• Olivier Rey, pourfendeur contemporain des illusions transhumanistes



    Vous allez devenir des zombies ou des cyborgs, au choix.

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    Après le pathologiquement anti-FN de longue date (une pique antipatriotique est envoyée dans chacun de ses livres) et bobo gauchiste jaloux de sa carrière – ce qui n’empêche pas d’avoir une certaine authenticité intellectuelle, même s’il essaie de rester neutre et fait le type qui reste en retrait -, j’ai nommé Luc Ferry, ou encore le relai du comique Laurent Alexandre, insupportable, fat et plein d’outrecuidance, mais qui n’en laisse pas moins de résumer parfaitement ce qui nous attend en présentant avec beaucoup d’aisance et une maîtrise souveraine de son sujet (il est spécialiste de la question et parfaitement au courant des défis et des enjeux que cette révolution va enfanter), voici Olivier Rey, un opposant honnête et rationnel au transhumanisme, défendu mondialement par les Attali, les Gates et les Shwab… C’est aussi ce dont a parlé rationnellement l’israélite Yuval Noah Harari en signant « Homo deus. Une brève histoire de l’avenir ». L’engouement sera plus fort que nous et nous écrasera, un peu comme lorsque le monde industriel a su supplanter, influencer, dominer, et en partie remplacer, le monde agricole durant le XIXe siècle sur le Vieux Continent.

    La maison d’édition d’ultra gauche « l’encyclopédie des nuisances » est en pointe pour dénoncer ce monde-là, là où la droite radicale est généralement à la ramasse la plus totale : un groupe comme G.I. ne parle jamais de ça, ou encore de tyrannie19, les métros de retards s’accumulent, alors qu’il faut savoir être sur tous les fronts et penser global.

    Nous avons déjà vu que le développement technologique était inéluctable et qu’il valait mieux avoir un certain âge pour ne pas voir ce monde complètement s’impatroniser. Cela confine au satanisme, car brisant tous les interdits universels et notamment européens (l’inceste, le cannibalisme et l’hubris). Philosopher sur la technique est neutre et les Grecs avaient pensé ces questions déjà il y a 3000 ans. Il faut relire le passage de l’Odyssée quand Ulysse se laisse tenter par l’immortalité que lui donne Calypso et puis ces deux histoires de “trompe-la-mort”, le mythe d’Asclépios (Esculape) et de Sysiphe, lesquels sont aux origines du mythe de Frankenstein. Asclépios est le médecin qui rend la vie aux morts et comme il mettait en péril l’ordre du monde, il fut foudroyé par Zeus. Même le Proche-Orient antique a apporté une sagesse à cette question avec l’épopée de Gilgamesch, il voulait lui aussi l’immortalité. Ce qui signifie que la nature se venge toujours et que cet allongement de la longévité de l’homme à 150 ans va être insupportable pour notre terre, cela va augmenter encore plus la surpopulation et menacer le cosmos, lequel se vengera. L’ordre naturel sera toujours supérieur à l’I.A.

    • La 1ère révolution technologique est celle du néolithique né au Proche-Orient en -10000 et qui fut introduite chez nous en -6000 par l’émigration de fermiers Anatoliens en grande partie, et à tel point que les Européens de l’Ouest ont dans leur sang entre 30 et 60% de sang néolithique. Ce sont les Espagnols et les Italiens qui en ont le plus (si on aime tant les taureaux en Espagne, ça vient de cette époque), les Européens du Nord qui en ont le moins, mais un Allemand a quand même 40% de sang néolithique dans ses veines en moyenne, il n’est pas intégralement aryen.
    • La 2e révolution technologique arrivera avec la révolution industrielle en Angleterre en 1780. Au XIXe siècle, la Grande-Bretagne était la première puissance mondiale, la France la deuxième, l’Allemagne rattrapera tout le monde après 1870 et sera devant la Grande-Bretagne à partir de 1905 environ.
    • La 3e révolution technologique, c’est la révolution numérique en cours, elle a commencé dans les années 60 avec l’informatique et nous en voyons tous les conséquences : les écrans dominent nos vies et le secteur des services prend de plus en plus de place.
    • La 4e révolution technologique, celle des nanotechnologies et de l’intelligence artificielle s’imposera également, qu’on le veuille ou non. Il s’agit de la dompter au mieux, mais il y aura des excès de fait, car « là où il y a l’homme il y a de l’hommerie » (saint François de Sales). L’IA a, par ailleurs, du très bon en médecine et dans plein d’autres domaines concernant le risque 0, comme dans la conduite des voitures par exemple. Les nanotechnologies sont en train de se développer et vont pouvoir influencer le vivant, en augmentant notamment l’intelligence grâce aux puces que l’on se mettra dans le cerveau…

    Le pire dans tout cela étant que personne n’est trop responsable, c’est simplement la recherche d’innovation encouragée de toute part qui donne la richesse et la puissance et rien ne pourra l’arrêter. Cela pourrait continuer de dégénérer en une oligarchie tyrannique composée de cadres sup’ uniformes dans tous les pays, branchés, parfois métissés, bi et à moitié pédé (sinon fourni en poufs ou avec des mineurs selon les goûts et les couleurs), tatoué, demi-anglophone, winner, en bermuda et en tongue de vacancier H24 et complètement abruti et inculte.  

