• À la recherche de saints pour les familles “traditionalistes”, contre le Vatican moderniste



    Sainteté conjugale & mémoire catholique et familiale

  • 👨‍👩‍👧 Sainteté conjugale ou canonisation soi-disant conciliaire ?

    Front liminaire

    La "canonisation" des parents Martin intrigue : miracle ou opération marketing "Vatican d’eux" ?

    Fidèle lecteur,
    Dans l’étrange ère de feu le Pape François Zéro — alias l’homme aux canonisations express et au synode kaléidoscopique —, nous avons vu « apparaître », au calendrier officiel, les parents de sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, Louis et Zélie Martin. Ô combien pieux, certes ! Mais voilà qu’on en fit, en 2015, des modèles universels du couple chrétiencomme si l’Église, depuis vingt siècles, avait oublié de canoniser les siens.

    Et pourtant ! Avant le soi-disant concile Vatican d’eux, nous avions en mémoire les parents de la Sainte Vierge, Anne et Joachim, saints par excellence. Puis Marie elle-même, épouse vierge et mère, unie à Joseph, père putatif, mais non moins saint. Pourquoi donc ce vide dans « l’histoire des couples » ? Y aurait-il là une méprise ou un oubli diplomatique ?

    De nos jours, on prétend davantage « canoniser » la popularité que la sainteté.
    Or, l’Église ne crée pas les saints : elle les reconnaît…

    Mais, à dire vrai, dans un registre proche, notre mal gît ici : moult gens de droite radicale, désœuvrés et esseulés, n’ont ni femme, ni enfant (car un « couple » n’est pas abouti sans cela), et souvent, pas l’ombre même d’une prétendante… Or : « Il n’est pas bon que l’homme soit seul » !

    D’autres couples vénérables ont traversé les siècles, mais peu ont eu l’honneur du saint-autel à deux, sauf chez les apôtres de l’aggiornamento.


    Arsenal conceptuel

    CANONISATION, subst. fém. : Acte solennel par lequel l’Église inscrit une personne au catalogue des saints après un procès méticuleux.

    FAMILLE, subst. fém. : Groupe constitué par les parents et leurs enfants, cellule de base de la société chrétienne.

    TRADITION, subst. fém. : Transmission continue d’un patrimoine doctrinal, liturgique & moral depuis les Apôtres.


    Sentences d’autorité

    « Il n’est pas bon que l’homme soit seul. »
    Genèse, II, 18 (Abbé Crampon)

    « Le Pape actuel et ces évêques ne transmettent plus Notre Seigneur Jésus-Christ mais une religiosité sentimentale, superficielle, charismatique, où ne passe plus la vraie grâce de l’Esprit-Saint dans son ensemble. »
    — Itinéraire spirituel : prologue – Mgr Lefebvre, le 29 janvier 1990


    Σ Schéma directeur

    🧬 I. Saints de sang & de couple : modèles évangéliques
    👑 II. L’oubli liturgique des saintes épouses
    📜 III. Quelques couples exemplaires de l’histoire
    🛑 IV. Louis & Zélie : exception ou stratégie ?
    ⚔️ V. Pour une revalorisation de la sainteté conjugale réelle

    👑 Entre mythes pieux & silences romains

    🧬 I. Saints de sang & de couple : modèles évangéliques

    Les premiers saints conjoints que la Tradition nous donne sont Anne et Joachim, les saints parents de la Très Sainte Vierge Marie. Leur vénération, enracinée dans l’Église orientale dès l’Antiquité tardive, s’est imposée comme modèle de foi, de prière, d’espérance filiale. Et que dire ensuite du couple par excellence : Marie et Joseph — l’une immaculée, l’autre juste entre tous — dans une union mystique et virginale, totalement tournée vers le divin enfant.

    Ainsi, la sainteté conjugale ne naît point du foyer, de la maisonnée, mais de la consécration elle-même.


    👑 II. L’oubli liturgique des saintes épouses ?

    Accusation féministe s'il en est...

    En feuilletant les annales sacrées de l’histoire catholique, un oubli persistant serait pratiqué : celui des saintes épouses reléguées au rang d’ombres pieuses derrière leurs illustres maris canonisés. Ainsi, Marguerite de Provence, épouse de saint Louis, n’a point été portée sur les autels. Cunégonde, impératrice et âme fidèle, subirait le même sort.

    Mais, en effet, si l’élan ecclésiastique dissocie nettement la sainteté conjugale, de la « solitude » mystique ou monastique, l’histoire nous offre des contre-exemples : sainte Clotilde, dont la persévérance dans la prière et la douceur obstinée obtinrent la conversion de Clovis, roi des Francs, donnant ainsi naissance à la « France chrétienne ».
    Ce « couple », futurs parents, digne d’une triple couronne — conjugale, royale et céleste —, atteste que l’union sacrée peut être le creuset d’une sainteté active et féconde. Ne pas le reconnaître, c’est s’aliéner une vérité de foi d’une immense portée.


