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Publié le par Florian Rouanet
La Sainte-Trinité ou la fin de nos Cité(s) !
⁂ Front liminaire
Fidèle lecteur,
Nous nous apprêtons à lever le voile sur une œuvre d’une vigueur trop méconnue : Les signes de la fin d’un monde de Jean du Valdor. Là où la plupart cèdent à l’atermoiement ou geignent sur notre sort actuel, empêtré dans la déchéance, sans chercher de causes véritables, du Valdor, lui, tranche dans le vif : la fin des sociétés est le fruit direct de l’abandon de leurs fondations sacrées.À rebours de « l’antimorale » athée ambiante, de l’anarchie individualiste, de l’effacement des hiérarchies naturelles, il réaffirme l’urgente nécessité d’un ordre enraciné dans l’autorité divine. Ô combien ce cri, lancé naguère, éveille encore de nos jours l’âme éprise de justice et de vérité éternelle !
Par une succession d’analyses roboratives, nous découvrirons comment du Valdor, tel un pugiliste lettré, affronte les sophismes : et, ainsi, se dresse contre l’ignominie de ladite « morale indépendante », le rempart éclatant d’une société ordonnée, et de son socle « triple ».

🏛️ Résurgence d’une pensée organique 🏛️
Jean du Valdor, esprit épris de tradition & d’ordre sacré, forge une vision impérissable de la société humaine, fondée sur la nécessité indéfectible d’un trépied sacré : religion, autorité, famille. Par l’effondrement de ces piliers, il annonce la chute certaine des civilisations.
☧ Arsenal conceptuel
RELIGION, subst. fém. : « Lien moral et spirituel qui unit l’homme à Dieu, ainsi qu’ensemble de croyances, de rites et de pratiques définissant ce rapport. »
AUTORITÉ, subst. fém. : « Pouvoir de décider ou de commander, d’imposer ses volontés à autrui. »
FAMILLE, subst. fém. : « Groupe social fondamental fondé sur l’alliance et la filiation, rassemblant les générations. »
☩ Sentences d’autorité
Extraits tirés de Bréviaire de combat
Jean du Valdor, Les signes de la fin d’un monde (Préface)
« Le passé est garant de l’avenir, et le peuple français ne fera pas exception à la règle commune. Tant qu’il a pratiqué le Décalogue, il a prospéré ; quand il l’a violé, il a décliné ; maintenant qu’il le renie, il va disparaître. »Jean du Valdor, Les signes de la fin d’un monde (Préface)
« On dit que la Pythie du temple de Delphes ne pouvait rendre ses oracles qu’en se plaçant sur le trépied sacré. De même, à toute agglomération humaine, à tout corps social, il faut, pour vivre et pour durer, trois choses, la religion, l’autorité et la famille ; la religion pour lui donner l’ordre moral, l’autorité pour y maintenir l’ordre matériel, et la famille pour remplacer avec usure les individualités qui disparaissent. C’est là le trépied sacré, nécessaire et suffisant, sur lequel toute société doit être assise pour pouvoir vivre et durer. À cette triple base qu’on enlève un point d’appui, aussitôt le corps social chancelle, il roule de chute en chute ; ce n’est bientôt plus qu’un cadavre dans un état de décomposition plus ou moins avancée. »Σ Schéma directeur
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🏛️ I. Origine sacrée de l’ordre social
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⚔️ II. Morale indépendante : absurdité & péril
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🛡️ III. Défense du droit naturel & du principe de proportion
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🕯️ IV. Abandon du Décalogue & chute française
⚔️ Combat pour l’âme du monde ⚔️
Devant le nihilisme et la pseudo-morale sans Dieu, notre auteur exhorte ses contemporains à retrouver la grandeur des « peuples traditionnels ». Il clame, à rebours des idées dissolvantes de son temps, que seule une société placée sous le sceau du divin saura vaincre l’agonie rampante.
🏛️ I. Origine sacrée de l’ordre social
Jean du Valdor, nourri de la sapience gréco-latine et de l’esprit catholique de Tradition, affirme qu’une société digne de ce nom repose sur un trépied sacré : Religion, Autorité, Famille.
Sans religion pour donner le sens, sans autorité pour imposer l’ordre, sans famille pour assurer la continuité, point de nation pérenne. Il sied donc de voir dans notre désagrégation – dégénérescence des mœurs et immigration massive en témoigne ! -, non un simple accident, mais la conséquence inexorable d’une rupture métaphysique – donnant un ordre social vacillant, finissant par s’éteindre.
⚔️ II. Morale indépendante : absurdité & péril
Avec une verve sans ambages, du Valdor pourfend la broche à balivernes de ladite « morale indépendante » – ce simulacre de vertu coupé de toute transcendance.
À ses yeux, comme aux nôtres, refuser la Loi divine, c’est livrer les sociétés au néant moral, c’est produire des générations à l’image de ces « monstres » que l’Antiquité redoutait tant, incapables de durer sous le poids même de leur propre vacuité…
Il raille, avec une ironie digne de Juvenal, les résultats « modèle » des écoles laïques, lesquelles, au lieu d’élever l’âme, enfantent l’ignorance et la barbarie prochaines.
Juvénal :
« Les enfants suivent toujours les exemples qu’on leur donne. » Satire XIV
« Chacun veut acquérir des connaissances, mais de payer le salaire, tout le monde y répugne. » Mon Poème
🛡️ III. Défense du droit naturel & du principe de proportion
À ceux qui croient simplifier la morale en l’abaissant à des devises débiles, M. Jean du Valdor oppose l’exigence du discernement. Ainsi, face au commandement « Tu ne tueras point », il éclaire l’articulation complexe des principes.
