-
Publié le par Florian Rouanet
Matthieu Lavagna :
Désormais plus assuré et aguerrit, et faisant moins « jeune puceau », Lavagna devient plus dangereux sur la forme, tandis que son fond reste inchangé, pour cet Achidiacre conciliaire conservateur 2.0, enrichissant leurs argumentaires/arguties contre les catholiques traditionnels.
Dans cette controverse, en compagnie d’un père dont nous méconnaissons totalement l’existance auparavant, Lavagna fait preuve de solides connaissances.
Le jeune Matthieu est même plus cohérent dans son argumentation globale.
Il n’a seulement pas compris que Vatican II n’est pas un concile et qu’il marque le début d’un schisme avec la foi, le Christ et Son Eglise.Ainsi, au delà de l’aisance oratoire, il n’a pas pu passer un seul argument qui n’ait démontré l’impossibilité sédévacantiste. Au final, n’ayant pas été capable de réfuter de fond en comble et d’apporté une charge suffisante de la « preuve », le sedevacantisme demeure bien « plausible » à ce stade.
-*-
L’abbé Veyron :
Notre protagoniste pro-modernistes tente de démontrer l’impossibilité du sédévacantisme devant l’abbé Veyron donc, et ce dernier, répond aux objections les plus fréquentes, faites au sédévacantisme.
Cela est pratique, mais pour un néophyte surtout.En effet, s’il est bon de ‘constater un vide’, celui de la vacance du Siège, il est mieux de le faire et d’exposer ensuite, les solutions pour en sortir (outre la prière et la pénitence).
Tous les thèmes ecclésiologiques où, l’abbé Veyron, imperméable devant l’idée de Concile général imparfait, se retrouve coincé, sont les moments où, seule la conclusion conclaviste aurait était percutante et objective.
Lavagna est dévastateur lorsqu’il renvoie l’anarchisme du sédévacantiste dit complet au protestantisme, par rapport à la juridiction/autorité dans l’Église.
Approximatif et hésitant, hélas (mais il n’a que 26 ans et dégage une bonne humilité), le prélat accorde une telle importance à l’infaillibilité pontificale et aux questions de foi (surnaturel ou surnaturaliste ? Le magistère est contre), qu’il semble même donner quelque crédit à la thèse de Cassiciacum, toutefois sans oser la nommer.
Chers fidèles,
Ne cessons point de pousser nos Clercs, évêques en particulier, à assumer leur juridiction dite universelle, à se rencontrer, à échanger sur des points théologiques, à se mettre d’accord afin de procéder à « l’élection du Pape ».-*-
PS. L’abbé Veyron, lequel est semble-t-il passé par Écône (FSSPX) et peut-être par Mgr Sanborn (RCI), est moins hostile qu’Adrien Abauzit vis-à-vis des traditionnalistes en général, à l’instar de Mgr Pivarunas (lignée Thuc).
L’avocat est plus sûr, percutant et pratique moins la « citationite aigu ».
Nous lui reconnaissons en outre, un bon traitement de l’actualité catholique radicale, ce qui est chose rare.Lavagna expose les mêmes diapositives que pour l’abbé Veyron, mais ressort plus à l’aise par moment, avec un Abauzit, qui ne répond pas sur le même terrain, et se risque dans le thème du Non Una Cum (négation qui n’est jamais prononcé au canon de la messe, y compris chez les sédévacantistes).
Lavagna, qui existe en s’opposant à aux catholiques traditionnaliste, n’a pas eu à faire à l’opposition traditionnaliste et conclaviste encore.
Nous lançons l’appel que ce soit contre nous ou contre un autre candidat formé et préparé !

4 commentaires
Réagissez à cet article !