• Le “nouvel indo-européen” pour unir les “Aryens” ?



    Langue & unité civilisationnelle, antiquité première

  • Tradition et moderité

    Préambule :

    Depuis la popularisation du sujet, notamment par l’auteur Georges Dumézil, l’étude des langues indo-européennes sert à rappeller une de nos origines essentielles et à nous retrouver.
    Car, au sein d’une minorité agissante, un projet audacieux semble se distinguer aujourd’hui : la résurrection d’une langue commune aux Aryens d’Europe, ou du moins la retrouvaille de ses racines communes.
    Une koinèmoderne s’inspirant directement du « proto-indo-européen ». Cette intention, porté par Academia Prisca, vise à reconstruire une langue unitaire, à la fois enracinée dans les langues anciennes et adaptée aux réalités contemporaines.

    A. − LINGUISTIQUE

    1. ,,Langue commune (…) dans laquelle se sont fondus au 4esiècle avant notre ère divers parlers grecs, avec le dialecte attique pour base«  (Mar. Lex. 1933)

    PS. Dans son autisme radical, même un Thomas Ferrier est porteur d’un peu de vrai, en soulevant un point exploitable : bien que l’on ne puisse en faire un point de départ linguistique absolu !

    Nous avons fait des liens auparavant concernant Mantra, Gîta, Indo-Européen et société tripartite païenne et chrétienne. Nous mettons les liens en attache en fin d’article !

    Academia Prisca

    Sommaire :

    I. Indo-européen & filiation linguistique
    II. Le projet Academia Prisca : une langue reconstruite
    III. Perspectives d’unification culturelle
    IV. Une renaissance linguistique viable ?


    I. Indo-européen & filiation linguistique

    L’indo-européen désigne la langue dont descendent les Aryens (une langue dépendant toujours d’un peuple dans l’ancien temps !), impregnant dans leurs héritages respectifs les langues latines, germaniques, celtiques, slaves & indo-iraniennes.
    Il constitue l’héritage linguistique commun des peuples eurasiatiques issus des grandes migrations aryennes, probablement depuis les Steppes pontiques.

    Ce que nous savons de cette langue provient essentiellement des études comparatives et des reconstructions phonétiques opérées dès le XIXᵉ siècle.
    Schleicher fut l’un des premiers à proposer une fable en « proto-indo-européen », démarche poursuivie ensuite par des linguistes tels que Julius Pokorny.

    La fable de Schleicher : « Avis akvāsas ka »

    En 1868, August Schleicher rédige une courte fable en proto-indo-européen hypothétique intitulée « Avis akvāsas ka », souvent traduite par « Le mouton et les chevaux ». Cette fable a pour but d’illustrer ce à quoi aurait pu ressembler la langue proto-indo-européenne. Voici une version originale de la fable selon Schleicher :

    Texte original :

    Avis, jasmin varnā na ā ast, dadarka akvams, tam, vāgham garum vaghantam, tam, bhāram magham, tam, manum āku bharantam. Avis akvabhjams ā vavakat: kard aghnutai mai vidanti manum akvams agantam.
    Akvāsas ā vavakant: krudhi avai, kard aghnutai vividvant-svas: manus patis varnām avisāms karnauti svabhjam gharmam vastram avibhjams ka varnā na asti.
    Tat kukruvants avis agram ā bhugat.

    Traduction française :

    Un mouton qui n’avait pas de laine vit des chevaux : l’un tirant un lourd chariot, l’autre portant une grande charge, un autre encore transportant rapidement un homme. Le mouton dit aux chevaux : « Mon cœur me fait mal en voyant l’homme conduire les chevaux. »
    Les chevaux répondirent : « Écoute, mouton, notre cœur nous fait mal en voyant cela : l’homme, le maître, prend la laine des moutons pour se faire un vêtement chaud. Et les moutons n’ont pas de laine. »
    Ayant entendu cela, le mouton s’enfuit dans la plaine.

    L’idée d’en faire une langue vivante et fonctionnelle est un défi ambitieux, que certains chercheurs, tel le groupe Dnghu, souhaitent relever de nos jours.

    II. Le projet Academia Prisca : une langue reconstruite

    Le groupe Academia Prisca travaille à recréer une langue indo-européenne moderne, baptisée Modern Indo-European. Ce plan se distingue par sa rigueur scientifique et sa volonté de proposer un système grammatical cohérent, inspiré du proto-indo-européen tardif (Late Proto-Indo-European).
    Sur le site, on trouve des manuels sur cette langue ainsi que des traductions de textes chrétiens : le prologue de l’Evangile de saint Jean, l’Ave, le Pater

    Le Modern Indo-European (MIE) repose sur une morphologie riche, une syntaxe solide & un vocabulaire extensif, bien que certes limité pour certains concepts contemporains. Son alphabet latinisé le rend accessible à un large public européen (ce dont avait profité l’Espéranto « mondialiste » auparavant !).

    L’initiative d’Academia Prisca se veut un renouveau culturel & linguistique, une tentative de réunir les peuples européens autour d’une langue commune, encore dénuée d’influences politiques modernes.

    III. Perspectives d’unification culturelle

    Si un jour une unité impériale européenne et chrétienne devait renaître sous une forme impériale, le besoin d’une langue unificatrice se poserait derechef et cette langue pourrait être une candidate idéale ! Historiquement, le latin joua ce rôle, mais sa portée fut limitée à l’élite ecclésiastique et érudite.
    Ce dessein du MIE pourrait offrir une alternative : une langue enracinée dans l’histoire commune des Européens, en demeurant accessible aux peuples germaniques, celtiques, latins & slaves…!

    Ce modèle a déjà été appliqué ailleurs : Israël a su reconstruire un type hébreu moderne en réintégrant des éléments anciens dans une langue vivante (Yiddish, mélange d’hébreu et de germanisme).
    De même, l’Occitan, ou Langue d’Oc, pourrait être ravivé par un effort universitaire & populaire, dépassant les universités toulousaines !

    IV. Une renaissance linguistique viable ?

    La question demeure : une telle langue peut-elle réellement s’imposer face aux idiomes nationaux ?

    L’usage du latin comme langue liturgique a prouvé qu’une langue ancienne pouvait survivre, mais sa généralisation à toute une population relève d’un autre défi.

    Le succès du Modern Indo-European dépendra de plusieurs facteurs :

    • L’adhésion des intellectuels & linguistes ;
    • L’intérêt des institutions éducatives ;
    • Une standardisation & une simplification suffisantes pour permettre son apprentissage à grande échelle ;
    • Une force politique la diffusant à vitesse grand V.

    L’Espéranto, qui ambitionnait une fonction similaire, reste marginal malgré son universalité supposée – et plutôt dégénéré en réalité. En revanche, le MIE, en s’appuyant sur des racines historiques fortes, pourrait séduire un public plus vaste et traditionnel, à condition d’être porté par une volonté politique affirmée.

    Conclusion

    La résurrection d’une langue indo-européenne unifiée s’inscrit dans un cadre historique & identitaire clair. Ce projet, à la fois linguistique et civilisationnel, pourrait, dans un futur impérial chrétien, répondre au besoin d’une koinè européenne véritable.
    L’avenir dira si cette audace intellectuelle trouvera un écho dans les sociétés européennes, ou si elle restera un simple « rêve » de philologue.

    In Christo.

    ☧ Σ

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