Jean du Valdor, Les signes de la fin d’un monde (Préface)
« Par exemple, il y a un principe de morale : Tu ne tueras point. Non occides. S’en- suit-il que je ne puisse tuer un homme qui m’attaque injustement ? Oui, si je ne fais attention qu’au principe précédent. – Non, si j’invoque cet autre principe de morale permettant de résister à celui qui vous attaque injustement, jusqu’à lui donner la mort. S’ensuit-il maintenant que je puisse tuer tout homme qui m’attaque injustement ? – Nullement, car il y a un troisième principe de morale qui m’ordonne de n’employer que la résistance nécessaire pour me sauver.
Et ainsi, combinant ces trois principes moraux qui concourent à déterminer la moralité de cet acte humain, j’arrive à cette conclusion aussi rigoureuse en soi, que les plus rigoureuses conséquences métaphysiques : c’est qu’il est permis de repousser la force par la force, même jusqu’à la mort de l’injuste agresseur, lorsqu’on ne peut sauver sa vie différemment.
Et ainsi, je n’aboutis nullement à des énormités ou à des impossibilités. Cela serait arrivé si, prenant chaque principe séparément, j’avais conclu d’une manière absolue, d’abord qu’il n’est jamais permis de tuer, et ensuite qu’on peut tuer toutes les fois qu’on est attaqué injustement. »En effet, la défense légitime trouve ici son juste équilibre, loin des extrêmes fatigués du pacifisme bêlant, et de son opposé aussi dingue, la brutalité anarchique.
🕯️ IV. Abandon du Décalogue & chute française
La France, naguère haute servante fidèle de l’Église, succombe aujourd’hui – de nos jours – sous l’effet de son reniement du Décalogue. Du Valdor prophétise, en ses termes sépulcraux, la mort du peuple français.
Cédant aux illusions délétères du progrès sans Dieu, seulement matérialiste, notre patrie, jadis phare du monde – de Louis XIV à Napoléon 1er notamment -, s’aventure désormais dans une nuit spirituelle et physique, éperdue, vertigineuse, à l’image d’une planète (plate ?!) détachée de son orbite…
Le meurtre d’Abel par Caïn (Genèse 4:8)
« Caïn dit à Abel, son frère : “Allons aux champs.” Et, comme ils étaient dans les champs, Caïn s’éleva contre Abel, son frère, et le tua. »
Le commandement « Tu ne tueras point » (Exode 20:13)
« Tu ne tueras point. »
⚜️ Scellement tactique
Ainsi, à travers son architecture magistrale, Jean du Valdor exhorte instamment ses compatriotes à un ressaisissement doctrinal !
Le retour à la Religion, à l’Autorité, à la Famille, non comme conventions désuètes ou ultra-bourgeoise, mais comme sources vivifiantes, s’avère constituer l’unique chemin de Renaissance. À défaut, nous gîtons, déjà, aux portes de la désolation. Que les fils de Charlemagne, qu’ils soient français ou allemand, entendent cette supplique !
Que son avertissement, cri d’alarme lancé aux sombres confins du XXᵉ siècle, nourrisse, ô lecteur, votre propre fidélité à ce génialissime trépied sacré !
La Rédaction
Jean du Valdor, Les signes de la fin d’un monde (Pages 1-3)
« La société ne consiste pas dans une simple juxtaposition d’êtres raisonnables ; mais les hommes qui la composent sont spécialement liés entre eux par certains droits et certains devoirs, droits et devoirs que ne possèdent pas les étrangers. Or, sans Dieu et sans la religion qui rattache, qui relie l’homme à Dieu, le droit et le devoir ne sont plus que de vains mots. Les théories de la morale indépendante ne sont que des paroles vides de sens. Morale, en effet, est synonyme d’obligation, et l’obligation suppose nécessairement la dépendance. Dire morale indépendante, c’est comme si l’on disait cercle carré.
Au reste, je ne m’attarderai pas à réfuter les grands mots par lesquels les partisans de la morale sans Dieu cachent l’inanité de leurs raisonnements ; et je laisserai aux inspecteurs et autres fonctionnaires, le soin de constater les heureux résultats de cette morale athée donnée dans leurs écoles laïques à une jeunesse modèle. Je me contenterai de faire une simple remarque. On a souvent vu et l’on voit tous les jours des peuples ayant une religion fausse, immorale même en certains points ; mais une agglomération humaine sans religion, c’est une monstruosité que l’antiquité n’a jamais connue, au témoignage de Plutarque. Et, comme les monstres constituent des anomalies qui ne durent pas, il s’ensuit qu’un peuple qui perd sa religion ou qui n’en a plus, est un peuple qui finit ou un peuple fini.
Et ici, je ferai remarquer qu’il ne suffit pas que les hommes, pris individuellement, soient religieux ; il faut encore que la religion ait un caractère public, officiel, il faut que le corps social lui-même soit rattaché, relié à Dieu, sinon, semblable à une planète qui a quitté son orbite, il va, dans une course désordonnée et vertigineuse, au-devant de toutes les catastrophes. »
Il affirme aussi que la véritable morale n’est pas simpliste, mais fondée sur l’équilibre entre principes : ainsi, le commandement « Tu ne tueras point » doit être articulé avec le droit à la légitime défense, en respectant la proportionnalité.ARTICLES COMPLÉMENTAIRES
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