• Meurtre de Louise à 11 ans & la société de contre-incarnation



    Tragédie révélatrice du tout numérique ?

  • Nous mettons à l’écrit quelques références approfondies, tirées du dernier entretien rivarolien

    Le meurtre horrible relativement récent de la jeune Louise, âgée de 11 ans, à Épinay-sur-Orge, peut susciter une profonde réflexion sur les influences néfastes de la technologie moderne et des comportements déviants véhiculés et glorifiés par les milieux médiatiques, associatifs et universitaires.

    Cet événement tragique met en lumière les dangers d’une société où la technique, lorsqu’elle n’est pas maîtrisée ou chrétiennement tempérée – car elle est neutre en soi –, peut contribuer à des actes barbares.

    Définitions

    Technologie : Ensemble des connaissances et des outils développés par l’homme pour transformer son environnement et tendre à améliorer ses conditions de vie.

    Transhumanisme : Courant de pensée prônant l’usage des sciences et des techniques pour améliorer les caractéristiques physiques et mentales des êtres humains, voire à les modifier intrinsèquement.

    Incarnation : Dans la tradition chrétienne, le fait pour le Verbe divin de prendre chair en la personne de Notre Seigneur Jésus-Christ ; par extension, la manifestation concrète d’une idée ou d’une qualité.

    Incarner :​ Revêtir (un être spirituel) d’un corps charnel, d’une forme humaine ou animale.

    Hubris (ou hybris, traduit par « démesure »), est une notion qui, dans la Grèce antique, renvoie à des attitudes excessives : passion, orgueil, outrage, crime, transgression. Autant dire que ce terme s’oppose à tempérance et raison (logos).

    Sommaire

    1. Les faits : un meurtre aux origines psychologiques et technologiques
    2. Georges Bernanos et la critique de la société technicienne
    3. La contre-incarnation : une déshumanisation moderne
    4. Vers une société incarnée : retour aux valeurs chrétiennes et patriotiques

    Citations introductives

    « Ce n’est pas l’homme qui triomphera de la technique, mais la technique qui triomphera de l’homme. »​
    Georges Bernanos, La France contre les robots, 1947.

    « Les pères de famille, ces grands aventuriers du monde moderne. »​
    De Charles Péguy, Eve 

    « Le Verbe s’est fait chair, et il a habité parmi nous. »​
    Évangile selon saint Jean, 1:14

    Σ

    I. Les faits : un meurtre aux origines psychologiques et technologiques

    Le 7 février 2025, Louise, une collégienne de 11 ans, disparaît à Épinay-sur-Orge alors qu’elle rentrait de l’école. Son corps est retrouvé le lendemain matin dans le bois des Templiers, près de son domicile.
    Une fois n’est pas coutume, mais un cassos blanc imitant les racailles ethniques, Owen L., un voisin de 23 ans, fut rapidement identifié comme principal suspect. Connu pour des antécédents de violence, notamment envers sa sœur, il avoue le meurtre, déclarant avoir agi sous l’emprise de la colère après une défaite au jeu vidéo en ligne Fortnite.

    Si ce débat intergénérationnel de l’influence des jeux vidéo, violents ou non, est relancé, il reste assez stérile dans le sens où, il y avait en premier lieu le comportement d’un homme psychologiquement dégénéré avant tout. Mais il est vrai que le tout numérique des applications et des jeux, par l’absence de liens sociaux directs, peut influencer en mal et ne pas arranger les choses !

    Georges Bernanos et la critique de la société technicienne

    Georges Bernanos, dans son essai La France contre les robots, exprime une vive critique – et souvent hélas à raison, dans un contexte qui n’était non encore numérisé ! -, de la société industrielle, estimant que le machinisme limite la liberté des hommes, réduit la notion organique à ce machinisme, et perturbe jusqu’à leur mode de pensée.

    Il y conteste une idée courante à l’époque selon laquelle la libre entreprise conduirait automatiquement au bonheur de l’humanité, car, selon son propos « la civilisation des machines est la civilisation des foules ». Bernanos tente d’anticiper une révolte des élans généreux de la jeunesse contre une société trop matérialiste, où ceux-ci ne peuvent s’exprimer, mais cette réponse semble encore tarder, 80 ans après sa rédaction !

    « Je ne parle pas de l’invention des Machines, je parle de leur multiplication prodigieuse, à quoi rien ne semble devoir mettre fin, car la Machinerie ne crée pas seulement les machines, elle a aussi les moyens de créer artificiellement de nouveaux besoins qui assureront la vente de nouvelles machines. »​
    « On ne comprend absolument rien à la civilisation moderne si l’on n’admet pas tout d’abord qu’elle est une conspiration universelle contre toute espèce de vie intérieure. »​
    Georges Bernanos, La France contre les robots, 1947.

    La contre-incarnation : une déshumanisation moderne

    La société universelle (en Occident dit démocratique en réalité) matérialiste actuelle – mélange confus d’un judaïsme et d’un christianisme sécularisé -, issue de Nuremberg et de la victoire libéralo-communiste/américano-soviétique, en exaltant la technique, à outrance de surcroît, et en négligeant et méprisant la dimension si bien charnelle (transhumanisme, gauchisme) que spirituelle de l’homme, réalise une sorte de « contre-incarnation ».

    Cette inversion des valeurs conduit même à une déshumanisation où l’homme devient esclave de ses propres créations. En particulier, le transhumanisme, en cherchant à transformer (dans le sens de détruire !) la nature humaine, illustre cette volonté orgueilleuse, démesurée (l’hubris en grec), d’outrepasser les limites naturelles, au risque de perdre l’essence même de l’humanité…

    La « contre-incarnation » s’opère ainsi dans une dissolution progressive de l’homme en tant qu’être incarné, doté d’une âme et inscrit dans un ordre divin. Par une fascination excessive pour la virtualisation et l’intelligence artificielle, l’individu moderne tend à se détacher du réel, à abandonner son enracinement charnel et spirituel au profit d’une existence désincarnée, fragmentée dans un flux d’informations et d’artifices technologiques.

    La primauté de l’instantané et du fonctionnel supprime la contemplation et l’intériorité, réduisant l’homme à une somme d’interactions mécaniques, sans profondeur ni mystère. Dans cette logique folle, la quête prométhéenne du progrès technique, lorsqu’elle n’est plus ordonnée à une finalité supérieure, s’apparente dangereusement à une fuite hors de la condition humaine elle-même !

    Vers une société incarnée : retour aux principes chrétiens et patriotiques ?

    Devant ces dérives, Il devient essentiel et urgent de réaffirmer et de promouvoir une société incarnée, au sein de l’Etat et du peuple, afin d’espérer reconstruire la société française sur des bases saines. L’Incarnation de Notre Seigneur Jésus-Christ rappelle l’importance de la vie simple et concrète, ancrée également dans le réel. L’autolimitation et la responsabilité individuelle doivent être encouragées pour privilégier le « devoir d’état » : travail, famille, patrie et Dieu. Ce retour aux fondamentaux permettra de reconstruire le tissu social et de résister aux tentations déshumanisantes de la technique.

    Le meurtre de la jeune Louise est un tragique révélateur, notamment de ce danger, mais pas que, dans cette société fracturée, portée par un faux masque de libéralisme sécuritaire, où la technique, le tout numérique intempéré surtout, peut conduire irrémédiablement à des actes barbares.

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