• L’Europe boréale contre la dénatalité (!) – Jean-Marie Le Pen



    Monde blanc : de Gibraltar à Vladivostock !

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    L’Europe boréale contre la dénatalité (!) – Jean-Marie Le Pen

    En effet, voici un dossier pertinent à ressortir, car cette perle, cet entretien que nous avons déniché, constitue également l’occasion de relater, en fin d’article, les propos marquants et radicaux de feu M. Jean-Marie Le Pen. Dans ce qui suit, et sans trop appuyer les mots, M. Le Pen défendait — et ce n’était pas … Lire la suite de L’Europe boréale contre la dénatalité (!) – Jean-Marie Le Pen


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    S’il est une certitude, c’est bien que JMLP était assurément plus proche des idéaux portés par les forces de l’Axe, que du bolchevisme, et ce malgré qu’il s’en soit toujours dédouané jusqu’au point de sombrer dans une dérive libérale nullement expédiente quelques temps avant la chute du Rideau de Fer. Héritier inavoué des faisceaux, JMLP a toujours fait sienne la conception européenne bien comprise. Dans les années 60, alors qu’il désirait donner vie à une large fédération de nationalistes, le jeune Le Pen a même cherché à créer un réseau international de politiciens partageant les mêmes idées, allant jusqu'à recruter Léon Degrelle et Otto Skorzeny dans son projet. Trois semaines après sa disparition, il me manque déjà.


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    « Jeune député, j'avais, en 57, voté contre le Traité de Rome, première étape d'un processus qui devait conduire selon ses promoteurs, Monnet et Coudenhove-Kalergi entre autres, aux Etats-Unis d'Europe ; cette Tour de Babel ne pouvant être construite que sur les décombres des nations, et d'abord de ma patrie la France, j'en fus depuis l'adversaire résolu. On nous dit que la mondialisation entraîne partout des changements fondamentaux, auxquels nous devons nous soumettre. Mais à la vérité, dans le monde, les nations se renforcent, appuyées sur des patriotismes fervents, sauf, sauf dans un seul espace, l'Europe, où nations et patries sont bradées, démantelées, démoralisées au profit d'un projet sans puissance, sans identité, tandis que les vagues migratoires étrangères l'envahissent progressivement et que l'ouverture de nos frontières économiques la livre à la concurrence effrénée du reste du monde. Aucune des promesses faites pour que les Européens acceptent la perte de leur indépendance, de leur souveraineté, de leur identité, de leur culture n'a été tenue : ni la croissance, ni le plein emploi, ni la prospérité, ni la sécurité. Et c'est l'angoisse qui prévaut à l'orée de la crise systémique qui s'annonce : crise énergétique, alimentaire, financière. D'ici là, il est vrai, le manège médiatique continuera de tourner ; hier, l'euro de football, le tennis à Roland Garros, demain les JO de Pékin et aujourd'hui la saga miraculeuse d'une icône : Ingrid qui rit, qui pleure, qui prie, qui va et vient à votre bras fraternel. Dans votre désir d'être le libertador, vous vous êtes fourvoyé dans la voie de la négociation avec les terroristes des FARC, mais ce n'est ni vous, ni Monsieur Chavez qui avez libéré la sénatrice colombienne Madame Bétancourt, c'est le président Uribe, qui avec ténacité, contre la mobilisation générale du progressisme mondial, a remporté une victoire décisive sur le terrorisme criminel. Vous avez multiplié les démarches stériles et vous avez même été jusqu'à inviter les terroristes des FARC communistes repentis à venir bénéficier de l'asile en France, mais pour les protéger de qui ? Du démocrate Uribe ! Au point où vous en êtes, pourquoi pas les talibans, le Hezbollah, ou les tigres tamouls ? Vous êtes comme l'amphisbène, cher à Césaire. N'en doutez pas, Monsieur Le Président: tout votre talent de metteur en scène médiatique ne suffira pas à conjurer les périls qui s'annoncent imminents et que vous devrez affronter avant la fin de l'année. Votre Europe est un vaisseau qui part à la dérive battu des vents et des flots. Seule région du monde à avoir délibérément démantelé ses structures politiques et morales. Sans frontières, progressivement envahie par une immigration de masse qui n'est qu'à ses débuts, ruinée économiquement par l'ultra-libéralisme, socialement appauvrie, démographiquement affaiblie, sans esprit et sans forces de défense, elle est vouée au mieux au protectorat américain, au pire à la servitude de la dhimmitude. Il n'est que temps d'abandonner l'illusion mortelle du fédéralisme et de construire une Europe des nations, unie dans des alliances concrètes, plus modestes sans doute, mais plus efficaces. Les deux échecs de la Constitution et du Traité doivent servir d'avertissement. Les peuples d'Europe ne veulent pas de ces projets. Ils ne se les laisseront pas imposer car ils ne veulent pas mourir ! » (Jean-Marie Le Pen, dans son discours du 10 juillet 2008 au Parlement européen).


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