• Connaissiez-vous l’ultra-candaule expression : de Kirk à Hitler par le point Royco-Godwin ? — Cyriel



    Flatulences royalistes constatées et plein feu sur cet auteur inconnu de la plateforme « Salon Beige » !

  • Corps d’article — Cyriel

    Chers fascistes de cœur, d’esprit et dans l’action,

    Sur le Salon Beige, qui n’est donc pas blanc-blanc, est publié un article à propos des causes de l’assassinat de Charlie Kirk. Il paraît que c’est à cause d’une religion : https://lesalonbeige.fr/la-religion-qui-a-tue-charlie-kirk/ ;

    L’auteur construit toute son argumentation autour de la Révolution française, dont il dit qu’elle est une guerre de religion, et que cette religion révolutionnaire s’appelle le contractualisme.

    Dans cette religion, issue d’un contrat social à la Rousseau, c’est le contrat qui est divinisé, le contrat qui est « dieu ».

    Donc en appliquant la devise révolutionnaire complète, « unité, indivisibilité de la république, liberté, égalité, fraternité ou la mort », celui qui refuse ce contrat est ennemi de cette religion et doit être mis à mort, ce qui est arrivé à Kirk.

    In Memoriam: Celebrating Charlie Kirk's Life and Legacy

    Je me demandais où ce long texte aller mener, quand l’auteur décroche tout seul le fatal point Godwin. Il le fait en ces termes :

    « Voyez, le contractualiste ne peut réduire ceux qui n’adhère(nt) pas au dieu contrat social que par l’extermination.
    En 1945, l’abbé Payon, curé de Maillé, un village Français rasé par les nazis, avait identifié dans cette volonté de destruction totale de son village la parole d’Hitler qui voyait dans l’anéantissement total de la France le moyen nécessaire à l’avènement de son dieu contrat. Je cite : « C’est seulement lorsque ceci sera bien compris en Allemagne, […] qu’on rassemblera toute notre énergie pour une expliciation définitive avec la France et pour cette lutte décisive […], à condition que l’Allemagne ne voit dans l’anéantissement de la France qu’un moyen ». Le contractualiste a toujours besoin d’une « solution finale » comme moyen de faire advenir son dieu contrat.
    C’est cette solution finale contractualiste qui a tué Charlie Kirk. La même que sous la révolution française en France, la même que sous le nazisme en Allemagne.
    C’est sans surprise que le fascisme italien a repris lui-aussi le symbole des faisceaux avec ses faisceaux de combats, pas seulement parce que c’était un symbole romain et donc italien, mais aussi parce que le fascisme italien a adopté la réinterprétation révolutionnaire française du faisceau. Ainsi Mussolini disait « nous sommes libres de croire que ceci est le siècle “collectif” », parce que dans la doctrine contractualiste, c’est ce collectif qui, en produisant le contrat, soumet la divinité qui doit créer le monde nouveau et la race nouvelle promise au croyant. Le rejeté du contrat mérite la mort, et cette mort du rejeté est nécessaire pour que l’adhésion au contrat social soit complète et que la divinité soit en capacité de créer, et soit soumise aux volontés de ceux qui rédigent le contrat. »

    Les sales nazis de « l’esstrêème drouate » de l’espace ont donc zigouillé ce sale droitiste évangélico-Trumpien par la religion de la révolution française.

    C’est dommage que les commentaires de la page de l’article soient fermés, j’aurais bien fait une remarque et posé des questions.

    Cette association de la Révolution française et du « nazisme », d’abord, est peu courante. J’ai du mal à y déterminer des points communs et j’y vois plutôt des différences. La première étant que l’une sévit encore et que l’autre, bien que détruite à la racine depuis 80 ans, est sans cesse combattue, politiquement et idéologiquement, par la première, qui semble ne se sentir ni fatiguée ni honteuse de s’acharner ainsi sur un cadavre.

    Du point de vue Allemand de l’époque, à quoi pensait-on quand il était dit « France » ? La politique allemande faisait-elle la séparation entre la république et la France ? Entre Vichy et la France ? Entre les esprits jacobins et communisants et ce qui subsistait de la France non maçonnique ?

    Rappelons ici un bon mot de Saint-Loup (Marc Augier) à propos des Français sous l’occupation. Je n’ai pas la citation exacte, mais en voici le sens : « On a pu croire que pendant cette période, les Français étaient soit des collabos, soit des résistants. En réalité, ils n’étaient tous que des jacobins. »

    Il est certain que des Allemands parmi ceux du troisième Reich auraient voulu se débarrasser pour mille ans, sinon pour toujours, de la république française et de son esprit. Une preuve est donnée par Goebbels dans un discours de 1933 juste après l’arrivée au pouvoir du NSDAP.

