• Type d’organisation sociale sous le IIIe Reich allemand



    National-socialisme hitlérien et travail communautaire

  • Nous allons explorer un florilège de citations, allant « du libéralisme à l’État fort », afin d’éclairer la genèse idéologique d’un renversement historique : comprendre pourquoi le national-socialisme s’est dressé contre la démocratie libérale, lui opposant l’idéal d’une authentique souveraineté fondée sur la discipline collective.

    En effet, le national-socialisme érige les piliers d’un État autoritaire et organique, structuré autour de devoirs, de la hiérarchie et de la dissolution du parlementarisme. Il affirme substituer au chaos libéral une communauté populaire disciplinée, ordonnée autour de la figure du Führer. Entre ordre et mission, il tente de fusionner autorité et appartenance sociale, au sein d’un modèle que ses penseurs qualifient « d’organiciste ».

    Le régime rejette le carriérisme bourgeois, mais exalte le mérite, l’engagement et le dévouement au service du peuple, en érigeant une autorité transcendante, à présenter comme le rempart contre les intérêts particuliers et la guerre financière privée, substituée à la guerre populaire. C’est une réinterprétation proprement allemande de la souveraineté du peuple.

    Éduquer pour unir : telle est la devise implicite qui guide la formation des élites et la discipline communautaire. L’école, la propagande et les SA participent alors à la fabrique d’un ordre nouveau, celui d’une communauté disciplinée et unifiée.

    En un mot, il ne s’agit ni d’une dictature stricto sensu, ni d’une démocratie parlementaire : ses chefs revendiquent une forme de « démocratie » tangible et tempérée, où le peuple, instruit et soudé, obéit à un chef éclairé.

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    Force est de constater que la littérature dans le monde anglo-saxon est généralement moins "autistique" que la nôtre !

    L’orchestre d’extraits se déroule sur deux phases :

    Citations du chapitre « The Authoritarian state » dans le livre Hitler’s Revolution – Ideology Social Programs Foreign Affairs de Richard Tedor

    « Il [l’État autoritaire] repose dans les mains du chef seul. Il forme et dirige son cabinet, lequel prend les décisions politiques. Mais il assume aussi seul la responsabilité de ses actes devant la nation. Il harmonise et équilibre les intérêts divers des différentes couches de la société selon l’intérêt général du peuple. Cela s’accomplit par le travail de représentants œuvrant dans leurs corps de métier respectifs, sans autorité politique. Ainsi, les conflits d’intérêts et la lutte des classes sont éliminés, tout comme le contrôle unilatéral par tout groupe d’intérêts commerciaux ou politiques. »

    — Rehm, Theo, « Politisches Wörterbuch », Die SA, n°6, 1940, p. 6

    « Un régime doit être indépendant de tels intérêts particuliers. Il doit rester concentré sur l’intérêt de tous avant celui de quelques-uns. »

    — Zitelmann, Rainer, Hitler Selbstverständnis eines Revolutionär, p. 388

    « Briser l’illusion selon laquelle l’économie, dans un État, pourrait mener une existence effrénée, incontrôlée et sans supervision. »

    — Klüver, Max, Vom Klassenkampf zur Volksgemeinschaft, p. 103

    « Lorsque je reconnais qu’un concept est juste, je n’ai pas seulement le devoir de le transmettre à mes concitoyens, mais encore celui d’éliminer les interprétations contraires. »

    — Zitelmann, Rainer, Hitler Selbstverständnis eines Revolutionär, pp. 397–398

    « Avec l’autorité la plus haute et illimitée, le chef assume la responsabilité ultime et la plus lourde. »

    — Fell, Robert, « Briefe über Menschenführung », NS Briefe, mai 1939, p. 152

    « Ce système diffère de la dictature en ce que le chef désigné accepte la responsabilité devant le peuple et s’appuie sur la confiance de la nation. […] Il incarne le principe de Frédéric le Grand : ‘Je suis le premier serviteur de l’État’. »

    — Rehm, Theo, « Politisches Wörterbuch », Die SA, n°6, 1940, p. 435

    « Le peuple et le gouvernement en Allemagne ne font qu’un. La volonté du peuple est celle du gouvernement, et vice versa. […] Le principe démocratique est totalement mal compris si l’on en conclut que les nations veulent se gouverner elles-mêmes. Elles ne le peuvent ni ne le veulent. Leur seul désir est que le régime gouverne bien. »

    — Goebbels, Joseph, Signale der neuen Zeit, pp. 236, 240

    « Nous voulons rétablir la valeur de la personnalité comme une priorité éternelle ; c’est-à-dire le génie créateur de l’individu. […] Tout ce qui est grand ne peut naître que de la force de la personnalité individuelle. »

