• L’anarcho-sédévacantisme (acéphale) fondé sur Pierre ?



    Sédévacantisme dit complet, complétement acéphal…

  • Le catholicisme est par excellence le christianisme fondé sur Pierre. Dès lors, comment pourrions nous êtres collectivement un genre d’anarchistes catholiques ?
    Partant, errer sans chef visible, sans même le déplorer ? Cela est risible et la chose doit cesser.

    Également : où est l’Eglise et qu’est-ce que l’Autorité dans l’Eglise ?

    Des questions que le sédévacantiste dit totaliste évince carrément, faisant ainsi le jeu des guérardiens qui, eux, tentent de répondre au sujet de la juridiction actuelle.
    En effet, le sédévacantiste ne se centre que sur le constat de la vacance du Saint-Siège et sur le thème de l’infaillibilité pontificale, lesquels sont certes importants, et même, nécessaires dans la situation actuelle.

    Nous déplorons par ailleurs, le fait que certains clercs errant de cette tendance ne se rattache même pas au minimum vital dans cette situation, à savoir un évêque.
    C’est effectivement suffisamment le bazar comme cela en milieu « tradistanais »pour en rajouter.

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    Nous vous produisons ci-dessous une refutatio :

    En abordant les controverses qui secouent certaines branches du catholicisme traditionaliste, il est frappant de constater à quel point les théories contemporaines, « innovantes », sur l’autorité papale peuvent être déconcertantes.
    Loin des polémiques abstraites, elles révèlent des divergences profondes qui paraît ébranler l’unité même de l’Église.
    Parmi ces théories, certaines approches ridicules, comme celle du « pape faillible » ou du « pape materialiter », prêtent à sourire tant elles semblent déconnectées du bon sens, ainsi que de la tradition enseignante.
    Les catholiques d’autrefois, eux au moins, ne s’embarrassaient pas de ces subtilités théologiques qui, au fond, ne mènent nulle part (conclavisme hispanique).

    Les divisions entre lefebvristes, guérardiens et sédévacantistes autoproclamés « non-guérardiens » illustrent parfaitement cette confusion, dans laquelle ils se rejoignent tous.
    Ces groupes, bien qu’ils l’ignorent parfois, sont en réalité les frères siamois d’une même crise ecclésiologique. Ils se suffisent de positions paradoxales qui révèlent une profonde incompréhension de l’autorité ecclésiale.

    D’abord, les lefebvristes, qui reconnaissent un pape hérétique, mais se permettent de le juger constamment tout en lui désobéissant systématiquement.
    Ensuite, les guérardiens, qui postulent l’existence d’un « pape matériel », en puissance, lequel serait ignoré, mais pas totalement, car l’Église entière, dans leur schéma, serait suspendue à une hypothétique conversion de ce pontife errant que serait Bergoglio-François (ayant une fausse autorité apparente, mais étant légitimement élu par un conclave de cardinaux désormais tous modernistes, tendance conservateur ou pas).
    Enfin, certains sédévacantistes, se mettent à nier pour toujours l’existence d’un Pape, déclarent l’Église totalement privée d’autorité, sans tête, en se l’imaginant normal, tout en s’octroyant le droit paradoxalement de légiférer, de juger et de régir des séminaires, parfois même de critiquer les réformes des Papes reconnus comme légitimes par d’autres (remise en question de la Semaine Sainte de Pie XII).

    Ces attitudes conduisent à des comportements contradictoires, où le respect de l’ordre ecclésiastique est bafoué.
    Par exemple, ils se permettent de rejeter la réforme de la semaine sainte de Pie XII, arguant qu’elle n’est pas obligatoire pour eux.
    Pourtant, ils n’ont officiellement aucun pouvoir de gouvernement dans l’Église (ils se servent de ladite juridiction de suppléance pour tout faire, incarner l’Eglise en tout, sauf sur le fait d’élire un vrai Pape…), et ne cessent d’ériger de nouvelles « lois » par leurs décisions autonomes, soit disant éclairée.
    La conséquence en est que cela produit des « monstres d’orgueil » qui se croient investis d’une mission divine de purger l’Église de tout ce qu’ils jugent « infréquentable ». Ils s’enorgueillissent d’une fidélité douteuse à une tradition biaisée, en plus d’être rigide.

    « L’anarchie catholique » découlants de ces théories, et plus encore dans le cadre « sédévac complet », ne peut mener qu’au chaos.
    Soit ils finissent par être happés par les théories guérardiennes, soit ils esquivent entièrement la question cruciale de la juridiction et de l’Autorité dans l’Église.
    Ce qui, au final, les rend moins « complets » qu’ils ne le prétendent, à moins de prendre la défintion dans l’autre sens : ils sont complétement sédévacantistes en tout lieu en tout temps !

    PS. Prenons l’exemple de la confession, qui nécessite, selon la loi de l’Église, une juridiction légitime. Ces groupes la pratiquent, tout en affirmant que l’Église n’a plus de hiérarchie valide…!

    Comme nous le disions, ces « sédévac », se permettent même de rejeter la validité d’un Concile général imparfait, sans conciliarisme aucun, créant ainsi une non « loi » tacite, contre la loi divine qui exige pourtant un Pape légitime afin de guider l’Église.
    Il est ironique de constater que ces mouvements, qui dénoncent l’Église conciliaire et ses réformes, se complaisent dans une logique de suppléance qui leur permet de tout faire, sauf, curieusement, un conclave.
    La Fraternité Saint-Pie X, elle, par exemple, justifie son existence en prétendant combler les « carences » de l’Église catholique, lesquelles seraient dues à une « Église conciliaire » (absente du crédo) qui, dans leur esprit, est devenue une sorte de « cancer spirituel » (sic).

    Au final, ces « débats », loin de renforcer l’unité de l’Église, la fragilisent en multipliant les centres de pouvoir et en encourageant des attitudes d’insoumission et de révolte contre l’autorité légitime (évêques traditionnalistes éclairés, égaux aux apôtres).
    Tous ces courants, qu’ils soient guérardiens, lefebvristes ou sédévacantistes classiques, sont des ennemis de l’ordre et de la justice dans l’Église.

    Ainsi, l’anarcho-catholicisme qui s’est développé à travers ces courants ne peut en aucun cas constituer une véritable solution aux crises ecclésiastiques et humaines de l’Église catholique actuelle et de toujours.
    En dévoyant le principe même de l’autorité ecclésiale, ils ne font qu’alimenter la confusion et l’anarchie au sein du corps mystique de l’Église… Cela devait être dit avec clarté !

    PS. Nous vous recommandons fortement de prendre le temps
    de lire les liens incorporés dans l’article


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  • 12 commentaires




    […] est dévastateur lorsqu’il renvoie l’anarchisme du sédévacantiste dit complet au protestantisme, par rapport à la juridiction/autorité dans […]


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    […] Une thèse intermédiaire entre lefebvrisme et sédévacantisme acéphale […]


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    […] au fidèle de se nourrir de l’encyclique Mystici Corporis de Pie XII pour se convaincre qu’un sédévacantisme complètement acéphale, sans tête, sans Chef religieux visible et/ou autocéphale (dit vagus), est une […]


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    […] nous ne partageons pas tout avec le RDV de la Réaction (sédévacantisme acéphal, Alain Pascal, résistance pétainiste, « sociabilisme » NUC, etc.), nous lui reconnaissons le […]


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    […] : Anti-“totaliste”, Anti-“solitaires”, […]


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    […] une solution contre l’anarchie théologique et disciplinaire de certaines tendances modernes, notamment le sédévacantisme dit totaliste, sans sombrer pour autant dans l’utopie […]


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