• Pour S.S. le Pape Pie VI, le Roi Louis XVI fut martyr de la foi – Lectures catholiques



    L’écho d’une autorité divine anéantie

  • ✨ Le sacrifice royal, signe d'un monde déchu ⛪

    ⁂ Front liminaire

    Fidèle lecteur,

    La solennité des écrits et déclarations du Pape concernant le Roi de France d’autrefois donnent la chair de poule : cela donnerait envie de trucider du Bleu !

    En effet, sous l’égide austère du vénérable Pie VI, s’érige le témoignage poignant de l’agonie du Roi très chrétien, Louis XVI, livré, tel l’Agneau immolé, à la barbarie révolutionnaire. L’émotion saisit, la clameur résonne, lorsque s’égrène sous nos yeux le martyrologe où ce prince, ultime défenseur du trône et de l’autel, s’inscrit en lettres de sang.

    Là où l’ignominie républicaine prétendit voir l’émancipation, le Siège apostolique décrypte la chute vers le néant, enchaînant l’anathème aux assassins de l’ordre divin. Voici, ô lecteur, le rappel solennel de ce qu’énonçait Pie VI, au seuil d’une nouvelle Babylone dévastatrice : Louis XVI, roi martyr, est l’étendard de la Chrétienté blessée.

    Description vidéo : « Allocution Quare lacrymæ – Martyre de Sa Majesté le Roy Louis XVI (Pie VI) » est la lecture de l’Allocution Quare lacrymæ que le Pape Pie VI fit tout d’abord au Consistoire du 11 juin 1793 sur le martyr de Sa Majesté le Roi Louis XVI.

    Commentaire : Magnifique et émouvant, merci de nous offrir cette si belle lecture d’une allocution d’une étonnante contemporanéité. « Ah, France…Ah, France… »

    ☑ Arsenal conceptuel

    MARTYR, subst. masc.Personne ayant souffert la mort pour la foi chrétienne

    RÉGICIDE, subst. masc.Meurtre d’un roi ou d’une reine.

    RÉVOLUTIONNAIRE, adj. & subst.Qui participe à une révolution; partisan d’une modification violente de l’ordre établi.

    ☞ Sentence d’autorité

    « Le régicide qui vient de se commettre à Paris est un attentat contre tous les rois. »

    Lettre consistoriale de Pie VI (11 juin 1793)

    Σ Schéma directeur

    ✨ I — Érection d’un martyr

    ✨ II — Le régicide, pierre d’achoppement de l’Europe

    ✨ III — L’incendie révolutionnaire, prédit par Pie VI

    ✨ IV — Napoléon Ier & Pie VII : du tumulte à l’épreuve


    Louis XVI, martyr de la foi & sacrifié de la Chrétienté

    I — Érection d’un martyr

    La sentence de Pie VI, retentissante, sonna, à l’accoutumée, comme un glas funèbre. Au travers de son Bref aux Français du 17 juin 1793, le Pontife clama sans ambages que Louis XVI fut immolé in odium fidei : pour la haine portée à la foi catholique.

    Le Pape a expressément qualifié Louis XVI de martyr de la foi dans plusieurs de ses documents publics à la suite de l’exécution du Roi.

    Il n’était point besoin d’atermoiements : « Il est mort en martyr. L’auguste victime est tombée sous le glaive, mais il a été fidèle jusqu’à la fin. » Par ces mots, Pie VI consacrait, sans formule solennelle de canonisation, la nature sacrificielle du décès du Roi très chrétien.

    Sa lettre consistoriale du 11 juin 1793, corrobore le jugement : « Ce prince est mort en confessant Notre Seigneur Jésus-Christ. » Louis XVI, digne rejeton de Clovis, scella donc de son sang l’éternelle alliance du trône et de l’autel.

    « Nous avons vu, avec la plus grande horreur, le plus grand crime qui ait jamais été consommé, le régicide de Louis XVI, roi très chrétien, sacrifié pour sa fidélité à la foi catholique, pour son attachement à la religion, pour la constance avec laquelle il a refusé les serments schismatiques. »
    « Il est mort en martyr. […] L’auguste victime est tombée sous le glaive, mais il a été fidèle jusqu’à la fin. »

    — Bref du Pape Pie VI aux Français (17 juin 1793)

    « Le roi Louis XVI, victime des fureurs révolutionnaires, a scellé de son sang l’attachement à la religion de ses pères ; il n’a point voulu trahir sa conscience ; il a refusé d’approuver des lois contraires à la foi. Ce prince est mort en confessant Jésus-Christ. »

    — Lettre consistoriale de Pie VI (11 juin 1793)

    II — Le régicide, pierre d’achoppement de l’Europe

    À travers la mort du Roi, Pie VI entrevoyait déjà la gangrène promise à l’Europe chrétienne. Dans son Bref du 17 juin 1793, il admoneste : « En portant la main sur la tête sacrée de leur roi, ils ont ébranlé l’ordre établi par Dieu lui-même pour la gouverne des peuples. »

    Ce régicide s’affichait donc tel un poison dans les veines mêmes de la Chrétienté. Le renversement de l’ordre monarchique était, à la vérité, moins un événement national qu’une déflagration universelle, un premier cercle dans l’enfer politique naissant.

