » —, dont le progressisme frise le pathétique, a inscrit, à quatre mains, ses grotesques manifestes : désormais coécrits avec un algorithme woke et un consultant en marketing « synodal » : ont enfin procédé à leur « conclave moderniste ».
Mais avant d’aller plus avant, depuis ce 8 mai 2025, une question à cent mille francs, posée derechef aux Guérardiens, paladins en costume « Non Una Cum » : y a-t-il, hic et nunc, un « Pape formel » ?

La Haute Papauté Jedi des Padawan de sacristies sécularisées & étoilées
II. De François zéro à Léon -XIV
Sa personne
Le 8 mai 2025, papauté materialiter oblige, M. Robert Francis Prevost — fait « cardinal » naguère par feu Bergoglio François, comme tant d’autres — suit la règle de saint Augustin, selon la lecture « conciliaire ».
Nord-Américain et fruit cosmopolite européen (père franco-italien, mère espagnole), il a longtemps croupi dans les diocèses de Chicago. Polyglotte de son état, il cumule 69 années terrestres — ce qui signifie, a priori, que nous allons devoir subir encore longtemps, médiatiquement, la trogne mitrée de ce gus déguisé en Pape !
De surcroît, le personnage arbore un haut cursus, dans les cadres feutrés, doctrinalement dévastés, du monde post-Vatican II.
Le choix du nom et l’effet de surprise
Comme mentionné supra, notre nouveau Grand Comique s’est donc trouvé un nom parmi les squatteurs de l’État du Vatican.
Cela est regrettable : j’eusse espéré qu’il prît le doux titre de François II, afin d’assumer pleinement la continuité subversive du regretté François Zéro, artisan patenté de la « synodalité » progressiste radicale. Il s’est d’ailleurs empressé de remercier son prédécesseur. Cette non-œuvre — qu’on se « rassure » —, il la continuera, à n’en point douter !
Mais en adoptant le nom de Léon XIV, dans la filiation apparente de Sa Sainteté le Pape Léon XIII, il chercherait presque à faire accroire qu’il serait un croisé anti-maçon, ou à l’inverse tenté par un improbable « ralliement », mais aux principes républicanistes — ce qui, dans l’univers vaticano-conciliaire, s’apparente à un clin d’œil à la realpolitik ‘épiscopale’, ou non.
Ajoutons qu’il n’était pas dans les premiers choix : le fait d’avoir nommé un illustre inconnu semble viser à provoquer un effet de surprise, à mieux semer le doute et à jeter un voile sur ses potentielles manœuvres, d’ores et déjà suspectes.
Un nom de conservateur enrobé d’une peau de loup progressiste
Le choix du nom rompt une coutume désormais bien ancrée dans la mascarade « conciliaire » : celle de se co-canoniser entre pairs dans un cénacle d’autocélébration — ou, selon d’aucuns, dans une mafia « ecclésiastique ». Qu’on en juge : Jean-Paul Ier, puis Jean-Paul II, adoptèrent ce nom composé pour cumuler, en véritables cumulards, l’héritage conjugué de « saint » Jean XXIII et de « saint » Paul VI. Leur intention était limpide : se poser en zélés continuateurs de l’œuvre dévoyée de Vatican II.
Cela dit, ce choix nominal n’est point tout à fait inédit. En effet, Benoît XVI, alias Joseph Ratzinger, avait déjà rompu avec la « tradition conciliaire » en reprenant le nom de Benoît XV — peut-être pour faire oublier que son concile intérieur, lui, n’avait pas grand-chose d’antimoderniste.
Et voilà que Léon -XIV, tout en prenant le nom d’un Pape éminemment antimaçonnique, se pose, sans vergogne, en champion de « l’Église de la synodalité » si chère à feu François Zéro. À l’opposé du Docteur angélique et de deux mille ans de Magistère, ce nouveau « pontife » partage avec son prédécesseur un fétichisme appuyé : celui du migrant, des divorcés remariés, et de l’« intégration féminine » dans les arcanes hiérarchiques romaines.
Un détour édifiant par la page anglaise de Wikipedia nous renseigne sur un acte fort peu élégant — et encore moins moral :
« En 2000, Prevost autorise James Ray, un prêtre alors accusé d’abus sur mineurs et sous le coup d’une restriction pastorale depuis 1991, à résider au prieuré Saint-Jean-Stone de Chicago, malgré sa proximité avec un lycée catholique sans que les responsables du lycée soient informés. »
Mais ce n’est pas tout :
Dans une interview accordée en mars 2024 au Catholic News Service, le cardinal a déclaré que la décision du pape François en 2022 de nommer trois femmes membres à part entière du dicastère, leur donnant ainsi leur avis sur la sélection des évêques, « contribue de manière significative au processus de discernement dans la recherche de ceux que nous espérons être les meilleurs candidats pour servir l’Église dans le ministère épiscopal ». #Diaconnasses
Et, après la mort de François, il avait affirmé :
Qu’il y avait « encore beaucoup à faire » au sein de l’Église. « Nous ne pouvons pas nous arrêter, nous ne pouvons pas revenir en arrière. Nous devons voir ce que l’Esprit Saint veut pour l’Église d’aujourd’hui et de demain, parce que le monde d’aujourd’hui, dans lequel vit l’Église, n’est pas le même que le monde d’il y a dix ou vingt ans », avait-il affirmé en avril. « Le message est toujours le même (…) mais le moyen d’atteindre les gens d’aujourd’hui, les jeunes, les pauvres, les politiques, est différent », avait-il estimé.
#SemiTradiEnPLS
Il semble donc qu’un projet de « réunification conciliaire » soit à l’œuvre : repeindre les avancées bergogliennes en tons pastels, tout en orchestrant une synthèse molle entre modernisme radical et conservatisme apparent.