    — Domaras, Max, Hitler Reden und Proklamationen, p. 206

    « Cela [la démocratie] entrave la liberté d’action et les possibilités créatrices de la personnalité, et enchaîne tout talent de leadership. »

    — Zitelmann, Rainer, Hitler Selbstverständnis eines Revolutionär, p. 379

    « Le véritable chef se tiendra à l’écart de toute activité politique qui ne consiste pas principalement en réalisation créative et en labeur. »

    — Zitelmann, Rainer, Hitler Selbstverständnis eines Revolutionär, p. 381

    « La démocratie est l’ennemie mortelle de tout talent. »

    — Picker, Henry, Hitlers Tischgespräche im Führerhauptquartier, p. 489

    « La révolution d’Hitler a ‘détrôné l’individualisme effréné’. »

    — Goebbels, Joseph, Signale der neuen Zeit, p. 202

    « Notre idéal est la nation. En elle, nous voyons une communauté mentale et physique voulue par la providence, à laquelle nous appartenons. […] C’est un triomphe sur l’individualisme, mais non dans le sens d’étouffer les aptitudes individuelles ou de paralyser l’initiative personnelle. Cela signifie seulement que les intérêts communs priment sur la liberté individuelle. »

    — Bouhler, Philipp, Der Grossdeutsche Freiheitskampf, tome II, p. 206

    « L’éducation reçoit la double tâche de former des personnalités fortes et de les engager dans la pensée communautaire. […] Seule la performance justifie l’élévation. »

    — Kaütter, Eberhard, « Das Sozialproblem », Der Schulungsbrief, 5/37, p. 188

    « Être libre ne signifie pas faire ce que l’on veut, mais devenir ce que l’on est censé être. »

    — Fell, Robert, « Briefe über Menschenführung », NS Briefe, mai 1939, p. 155


    Citations du chapitre « Rise of Liberalism » dans le livre Hitler’s Revolution – Ideology Social Programs Foreign Affairs de Richard Tedor

    Lorsqu’un jour le général Philippe de Custine menaça des déserteurs du peloton d’exécution, le ministre de la guerre de la République française, Nicolas Carnot, le réprimanda en lui expliquant que :

    « Les citoyens libres de France obéissent aux ordres non par crainte, mais par confiance dans leurs frères qui les commandent. »

    — Günther, Gerhard, Deutsches Kriegertum im Wandel der Geschichte, p. 108

    Dans un essai de 1940, l’historien allemand Bernhard Schwertfeger analysa l’armée française :

    « Dans la structure étatique absolutiste du XVIIIᵉ siècle, la population considérait ordinairement la haute politique avec indifférence. La Révolution en France attira le peuple dans son tourbillon. […] L’un des principes fondamentaux de la Révolution française était que, dans le cas d’une guerre, chacun devait défendre la patrie. L’ensemble des ressources de la nation était donc disponible instantanément. Alors que les guerres étaient auparavant des affaires privées entre princes, elles devinrent désormais une question de survie pour la nation tout entière. »

    — Cochenhausen, Friedrich von, Die Verteidigung Mitteleuropas, p. 170

    Le capitaine Neidhard von Gneisenau, témoin de la défaite prussienne en 1806, écrivit quelques mois plus tard :

    « La révolution a éveillé toutes les forces de la nation et assigné à chacun un champ d’action approprié. Ainsi des héros sont venus à la tête de l’armée, des hommes d’État ont occupé les plus hautes fonctions administratives, et, enfin, à la tête d’un grand peuple s’est élevé le plus grand d’entre eux. Quelle puissance illimitée repose, non développée et inutilisée, dans le sein d’un peuple ! […] Pourquoi les nobles ne puisent-ils pas dans cette source pour accroître leur pouvoir mille fois, et n’ouvrent-ils pas le portail du triomphe à l’homme du peuple, ce portail que seul le noble peut aujourd’hui franchir ? La nouvelle ère a besoin de plus que de noms anciens, de titres ou de parchemins. Elle a besoin d’actes neufs et de vitalité ! »

    — Günther, Gerhard, Deutsches Kriegertum im Wandel der Geschichte, pp. 114–115

    Gneisenau formula ainsi la solution pour vaincre la domination française sur l’Europe :

    « Si les autres États veulent rétablir l’équilibre, ils doivent ouvrir les mêmes ressources et les employer. Ils doivent faire leurs les conséquences de la Révolution. »

    — Günther, Gerhard, Deutsches Kriegertum im Wandel der Geschichte, p. 115

    Lorsqu’il passa en revue les premières milices populaires réorganisées, le roi de Prusse déclara :

    « Ce qui défile là-bas, c’est la Révolution. »

    — Günther, Gerhard, Deutsches Kriegertum im Wandel der Geschichte, p. 119

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