    L’auteur, son ouvrage et ses conférences :

    Olivier Rey est un mâle blanc cisgenre (sic), un proche du Cercle Aristote et de Pierre-Yves Rougeyron. C’est un excellent pourfendeur du monde qui nous attend, il ose dénoncer les illusions transhumanistes, permettant d’apporter un peu de combattivité dans ce panorama rempli de fanatiques.

    Rey comme tous les auteurs mentionnés en début d’article, est conscient que cette technologique risque de mettre en péril nombre de gens sur terre voire de les exterminer indûment et simplement. De l’ancienne société des loisirs, nous risquons d’aliéner ou d’annihiler les métiers manuels. Et au lieu de faire des fusées, nous modifierons la constitution humaine de l’astronaute pour qu’il survive à la condition extra-terrestre : c’est modifier radicalement l’homme après avoir modifié son environnement (les facultés naturelles ne suivant pas assez).

    Devenir un inutile ou un danger reviendra à être débranché littéralement, c’est-à-dire à mourir sous la dépendance de ce système digital et global. L’être humain n’est plus qu’un algorithme que l’on peut hacker comme une console de jeux vidéo au moindre dérangement. Et le boss du dernier niveau ne sera même plus Klaus Shwab, mais un immense ordinateur caché, tyrannique et algorithmique.

    Le projet idéal numéro 1 est aujourd’hui la croissance économique, et si vous ne prenez pas ce train à l’échelon national, vous risquez d’être déclassé et avoir un siècle de retard sur la Chine par exemple. L’être humain augmenté aura vocation à faire crever les hommes d’antan tout comme l’homme de Néandertal a disparu. Nous avons inventé la technique pour dompter l’environnement, néanmoins ce développement va nous importer désormais. Ces machinations ne nous rendra pas plus heureux non plus, et pas immortels pour autant (en annulant le vieillissement biologique vous deviendrez le plus grand lâche jamais connu à ce jour, car vous éviterez la moindre éventualité d’accident mortel !).

    Les transhumanistes vous proposent leur projet « magique et magnifique » en disant qu’il va vous augmenter, vous rendre invincible, décupler vos libertés individuelles, augmenter vos capacités de travail ou permettre votre sécurité la plus complète : il n’en est rien. Il est plus probable que le régime ou le Gouvernement Mondial vous mette sous haute surveillance, possiblement au chômage et que l’immortalité ne soit toujours pas accessible. En revanche, Google et Amazon pourront vous « déprogrammer » (sic) en quelques clics.

    Tout cela est bien beau, ais nous ne vivons pas de la dépendance à un système, la technique doit être mise au service de l’être humain, et non l’inverse. Or, la domination de la machine sur l’homme, à terme, ce que Bernanos redoutait, est bien ce qui va être engendré. Mieux vaut que ces changements se fassent avec un régime nationaliste, conscient des enjeux, pour ne pas finir intégralement déshumanisés puis fliqués dans la moindre de nos réunions amicales, familiales et politiques.

    Sélections vidéos :

    Leurre et malheur du transhumanisme :

    Si c’est au nom d’un futur toujours meilleur que le monde a été transformé en un chantier permanent, nous sommes arrivés à un stade où le rapport entre les bénéfices du « développement » et ses nuisances s’avère de plus en plus défavorable. La perte de confiance dans le progrès doit alors être compensée par une inflation de ce qu’il est censé apporter : plus le monde va mal et menace de s’écrouler, plus il faut abreuver les populations de promesses exorbitantes. Tel est le rôle du transhumanisme – et peu importe que ce qu’il annonce ne soit pas destiné à se réaliser. Lui accorder trop d’importance, c’est donc se laisser captiver par un leurre. Faudrait-il refuser d’y prêter attention ? Cela n’est pas si simple. Le transhumanisme nous trompe parce qu’il joue en nous sur des ressorts puissants. Se donner une chance de désamorcer la fascination qu’il exerce et le malheur qu’il propage, réclame de mettre au jour ce qui nous rend si vulnérables à ses illusions.

    Olivier Rey est chercheur au CNRS, membre de l’Institut d’histoire et de philosophie des sciences et des techniques. Il a enseigné les mathématiques à l’École polytechnique et enseigne aujourd’hui la philosophie à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Il a publié plusieurs ouvrages dont Une folle solitude. Le fantasme de l’homme auto-construit (2006), Après la chute (2014) et Une question de taille (2014).


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  • 3 commentaires




    […] la dialectique du complot juif unilatéral, mais inversé. Tout comme avec la 4e révolution industrielle, cet objet est trop important pour le laisser entre les mains de voyous, de charlatans et […]


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    Ulysse finit par abandonner Calypso et l'immortalité, préférant la vie humaine. | Je suis sceptique sur les histoires d'adoption de l'agriculture par migrations : elles reposent sur une interprétation d'analyses génétiques constituant une pétition de principe


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    […] Ceci pour clore notre série d’articles à  propos de la IVe révolution industrielle déjà établie à partir des travaux de Klaus Shwab, de Jacques Attali, de Laurent Alexandre, de Luc Ferry ou encore du combattant humaniste (et non transhumaniste !), Olivier Rey. […]


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