    📜 III. Quelques couples exemplaires de l’histoire

    Malgré le peu de canonisations officielles, à dessein, plusieurs couples forts vénérables jalonnent l’histoire :

    • Saint Isidore le Laboureur (vers 1070–1130), humble paysan madrilène du XIIᵉ siècle, et son épouse Marie de la Cabeza, fervente et dévouée, incarnent la famille chrétienne laborieuse, enracinée dans la terre autant que dans la Foi. Isidore, canonisé en 1622 par le Pape Grégoire XV, est vénéré comme patron des agriculteurs et des campagnes catholiques.
      Son épouse, bien que non canonisée formellement, jouit d’un culte local ancien, notamment dans la région de Madrid où elle est appelée Bienheureuse Marie de la Cabeza — en raison d’une relique de son crâne précieusement conservée.
    • Saint Henri II (973–1024), empereur du Saint-Empire romain germanique, et son épouse sainte Cunégonde (vers 980–1033), impératrice chaste et fondatrice, illustrent la splendeur d’une royauté soumise à l’Imperium Christi. Leur union fut, selon la tradition, virginale, et leur gouvernement commun exemplaire par sa justice, sa générosité envers l’Église et son soutien à la réforme monastique bénédictine. Henri fut canonisé par le Pape Eugène III en 1146, devenant le seul empereur germanique élevé aux autels, tandis que Cunégonde fut canonisée en 1200 par le Pape Innocent III. Ensemble, ils fondèrent plusieurs églises et monastères, dont l’abbaye de Bamberg où ils reposent côte à côte, comme un témoignage de leur alliance céleste. Leur sainteté conjointe, scellée par l’ascèse conjugale et le service du bien commun, constitue un sommet de l’idéal impérial chrétien du Haut Moyen Âge !
    • Sainte Élisabeth de Hongrie (1207–1231), princesse royale devenue tertiaire franciscaine, et son époux le bienheureux Louis IV de Thuringe (1200–1227), landgrave pieux et croisé, forment un couple tragique mais lumineux. Fille du roi André II de Hongrie, Élisabeth fut mariée dès l’enfance à Louis, prince allemand du Saint-Empire, dont elle partagea la foi ardente et les œuvres de charité. Leur mariage fut empreint de tendresse, de piété familiale et d’attention envers les plus démunis.
      La mort prématurée de Louis lors de la croisade de 1227 bouleversa Élisabeth, qui se retira dans le dénuement volontaire, fondant un hôpital à Marbourg où elle servit personnellement les malades. Canonisée en 1235 par le Pape Grégoire IX, à peine quatre ans après sa mort, elle devint l’une des premières saintes tertiaires franciscaines. Louis, bien qu’honoré comme Bienheureux, n’a jamais été canonisé officiellement, mais il est vénéré localement pour sa vie droite et sa mort en odeur de sainteté.

    Parfois, seule la moitié du couple reçoit l’auréole.


    🛑 IV. Louis & Zélie : exception ou stratégie ?

    La « canonisation » conjointe de Louis et Zélie Martin, parents de sainte Thérèse de Lisieux, annoncée comme « première dans l’histoire », subodore davantage le « calcul post-pastoral » que la reconnaissance liturgique mûrie et sérieuse. Leur sainteté n’est pas en cause — leur foi fut profonde —, mais le contexte de leur élévation laisse pantois.

    Alors qu’ils étaient déjà vénérés localement, le Bergoglio, toujours en quête d’exemplarité horizontale (famille simple et « normale »)…, les promeut au rang de modèles. La chose sera à inspecter de plus près en cas de rétablissement de l’autorité dans l’Église.


    ⚔️ V. Pour une revalorisation de la sainteté conjugale réelle

    Les familles dites « traditionalistes » — plus simplement, catholiques — doivent se chercher aujourd’hui des figures stables, enracinées, solides, pieuses. Le besoin est criant. Et de plus, les saints véritables existent : dans les campagnes, les missions, les combats sociaux. Ce ne sont pas toujours des intellectuels ni des icônes de vitrail, mais des époux sanctifiés par le sacrifice quotidien, où chacun porte sa croix.

    Il conviendrait que l’Église — la Vraie, non celle du « synode » bavard et ses paladins de foire achevésréexamine sa manière de canoniser, sans soumettre la sainteté à la publicité, ni à la visibilité médiatique. Canoniser, c’est reconnaître, non promouvoir.


    ⚜️ Scellement tactique

    Choses indispensables pour rénover la Très Menacée race blanche et river les yeux vers le ciel !

    Alors, oui, rendons grâce pour Louis et Zélie. Mais ne laissons point croire qu’ils furent « les premiers » pour commencer. Ni les seuls. Que l’on redonne à sainte Clotilde, sainte Élisabeth, Marguerite de Provence, Marie de la Cabeza, Cunégonde, leur part de lumière ! Que l’on cesse, surtout, de sanctifier des devises creuses. La sainteté familiale est possible, elle existe. Elle n’a pas attendu « Vatican II » pour fleurir.

    Et si l’on veut édifier les familles, qu’on commence par canoniser celles qui ont formé des saints, défendu la Foi, enfanté la civilisation catholique — et non celles qui flattent les sociologues de paroisse, et autres animateurs de kermesse.

    ✍️ La Rédaction


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