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Publié le par Florian Rouanet
Le camarade Gott Mit Uns, venant commenter
régulièrement nos colonnes, a (presque) toujours raison,
faisons un peu de latin antique afin d’alimenter notre philosophie politique.L’importance, dans la guerre du langage, sont les définitions des termes, car ils permettent de clarifier les idées et de reconquérir les esprits mal éclairés ou égarés.
Revolvere, révolution en latin, renvoie littéralement à un retour aux sources ; les Lumières et le romantisme ayant galvaudé le terme dans le sens de « faire table rase ».
Hitler, par exemple, est révolutionnaire, en ce qu’il comprit que l’esprit réactionnaire qui l’anime était en demeure de réinventer le passé.
Ainsi, la négation fasciste du présent se réalise par une « transfiguration formatrice d’avenir » et par rapport à l’inspiration venue du passé.Tout comme ce qui est radical est nôtre également, lequel étymologiquement signifie revenir à la racine, à l’origine des choses, au commencement (commencement signifie le principe d’ailleurs).
Nous avons perdu l’Ordre, la Raison, le Bien.
Revenons donc à la tradition, plus stable, sûre et éprouvée des siècles, afin de sortir de notre léthargie ; tel un corps malade qui deviendrait « passéiste » en comparaison avec son état d’ancienne bonne santé.La véritable révolution, dans une situation donnée, fort délétère, se doit de se restaurer, de guérir la Cité, de revenir au beau et au vrai, sans toutefois défendre la lettre morte, ne gardant à soi, que l’aspect vivant du réactionnaire.
Autres textes passés
Réflexion et révolution I & II, Révolutionnaire-conservateur-*-
Voici pour vous, le fruit d’une réflexion inspirante autour des racines latines des termes revolvere, radix, et principium, et leur utilisation, en examinant les sens étymologiques de ces mots pour mieux saisir comment ils peuvent être interprété et réapproprié dans nos discours actuels.
I. Revolvere et révolution
Le terme latin revolvere signifie littéralement « faire rouler en arrière » ou « retourner ». Il est composé du préfixe « re- » (qui signifie « de nouveau », « en arrière ») et du verbe « volvere » (qui signifie « faire rouler », « tourner »).
Dans son sens originel, revolvere désigne l’idée de retour à un état antérieur, un cycle ou un renversement, vers ce qui était auparavant.Ainsi, le mot « révolution », étymologiquement, renvoie à l’idée d’un retour à un état initial, d’un mouvement circulaire, et non pas à la création de quelque chose de totalement nouveau.
Les révolutions politiques ou sociales modernes, comme celles des Lumières avec la Révolution française, sont vues comme des ruptures radicales avec le passé monarchique.
La révolution, dans son sens étymologique, est une tentative de rétablir un ordre ou une harmonie perdue, plutôt qu’une destruction totale, comme cela est parfois mal compris aujourd’hui.II. Radix et racine/radical
Le mot radical provient du latin radix, qui signifie racine.
Étymologiquement, être radical, c’est revenir à la racine, c’est-à-dire aux fondements ou aux principes premiers. Cela peut être perçu comme un désir de revenir à l’essence, aux valeurs ou aux structures de base, souvent considérées comme pures, essentielles, traditionnelles et/ou fondamentales.Dans le contexte politique ou idéologique, le radicalisme peut donc être compris comme un retour à l’origine, que ce soit pour rétablir un ordre ancien ou pour réinterpréter les fondements d’une manière nouvelle, mais ancrée dans le passé.
Ce retour à la racine peut être vu comme un moyen de rétablir un équilibre ou de corriger des déviations modernes.
En soi, son caractère extrême, est de faire fît ou de s’opposer à un contexte donné, à une situation donnée, en revenant froidement à ce qui fonctionne depuis toujours.III. Principium et principe/commencement
Le mot commencement vient du latin cominitiare (commencer, entamer quelque chose) mais trouve également une racine dans le mot principium, qui désigne à la fois le début et le principe d’une chose (c’est encore le cas en italien avec Principio !). Le mot donne également prince d’ailleurs.
Cela montre que le commencement n’est pas seulement un point de départ chronologique, mais aussi une source de vérité ou de logique qui structure ce qui vient après seulement.Revenir au commencement, dans une optique philo-politique, peut donc signifier, ce que nous pensons dans notre cas, retrouver les principes fondateurs qui ont été à l’origine de ce qui est.
Il y a donc une dimension de restauration dans cette idée, qui rejoint l’idée de revolvere et radix : un retour à un ordre primordial et juste.Bonus du « réac »
Le terme « réactionnaire » trouve effectivement son origine dans le latin. Il dérive du mot *reactio*, qui signifie « action en retour » ou « réplique », lui-même provenant du verbe latin *reagere*, « réagir ». Dans son usage moderne, le terme « réactionnaire » est apparu au XIXe siècle, notamment pendant et après la Révolution française, pour désigner ceux qui s’opposaient aux changements politiques et sociaux introduits par les mouvements révolutionnaires. Il désigne donc, historiquement, les défenseurs d’un ordre ancien ou traditionnel.
Réflexion sur la conclusion
Si l’on suit cette logique étymologique, on peut dire que la véritable révolution (dans son sens premier de retour cyclique), loin d’être une rupture brutale et une destruction du passé, est une tentative de réappropriation du passé (vision positive du passé) pour le restaurer dans le présent (mussolinisme, hitlerisme, etc.).
La figure du réactionnaire ou du révolutionnaire conservateur peut alors se comprendre comme quelqu’un qui, tout en rejetant les excès ou les errements du présent, cherche à réincarner des principes éprouvés par l’histoire, réintroduisant l’Ordre, le Beau, le bien et le Vrai dans une société jugée en déclin morale et sociale.Cette conception rejoint l’idée que le réactionnaire véritable ne cherche pas à imposer une lettre morte, mais bien à transfigurer l’avenir en puisant dans le passé.
Les concepts linguistiques latins de revolvere (révolution), radix (radical), et principium (commencement) convergent tous vers l’idée d’un retour à une source fondatrice, à une vérité originelle qui a été perdue, et dont la restauration est perçue comme un remède aux maux du présent.
Cette lecture, fondée sur l’étymologie, confère à la réflexion une profondeur et une cohérence qui légitime l’idée que la véritable révolution pourrait être un retour à l’ordre et aux valeurs éprouvées, partant païennes, surélevées par le christianisme, en un mot fasciste !

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