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Publié le par Florian Rouanet
Préambule :
La politique, au sens noble du terme, relève l’agir dans la Cité, c’est pourquoi elle se complète avec une théorie préalable, nous parlons de philosophie politique, si bien que fonder un foyer est éminemment politique, nonobstant le fait que le travestissement de cette noble définition subit de lourdes charges à cause du cirque démocratique moderne.
Saint Thomas d’Aquin ajoutera :
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« Il est nécessaire que la raison préside à la volonté. »
(Somme théologique, I-II, q. 9, a. 1) -
« La volonté ne tend vers son objet qu’en tant qu’il est proposé par l’intelligence. »
(Somme théologique, I, q. 82, a. 4) -
« L’intellect meut la volonté en lui présentant son objet, qui est le bien compris sous une raison universelle. »
(Somme théologique, I, q. 82, a. 3) -
« Toute inclination de la volonté procède d’une certaine connaissance. »
(Somme contre les Gentils, III, ch. 10)

En effet, le Japon, nation imprégnée d’une tradition multiséculaire, offre un tableau paradoxal à première vue, quant à la place des femmes dans la Cité. Tandis que l’archipel demeure attaché aux principes d’une répartition « genrée » des rôles, des changements dangereux, quoique timides, s’opèrent sous la pression des évolutions internationales et nationales.
Ainsi, la droite traditionnelle japonaise (pas tout à fait comme la nôtre et c’est le moins que l’on puisse dire !), représentée notamment par la Nippon Kaigi, s’attelle à préserver les fondements familiaux ancestraux, limitant de facto l’essor d’une « égalité homme-femme », pourtant plutôt acté dans les status juridiques, dans les sphères publique & professionnelle.Par CNEWS Publié le – Mis à jour leDes femmes, oui, mais seulement si on ne les entend pas.
Au Japon, le parti au pouvoir veut bien intégrer plus de femmes, à condition qu’elles ne parlent pas
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Sommaire :
I. Nippon Kaigi & défense des valeurs traditionnelles
II. La politique des « Womenomics » : entre ambitions & limites
III. Une sous-représentation féminine persistante
IV. Résistances conservatrices
Σ Conclusion☧
I. Nippon Kaigi & défense des valeurs traditionnelles
La droite conservatrice japonaise donc, incarnée notamment par la Nippon Kaigi, prône un retour aux valeurs impériales & une vision traditionnelle des rôles de genre. Cette organisation, qui rassemble une élite encore influente de politiciens, d’industriels & d’intellectuels, s’oppose à toute avancée dites progressistes, qui pourrait éroder la structure familiale classique.
La femme, dans cette perspective, est destinée davantage à l’espace domestique, où elle se doit d’être épouse & mère, à l’instar d’Ève et de Marie, assurant la stabilité du foyer, tandis que l’homme endosse le rôle de protecteur et de pourvoyeur de ressources économiques, porté sur le monde extérieur.II. La politique des « Womenomics » : entre ambitions & limites
Sous l’ère de Shinzo Abe, le Japon s’était lancé dans une ambitieuse stratégie nommée « Womenomics », visant à favoriser l’intégration des femmes dans l’économie. L’objectif affiché était de pallier la diminution, de la population active, en promouvant une société où les Japonaises pourraient pleinement « briller ».
Toutefois, les résultats sont restés en deçà des attentes. Le pays figure toujours parmi les plus « mauvais élèves du G7 » (ce qui n’est pas une honte évidement !) concernant l’égalité des sexes au travail.
Les marxistes expliqueront que cela vient de la « rigidité d’un long héritage patriarcal », mais au-delà de cela, la femme japonaise a probablement moins envie d’entrer sur le marché du travail, al faisant se rapprocher irrémédiablement d’une forme de prostitution autre !
III. Une sous-représentation féminine persistante
Le Japon, certes pas autant que l’Afghanistan (!), demeure un bastion masculin. En 2024, 73 femmes ont été élues à la Chambre des représentants, établissant un record historique. Néanmoins, elles ne représentent que 16 % de l’assemblée, un chiffre dérisoire face aux standards internationaux.
Depuis l’adoption en 2018 d’une loi incitant à une éparticipation plus active des femmes en politiqueé, les changements restent marginaux. En 2022, les femmes constituaient 9,9 % des sièges de la chambre basse & 25,8 % de la chambre haute (ce qui est bien trop !), reléguant le Japon à la dernière place du G7.
Par ailleurs, malgré l’ambition gouvernementale d’atteindre 35 % de candidates féminines aux élections locales & nationales d’ici 2025, aucune contrainte légale n’a été instaurée pour y parvenir, rendant cette aspiration encore plus largement hypothétique !
IV. Résistances conservatrices
Si certaines avancées ont marqué les dernières années, les résistances demeurent féroces. En 2023, la Cour suprême du Japon a déclaré inconstitutionnelle l’obligation pour les transsexuels de subir une stérilisation chirurgicale avant d’être reconnues dans leur genre.
📜 Autres sources pour compléter :
Devant les reniements des peuples de leur tradition, toute échelle proportionnée évidemment, comme en Occident, l’ascension électorale d’une droite radicale se profile par ailleurs à l’horizon : Japon : le parti nationaliste au pouvoir remporte les élections sénatoriales, deux jours après l’assassinat de Shinzo Abe | CNEWS
Au Japon, la droite traditionnelle, incarnée notamment par des organisations telles que la Conférence du Japon (Nippon Kaigi), défend une vision conservatrice des rôles de genre, prônant le maintien des valeurs familiales traditionnelles et une répartition genrée des responsabilités sociales.
Bien que le gouvernement ait affiché des ambitions de promouvoir une société où les femmes peuvent « briller », notamment sous l’administration de Shinzo Abe avec la politique de « Womenomics », les progrès réels en matière d’égalité des sexes restent limités.
En 2024, lors des élections législatives, 73 femmes ont été élues à la Chambre des représentants, établissant un record historique. Cependant, elles ne représentent encore que 16 % de l’assemblée, reflétant une sous-représentation persistante des femmes en politique japonaise.
En 2023, Sayaka Osakabe, « militante des droits des femmes », a été élue à l’assemblée municipale de Yokohama, représentant l’arrondissement d’Aoba. Elle est la première mère d’un enfant d’âge préscolaire à occuper un poste d’élue au Japon, illustrant une évolution des mentalités et une ouverture progressive à une plus grande diversité parmi les représentants politiques.
Σ Conclusion
Le Japon s’oubliant en partie également, mais c’est sans commune mesure comparé à l’Europe de l’Ouest, oscille entre ancrage traditionnel & velléités progressistes. C’est pourquoi les hommes virils et moraux doivent encore veillés au grain. La vision portée par la droite japonaise, de préférence celle radicale, freine encore toute décadence d’envergure.
La droite radicale nippone est la suivante :
Uyoku dantai (右翼団体 , littéralement « groupe de droite ») est un terme générique qui désigne divers groupes japonais ultra-nationalistes parmi lesquels on trouve le groupe kōshinkai (弘神会 ).
Makoto Sakurai, est un Jérôme Bourbon japonais, soit plus mince !
卍
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