• “Sexe faible” au monde médiéval : notion fondamentalement spirituelle, non matérialiste



    Force douce, ce que disait vraiment la Chrétienté médiévale

  • 🧠 Entre humoralité chrétienne, faiblesse féminine & glissement moderne vers la matière 💪

    👑 Schéma directeur

    1. 🕯 Perception chrétienne & médiévale : sexe faible car livré aux passions
    2. 🦴 Dérive moderne : réduction matérialiste & négation de la verticalité
    3. 🕊 Essensialisation non haineuse : médiation mariale & rôles sacrés
    4. 📜 De la froideur féminine chez Aristote : une logique de fonction


    ✨ Front liminaire

    Naguère encore, la simple mention de « sexe faible » charriait toute une clameur de sycophantes, point tant pour en débattre que pour en conjurer le souvenir de jadis — comme si toute tradition ne méritait que mépris et réprobation.
    Or, contre ces préjugés et autres simplifications hâtives, nous avons à cœur de réhabiliter, à maints égards, la finesse anthropologique et théologique de ladite expression, en particulier dans son acception médiévale, voire moderne non dégénérée.

    Car cette faiblesse ainsi nommée, ne désignant point une infériorité méprisable ou un ostracisme hostile, relevait d’une conception organique, morale et métaphysique du monde, enracinée dans les grands axiomes de la théologie catholique et dans les réminiscences antiques.
    La femme, si elle fut dite faible, le fut précisément car plus proche de l’affectif, du changeant, ce qui, dans une société régie par l’ordre et le sacré, en faisait un être autre, certes, mais non ravalé.

    Aussi convient-il d’en restituer l’architecture conceptuelle, de corriger les mésinterprétations modernes et de rappeler l’héritage d’Aristote, tel qu’assimilé par les docteurs du monde médiéval.
    En effet, la notion moderne de sexe faible est souvent comprise dans une logique musculaire ou d’endurance, là où le Moyen Âge jugeait sur la base d’une anthropologie morale.
    L’homme est le principe actif de la génération ; la femme, principe passif. Ce modèle est repris au Moyen Âge sans haine, comme un fait naturel, structurant une division fonctionnelle des rôles.

    Cette trame allie la rigueur scolastique à la ferveur évocatrice, en se parant, des symboles et ornements requis.


    🏛 Arsenal conceptuel

    FAIBLE, adj. (subst. masc. aussi). Qui a peu de force, de puissance, de résistance physique, intellectuelle, morale ou financière ; qui est dénué de fermeté, de vigueur, d’énergie.

    SEXUS, subst. masc. (lat.). Désigne la division naturelle des êtres vivants entre mâle & femelle ; dans une perspective chrétienne, devient aussi un ordre fonctionnel au sein de la Création.

    PASSION, subst. fém. Affection de l’âme violente, qui détourne de la raison droite. Chez les Pères, souvent liée à la condition féminine, non en mépris, mais en compassion spirituelle.

    MARIE, nom propre. La Vierge médiatrice de toutes grâces, sommet du féminin sanctifié, antidote pour tout.


    📜 Sentences d’autorité 📖

    « Le mâle est mâle en vertu d’une certaine capacité, et la femelle est femelle en vertu d’une incapacité. […] La femelle est, pour ainsi dire, un mâle manqué. »
    « Chez l’homme, c’est le principe actif, le plus chaud, qui engendre. Chez la femme, c’est un principe plus froid, passif, qui ne fait que fournir la matière. »
    Aristote, Génération des animaux.

    « Le courage d’un homme consiste à commander ; celui d’une femme, à obéir. »
    « Quant à l’intelligence, la femme est sans autorité, l’enfant est imparfait, l’esclave est privé de raison. »
    Aristote, Politique, I.


    🕯 I. Perception chrétienne & médiévale : sexe faible car livré aux passions

    L’époque médiévale, dans son humilité théologique, désignait comme faible, le sexe féminin, à raison de sa plus grande porosité aux passions, dûment identifiées dans la science des humeurs : la femme, davantage gouvernée par le sang et la lymphe, demeure plus sujette à l’émotion, à l’instabilité de l’âme. Ce que l’on désignait ainsi ne relevait pas de l’injure, mais d’un diagnostic médical et physiologique autant que moral, corroboré entre autres par la tradition biblique elle-même.