Qui sait ? En bon Américain, notre homme osera-t-il remplacer le vin de messe par du Coca-Cola, et l’hostie par une chips nachos cheddar ? Ce serait, rendre ladite nouvelle messe plus conforme à son essence grotesque, et paradoxalement ou non, moins sacrilège et odieuse !
On le présente comme un « centriste », ce qui signifie, dans la dialectique conciliaire, un homme assez rusé pour jouer double jeu : rassurer les conservateurs par posture – ils aiment ça… -, satisfaire les progressistes par action.
Il aurait, dit-on, conseillé François pour la nomination d’évêques dans des diocèses attachés à la messe latine… sans doute pour mieux les surveiller in fine.Léon XIV, nouveau pape – VaticanNews
III. Tradiland : somnolence générale, ou réveil à coups de bâton ?
De l’Église materialiter aux Una Cum, l’art des compromis à tout degré.
Tandis que les catholiques complotistes s’égarent en conjectures fumeuses, le Tradistan lui, s’adonne à l’extrême inverse : l’abdication de toute intelligence — feat. la vacuité béate sous encens.
Nos semi-tradis s’étranglent dans leurs encensoirs : ô détresse ! Point de « Black Pope » cette fois, point de cardinal Sarah, élevé au pinacle de la Terre et des Monts. Snif, tristesse, désillusion !
À ce rythme, il eût été préférable que Rome moderniste préparât directement l’avènement de la première papesse, ou d’un Travelo Ier, fraîchement béni d’une « identité de genre en chemin synodal ». Nous exagérons peut-être, un tantinet ! Mais c’est bien là, n’en doutez point, le seul scénario capable de réveiller nos conservateurs à la dérive.
Effectivement : optons, de préférence, pour une « horizontalisation » des luttes, mais pour un plus grand bien, évidemment. À la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X, l’abbé Pagliarani lui-même ne se ferait plus guère d’illusions sur un rapprochement qui s’estompe, et voilà qu’il envisagerait derechef des sacres d’évêques sur un coup de tête, en traînant à Écône ses deux Monseigneurs désignés.
En réaction, inévitablement, ils se feront « excommunier » — et la chose prêtera à sourire. Mais enfin, que diantre, un peu d’animation dans le Tradiland soporifique ! Fioou, ça remue. Une action mal orientée provoque du mal, certes, mais nous crevons d’onanisme mental et spirituel depuis trop longtemps.
Car, voyez-vous, chez Civitas & consorts, on tangue désormais vers un « sédévacantisme d’opinion », sur fond de conspiration rabbinico-curiale, de type « bréviaire de Mgr Viganò », relayé avec ferveur par Média-Press-Info :
- Quand les rabbins se mêlent du choix du nouveau pape – MPI
- Cardinal globalisto-moderniste parolin – MPI
IV. Faux conclave ultra-sectaire parallèle : Léon -XIV bis repetita
#AutoConclavoMysticoDingo
Nous ne sommes pas sortis de l’auberge (espagnole, haha) lorsque la solution ecclésiale prend de tels atours caricaturaux ! Nous y reviendrons in fine — sur la thèse du Concile général imparfait, dans sa version sérieuse — notamment à la lumière des derniers propos de Mgr Dom Rodrigo da Silva.
Mais pour l’heure, précisons-le : ce « Léon -XIV bis » n’a strictement aucun lien avec les sédévacantistes à proprement parlé. Il émane, en vérité, de la secte canadienne des Apôtres de l’Amour Infini.
L’intéressé prétend avoir été élu par le Saint-Esprit himself — source Evian, peut-on supposer… — et rédige, sans rougir aucunement, ses propres « encycliques ». Hélas ! Il ferait mieux, d’abord, de se former à la théologie catholique élémentaire, car, pas très orthodoxe, sur sa chaîne YouTube, il prêche ouvertement un polythéisme assumé, reléguant les premiers siècles du christianisme au rang de fables douteuses…
Et malheur à qui ose douter de sa légitimité pontificale ! Depuis le Siège apostolique wifi de YouTube (76 abonnés…) et de Facebook, le bonhomme excommunie à tour de bras, pontifiant depuis sa chambre, comme un Jean XXIII du sous-sol.
Et le faux Léon XIV canadien, le même jour (8 mai 2025), toujours sur Facebook, s’est senti usurpé.
Voici ce qu’il a publié, sans rire :
« Lorsqu’un Faux Léon XIV éclipse le vrai que je suis
Le démon vient de se donner un faux Léon XIV à Rome afin de m’éclipser de la même manière que l’institution romaine éclipse l’Église Catholique que je représente. Ce n’est pas la première fois qu’il agit ainsi car sous le règne de mon prédécesseur Grégoire XVII, il c’était donné également un faux Grégoire XVII avec la pseudo église palmarienne en Espagne. »On touche ici au grotesque le plus achevé, au Delirium Tremens mystico-séctaire.
Avis aux curieux, quelques vidéos édifiantes sur cette secte sont disponibles pour qui veut se repaître de ce naufrage théologico-mental, à propos de sectes lunaires :
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Fausse espérance : du trône royal vacant à la Papauté en plastoc !
Trépas de Jorge Mario Bergoglio, alias François zéro — Il n’y a toujours pas de Pape !
“Pape conciliaire 3/6”, Albino Luciani alias Jean-Paul Iᵉʳ & sa mort prématurée
La FSSPX consacrera de nouveaux évêques – Abbé Gabriele D’Avino
Sus aux diaconnesses, Vatican moderniste, rites et « canonisations » homosexuelles
Conciles de Pise & de Constance, ou la nécessité d’un “chef visible”

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