    « Que les autres nations soient averties ! Ce feu impie, allumé dans le sein de la France, menace de s’étendre comme un incendie dévastateur sur l’Europe entière. »
    « Il est temps de réunir les forces, non seulement des armes, mais de la foi et de la prière, pour arrêter l’invasion de ces doctrines empoisonnées. »

    — Discours consistorial du 17 juin 1793 (extension sur l’Europe)

    « Le régicide qui vient de se commettre à Paris est un attentat contre tous les rois. Il donne un exemple de rébellion et de meurtre qui menace toutes les monarchies. »
    « En portant la main sur la tête sacrée de leur roi, ils ont porté la main sur tous les trônes ; ils ont ébranlé l’ordre établi par Dieu lui-même pour la gouverne des peuples. »

    — Bref aux Français (17 juin 1793)

    III — L’incendie révolutionnaire, prédit par Pie VI

    Le successeur de Pierre, loin de céder à la lâcheté d’un silence complice, dévoila la contagion inévitable de l’esprit révolutionnaire. En son allocution du 17 juin 1793, il martèle : « Ce feu impie menace de s’étendre comme un incendie dévastateur sur l’Europe entière. »

    Déjà, en son Encyclique Inscrutabili Divinae Sapientiae de 1775, Pie VI fustigeait l’esprit faux d’une liberté entière de licence, dénuée de tout frein moral et doctrinal, ce qui était déjà fort diffus au royaume de France.

    Ainsi, se dessinait à grands traits la nécessité, sous l’égide du Pape, de tenir devant l’ouragan par la fidélité à la Foi, à la Tradition, à l’Autel et à la patrie.

    « De nouveaux docteurs sont apparus […] prétendant affranchir les peuples de tout joug, sous prétexte d’une liberté qui est une licence effrénée. »

    — Encyclique Inscrutabili Divinae Sapientiae (25 décembre 1775)

    « En immolant leur roi, les factieux n’ont point accompli seulement une révolution particulière ; ils ont donné le signal d’un bouleversement universel. […] Ils n’ont laissé subsister ni loi, ni autorité légitime. »

    — Lettre consistoriale de Pie VI (11 juin 1793)

    IV — Napoléon Ier & Pie VII : du tumulte à l’épreuve

    À mi-chemin du républicanisme mortifère, l’épopée napoléonienne se présenta à la fois comme une restauration partielle de l’ordre politique, et une compromission lourde d’écueils.

    Pie VII, avec une bienveillance prudente, tenta d’encadrer le général imprévu devenu empereur, sacré dans Notre-Dame de Paris. Hélas, l’inflexible réalité du césarisme révolutionné, du post-gallicanisme français se faisant jacobin, fondé sur la force plus que sur la vérité, devait vite le placer en querelle ouverte avec la Papauté.

    Détenu à Savone puis à Fontainebleau, Pie VII incarna l’authenticité d’une résistance, non seulement à un homme, mais à un système érigeant le pouvoir humain au-dessus du Droit divin. Louis XVI, lui, n’avait point eu même latitude : il mourut là où l’Empereur fléchissait.

    ⚜️ Scellement tactique

    Las, loyal lecteur, il sied de concevoir que la geste de Louis XVI et les exhortations de Pie VI ne sont point reliques de musée, mais appels incessants à nos propres combats. D’ordinaire, l’âme d’homme moderne, avachie dans la quotidienneté profane, méconnaît l’exemple de la constance.

    Que ne nous laissions point geindre, impuissant, ni céder aux fadaises du siècle ! Ayons à cœur – sous l’égide de Notre Seigneur Jésus-Christ, de son Église, de la glorieuse histoire de France et de la civilisation européenne -, de raviver la flamme que Louis XVI porta jusqu’à l’échafaud, protégeant les congrégations religieuses jusqu’à son dernier souffle, comme il est en fait mention par le Pape.

    Post-Scriptum : Que la mémoire de Pie VI, mort en exil à Valence, rappelle l’éminente noblesse des victimes du fiel républicaniste.

    Nota Bene : Cet article n’entend point se substituer à un procès canonique, mais à témoigner d’une vérité historique indubitable.

    Pour approfondir :

    • Louis de Bonald, Considérations sur la Révolution française, Paris, 1818. Lien
    • Abbé/Mgr Jean-Joseph Gaume, Catéchisme de Persévérance, Librairie Louis Vivès, 1855.
      Lien ESR

    Napoléon Bonaparte, Pie VII et le Concordat avec l’Église catholique

    Napoléon Bonaparte : temporel & spirituel, Église & État

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