    Et, ce constat, ouvrait à une compassion éclairée et à une organisation fonctionnelle du corps social, car l’émotion n’est point non plus diabolique : elle peut être l’élan vers l’autre, source de douceur et d’empathie, apanage de la maternité et du lien.


    🦴 II. Dérive moderne : réduction matérialiste & négation de la verticalité

    L’époque contemporaine, dans sa chute vers le matérialisme, a fait de la notion de faiblesse un jugement physique. Force musculaire, endurance, rendement : tels sont les nouveaux dieux de l’époque, qui juge désormais le sexe faible à l’aune du trivial.

    Cette lecture profane, bien que tenant encore des réalités concrètes, escamote toute portée spirituelle, toute anthropologie supérieure, pour y substituer une logique physique de concurrence, et, in fine, entre individus interchangeables : on ne répartit plus les rôles, on les fusionne dans la confusion.


    💊 III. L’essensialisation non haineuse : médiation mariale & rôles sacrés

    Entre les rires clairs des petits enfants et la douce autorité de son épouse

    Pis que la lecture plongée dans la matière exclusive : l’hostilité égalitariste et implicite envers le féminin en tant que tel : la femme doit se faire homme pour faire carrière.
    N’est-ce point là un comble ? Il n’est pas question essentialiser la femme en être méprisable ou réductible à des tares uniquement, mais de défendre la féminité dans son ordre propre.

    En effet, d’Ève à Marie, la Vierge Très Sainte, mère de Notre Seigneur Jésus-Christ, n’est-elle pas la médiatrice de toutes grâces, modèle de la femme sanctifiée, élevée au-dessus des Anges ?
    Il faut ici rappeler la vocation des sexes, non comme opposition, mais comme complémentarité (et hiérarchique, le dernier point sombre dans l’oubli à Droite) : fonder la cité, éduquer les enfants, organiser la maisonnée selon la Loi du Très Haut.

    La paix qui doit régner dans nos maisonnées est le fruit de l’amour, de la prière et du travail bien ordonné, car nul ne saurait troubler la maisonnée sans troubler l’ordre même des jours : le petit univers annonçant le plus grand !

    📜 IV. De la froideur féminine chez Aristote : une logique de fonction

    Le Philosophe grec antique, Aristote le Stagirites, enseignait que l’homme est chaud, principe actif ; la femme, froide, principe passif. Cette analyse, reprise dans le monde médiéval et ecclésiastique, relevait d’un ordre naturel assumé : les fonctions diffèrent, sans que la dignité (dite humaine) en souffre.

    La chaleur de l’homme est le principe de mise en mouvement, dynamisme total ; la réceptivité féminine en est le sanctuaire. Ensemble, ils engendrent la vie, à l’image du mystère de l’Incarnation. Ce modèle, loin d’être rétrograde et périmé, demeure structurel, et même valable ad vitam æternam.


    ☗🏁 En guise de couronnement…

    Nous ne prétendons point, par pareille esquisse, épuiser l’insondable mystère de la féminité ni absoudre les déséquilibres modernes. Toutefois, nous soutenons, contre les réquisitoires modernes et droitardés, que la notion médiévale de « sexe faible » relevait davantage d’un ordre anthropologique et spirituel que d’un jugement de dépréciation matérielle. En infériorisant, elle sacralisait aussi. Là où le monde moderne quantifie, compare et condamne, le monde ancien organisait, hiérarchisait, honorait et sanctifiait.

    Le père est le chef de la maisonnée comme le Christ est le chef de l’Église #StPaul

    📚 Pour approfondir

    • Thomas d’Aquin, Somme théologique — Partie I, Questions 92-99 (création d’Ève, rôle de la femme)
    • Aristote, De la génération des animaux, IV
    • Arkhe éditions, “Femme, homme et science du sexe faible” (2023) 🔗 Lien vers la source
    • Battle Merchant, “Sexualité et société au Moyen Âge” 🔗 Lien vers la source
    • National Geographic, “Être femme au Moyen Âge : les chemins discrets de la liberté” (2022) 🔗 Lien vers la source

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