    Pour en appuyer la valeur, allons chercher celle qu’en donnent des universitaires (chercheurs universitaires, donc républicains dûment formatés. Pour une fois qu’on peut reprendre pour une bonne cause leurs élucubrations gauchies !), chez Cairn.info par exemple. La citation est tirée d’un ouvrage publié en 2022, intitulé « La révolution culturelle nazie » :

    « C’est un 1er avril 1933 que Joseph Goebbels, nouveau ministre dans le cabinet Hitler remanié après les élections au Reichstag du 5 mars 1933, en charge de la « propagande » et de l’« éducation du peuple », annonce dans un discours radiodiffusé ce qui constitue à ses yeux la plus grande victoire des nazis : « Nous avons effacé l’année 1789 de l’histoire allemande. »
    Autrement dit, la « révolution nationale » et le « relèvement national » de 1933 annulent les effets des révolutions internationales (comme 1789), mais aussi internationalistes (1871 et 1917) qui ont pavé la route de ce qu’Alfred Rosenberg appelle « cent cinquante ans d’erreurs ».
    Depuis cent cinquante ans, en effet, depuis ces années 1780 qui ont vu les Lumières passer de la théorie philosophique à la pratique politique, les « erreurs » se sont accumulées, en termes de conception de l’homme et du monde, mais aussi de valeurs et de finalité politique.
    Il suffit de reprendre le triptyque révolutionnaire constitué entre 1789 et 1848, le liberté-égalité-fraternité des proclamations et des frontons, pour mesurer à quel point le national-socialisme se veut un projet clairement contre-révolutionnaire.
    La liberté, tout d’abord, est ce postulat et cette valeur que les contre-révolutionnaires ont immédiatement pris pour cible dès les années 1790. Aux partisans d’un Ancien Régime souvent gagé sur l’existence de Dieu, poser la liberté de la créature apparaissait comme une restriction inacceptable, voire une négation, des droits et des prérogatives du Créateur….»

    — Johann Chapoutot, La Révolution culturelle nazie, Paris, Gallimard, 2022, chap. III « Effacer 1789 de l’histoire allemande », p. 78  à 92

    Nous avons donc là une belle contradiction dans une argumentation publiée sur le Salon Beige. Comment en effet, un adversaire auto-proclamé de 1789 peut-il agir selon les mêmes principes de l’esprit 1789 ? Le Salon Beige ne voit aucun inconvénient à ce qu’une chose et son contraire soient tous les deux vraies et en même temps, sur ce même plan.

    Pour paraphraser Céline qui affirmait dans ses Bagatelles être un raffiné contre ceux qui se faisaient toute une carrière en troufignolisant les adjectifs, je pose cette question à l’auteur du Salon Beige :

    « Pour penser aussi connement, vous ne seriez pas royaliste ? »

    D’ailleurs, en parlant des roycos, comme ils ont vu Lecornu jouer dans le remake « d’un jour sans fin », vous savez, le fameux jour de la marmotte, hé bien ils n’ont pu s’empêcher d’en remettre une couche, toujours prompts à prétendre être prêts pour de bon c’est la bonne, c’est sûr cette fois, avec leur lubie de se proposer — à une population qui n’est plus un peuple, mais une multi-ethnie, et qui n’en a que faire d’eux — de diriger la France.

    Voyons ce que ça donne. Du côté de Louis XX dans le JDD, ça reste très poli, correct : https://www.lejdd.fr/politique/louis-de-bourbon-la-ve-republique-est-au-bord-de-leffondrement-162748 .

    Mais rendons-nous chez ceux dont les esprits sont les plus satellisés, par exemple chez Vive Le Roy : https://viveleroy.net/identite-et-legitimite/

    L’illustration en tête d’article donne le vertige. Les roycos veulent taper dans l’électorat LFIste. Carrément !

    Pitié sainte Jehanne d’Arc, pitié Tonton, pitié Jean-Marie, envoyez-nous des chefs !

    Notes conclusives « rouanesques »

    L’attaque d’entrée du Salon Beige aurait pu être prometteuse ; elle tourne pourtant au vinaigre. On y lit qu’une « religion » aurait tué Kirk : le contractualisme. Puis, dans un emballement familier, sont mis au banc des accusés la Révolution française et… le « nazisme ».
    Résultat : une soupe rassurante où tout s’explique trop vite. Les causes y deviennent simples pour mieux flatter l’ego : « moi, petit lambda, j’ai tout compris, j’ai écouté Hillard, donc tu peux pas test. »

    Nous proposons ci-dessous  un florilège de reproches similaires et lunaires :

    – « Eh M’sieur Contractualisme, tu peux arrêter de tuer des gens de droite non-contractualistes STP ? »
    – « Je n’ai plus de lait dans le frigo : c’est la faute d’Hitler. »
    – « Je vieillis, c’est la faute de l’ordre naturel, donc d’Hitler. Rends-moi mes jeunes années, Hitler ! »
    – « Je suis tombé par terreuh, c’est la faute à Hitléreuh. »

    Ce tic mental, cette inflation d’ennemis commodes, relève moins du discernement que de la paresse. On s’invente alors une théologie du complot où le péché originel s’appelle Rousseau, et où le diable a pris l’uniforme brun. La réalité, plus âpre, demande pourtant autre chose : la distinction, la hiérarchie des causes, et surtout l’humilité intellectuelle.

    Tout phénomène, même anodin, se voit subsumé sous un grand schéma : le Mal, toujours identique à lui-même, jamais localisé, jamais concret. C’est l’illusion du diagnostic global, celui qui dispense d’étudier les faits, les doctrines, et les âmes.

    Or le contractualisme, s’il mérite critique, n’a rien d’une « religion de la mort ». C’est une erreur philosophique, non un culte païen. Confondre sophisme politique et idolâtrie métaphysique, c’est abdiquer la rigueur catholique et rationnelle pour le confort de la devise creuse.

    Un certain chancelier lisant ses notifications avec son lot de conneries roycos qui se disent à son sujet !


    🥊 𝔑𝔬𝔰 𝔞𝔯𝔱𝔦𝔠𝔩𝔢𝔰 𝔡𝔢 𝔩𝔞 𝔖𝔱𝔯𝔞ß𝔢


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